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DUBUC'S BLOG

  • Je suis un cri

    Assommé. Sidéré. Mal au crâne. Mal à l'âme. Je marche comme un zombie. J'erre. Envie de rien. Envie de partir, loin. Envie de ne plus entendre la rumeur du monde.

    Je n'en peux plus des cris de douleur de ceux qui souffrent. J'ai mal à la compassion, je suis compassion, je suis l'autre, qu'il soit niçois, parisien, bengladais, irakien, turc, américain... la liste est infinie.

    Je n'en peux plus des leçons de ceux qui savent tout sur tout et qui tentent de faire croire qu'ils ont tout compris, qu'ils ont la solution, les rois du yakafaukon, les experts en tout (donc en rien), ces permanents des plateaux, en érection permanente dès qu'apparaît le micro ou l'oeil de la caméra, qui te racontent tout et son contraire, qui savent, eux, et qu'on est prêts à croire, parce qu'à force de les écouter en boucle on en devient trop cons...

    Je n'en peux plus de la fausse compassion des politiques en campagne perpétuelle, prêts à la récupération la plus crapoteuse, se jetant sur les micros tels le nécrophage sur la charogne, qui savent tout sur tout, qui ont un avis sur tout, et qui sur le fond ne font que penser à leur réélection et à leur petite carrière... 

    On n'a pas fini de les entendre, ceux qui vont réclamer des mesures d'exception, plus de flics, plus de flingues, plus de surveillance, plus d'état d'urgence, plus de restrictions des libertés au nom de la sécurité, et ceux qui vont relayer en boucle ces paroles au nom de l'audience, au nom du clic...

    La machine à fabriquer le consentement est en marche. Pour aller tranquillement vers le pire, oeil pour oeil, dent pour dent. Ce que doivent attendre tous ceux qui dans l'ombre fabriquent ces hordes de décérébrés prêts à se faire sauter, pour nous mener au chaos.

    Le vent se lève... il faut tenter de vivre...

     

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  • On n'est pas là pour se faire engueuler...

    ... on est là pour voir le défilé... Les mots de Boris Vian chantés par Coluche. 


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  • Hibou et Ramzy, je est un autre

    Hibou, c'est l'histoire d'un type normal, d'une  telle normalité qu'il en est transparent. On ne le vois pas, on ne l'entend pas, on ne l'écoute pas. Il n'existe pas. Du moins aux yeux des autres. Alors il se déguise en hibou. Et en devenant un autre, il devient lui-même. Son masque lui permet de devenir ce qu'il est au fond de lui-même. De s'affirmer, d'être reconnu, d'atteindre le top de la pyramide de Maslow. Bref, d'exister. Au yeux du monde. En  étant un autre il devient lui, ce qui m'amène à citer Arthur Rimbaud, je est un autre, ce qui tout de suite donne une autre dimension à l'analyse critique d'un film de Ramzy. Je file de ce pas candidater au Masque et la Plume. Ce qui, par association d'idée me semble être l'émission idoine pour Hibou... Masque, plume... Tout ça...  (Rire intérieur pour célébrer ce bon mot).

    Ramzy était là, hier soir, pour présenter ce film très personnel, très intime, léger en apparence, frais, joyeux, imparfait mais sur le fond réjouissant. Il a tombé le masque en se défendant d'avoir fait un film sérieux ou à thèse. Il est Ramzy. On retrouve dans Hibou de franches tranches d'humour régressif, avec Eric d'ailleurs. On y trouve de la déconne, de la gentillesse, de la tendresse. Et même Philippe Katerine. Et sa banane. Qui donne la banane. 

    Que retenir de Hibou sinon une analogie avec le monde des Internets. Et ce faisant, je fais mon auto-analyse. Bloguer, tweeter, c'est aussi une façon de revêtir son costume de hibou. C'est se créer un personnage. C'est projeter à la face du monde un autre soi. Une version augmentée. Améliorée. Authentique... ou pas. C'est être peut-être où on ne vous attend pas. Qui sait. Etre visible dans un monde de bruit et de fureur où domine le chacun pour soi et Gott Mit Uns.

    Je est un autre. Etre hibou, c'est chouette. (Jeu de mots à l'ancienne, visant à la réhabilitation d'expressions surannées... Assez facile qui plus est). 

    Hibou, c'est une réflexion (légère, sans prise de chou, pas besoin de Doliprane) sur la quête d'identité. Qui suis-je? Qui dois-je être? Comment faire coïncider sa nature profonde et ce que l'environnement social attend? Comment paraître et être? L'existence et l'essence. Ce qui nous pousse à construire une représentation acceptable de ce que nous sommes ou de ce à quoi nous aspirons à être. 

    C'est beau ce que je viens d'écrire, j'en ai la larme à l'oeil. Bon, je mets mon costard de hibou et je vous laisse. 

     

    Hibou de Ramzy Bedia sort le 6 juillet en salles.

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  • Au bout du bout de la life (quand j'étais blogueur)

    Quand je dis que je suis blogueur... Non en fait je ne le dis pas, plus, enfin... peut-être que si en fait. Enfin, mes potes, ceux avec qui je descends des bières et des burgers et de la bouffe de gros... enfin, bref, je m'égare déjà. Parce que l'âge. Parce que too old for this shit. Parce que, donc quand je ne dis pas que je suis blogueur, tout le monde s'en fout. Et quand je dis que je le suis, c'est vraiment parce que je suis désespéré de la life et que je n'ai pas envie de me payer un ticket de concert... Ah non, ça c'est n'importe quoi. Shut the fuck up, Donny, you're outta your element...

    Donc, je vais te parler de ma life impitoyable de blogueur... Bref, ça fait un paquet d'années, mais je ne compte plus. On ne m'imagine même pas en vacances dans des lieux improbables entouré de naïades aux mensurations de rêves. Je rentre quand même le ventre, ajuste mon polo Gap et passe un coup d'éponge sur le caoutchouc de mes Converse... La looooose, je ne suis même pas sponsorisés par une marque hyper green vendue uniquement dans un magasin équitable du bord du Canal Saint Martin qui mise à mort sur le développement durable.  Putain, c'est sûr, mes Converse sont faites par des petits enfants ou des travailleurs du tiers-monde payés en dessous du dessous du dessous du minimum; Mélanie Laurent et Pierre Rabhi me regarderont de travers lors de la prochaine conférence TEDx...

    Je regarde ma boîte mail. Il est 7heures du mat. Je me lève, je te bouscule, tu te réveilles et tu ne te rendors pas, comme d'habituuuuuuuuuude. Et je regarde immédiatement ce damné smartphone. Pas d'invite pour Calvi on the Rocks et la Villa Schweppes s'obstine à m'ignorer. Je regarde dans les courriers indésirables, ça occupe. On ne sait jamais. Coool! On m'invite à une opé "enlarge your penis"... Oooooooh, magie des internets, il y a aussi une dame d'Afrique, veuve d'un ministre qui me propose un pourcentage sur les 40 millions de dollars que feu son cher et tendre a mis de côté. Ca vaut bien le coup de lui filer mon numéro de carte de crédit, voire de faire un petit post sponsorisé que je ne dirai pas que c'est sponso... un peu d'humour et d'authenticité. Et hop! Astuce! Ca va passer! Mes lecteurs vont  adorer...

    Bon, je me gratte l'entrejambe avec délicatesse. Le chat me regarde avec cet air accusateur que seuls les chats peuvent avoir. Je le soupçonne de vouloir me buter. Mais seulement une fois que j'aurai rempli sa gamelle de croquettes. 

    Tiens, un mail de gens qui mettent en relation des blogueurs et des marques hyper cool. Et j'ai une invite pour un vide-dressing. Parce qu'ils adooooorent ce que j'écris et que je suis quelqu'un d'hypeeeer sympa. Et que c'est sûr je vais adorer ces jolis bijoux de créateur et ces petits tops de jeunes créateurs à partir de matières recyclées et durables qui sont bonnes pour ma planète... D'ac, c'est un peu chéro, mais comme disait Pascal, première gachette chez Volfoni, le prix s'oublie, la qualité reste. 

    50 mails pro plus tard. Retour à la vraie vie. Café. Re-café. 

    Envie de mordre. 

    Tweets vengeurs en mode humour noir. Réveille le troll en toi petit homme. Zaz a sorti un nouvel album. Hanouna fait des émissions de télé. Toutes ces bonnes nouvelles me mettent en joie. Une belle journée s'engage. Voici venu le temps des rires et des chants. Je me sens de l'humeur d'un Patrick Bateman qui vient d'apprendre que son restau favori est fully booked à l'heure du déj. De quoi sortir la tronçonneuse...

    Je regarde ma webcam. J'hésite. Vais-je la recouvrir de scotch noir à la Mark Zuckerberg et filmer la chose? Je devrais peut-être en faire un tuto pour faire des millions de vues sur YouTube... Au passage, je pense au Professeur Choron, qui aurait été un sublime YouTubeur... Des routines beauté à base de déjections, de vomi... Cool concept. Je note. Au cas où.

    Discute avec les collègues de bureau. Entre blogueurs. On pense concepts. On se dit qu'il y aurait un concept de télé-réalité à développer. Mettre des candidats des Anges, des Marseillais ou des Chtis dans une salle de cinéma fermée à double tours, les obliger à regarder des films de Bergman, Godard, Pasolini, filmer les réactions. On pourrait aussi inviter des blogueurs à une projection surprise de Salo ou les 120 jours de Sodome et organiser leur libération en fonction du nombre de RT... Il y a des concepts à creuser. C'est quand même hyper dur d'être créatif.

    Au bout du rouleau. Au bout de  la life. Ah, quand même une une invite de dernière minute. A un truc, je ne sais même pas quoi ni qui invite vraiment. Mais il y a marqué dans le mail qu'il y aurait à boire et à manger. Ca vaut quand même le coup de passer 15 minutes, le temps de serrer quelques mains ou pas, claquer des bises, émarger la liste, choper trois gadgets tech, un tote bag, un badge, une clé usb, une carte de visite, quelques zéro six et zéro sept, et balancer un tweet ou un instagram ultra filtré et avec les bons hashtags qui vont bien qui sont marqués sur les murs, le plafond, les ordis, le chien, les coupettes, les couverts et assiettes en bambou développement durable, les serviettes, les stickers... Hop hop hop, go go gadgeto. Vite fait, bien fait. Coupettes en mode binge. Razzia en mode Dothraki sous amphètes sur le buffet. Tuer ou être tué. Marcher sur l'eau, éviter les péages, jamais souffrir, faire hennir les chevaux du plaisir, osez Joséphine. Buffet nettoyé. 

    Hop, hop, hop, hey ho let's go. Je file chez les beaux du Silencio. Il y a showcase.

    Gratos.

    L'entrée.

    Parce que le verre est cher (et le prix s'oublie, la qualité reste, n'oublions pas...). Mais les gens sont beaux, insouciants. Les jambes longues, fuselées, bronzées. Les seins, parfaits. Les yeux, de biche. Les parfums, envoûtants. Tweets, hashtags et tout le bazar.

    Remonter à la surface.

    Se coucher la tête pleine de rêves.

    Quelle vie... Je suis au bout du bout de ma life. Il parait que je suis blogueur.

    Love. 

     

     

     

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  • Eskimo, c'est chaud

    Alors là tu vois, se dit le blogueur, je vais essayer de ne pas faire le même truc, de raconter la même histoire. De faire le n-ième compte-rendu de concert sur le mode c'était bien, y avait de la bonne vibe, du groove, du feeling. En même temps, il faudrait que je chope la punchline qui va bien. Un truc qui rime avec Eskimo. J'avais d'abord écrit, Eskimo, c'est beau. C'est un peu de la rime pauvre. Du coup, en tentant de rassembler les quelques neurones encore mobilisables en fin de journée, je me dis qu'Eskimo, c'est chaud, c'est à la fois rigolo et que ça peut faire la blague dans le genre oxymore. Même si, tôt ou tard, réchauffement climatique oblige, les eskimos seront au chaud et qu'il faudra asperger les pingouins de Biafine... 

    Donc, malgré les grèves, malgré la foule qui arpente le pavé parisien, taguant les murs des ministères, défonçant les abribus et respirant les lacrymos entre deux coups de tonfa, je file au Supersonic. Eskimo fête la sortie de son EP, il y aura de la bière et de la musique. Un peu de légèreté. L'époque aurait besoin de légèreté. C'est pas gagné d'avance. 

    Bref, la pinte est à 3,50€. On papote à la cool avec Marie Eskimo (qui ne porte pas de tenue de peau de phoque, est-il besoin de le préciser aux ricaneurs et esprits sournois).

    Comment définir l'univers d'Eskimo? Elle joue de la guitare, elle a une voix puissante. Forte présence scénique. Un petit côté PJ Harvey dans certains titres minimalistes. Un petit côté Anna Calvi, la puissance vocale alliée à la puissance rythmique. Que dire d'autre... Rien de pire que raconter un concert. Et puis je ne filme plus. Enfin presque plus. Un concert ça se vit sur l'instant. Pas au travers d'un écran en pensant au moment où on le collera sur YouTube. Très cool, pour finir, le rappel. Les dernières notes de guitare au milieu du public. Mémorable!

    Un titre, ici, pour se faire une idée :


    En live, c'est envoutant. Prometteur.

    "Dancing Shadows", l'EP d'Eskimo, en écoute ici : 

    Enjoy!!

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  • Découverte : Mamfredos "Circa"

    C'est nouveau, c'est parfait pour le dancefloor... 


    Et l'EP sort à la rentrée.

    Mamfredos "Changement de saison". Dans les bacs le 2 septembre 2016.

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  • Tele Music, 50 ans de French Touch

    Obscur... Etrange... Cryptique... Qui sait? Un truc d'initiés en tous cas. Recevoir un pavé de 500 pages, un beau livre qui parle de musique. De musiciens. De musiciens français qui plus est, qui pendant 50 ans ont distillé leurs sons dans notre inconscient. Sans que nous en ayions conscience. Du moins le grand public. Mais ceux qui savent, eux, jubilent en silence, rient dans leur barbe de hipster. Tele Music... En toute objectivité, je n'en avais jamais entendu parler. Alors imaginez... Se retrouver devant le pavé de 500 pages, plein de textes et d'images. Encore plus impressionnant qu'un numéro de Tsugi, quand vous réalisez que 97,5% de la musique qui vous est présentée vous est totalement étrangère... En se plongeant dans l'opus, on découvre des noms familiers, Pierre Bachelet, Gabriel Yared. En écoutant la bande-son, on découvre des mélodies familières, le générique du Loto. Etonnant, non? comme l'aurait dit Monsieur Cyclopède. 

    Tele Music, librairie musicale, label, a fourni la bande-son de pubs, d'émissions de télé, a même glissé des sons dans le Top of the Pops anglais, les charts américains. Pop, électro, disco, du milieu des années 60 à nos jours, une bande de fêlés de son a oeuvré dans l'ombre. Plus ou moins. 

    "Tele Music / Une anthologie" est un hommage. Un pur ouvrage de passionnés pour passionnés. Mais pas uniquement. Il y a des découvertes, comme cette passion de Tele Music pour les bandes originales de films érotiques (tous les grands classiques des années 70 comme Exhibition). Il y a les environnements sonores d'événements historico-télévisuels, on se souvient de l'apparition du visage pixelisé du vainqueur du 10 mai 1981... sans oublier l'indicatif historique de France Info. 

    Mais Tele Music, ça s'écoute avant tout, pour mieux en apprécier la lecture. Juste pour se rendre compte que Tele Music, c'est la French Touch avant l'heure.


    "Tele Music / Une anthologie" - Editions Sforzando

     

     

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  • Euro 2016 : je me fous du foot

    A cette minute, à ce  moment précis où je tape sur mon clavier ces mots, oui, c'est indéniable, je me tape de l'Euro 2016. Comme de ma première gamelle en vélo. Rien  cirer, à caguer, à secouer, à carrer. Je m'en tamponne le coquillard. Je sature déjà à l'idée que ça va durer un mois et qu'on va enquiller direct avec le Tour de France  et les JO de Rio. Non pas que je n'aime pas le sport... quoique... Non. Je conçois que l'on puisse se passionner pour des exploits physiques, commis plus ou moins sous l'influence de quelques substances euphorisantes pas vraiment autorisées par la faculté, mais néanmoins connues d'icelle. L'esprit de compète, le citius altius fortius, l'important c'est de participer, la grande communion solennelle, les valeurs du sport, bref, le bla bla qui va nous être déversé dans les esgourdes en mode multicanal, multimédia, multibullshit me fatigue déjà à l'avance. Pas tant pour le fait du spectacle sportif, que du décret voire du quasi-oukase qui impose de se  passionner pour la grande fête du sport. Et de soutenir les Bleus... La fête obligatoire. 

    Quel bonheur insoutenable.

    Mais il est vrai que "ça va mieux"... Reprenons en choeur, frères  et soeurs: "ça va mieux!". Ca doit déjà aller mieux rien qu'en le disant. Un peu sur le mode des moulins à prières. "Ca va mieux", c'est le nouveau "Om Mani Padme Om", ou le "Hare Krishna, Hare Rama, Hare Hare"... Ca va mieux... 

    Tenez, rien que jeudi soir, le grand pestacle d'ouverture de l'Euro 2016 avec Louane Bélier (Waouh!), Slimane (Qui est-ce?), Amir-j'ai-fini-6ème-à-l'Eurovision, Kendji Girac (qui vend des milliers de skeuds), Florent Pagny (et sa liberté de pensée), David Guetta (l'homme qui joue de la musique sans les mains)... Et Alexandra Sublet en mode "on est contents, on est avec les Bleus, ça va être top bien, on s'amuse piske ça va mieux" sous amphétamines. On ne m'ôtera pas de l'idée que même Metallica jouant The Star Spangled Banner en ouverture d'un match des Giants de San Francisco a plus de gueule que ce pauvre panel de chanteurs qui cartonnent en tête de gondole chez Carrefour et Leclerc... A  chacun son sale goût. 

    Je passe sur le cérémonie d'ouverture du match d'ouverture... Note créative : zéro. Note artistique : zéro. French cancan, Edit Piaf... 100% cliché. Sans oublier David Guetta et sa clé usb. Bref, je repense au show de Danny Boyle pour les JO de Londres, et je pleure (enfin presque). Gros malaise.

    Je passe sur le match d'ouverture ennuyeux, certes gagné... Aaaah , les larmes de Payet. Je dois dire que je m'étais un peu assoupi. Pas certain d'avoir vu le but sinon en replay. Mais le rosé était bon et la  pizza aussi. 

    Le lendemain, le russe en découd avec l'anglais, sur le Vieux Port. Les valeurs du foot, l'amitié entre les peuples, bref, le bullshit des zélateurs de la chose sportive en prend un coup. J'émets quelques ricanements. Et suis tenté par quelque raccourcis douteux....  Je m'abstiens. pas de vanne, pas d'amalgame. Rien qui puisse choquer tous ceux qui sont convaincus de l'intelligence du bon supporter de foot (le distinguo entre bon supporter et mauvais supporter est aussi subtil que celui qui sépare le bon chasseur du mauvais chasseur sorti d'un vieux sketch des Inconnus...) qui me conforterait dans l'impression originale qui me fait fuir la chose footballistique depuis un paquet d'années... Autant dire que je ne vais pas traîner mes Converse dans les "fanzones" et suggère la création d'"I don't give a fuck zones" pour les irrécupérables... Je devrais déposer le concept. J'ai choisi une dénomination anglophone pour viser large.

    Pour finir (quand même) sur une note joyeuse, et sur une contradiction, je finirai probablement (quand même) par faire le footix de base si jamais l'équipe de France fait le show. Ca sera toujours une occasion de boire des coups entre potes. Ne m'en demandez pas plus. Et ne cherchez pas à m'offrir une place pour un concert de David Guetta. Même en carré or super VIP.

     

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  • Belza, une blonde et son noir univers

    Il y a eu le buzz. Une chanteuse qui se met en scène et annonce haut et fort, urbi et orbi, qu'elle est prête à tout pour faire le buzz. Pour ce qui est du buzz, on a vu qu'il était d'une plus redoutable efficacité d'aller livrer une pizza dans la loge de Joey Starr. A méditer. Une vidéo marrante, un univers à part entière. Un mail reçu un jour, comme ça. Curiosité aiguisée. 

    Bref, on a discuté avec Belza, je voulais en savoir plus sur ses projets d'EP. Difficile de juger un artiste sur un seul morceau. 

    Première écoute de Chaperon Noir. Je n'adhère pas à tout, mais il y a une étrangeté, une recherche de tragique, de mystère sur fond d'intonations r'n'b. Il y a quelque chose. J'ai bien aimé deux titres, De l'Air et Miss Coco Caïne. Plus légers, plus pop. On le saura, j'aime la pop légère. 

    A suivre, et à écouter ici: Belza "Chaperon Noir"

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  • Retour à Tokyo

    Quand on remonte l'historique de ce blog, on peut y déceler les traces d'une passion ancienne pour le Japon. Une passion encouragée par une quinzaine de voyages professionnels, toujours très/trop courts, entamés en 1995... En 2008, dernier trip. Dernières impressions. Et ce sentiment diffus que la prochaine visite sera dans longtemps, voire même totalement improbable. Tant de choses à voir. 

    Et ce projet un peu fou, discussion de vieux potes, un retour possible, une virée de mecs. Un truc unique. 100% fun et tourisme. 

    Hey Ho, Let's Go!

    Etre à nouveau lost in translation, traîner à Asakusa, Roppongi, Harajuku. Retrouver les sons d'Akihabara. Revoir le luxe glacé d'Omote-sando. Se plonger dans la foule de Shinjuku. Marcher dans les traces de Bill, Sofia et Scarlett. Humer l'encens des sanctuaires shinto. Etre ébloui par les néons des enseignes lumineuses. Se perdre dans les ruelles de Shibuya. Se choper des crampes infernales en tentant de dîner assis en tailleur sur un tatami. Passer de la verticalité minérale des buildings au calme des jardins.  Bref, vivre Tokyo.

    Pour ce trip 2016, un plus, la location d'un hébergement inédit. Pas d'hôtel de luxe, pas de coûteux ryokan, mais le choix d'une petite maison dans un quartier résidentiel. Expérience inédite, avec futons et tatamis, salle de bains traditionnelle, sabres et katanas partout... 

    Les premières photos sont là, des impressions glanées ça et là, au fil des balades. 

    Enjoy!

     

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