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DUBUC'S BLOG

  • Requiem pour CD évaporés

    L'iPod a changé ma vie. Il y a déjà plus d'une dizaine d'années. Finies les valises de K7. Finis les pochettes bourrées à blocs de CD, extraits de leurs boîtes, le temps d'un voyage ou des vacances. L'iPod, puis l'iPhone, l'iPad, l'ordi ont permis de se balader partout avec du son. Avec une collection complète. Sacré Steve, je te dois une fière chandelle! J'en ai passé des nuits à numériser ma collection de CD. Des heures à ripper. A classer. A laisser Gracenote rechercher les références. Puis j'ai acheté moins de CD. j'ai téléchargé. Mea culpa. Mea maxima culpa. Désolé Lars, j'ai aimé Napster, puis Kaazaa, puis les torrents. J'ai rempli des disques durs. J'ai mis mes CD de côté. D'abord sur des étagères. Ils y ont pris la poussière. Puis un jour dans des cartons. Dans une cave.

    Cinq années ont passé. 

    Et l'envie m'a pris de me revisiter la collection. Pour y retrouver des sons oubliés, des notes de pochettes, des raretés un peu oubliées. Pour le plaisir tactile de manipuler l'objet. Et là, tout à coup, le drame... CD disparus. Evaporés. 

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  • Kandace Springs au Duc des Lombards, le jazz en petite robe noire

    jazz, kandace springs, duc des lombards, soulIl y a un choc visuel. L'image avant le son. Bien sûr, les grincheux pourront qualifier ces propos de sexistes. Mais si l'on essaie d'appliquer au quotidien le vieil adage "Don't judge a book by the cover", il faut avouer que quand on reçoit l'invitation à un concert de Kandace Springs, sans avoir entendu parler de l'artiste auparavant, la pochette de l'album est en soi un choc. Comme on dit en marketing, une promesse. Un visage lumineux, une afro impressionnante. On se dit qu'il doit y a voir un loup, qu'on s'est déjà fait piéger par des affiches affolantes, que... Bref, on est circonspect, mais curieux. Alors on écoute, on clique sur le lien, le regard de Kandace Springs sur l'image vous vrillant le cerveau. On aime à nouveau le jazz, tout de suite. On se convertit, on devient prophète, prosélyte. On part proclamer la bonne nouvelle sur les chemins... La donzelle a été repérée et encouragée par Prince himself. Yes, le Kid de Minneapolis. On reconnait là au passage le bon goût du maître et on a une pensée émue pour Vanity 6 et Sheila E... Ceci n'ayant rien à voir avec cela. On est dans un jazz vocal teinté de soul tendance Roberta Flack. un peu de Norah Jones aussi. C'est easy listening, c'est agréable. Ca donne envie d'en savoir plus.

    La suite se passe au Duc des Lombards, un lundi soir de fin d'été. Un concert, en petit comité dans un lieu intimiste. Précédé d'une interview, pour TSF Jazz. Kandace Springs, native du Tennessee, a été bercée de jazz par un père chanteur. Elle a découvert le hip hop vers 20 ans. Et revenue au jazz. A posté des sons sur Twitter, a reçu les conseils de Prince, qui l'invite à monter sur scène pour les 30 ans de Purple Rain. A eu l'envie de se lancer dans la carrière sur les traces de Norah Jones, dont elle a réarrangé certains titres du premier album. Dont The Nearness Of You. Un standard. Kandace Springs, moulée dans une petite robe noire (la fameuse petite robe noire, le basique que chacune doit avoir dans sa garde-robe selon les standards de Gabrielle Chanel), elle est un mélange de naturel et d'extrême sophistication. Dès qu'elle se met au clavier, accompagnée d'une basse et d'une batterie. Il y a la voix, caressante. Il y a le choix du répertoire, Coltrane, Oscar Peterson. Ses propres titres bien sûr, et ce final sur Sophisticated Lady. Ellington. Kandace Springs n'a peur de rien. Le set est presque trop court; séduits on on en redemande. 

    La preuve par l'image. Pas filmé au Duc des Lombards. Mais bien quand même.



     

    L'album "Soul Eyes" sort chez Blue Note le 30 septembre. Recommandé!!!

     

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  • Rock en Seine 2016 - Jour 3

    Tête d'affiche, Iggy Pop. Autrement dit, le Messie. Non, je déconne. Mais pas tant que ça. Iggy a eu 69 ans cette année. Il entre dans la zone dangereuse. Et puis c'est un icone absolue (plus en  forme que son ami/mentor David Bowie) et un survivant (moins aux fraises que Keith Richards, qui titre 3 ans de plus). Bref, c'est LE grand moment du jour, en toute absence d'objectivité.

    Mais n'anticipons pas. 

    Point météo, il fait un rien moins chaud. C'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup... Moins de poussière peut-être, moins besoin d'étancher une soif tenace à la bière glacée. Au nom du politiquement correct et pour respecter les législations diverses, il ne devrait pas être fait mention de la consommation de boisson alcoolisées, sans préciser que l'abus d'alcool, etc... Et que 5 fruits et légumes par jour c'est mieux. Certes. Mais c'est tuer l'essence même du rock'n'roll. Et la bière est consubstantielle au concept même de festival. Ah, la bière, qu'est-ce qu'elle a fait de toi, mon frère...

    Bref, ces points éclaircis, rien de tel que du bon blues-rock graisseux pour débuter. Avec le camarade Th. (dont nous préserverons pudiquement l'anonymat), nous nous interrogeons sur le budget produits capillaires (shampoing, après-shampoing démêlant et anti-frisottis) d'un groupe comme Blues Pills. Suédois, comme Ikea et Ace of Base avec un guitar hero français (kököriko!). Un peu américains aussi. Elin Larsson (comme Stieg "Millenium", un hasard, je ne crois pas...) est une chanteuse à voix, façon Janis Joplin. Pas le genre à sussurer dans le micro au bord de la défaillance. Bref, ça envoie. Et on en redemande. Et c'est déjà fini. Et c'était trop court!!!!

    Petit arrêt au stand et écoute tranquille de Kevin Morby, qui me fait une impression meilleure que celle ressentie lors de la Route du Rock quinze jours plus tôt. Je vais me repencher sur ce cas. Il y a quelque chose que j'avais loupé. Mea culpa, mea maxima culpa.

    Embarras du choix pour la suite... Editors ou KillASon? Facilité, proximité, ça sera KillASon. Tant pis pour les climats sombres (dans mon souvenir) d'Editors. Et c'est un excellent choix. Un rappeur français, qui balance du très gros son, qui rappe en anglais, yeah mothafucka! Seul sur scène, sur un beat électronique monstrueux, il saute, il danse. Jump, jump. Mains en l'air. Je saute en l'air. 

    Pour la suite, que faire... Tiens Bibi Bourelly. Là, c'est terra incognita. La fille a écrit pour Rihanna, soit. Mais Rihanna, c'est pas trop mon monde, vois-tu? On se laisse tenter quand même. Une voix puissante, des intonations areunbi, des guitares, des gros mots. Ca s'écoute sans déplaisir.

    Trois notes de Gregory Porter. Idéales pour chiller. Mais l'heure est à la régression totale, il faut se positionner pour Sum 41, assez près, tout en s'interrogeant si oui ou non on va faire un petit circle pit... Le terrain est sec.  Et reviennent en mémoire les images d'un concert d'Offspring en ces mêmes lieux où se mêlèrent joyeusement poussière, sueur et bière... Et Sum 41 déroule son pop punk. Efficace. Sans  bavures. Quelques power ballads pour calmer le jeu et un We Will Rock You speedé pour finir. On est content. On jubile. On va réécouter l'intégrale de Green Day pour fêter ça.

    Un peu de Ghinzu, histoire de se faire le constat une fois de plus que la Belgique est une grande nation pop. 

    Mais, puisqu'on parle de pop, l'heure est grave. James Osterberg, aka Iggy Pop, va faire son entrée en scène. On se rapproche. Les agoraphobes prennent sur eux. Les moins d'1m90 se préparent à souffrir. Un Breton exhibe son drapeau. Une question nous vrille l'esprit depuis deux jours, Josh Homme  sera-t-il là? Las, les guitaristes du backing band sont chauves... Pas de Josh, pourtant un plus qu'habitué des lieux? Boude-t-il parce que son crétin de comparse et ses EODM ont été déprogrammés? On oublie vite, dès les premières notes, ce riff, cette note de piano... I wanna be your dog... Je hurle. Je hulule. Je brame. Now I wanna be your dog, now I wanna be your dog. Il enchaîne, premières notes, larmes aux yeux. I am a passenger, and I ride and I ride, I ride through the cities backsides... C'est un best of, le meilleur d'Iggy et des Stooges, un festival de classiques. Iggy est patrimonial, il défend son patrimoine et pas en bon père de famille. Il saute, il prend la pause, il bondit. il est partout. Il a un petit peu grossi. Il a le corps d'un mec de quasiment 70 ans, une énergie intacte. Le groupe est très metal. C'est l'option du jour. On s'attendait à quelques chose d'un peu stoner, on a du très très lourd et agressif. Une seule incursion dans Post Pop Depression, Gardenia. Tout le reste, c'est du Iggy vintage. Il donne tout. Au contact direct du public. Un dernier gag pour finir, il invite une fille sur scène, Anne-Charlotte. Elle s'efface en coulisses (ou presque). Iggy nous la joue jusqu'au bout vieil oncle libidineux. Iggy est grand.

    Que faire ensuite? Se poser sur l'herbe, écouter Cassius. Apprécier le décorum,  deux DJs perchés au sommet d'un petit volcan. C'est plutôt agréable. Ca manque de danger. Ca manque de happening. La surprise viendra de Soulwax. 3 batteurs, une rythmique implacable. C'est parfois abrasif, plein d'aspérités. C'est énorme et séduisant. 

    Final en passant par la dernière scène, la plus proche de la sortie où se produit Peaches. De l'electro brutale, sexuelle et décontractée. En dessous, nichée dans un préservatif géant (ou une bite transparente) elle invite le public à hurler "dick! dick!!!". Two balls, one dick. C'est classieux. On se marre. 

    Point météo, la température a chu. Rock en Seine 2016, c'est fini.

    Il y a eu des  mec déguisés en Pikachu, en licorne, en T-Rex, des bretons, des gens en kilt, des filles tatouées.

    Je me suis baladé sans mon Eastpack. Je n'ai pas croisé Jean-Paul Huchon. J'ai refilé le mediator de Mr Wolmother à un pote. Il y avait de la Kro, de la 1664 blanche et de la Grimbergen. Et des brumisateurs géants. 

    Voila...

     

     

     

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  • Rock en Seine 2016 - Jour 2

    On s'était dit qu'on arriverait tôt. Pour voir tous les groupes avec punk dans le descriptif... Les mesures de sécurité étant ce qu'elles sont. Le filtrage à l'entrée provoque une légère congestion. Sous le cagnard. Du coup, juste le temps de grapiller quelques notes de Kaviar Special, groupe breton plutôt très efficace. A réécouter ultérieurement.

    Rap pour démarrer avec The Underachievers. Rien à signaler. Sympathique, jeune. Un peu underachieved... Grosses basses et corne de brume entre chaque morceau. L'après-midi commence. On cherche l'ombre. Petit coup de brumisateur, ça peut pas nuire. Faut s'hydrater...

    Les choses très sérieuses commencent avec Wolfmother. Empilement d'amplis Marshall, guitares à double manche, Flying V, Monsieur Wolfmother est un bon client de la maison Gibson. Il nous la joue à l'ancienne, comme au bon vieux temps des potards sur 11, à fond. Trio infernal, guitare, basse, batterie. Avec un orgue démoniaque. Le soleil cogne dur. Wolfmother, c'est du bon gros son, du bon gros rock qui tache. 

    Passons sur les gentils Casseurs Flowters, qui séduisent le public et sur lesquels je suis un peu... bloqué... (Vanne. Rires. Sous vos applaudissements). Mais j'aime bien Orelsan et Gringe. Mais je ne suis pas dans la cible. 

    Puis vient Grand Blanc. J'aime bien Grand Blanc. Je ne me lasse pas de ce groupe qui pratique une cold wave intemporelle. Un peu froid parfois. Mais exigeant. Et aux antipodes des festifs La Femme, déjà vus cet été à La Route du Rock. Foule dense, où l'on réalise ce que peut représenter concrètement le concept de "chaleur humaine". L'être humain dégage de la chaleur. Un groupe d'êtres humains sous le soleil, ce sont des litres de sueur qui suintent au travers de millions de pores... C'est à se moment que la notion de bain de foule trouve son sens... Pendant ce temps, La Femme fait le job. Efficaces, lookés en mode n'importe quoi, d'une bonne humeur communicative, un pur groupe de scène. Plaisir total, fun décomplexé. Crocodile et tortue gonflables surfent sur la foule. 

    Un zeste de L7, écouté d'un peu loin assis sur l'herbe. Efficace, carré. La nuit tombe tranquillement. 

    Ballade islandaise avec Sigur Ros. Enchantement avec une pointe d'ennui sur la durée. C'est le groupe qu'on aime écouter chez soi. Indéniablement beau. Il ne manque qu'une aurore boréale et 40 degrés de moins pour que le bonheur soit total... Une superbe préparation psychologique pour le plat principal de la soirée, Massive Attack.

    Massive Attack, déjà vus à plusieurs reprises. Avec chaque fois une expérience différente. Question de mood du moment, question d'envie de prendre des infrabasses dans les parties molles. J'hésitais à les zapper complètement pour aller écouter les excitants Naive New Beaters... Mais j'ai entendu comme une vague rumeur que Tricky serait sur scène avec Massive Attack. J'avais lu quelque part que des concerts étaient prévus outre-Manche, mais Rock en Seine est connu pour ses happenings... Très gros son, scénographie parfaite, messages sérieux diffusés sur les écrans - dont un magnifique "nous sommes tous sur le même bateau", flashs d'actualité, un zeste de burkini... Rien de très nouveau, sinon la forme des écrans... Le son est impeccable. Horace Andy chante. Point de Tricky. Un show un peu froid où l'on constate que Massive Attack n'a pas vraiment  le sens des enchaînements; on passe outre. Tricky se pointe, pour un petit featuring, il reste dans l'ombre, aucun projecteur sur lui, rien de mémorable, pas très placé. Petit non-événement. Final. Je suis Charlie, Nice, Bagdad, Kaboul, etc. s'affiche sur l'écran. 

    Un nuage de poussière nimbe le site. On crachera du noir pendant quelques jours. 

     

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  • Rock en Seine 2016 - Jour 1

    Canicule. Etat d'urgence. Ca c'est pour les éléments de contexte. Se pointer à Rock en Seine, comme tous les ans, découvrir le périmètre se sécurité... OMFG. Les temps ont changé. C'est clair. On va faire avec. On va continuer à s'envoyer des décibels dans la tête. A l'extérieur, des Témoins de Jéhovah distribuent quelques tracts. Bah, oui, c'est vrai, la fin du monde est proche... Mais on va arroser ça de bière, la tête dans la sono. 

    Soleil de plomb. Un air de Caravan Palace en bruit de fond. Retour vers les brumisateurs géants qui distillent une raisonnable fraîcheur. En position pour Slaves. Du punk parfait pour entamer la soirée. Un duo guitare-batterie du meilleur aloi. Ca décrasse. C'est sauvage comme il faut, avec mosh pit, circle pit et pogo. La totale. Comme au temps des Pistols et de Sham 69.

    Quelques notes de Brian Jonesrown Massacre, histoire de prendre la mesure des rouflaquette d'Anton Newcombe. Et lègère translation vers la scène où se produit Marley Junior, Damian de son prénom. Côté capillaire, on s'interroge sur la praticité des dreads qui descendent à mi-mollet. Est-ce qu'on dort dessus, est-ce qu'on les roule? Tant de questions existentielles, bercées par les accents de son paternel... C'est un gardien du temple. Et on est content de chanter War (No more trouble).

    Two Doors Cinema Club, c'est agréable. C'est clean. C'est pop. Ca plait. Ca s'écoute absolument sans déplaisir. C'est un peu lisse... 

    Du coup, tomber par hasard sur Royal Republic est LA bonne surprise du jour. On connait le goût des suédois pour les choses bien faites. Au hasard, Saab, Ikea, Abba, The Hives... Royal Republic maîtrise son rock à la perfection. C'est punk, carré, puissant. Et chose incomparable, tu rentres dedans immédiatement. Ils savent te mettre à l'aise les gars!

    Que dire ensuite des Last Shadow Puppets? Les filles sont au bord de l'apoplexie dès qu'Alex Turner bouge un cheveu. Essayons d'être objectifs. Le son, gros, épais, avec des basses ronflantes qui écrasent tout... Last Shadow Puppets, c'est classieux, du moins sur album. Alex et Miles (je la joue name-dropping, un peu comme si c'étaient des potes avec qui on boit des coups) s'amusent. Belle complicité, c'est indéniable. D'où vient ce léger sentiment d'ennui? Arctic Monkeys sur scène m'a déjà gentiment ennuyé ici-même, il y a quelques années... Miles Kane, en solo, m'avait carrément scotché, ici-même aussi. Guitar hero total. Mais ce soir... TLSP (pour faire court), c'est long. Jusqu'à cette élégante et efficace reprise de Dutronc, "le monde entier est un cactousse" et ce final sur Moonage Daydream de Bowie. Qui rattrape tout. Soyons magnanimes. Pas le concert du siècle non plus. 

    Back home. Rideau.

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  • Le Burger du Mois est appétissant...

    ... et il se dégustera sur MCM à partir du 24 septembre. Mais revenons aux basiques: un burger, c'est quoi? C'est deux tranches de pain. Pas n'importe lequel, quelques chose de moelleux, de goûteux, de tendre, avec ce je ne sais quoi de croustillance et cette bonne odeur qui déclenche un réflexe pavlovien. Bref, le truc qui fait se baver dessus. Il y a le cheddar - mieux que la toastinette. Il y a les pickles, légèrement sucrés, ceux que la personne devant toi au fast food demandera à faire retirer, causant un embouteillage massif. il y a la tomate, la salade, la tranche d'oignon, le ou les steaks. Bref, c'est juteux, c'est épais, c'est un régal pour les sens. 

    Et l'on déguste. En mâchant lentement. En savourant, ça stimule chaque papille. On pousse de petits cris étouffés.

    Bref, potentiel orgasmique possible. A condition d'être un peu exigeant sur la came. Et petite culpabilité. C'est de la bouffe de gros. Mais c'est tellement bon qu'on y revient toujours. 

    La pop culture, c'est pareil. C'est un ensemble de petits plaisirs coupables. Qu'on déguste sans modération. il y a de l'image, du son. Il y a du culte. C'est juste bon. 

    Et c'est ça que les deux acolytes, Nico Prat et Joe Hume ont concocté. Une émission mensuelle sur ce qui est pop, sur ce qui est bon. Sur ce qu'ils aiment, sur ce qu'ils n'aiment pas. Ciné, musique, comics, gaming, séries, le meilleur, le pire. Désossé, cuisiné, servi chaud, à la place. Avec des frites, un Coca et plein de ketchup-mayo.

    Au menu de la première émission, un gros steak, un gros morceau bien saignant, Tim Burton. Passé à la moulinette. Une battle, où l'on découvrira les passions coupables pour quelques objets iconiques et pop des Sieurs Prat et Hume... Un peu de Rob Zombie aussi. Bref, un concentré de pop culture en 26 minutes. En décors naturels, avec des costumes chics. 

    Excitant pour tout adulte qui garde en lui un petit morceau de l'ado qu'il espère n'avoir jamais cessé d'être.

    Yummy!!!

    Le Burger du Mois, magazine mensuel - MCM à partir du 24 septembre

    [Disclaimer : l'auteur de ces lignes a écrit des bouquins avec Nico Prat, donc n'est absolument pas objectif. Néanmoins, n'étant pas fan d'Oasis, contrairement à son camarade animateur de télé, il considère avoir conservé sa liberté de penser, pour paraphraser avec audace les mots d'un philosophe troubadour contemporain exilé fiscal dans la pampa]

     

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  • Jean-Marie Périer, photographe

    Il est une légende. Acteur et témoin des 60s, l'homme qui a réuni toutes  les stars d'une époque, sur quelques clichés désormais célèbres avec un style reconnaissable et unique, Jean-Marie Périer. Qui a investi la Maison de la Photographie de Villeneuve d'Aveyron. Un peu par hasard, après s'être installé dans le Quercy, loin de Paris, New York ou LA, où il avait vécu plusieurs vies. 

    Périer, c'est non seulement des photos, Johnny, Sylvie, Françoise, France, Eddy, mais aussi, en passant, John, Paul, George et Ringo, Mick, Keith Charlie, Brian, Bill, Marianne... Il les a tous connus, quand ils étaient des stars en devenir, des aspirants au succès. Il les a photographiés. Ils ne se sont plus ou moins jamais quittés. Quand Daniel Filipacchi dit au gamin qu'il a carte blanche pour shooter les idoles, pour alimenter les pages de Salut les Copains. Périer saisit sa chance. Devient le témoin d'une époque. Sans s'en rendre compte, il était au bon endroit au bon moment. C'est tout. Ca a l'air simple dit comme ça. Quand on y pense. Magie des sixties. Magie d'une presse puissante qui ne compte pas, qui donne à un gamin d'une vingtaine d'année la possibilité de faire ce qu'il aime et de faire ses preuves... en lui en donnant les moyens. Ca parait lunaire, inimaginable avec notre regard de 2016, tout gangrenés par la crise comme nous le sommes. Ca semble fou. Il tombe raide dingue de Françoise Hardy, les clichés sont sublimes, le modèle est sublime. Il la délaisse, pris par sa passion de la photo. Il devient pote avec Dutronc. La suite est connue. 

    Au delà des photos, il y l'histoire, celle d'un type qui a eu plusieurs vies. Qu'il raconte avec humour et émotion dans une vidéo. L'enfance, avec les stars du cinéma qui défilent à la maison. François Périer, le père-star. Henri Salvador, l'autre père. Les sixties finies, il se lance dans le cinéma. Puis art aux Etats-Unis, il y fait de la pub. Il s'installe à Los Angeles, vit une vie de rêve. Puis tourne la page. Il revient en France, se remet à la photo. Il avait tout cédé. Il n'avait plus un appareil. Il était passé à autre chose. Et c'est sa soeur, Anne-Marie, qui le faut collaborer au magazine Elle. Il photographie les couturiers, les top models des 90s. Sa patte est toujours le même, son sens de la mise en scène aussi. La grande leçon, un bon photographe ne fait pas poser des heures. Il scénarise, mais la prise de vue elle-même doit être brève.

    Un jour il s'installe dans l'Aveyron. C'est Dutronc qui lui a donné le tuyau. Parce qu'il a une tante bonne soeur, que dis-je, supérieure d'un couvent en Aveyron. Sacré Dutronc!

    Et il expose. 

    Et on le croise. Il prend son café en terrasse. Il sourit. Il est sympa. Même quand un type de mon genre se pointe juste pour lui dire qu'il a aimé ce qu'il a vu. Des photos de légende. En toute simplicité.

    Maison de la Photographie - Villeneuve d'Aveyron

    Galerie du Causse - Villeneuve d'Aveyron

    Le site de Jean-Marie Périer

     

     

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  • Ground Zero, la musique du 11 septembre

    ground zero,jean-marie potier,le mot et le reste,911Un zeste de jalousie traverse mon esprit. Pourtant ce n'est pas le genre de la maison. Mais sur ce coup-là, je découvre un livre que j'aurais aimé écrire. Ou du moins dont j'aurais aimé avoir l'idée du concept. Tant il évoque des choses vécues, une tranche de vie, une séquence, où l'Histoire s'est remise en marche pour le pire. Les choses étant ce qu'elles sont, bravo à Jean-Marie Potier pour avoir eu l'idée d'un livre sur la musique du 11 septembre. la musique qui a accompagné le 11 septembre, celle qui devait atterrir dans les bacs ce jour fatidique, celle qu'on a écoutés pour s'en remettre, celle qui est née de ce jour. Tel est le pitch de "Ground Zero, une histoire musicale du 11 septembre"

    Il y avait cet album de Bob Dylan (Love and Theft) qui sortait ce mardi 11 septembre, et dont les exégètes de la geste dylanienne vont tenter d'en analyser les textes pour y déchiffrer des prophéties. Il y a cet album de Jay Z (The Blue Print). Il y a ceux qui font un détour par leur disquaire pour acheter un CD, perdent quelques précieuses minutes, juste le temps de ne pas arriver dans leur bureau du World Trade Center, et échappent à l'effondrement des tours. Il y a ceux qui, musiciens new yorkais, comme Thurston Moore, habitent le quartier, et ne pourront pas accéder à leur studio d'enregistrement trop proche de Ground Zero. Il y a ceux qui tenteront d'exprimer à chaud, comme Steve Reich, leur sidération, dans des opus cathartiques. Il y a les conséquences, l'impact dans les paroles, la validation de la guerre contre la terreur. 

    Ground Zero, c'est le point d'impact de la bombe. C'est un point de départ. Celui d'une époque de guerre. Dans laquelle nous sommes toujours englués, et pour de nombreuses années. Jean-Marie trace un lien entre le 11 septembre et le 13 novembre. La logique implacable de la terreur. Et un nouveau Ground Zero, français celui-là. De Ground Zero et Ground Zero, la mécanique infernale est lancée. La musique pourra-telle sauver  la civilisation? L'angoisse nous étreint. Le livre apporte un réconfort, en avançant qu'au fil de l'Histoire, seul l'art a survécu, a traversé les époques. On a oublié les protagonistes, les acteurs, ou du moins on s'est efforcés de les oublier. Les oeuvres d'art sont restées.

    Le livre couvre tous les genres, de la pop à la musique savante. C'est sa richesse. On pardonnera à l'auteur d'avoir - péché véniel, confondu le Black Abum de Metallica et celui de Jay Z. Ne serait-ce que pour cette évocation de Leonard Cohen, et l'exégèse de We Take Manhattan, les visions, les prophéties. On parle aussi de hip hop, de country, de complotisme, de cartographie musicale de  l'Amérique. Le livre se clôt sur l'évocation de Jeff Buckley au Bataclan, et d'un Hallelujah de légende. La chanson de Cohen, devenant par la charge émotionnelle que lui conférait Buckley Jr, la bande-son des hommages aux victimes de 9/11, par une sorte d'étrange télescopage historique.

    Une lecture recommandée. 

    La bande-son du livre est ici : Musique 11 septembre

    "Ground Zero, une histoire musicale du 11 septembre" - Jean-Marie Potier (Le Mot et le Reste)

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  • La Route du Rock 2016 - Jour 3

    Les muscles des jambes tirent un peu. La station debout pendant des heures commence à se faire sentir. Il est 18h00, le site vient d'ouvrir et se remplit lentement. Toujours pas une goutte de pluie, soleil de plomb. Yeah, baby!!!

    morgan delt, la route du rock, psycheMorgan Delt monte sur scène avec ses acolytes. Son guitariste arbore une jolie coupe de cheveux bleu vert à la Kurt Cobain, assortie, comble du chic, à sa chemise et sa guitare. La fashion police peut valider. Côté musique, on est dans un trip psyché avec la réverb qui va bien, mais des chansons aussi, ce qui ne gâte rien et laisse une impression favorable. Quelques incursions dans un très gros son quasi-stoner. Wow! On peut fermer les yeux et se laisser porter. Côté communication, c'est pas vraiment ça, l'artiste fait son taf, marmonne un vague thank you à la fin de chaque morceau. On ne sent pas qu'on va s'en faire un pote... A réécouter tout de même. 

    Bière pour fêter cette entrée en matière. 

    julia holter, la route du rockEt Julia Holter entra en scène. Un contrebassiste, une alto, un batteur. Une formule simple. Et belle pour une musique unique, apaisante, mélodique, un moment où une fois de plus le temps se suspend. Je note au passage que côté métaphore, j'ai déjà employé cette formule. Est-ce une métaphore d'ailleurs? Mr Dubuc se secoue les méninges. Euh. non, une impression. Mais il est sous le charme de Julia Holter, et est prêt à commettre l'irréparable, faire une infidélité à Anna Calvi. Car il y a une similitude entre les deux artistes. Même si Miss Holter n'est pas guitariste. Et m'apparaît comme un mélange étrange entre Björk (en moins nordique, moins "je revendique à donf mon côté arty" et moins prise de tête...) et Joni Mitchell, par certaines intonations vocales. Bref, c'est beau. 

    LUSH, La Route du RockLUSH enchaîne. La combinaison parfaite entre très gros son de guitares et voix pures et éthérées. Un show accrocheur et sympa, Miki Berenyi tout sourire, qui profite de l'occasion de s'excuser pour le Brexit. Je dois avouer avoir fait l'impasse sur Lush dans les années 90. Je m'étais fait la même réflexion les années précédentes pendant les shows de Ride ou de Slowdive. Je n'en avais que pour Nirvana et les Smashing Pumpkins. Plus US que UK. Ou j'avais oublié Lush. Je ne sais plus. C'est une redécouverte. Une nouvelle rencontre. Parfois, les reformations ont du bon, quand elles ne se contentent pas de jouer sur la nostalgie d'une période bénie. Lush est dans l'époque. La cinquantaine heureuse.

     

    FIDLAR, la route du rock

    Le volume est monté avec Lush, l'explosion va se  produire avec FIDLAR. Certes, il n'est plus trop de bon goût d'utiliser des images guerrières en cette période un tantinet agitée (un peu d'understatement ne peut pas nuire). Mr Dubuc se colle à la scène, pas au centre, plutôt en mode ailier gauche. Il entend les responsables de la sécurité, au pied de la scène se préparer à un show où ça va slammer. Et là, on passe des sages quinquas de Lush aux gamins, affreux, sales et méchants mais souriants et détendus du skate de FIDLAR. Qui entrent dans leurs sujets à fond, immédiatement et sans préliminaires. Jubilation. Extase. Du bon gros punk qui défonce les tympans, qui te brise les cervicales à coup de headbanging furieux. Ca slamme dans tous les sens. Le bruit et la fureur. Jubilation cathartique totale. Il y a des groupes qui s'écoutent au casque, un verre de Diplomatico à la main (c'est du rhum vénézuelien aux accents de vanille - citation gratuite et non-sponsorisée), il y en a d'autres qu'il faut vivre dans sa chair. Dans le bordel total. 

    fat white family, la route du rockFat White Family enchaîne. Et on sait d'emblée que ça va être très chaud. Très bordélique. Le public est chauffé à blanc. J'ai quand même un problème avec FTWF. Il y a deux ans, j'ai pas accroché. J'ai réécouté, à tête reposée. J'ai bien aimé. Je retente. Ils sont sur la scène du Fort. La grande scène. Noir salle. Si l'on peut dire... Allah Akhbar... Une mélopée sort des enceinte. Le chant du muezzin. Et FTWF entre en scène. Les rois du non-look. Ca démarre fort, je n'accroche toujours pas. Etrange. Pourtant Télérama me les a vendus comme "tissant la bande-son d'un monde en décomposition"... Peut-être ne souhaité-je pas voir. C'est sauvage comme il faut, indéfinissable. J''y reviens quand même. Va falloir faire une séance de rattrapage. 

    savages, la route du rockLa foule se disperse à la fin du show, j'en profite pour me glisser jusqu'au premier rang pour revoir Savages. découverte de la Route du Rock 2015 avec un concert shamanique, brutal, magnifique. Revues à la Cigale, devant un public plus confiné, plus sage, plus froid. Question du soir, comment Jehnny Beth et sa bande vont se renouveler pour ne pas donner l'impression de balancer le même show qu'un an plus tôt. Et puis, soyons clair, je VEUX voir Jehnny Beth de près, voir ce moment où elle est portée par la foule. où elle est au contact d'un public porté à l'incandescence. Et c'est parti, love is the answer motherfuckers!!! L'attitude, la voix, la gestuelle précise, les mouvements de corps de grande prêtresse vaudou, les incantation entre Patti Smith et Siouxsie. Perchée sur des Louboutin. Le public devient fou. Gemma balance les riffs. Fay matraque les fûts avec une puissance qu'on croyait réservée à des colosses comme John Bonham. Ayse envoie le groove. C'ets proprement diabolique, démoniaque. Headbanging à se démonter le cou. Yeah, baaaaaaby! Jehnny descend dans la fosse, escalade la barrière. Un classique Savages. Moment de pure folie. Qu'ajouter, sinon le moment aérien, la reprise hommage  à Alan Vega, le sublime Dream Baby Dream. Et Adore, repris en choeur, I adoooooooooore life. Et le final fou sur Fuckers. On en redemande. On voudrait que ça ne s'arrête pas. 

    Je fais l'impasse sur Sleaford Mods et Jagwar Ma, pour des raisons déjà  évoquées précédemment. Et j'ai de la route. Et c'est difficile d'envisager un autre concert après l'incandescence des Savages. Voila. 

    Retour au parking, la voiture couverte de poussière. 

    On se dit que c'est déjà fini. du moins pour cette année. On triera les photos plus tard. on fera le bilan des meilleurs concerts. On va voir ce qu'on va réécouter.

    Un peu de Savages pour la route, à donf histoire de ne pas redescendre trop vite. 

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  • La Route du Rock 2016 - Jour 2

    Le soleil est au zénith, je ressuscite. Converse aux pieds, Eastpack sur l'épaule, à la limite de la parodie, faut pas déconner non plus, on ne va pas se mettre au tote bag et aux je ne sais quoi de branchouille. Déjà que je n'ai pas mon t-shirt Ramones fétiche... Sachant que le noir, certes amincit, et que le t-shirt noir, comme la petite robe de même couleur, c'est le basique qui va avec tout mais ça absorbe la chaleur. Et déclenche la consommation effrénée de bière, la perte de contrôle, le mosh pit, le crowd surfing et la gueule de bois... Bref, la cata. Mais je m'égare dans mes pensées en ce deuxième jour de festival alors que je longe l'expo photo de Renaud Monfourny et qu'Anna Calvi me fait un clin d'oeil. L'armée veille. Treillis, fusils d'assaut. Il s'est passé un truc depuis le 13 novembre. La manifestation ludique est empreinte de gravité. La chicane de blocs de béton à l'entrée du site en témoigne, le monde a changé. Le rock est toujours vivant, le fun, la joie. La bièèèèèère!

    L'occasion d'acheter le livre de Jean-Marie Pottier, ci-devant rédac-chef de Slate, et auteur d'un livre sur la musique et le 11 septembre. Ground Zero. Notre monde est parti en vrille le 11 septembre 2001. On ne l'a pas vu venir. Le bordel général a suivi... L'angle du bouquin est intéressant en tout cas.

    Mais revenons au rock, au bruit qui fait saigner les esgourdes, et concentrons nous sur le groupe qui ouvre le feu en cette seconde journée, mes bien chers frères et soeurs, amen, en vérité je vous le dis, ça va faire mal. Enfin, ça devrait.

    la route du rock,festival,ulrika spacekUlrika Spacek n'est pas une blonde suédoise généreuse mais un groupe de chevelus anglais, 3 guitares, une basse, une batterie, tendance bruitiste. Ca décrasse, ça met de bonne humeur, rien à dire, c'est impeccable. Pas d'une folle originalité non plus... Le programme les décrit comme la conjonction entre le shoegaze et le krautrock. Soit... Les mecs, z'êtes pas seuls sur le créneau me semble-t-il. 

    la route du rock,luhLa bonne surprise vient ensuite... LUH, Lost Under Heaven, le nouveau projet d'Ellery Roberts, ci-devant chanteur/leader de Wu lyf. Que les choses soient claires, Wu Lyf, je n'ai jamais compris l'engouement pour ce groupe du fait de la voix indescriptible - hurlement étranglé du  mec en train de vomir tripes et boyaux après une soirée plus qu'arrosée agrémentée d'un écorchage à vif par Ramsay Bolton -  du chanteur. Donc, évidemment, quand le bipède se produit, on peut s'attendre au pire... Et c'est là que j'admets être tombé sous le charme de LUH, en fin, soyons précis, factuels, scientifiques, au charme d'Ebony Hoorn, délicieuse brune dont la voix harmonieuse se combine étrangement harmonieusement avec celle de son compagnon énervé. LUH, c'est un peu comme Cat's Eyes (Faris Badwan + Rachel Zefira), le mariage de la Belle et la Bête. Ca marche, c'est prenant.  

    Point météo : Le soleil baisse légèrement en intensité. 

    la route du rock,festival,tindersticksStuart Staples et ses Tindersticks investissent la scène. Et c'est l'enchantement. Que celui qui ne s'est jamais laissé embarquer par la voix de Stuart Staples me jette la première pierre. Tindersticks c'est magique, c'est beau, c'est encore et toujours cette pop intemporelle, ces chansons superbes... Moment de grâce, moment rare. Je suis loin d'avoir tous les albums des Tindersticks, loin d'être un exégète du groupe. Mais il y a cette pure beauté de la belle ouvrage, des mélodies ciselées. Mais tout doit avoir une fin. Les lois de la gravitation universelle nous ramènent inexorablement au ras de pâquerettes. J'avouerai quand même, au risque de me mettre à dos  les inconditionnels des Tindersticks, que ça finit malgré tout par être un peu longuet... Est-ce la faim qui me tenaille? Est-ce le cri de la galette saucisse? Bref, je laisse Stuart à sa souffrance.

    Entre temps, The Field a annulé son concert, La Femme avance son horaire de montée sur scène. 

    la route du rock,festival,la femmeEt là, il faut se positionner, se préparer. Je vais être dithyrambique. Il le faut. Il existe en 2016 un groupe français qui est capable de fédérer, de rendre fou son public. C'est La Femme. Un groove electro hallucinant, une heure de transe, bon enfant, entre déconne et fun à l'état pur. Le groupe est capable de lancer une queue-leu-leu sans sombrer dans le ridicule. les sonorités de pop synthétique rappellent le meilleur des années 80, sans pour autant tomber dans la citation nostalgique ou passéiste. C'est frais, c'est excitant, le public est aux anges. Sur la planche, Antitaxi pour finir. On a la banane. 

    Petite pause...

    la route du rock,festival,exploded viewEt la surprise du soir, Exploded View. Une blonde, un peu glaciale, comme il se doit. Des rythmes synthétiques. Des intonations à la Nico. Une ambiance cold wave parfaitement envoutante. Et l'occasion de se plonger a posteriori dans la discographie solo de la chanteuse, Anika. Et de se laisser porter. Belle découverte. Parfaite fin de soirée. Je zappe Suuns et Battles, je le regretterai certainement, mais le corps à ses raisons que la raison tente de feindre d'ignorer...

    A suivre...

     

     

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