29/10/2012

Bloc-note express N°207

Froid. Un mot pour résumer un weekend de changement d'heure. Le petit frimas matinal qui te glace sur ton scooter. D'aucuns me suggéreraient de prendre les transports en commun, où chaleur humaine et expérience olfactive et sonore se mêlent allègrement. Bah, non. Scooter un jour, scooter toujours. Live to ride, comme disent les bikers. Biker... Ah, ah! se gausse le mec qui fièrement chevauche son Swing 125, faute de permis moto idoine...

Un samedi soir à regarder On n'est pas couchés. Que les choses soient claires, Ruquier n'est pas drôle. Enfin. Les mecs qui lui écrivent ses vannes en ouverture d'émission devraient penser à faire autre chose. Rien à voir avec les esprits aiguisés qui pondent les blagues de Jay Leno, David Letterman ou Conan O'Brien... L'ouverture d'ONPC est poussive. Désolé Laurent. Par la suite, le contenu est bon quand le panel d'invités est bon. Même quand il n'est pas excitant. Tenez, la semaine dernière, on annonce Jean-François Copé. Je tweete immédiatement mon intention d'éteindre la télé. Bah, finalement, je découvre un Copé apaisé, presque sympathique voire touchant. Il avait du prendre de la Ritaline, je devais être très fatigué... Je réitère l'expérience une semaine plus tard. L'expérience ONPC, pas l'expérience Copé. Nicolas Bedos, plume acérée et brillante, dans un jeu de séduction étonnant avec une Natacha Polony étonnamment agréable, Mazarine Pingeot, de plus en plus attachante dans le rôle de la fille cachée du Commandeur qui s'émancipe du Père tout s'en revendiquant. Bons chroniqueurs, bon contenu. Geluck. Esprit vif et caustique. Reste Charles Beigbeder, dans le rôle du capitaliste marmoréen insupportable. Désolé Charles, je n'aime pas ton frère, mais lui, au moins présente des aspérités. A choisir... Bref... J'ai éteint la télé vers 2h45, Charles m'a tuer.

Relecture en cours du premier jeu d'épreuves de Twittus Politicus, mon second livre co-écrit avec Nico Prat. C'est la phase excitante: recevoir le livre dans sa mise en page quasi-définitive, chercher les coquilles, préciser des détails. Un vrai travail d'orfèvre, avec la crainte toujours de ne pas voir la scorie qui sautera aux yeux depu lecteur, mais que, à force d'être immergé dans le texte on ne décèlera pas... Il y en avait une ou deux dans la version définitive et publiée des Miscellanées d'Internet... Satisfaction de voir que le livre est déjà référencé sur toutes les librairies en ligne. Sortie le 3 janvier. Encore deux mois. Excitation, même si celle-ci est moindre que celle ressentie pour le premier livre. Les premières fois ne se reproduisent jamais, c'est une évidence. Un deuxième livre, c'est un nouveau pari, c'est la perspective de la promo, c'est l'envie de le voir sur les tables et présentoirs des libraires, et kif absolu, de le voir entre les mains de lecteurs inconnus.

James Bond. Skyfall est probablement le meilleur film de la franchise depuis des années. Plus dense, plus dur, plus sombre, plus réaliste. Finis les gadgets qui a force de surenchère débilisaient l'univers de l'espion britannique. Sam Mendes + Daniel Craig + Javier Bardem + Judy Dench, un cocktail parfait. Pas de James Bond girl superfétatoire. Des fractures, des personnages moins schématiques, moins de destinations touristiques inutiles. Bref, un pur régal, qui réjouira les amateurs de cinéma, et décevra tous ceux qui s'accrochaient déséspérément aux voitures invisibles, stylos-missiles et physiciennes nucléaires en mini-short et 90 C.

neil youngDu rock... Neil Young sort un album. Un de plus direz vous. Certes. Mais à 66 ans, le Loner démontre sa longévité, sans se caricaturer. Alors oui, je vais me jeter sur ce n-ième opus d'un type qui ne cherche pas à emballer la jeunette en se trémoussant sur scène dans ses jeans slim. Et qui, avec son fidèle Crazy Horse, continue à jouer à fond, à faire beaucoup de bruit. Comme ça, pour le plaisir. A part ça, je n'ai pas fait la queue devant le Virgin Megastore pour aller voir les Stones. Pas assez fan pour ça. J'en connais un qui l'a fait, avec succès. Mais qui a fait le déplacement à Bruxelles en 1973 aussi. Donc, respect aux anciens!

Voila, jeunes gens. C'est tout pour l'instant.

Enjoy!

27/10/2012

Dans mon iPod ce weekend... Fauve

Double dose de "Dans mon iPod ce weekend". Pour reparler de Fauve, un projet artistique, musical, vidéo, un truc dont on n'a pas fini de parler. Si, si, je vous le dis et vous l'aurez lu en premier ici! Arrangements classieux et soft, textes en talk-over, belles images. Notez le nom, Fauve. Gardez ça dans un coin pas trop encombré de votre mémoire. Plus d'infos sur le projet, ici.
En attendant un album, un concert... Un nouveau titre: Nuits fauves.

Enjoy!

Dans mon iPod ce weekend... Marie-Flore

Les filles qui chantent, c'est cool. Postulat de base. Quand la fille s'appelle Marie-Flore, on se dit que ça peut être cool. Mais on n'a pas écouté. On a juste vu la photo. Mais comme disait l'autre "Don't judge a book by the cover"... Donc, on va au-delà de la pochette du single. Certes, on a lu quelque part que la donzelle a trainé avec Pete Doherty. Gage de crédibilité? Personnellement, le Doherty avec sa guitare sèche qui se produit à Paris en permanence ne me séduit guère. Sauf quand il fait des reprises des Libertines. Mais revenons à Marie-Flore. Un single "By the dozen" en téléchargement ici et en écoute ci-dessous. C'est frais, sympa.  A suivre, en attendant plus!

Enjoy!

20/10/2012

Dans mon iPod ce weekend... Donald Fagen

Peut-on ne pas aimer Donald Fagen? 50% de Steely Dan, une production qui ferait même passer JJ Cale pour un forcené... Pensez donc, 4 albums en 30 ans sous son nom. L'homme est un perfectionniste. Gros cliché... C'est clair qu'avec un album tous les 7-8 ans, on a le temps de peaufiner... 

Il n'empêche qu'à chaque livraison, le plaisir est le même. Le même que le soir où, pour les plus anciens, nous découvrimes le Sieur Fagen dans Feedback, l'émission de Bernard Lenoir sur France Inter, avec son album The Nightfly. Donald Fagen, c'est de la pop teintée de jazz, une production plus qu'impeccable, du Steely Dan, quoi... A se demander vraiment qu'est-ce qui fait la différence entre un album de Fagen en solo, avec ou sans Walter Brecker, son alter ego et complice dans le crime... Steely Dan, Fagen, c'est très France Inter, côté confort d'écoute.

Mais c'est trop bon! L'album s'appelle Sunken Condos

Enjoy!

15/10/2012

Bloc-note express N°206

pain au chocolatLa semaine dernière, je n'ai pas acheté de pain au chocolat. J'avais trop peur qu'on me l'arrachât des mains. Je vis dans la peur... D'accord ce n'était pas le Ramadan. Mais il y a des pauvres dans les rues. Des gens louches. Pas propres parfois même. C'est inquiétant. De là à ce que ces gens aient la dalle et se jettent sur les honnêtes gens qui taffent et se lèvent tôt pour leur ôter la chouquette de la bouche, il n'y a qu'un pas. 

Faut que j'arrête France Info au réveil. Ils ne commencent jamais pas les trucs importants. Il parait qu'en Syrie, on te bute pour ton falafel. Un truc entre sunnites et alaouites. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour de la bouffe. En Corée du Nord, à la frontière, on a vu des militaires pourtant sensés être fidèles à Kim Jong-un, se disputer un bol de kimshi, régler le différend à coup de kalashnikov et se tirer en Corée du Sud. 

On est dans la merde. L'équipe de France de football n'avait pas envie de piquer le chirashi des Nippons. Crac, un but encaissé. Mardi, les espagnols n'auront peut-être pas envie de se laisser bouffer les tapas sur le dos. 

A part ça... Vagabondages restreints sur les réseaux sociaux, du moins à titre personnel. Moins de tweets qui tuent. Le klout qui baisse, et le sentiment de s'en foutre royalement. C'est accessoire. C'est virtuel. Enfin... Ca n'a pas d'importance. Je me suis posé la question de fermer ce blog. Et puis, non. Ca m'a effleuré quelques minutes. Mais ce compagnon est là depuis plus de 6 ans. Alors on garde. On remplit au gré des inspirations... Moins régulier, mais moins obsessionnel pour le rédacteur. Je me rappelle le temps où j'étais obsédé par mes stats. On vieillit, on s'en fout. 

En fait, je garde le blog pour l'écriture. Pour le plaisir de me mettre devant le clavier. Et de tenter de raconter un truc qui tienne la route. Deux bouquins au compteur bientôt. Des articles. C'est cool. Il faudra que je tente la fiction. 

Et pour conclure sur quelque chose de perso... Et puis, non. 

Un titre de The Jam pour finir... à propos de la vanité des choses et de la société du spectacle.. That's entertainment! 

Enjoy!

13/10/2012

Dans mon iPod ce weekend... Public Image Ltd

Et oui... Il suffit que je tombe en arrêt devant la couv de l'édition française de Mojo, que je m'étais juré de ne plus acheter au vu d'un premier numéro médiocre. En couverture, John Lydon. Une légende vivante. Je n'avais pas prêté attention à la sortie du nouvel album de PIL, dont le Metal Box a vrillé mes tympans il y a des années et dont la redécouverte m'avait scotché. Reformation de PIL dans un line-up ne comptant que le sieur Lydon comme membre originel. Exit Jah Wobble et ses lignes de basse. Exit Keith Levene. Des seconds couteaux finalement écrasés par le charisme démoniaque de l'irlandais...

L'album est intéressant. A la hauteur de la légende de Public Image Limited

Enjoy!

12/10/2012

Frank Alamo avait repris les Beatles...

Les yéyés ont permis à des petis français âge tendre et têtes de bois de découvrir les fleurons de la pop anglo-saxonne... Ils ont repris les Everly Brothers, les Beatles, tout ce qui se faisait hors de l'Hexagone, recyclé, adapté parfois de façon désastreuse, parfois avec un certain talent...

Frank Alamo, fils de famille passé au showbiz avait adapté "I want to hold your hand" des Beatles... Pas mal, il faut le dire. Pas plus niaiseux que les lyrics d'origine.

Enjoy!

07/10/2012

Dans mon iPod ce weekend... spécial Jean-François Copé

Cher Jean-François,

Bien sûr on dira que tes propos ont été tirés de leur contexte, que ceci, que cela. Tu dénonceras les amalgames, les procès staliniens d'intentions. Tu fustigeras les mous du genou, ceux qui n'osent pas appeler un chat un chat, un poil de taliban un poil de taliban, etc.

Bref...

Mais je pense à ces pauvres n'enfants qui se font piquer leur goûter par des islamistes en goguette. Pas de pain au chocolat! Paf! Je ne sais pas où ça se passe. Apparemment pas à Peshawar. Ils devraient manger des sandwiches au jambon pour le goûter, ça serait un acte militant et ça ferait chier les barbus!

Bref, n'ayant aucune envie de rentrer dans un débat par avance nauséabond, je te dédie cette chansonnette de Joe Dassin. Et je vais m'acheter un pain au chocolat pour savoir en chemin si j'habite dans une zone à risques...

Je ne t'embrasse pas, c'est dimanche, je ne suis pas rasé.

Enjoy!

01/10/2012

Bloc-note express N°205

valerie trierweiler, @valtrier, twitter, twittus politicusFini. Rédigé. Remis à l'éditeur par mail, hier soir, après un weekend marathon. Dopés au café et au Coca, Nico Prat et moi avons fini la rédaction du premier jet du manuscrit de notre second opus. J'aime bien opus. Ca sonne un peu ancien. Il y aura des corrections, des allers et des retours avant d'arriver à la version finale, celle qui sera imprimée et sortira en librairie début janvier. Mais c'est fait! Soulagement d'avoir mené à bien un projet initié en début d'année, peu de temps après la sortie des Miscellanées d'Internet. Cette fois-ci, nous nous sommes attaqués au discours polititique vu au travers des médias sociaux. Plus précisément, nous avons étudié le phénomène Twitter et son implantation dans la sphère politique. Décryptage, interviews. Nous avons rencontré du beau monde. Des gens passionnants et passionnés qui nous ont parlé de leurs convictions, de leur vision du digital, des stratégies de déploiement des outils numériques pendant les campagnes de la Présidentielle et des Législatives 2012. Nous ne remercierons jamais assez Valérie Trierweiler d'avoir, un jour de juin, permis à Twitter de rester un sujet plus que hype.
Bref, une aventure s'achève. Une nouvelle va commencer. C'est cool!

Pendant ce temps, d'autres projets d'écriture ont abouti. Dans le second numéro du magazine TANk, qui vient de sortir. Deux interviews, dont celle d'Eric Fottorino, l'ancien patron du Monde. Grand monsieur, à l'écriture raffinée. Dans les contributeurs du magazine, je suis cité en tant que journaliste. J'adore. Je suis venu à l'écriture par le blogging. Mais je dois tout à ceux que j'ai lu pendant des années, que de soit dans Libé ou Rock & Folk. Sans oublier Le Monde. Des pros. Je ne suis qu'un artisan. Un amateur, qui progresse au fil du temps.

Et justement à propos de journalisme, ruez vous sur le numéro d'octobre de Rock & Folk. Pour qui j'adorerai écrire, cela dit en passant. Il y a un papier magnifique de Patrick Eudeline. Rock & Folk vaut son prix, uniquement à cause de l'article mensuel d'Edudeline. Cette fois-ci, il parle des Pussy Riot et de l'attitude punk. C'est quoi être punk? Côté musique, la chose est entendue. Green Day, The Offspring ne font plus peur à personne. C'est pop. On est loin du situationnisme des Pistols ou de la politisation des Clash. Il faut regarder du côté des Dead Kennedys et du toujours actif Jello Biafra pour l'activisme. Etre punk en Russie poutinienne, ce n'est pas une question de musique, c'est un état d'esprit contestataire qui peut vous mener en camp de travail. Mais Eudeline le raconte mieux que moi, avec érudition.

A part ça... Septembre aura été le mois du changement. Le changement c'est maintenant. Ouaip! Fin d'une aventure entrepreneuriale. Début d'une autre aventure dans une agence au réseau international étendu. C'est cool. C'est rassurant. C'est l'occasion de passer trois jours à Londres pour rencontrer le bureau local, le hub européen. Diable, ces damnés Anglois sont toujours au centre du monde global. Et ils ont Jamie Oliver. Difficile de ne pas aller à Londres sans tomber sur un restau signé Jamie Oliver. Côté lifestyle et vie de bureau, les Anglais sont étonnant. Le bureau de Londres de l'agence où j'officie désormais dispose d'un Starbucks dans son hall d'entrée, et d'un mini-pub à l'extrémité de l'open-space. Et le jeudi soir, c'est "free drinks". Etrange sensation que de clore les affaires en cours une bouteille de bière à la main...

Côté musique, deux interviews à retranscrire. Celle de Cerrone, rencontré en juillet à l'occasion de la sortie future d'une compilation de ses meilleurs morceaux, de la sortie de nouveaux, et d'un album de remixes par les DJs qui comptent aujourd'hui. Une rencontre passionnante avec un homme d'une culture musicale impressionnante. Et celle des Bewitched Hands. Belle rencontre avec des mecs et une fille simples, qui cartonnent avec une pop décomplexée. Je ne me serais jamais douté que Reims puisse être un tel vivier de talents rock/pop/electro. A lire bientôt icitte.

Le nouvel album des Bewitched Hands tourne en boucle dans mon iPod. Pure merveille.

Enjoy!