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Interview express - Page 6

  • Interview Express : Toybloïd

    On a fait l'interview pendant le confinement. Il n'y avait pas d'urgence à la publier, la sortie de l'album ayant été repoussée en octobre. En des temps meilleurs. Force est de constater que ça ne s'est pas amélioré. Mais l'album de Toybloïd est sorti. Enfin. Du bon rock très énervé. Je serais tenté de dire que dans les circonstances actuelles où l'on commence à en avoir ras le masque à force d'infantilisation poussée à l'extrême, de navigation à vue, de sachants qui ne sachent plus rien (NDLR : Précision à l'attention des grammar nazis : il s'agit d'un barbarisme volontaire. Sale époque où l'on doit même expliquer les vannes) mais se damneraient à coup d'éléments de langage plutôt que d'avouer la zone d'incertitude dans laquelle ils évoluent. Et ne parlons pas des complotistes de tous poils, preuve vivante du fait que l'accès à la connaissance grâce aux Internets a donné naissance à une génération de cramés du bulbe. Tout ça pour dire qu'il nous faut du rock, du gros son, de l'énergie brute pour faire trembler nos carcasses avant qu'elles pourrissent sur pied dans l'ennui des soirée confinées après des journées passées sur Zoom. Toybloïd c'est du pur punk rock à la façon des Donnas. On aurait envie de découvrir les titres en live. On a attendu 6 mois supplémentaires pour avoir l'album. On patientera encore un peu. Lou, Madeleine et Grégou ont répondu aux questions de l'interview express. Biberonnés à Sum 41, aux Pixies, aux L7, ils aiment ce rock speed et sans complexe. Comme ils le disent eux-mêmes, Toybloïd, c'est du rouge à lèvres parfumé à la Kro. On a carrément envie d'y goûter!!!

     

    Crédit photo ©️ Eva Quillec

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  • Interview Express : Apple Jelly

    Soyons clairs, bien que suivant la scène indé française, tout passionné de musique que je sois, j'étais passé à côté d'Apple Jelly. On ne peut pas être sur tous les fronts. Désolé les gars. De fait, quand on m'annonce que le groupe s'est reformé pour sortir un nouvel album, mon encéphalogramme reste désespérément plat... Damn'it, comment puis-je me réjouir d'un fait dont j'avais ignoré les antécédents? Soit, me dis-je, prend l'info telle qu'elle est et entre dans le dur directement. Le titre du morceau qui m'est proposé comme premier single me cueille comme un cri de rage. Die, Motherfucker, Die!!! Un cri de guerre que je pourrais pousser en de multiples circonstances. Par exemple quand je... Non, n'allons pas plus loin, l'époque est déjà suffisamment anxiogène...

    Quoi qu'il en soit, à l'écoute de l'album d'Apple Jelly, on vibre, on vrille, on se laisse aller sur le dance floor, et objectivement, vu le groove, on se laisse aller à la tentation d'envoyer en l'air tous les gestes barrières, pour faire comme avant, comme à l'époque où on ne cherchait pas pendant des heures des substituts à l'ennui qui nous gagne. Apple Jelly inspiré par Kraftwerk, LCD Soundsystem, Blondie, The Cure, Giorgio Moroder, la Factory, le cinéma et l’art contemporain, electro-disco-new wave et punk est le projet musical qu'il faut pour reprendre pied, et faire face aux contrariétés du temps. L'album, D*M*D, sort dans quelques jours. En précommande ici.

    Place à l'interview express.

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  • Interview Express : Wire Edge

    Le métalleux a l'air sombre, un inquiétant pour le bourgeois, le bien-pensant qui est prêt à dégainer son crucifix ou ses gousses d'ail pour chasser le mal. Avec Wire Edge, on est face à un cas de revendication d'influences allant du metal à la cold wave. Enfant des 80s ayant grandi musicalement bercé par les climats lugubres et glacés de la cold wave, je ne peux qu'apprécier. Mais vous voyez le topo? Accumulation d'influences laissant entendre que ça va faire mal et qu'on ne va pas se marrer tous les jours. Mais se marre-t-on actuellement? Pensez à Jean Castex. Ça calme. C'est juste pour l'effet facile, tant le paysage est anxiogène et déprimant. Où ai-je posé ce masque? Damned. Je vois flou, j'ai de la buée sur mes lunettes noires. Mais à part ça? Wire Edge, un groupe qu'on aimerait immédiatement voir défendre son album Workhorse Empire sur scène, dans une atmosphère de headbanging, de moshpit, de wall of death. Dans la sueur et les relents de bière. Pour le moment, on n'a que les effluves de nos haleines dans le masque et nous fuyons autrui de peur qu'il nous asperge de ses excrétions corporelles invisibles. 

    Faute de scène, on va tenter de décrire l'alchimie de Wire Edge, formule à deux guitares, jeu de batterie déconstruit, quatuor qui revendique les influence de Tool et Mastodon. Wire Edge s'autorise des moments instrumentaux, quelques envolées apaisées, pour mieux nous scotcher au mur du son. Nicolas a parfois un faux air vocal de Dave Gahan. Workhorse Empire, un titre évoquant l'acharnement d'un groupe formé en 2010, pour sortir son premier album. Dans l'attente d'une hypothétique reprise des hostilités live, interview express des 4 membres de Wire Edge : Jeremy : Basse / Franck : Batterie / Nicolas : Chant/guitares /Yann : Guitares

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  • Interview Express : Dimitri von Büren

    Panoramix : C’est une bonne situation, ça, scribe ? Otis : Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres... etc. etc. Des rencontres. Un peu au hasard des découvertes musicales. Des rencontres avec des passionnés aux multiples talents. Et des vies multiples. Dimitri von Büren est ce genre de profil multi-casquettes, qui a le bon goût de faire de la pop chic et mélodique (j'aime bien cette idée de "pop chic", souvent j'ajoute "classieuse"... C'est ça la pop. Élégante, reposante, à la musicalité délicate, celle qui t'accroche immédiatement et ne te lâche pas. Du pur velours pour les esgourdes). Donc, le camarade Von Büren, dans une de ses vies, distille tranquillement de jolies mélodies pop. Prenez et goûtez en tous, ceci est juste et bon, comme disait le fils unique du Grand Barbu. Il avance avec précaution dans l'univers impitoyable de la pop. Pas de voix autotunée, pas d'effets ostentatoires et/ou putassiers. Quelque chose de très authentique. D'ailleurs, un type qui cite The Doors dans ses références musicales ne peut pas être totalement, mauvais. Interview express de l'artiste à lire illico. 

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  • Interview Express : BT93

    Improbable. Le genre de truc qui tombe dans ta boîte mail et que tu écoutes le sourcil froncé d'abord, avec le doute raisonnable qui sied à toute confrontation à une situation inédite. Et puis tu te détends. Et tu accroches. Peut-être est-ce générationnel. BT93 parle d'un monde auquel plus personne ne croit aujourd'hui. Mais qui, pour ceux qui sont entrés sur le marché, qui ont rejoint la course du rat dans les années 80-90, signifie quelque chose. L'époque des super-winners, l'époque des entrepreneurs vénérant Bernard Tapie, lecteurs de Paul-Loup Sulitzer le soir et de L'Expansion à l'heure du déj. Tous ceux qui se sont étranglés chaque matin avec une cravate, et ont eu des demi-molles dans l'ascenseur les conduisant au somment de leur tour de La Défense après un parcours en RER, leur d'attaché-case à la main... La belle époque où l'on y croyait encore... BT93, l'artiste, a dépeint cette vie merveilleuse, contemporaine de celle des héros désabusés de L'Extension du domaine de la lutte décrite par Houellebecq. Les bandes sont restées dans les tiroirs. Pendant plus de 25 ans. Et elle réapparaissent en 2020. Avec l'intervention de Frédéric Lo. Un phénomène surprenant. 

    J'ai voulu en savoir plus, et percer le mystère BT93. Interview express!!! 

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