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Interview express - Page 2

  • Interview Express: Alex Toucourt

    Alex Toucourt, ou peut être devrais-je dire Alex Tout cool. Car il fait cette pop agréable que l'on s'approprie sans effort, un peu dans l'esprit des Innocents et de JP Nataf (qui fait un featuring sur l'album). Légèreté, humour, fraicheur. Bref, tout ce qu'il faut pour affronter une deuxième année pandémique. Alex Toucourt nous offrirait-il cette lumière au bout du tunnel? je suis prêt à le parier. Bon  d'accord, il est plutôt "team chiens", si j'en juge sa photo officielle et la pochette de l'album. Je suis de la "team chats", punk à chat pour être précis. Mais bon, n'ergotons pas. Ne boudons pas notre plaisir. Celui d'un album délicat, objet de dégustation, comme un bon vin de soif, celui qu'on apprécie sans avoir à le carafer, avec une bonne attaque en bouche et une bonne longueur. 

    Interview express, avec de belles références musicales!!

    Enjoy!!

     

    Crédit photo : ©️ Yann Ohran

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  • Interview Express: Dye Crap

    Crap, shit... En deux mots tout est dit : l'esprit punk habite le groupe. DYE CRAP, quatre rouennais qui sortent un premier album intitulé The Shits. Bon esprit et bonne humeur! Le rock efficace à la FIDLAR, net sans bavures ni fioritures, on met le son à fond et on se lance sans se soucier des voisins grincheux. Jouer fort et vite. Bramer en choeur. Dye Crap est typiquement le genre de groupe que l'on crève d'envie de voir en live (on se calme, c'est pas pour tout de suite, hélaaaaaaas, hélaaaaaaaaas, pour les raisons que nous sachons tous...). Live car on sent que c'est une musique hédonique taillée pour la scène, pour le moshpit, pour le crowdsurfing, pour tout ce qui fait l'essence même du rock: le bordel total, le son sur 11, aspersion de bière comprise. Premier single dans les bacs depuis le 19 février. L'album va suivre, il faudra patienter jusqu'au 30 avril (c'est loin!) (Kids are Lo-Fi Records, Le Cèpe Records, Time Room Records). 

    Crédit photo : ©️ Jean-Paul Groove

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  • Interview Express : Digital Resistance

    Universitaires, anarchistes de gauche, c'est en ces quelques mots que se définit Digital Resistance, le trio formé par Ana Kee, Wolf et Psy. Un groupe formé en mai 2019, mélange de PJ Harvey, Idles, RATM, poing levé et volonté de faire bouger les choses. Le son est agressif, les riffs lourds, la tension palpable. Digital Resistance n'est pas là pour rigoler. 

    Ana Kee, Psy et Wolf entretiennent une solide amitié, ils sont en phase sur les questions de droits de l'homme et de justice sociale. La musique est le vecteurs de leurs messages de résistance. Leur premier album, Alternative Facts, parle de justice sociale, de corruption, d'oppression, d'oligarchie, de fascisme.

    Pas de batteur dans le groupe, on sait depuis Spinal Tap que ce poste est toujours compliqué à gérer dans un groupe... Ana a dû s'y coller et se mettre derrière les futs pour l'album. Pendant ce temps, Psy dégaine les riffs, et Wolf assure la rythmique de plomb. 

    Je suis tombé sur eux un peu par hasard pendant le premier confinement, j'ai bien aimé leur côté énervé. Car il y avait de la matière pour. Et c'est pas fini. Autant dire que la voie est libre pour Digital Resistance!

    Ana et Psy ont répondu aux questions de l'interview express, Wolf avait trop de boulot. Évidemment les questions sont légères au regard de l'engagement politique du groupe. Mais il y a chez eux une immense sincérité. On a envie de les rencontrer IRL, de boire une bière et de discuter jusqu'au bout de la nuit. Et puis on les laisse brancher les amplis. Et mettre le son sur 11.

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  • Interview Express : Bertrand Burgalat

    Il est toujours étonnant d'attaquer une interview express en employant le tutoiement quand tu t'adresses avec respect à ton invité en employant le "vous" qui va bien. Parce qu'on a été éduqué, et tout le tralala. Parce que Bertrand Burgalat est un personnage unique dans le paysage musical français, à la fois décalé et totalement dans son époque, époque sur laquelle il porte un regard lucide et parfois à contre courant des idées reçues. Il suffit de lire sa chronique mensuelle dans Rock & Folk pour s'en rendre compte. Une chose est certaine, il suit son chemin, sans compromis, il fait ce qu'il aime, il produit la musique qu'il aime et rien que pour cela il mérite respect, considération voire piédestal. 

    Bertrand Burgalat, c'est un style, voire même un pur concept. Avec ce look étudié, du costume aux lunettes, d'un cadre des années 80 bossant à La Défense, qui témoigne d'un art du contrepied permanent. Et cet art, on aime. Bien évidemment. Car on est loin des artistes générés, quasi-clonés, dans les télé-crochets, où des avatars interchangeables aux voix stéréotypées se contentent de réinterpréter des standards du moment, sans risque. Ou bien des artistes autotunés, qui produisent de manière quasi-mécanique ce qui se vend à l'heure actuelle. Et donnent naissance à de multiples clones. Comme disait l'autre, prenez et écoutez en tous, jouissez de la musique indé, gorgez-vous de sons inédits, ceci est juste et bon. Aimez la pop qu'on ne vous sert pas au kilo ou au kilomètre, cette bande-son permanente et neutre qu'on  nous sert dans les parkings, les ascenseurs, les centres commerciaux, les salles d'attente... Trop de musique tue la musique, ou du moins le discernement. Voire le bon goût, même si, comme je le dis et le répète comme un mantra, "à chacun son sale goût". 

    On aurait été tenté de croire que le grand supermarché musical qu'est Internet avec ses échoppes, des plateformes, cette technologie qui fait que chacun peut aspirer à la gloire et au succès à partir du moment où il dispose des moyens de production, de réalisation et de distribution, aurait permis l'émergence de l'inédit, de l'originalité absolue... Déception. Vu le bordel ambiant, la masse, le volume, le gloubi-boulga planétaire, il est devenu, pour un artiste non formaté, compliqué d'émerger. Pour se faire entendre, faire son trou, il faut des passeurs, des prophètes, des croyants. Et des sachants qui savent quelque chose, qui ont quelques neurones de plus et le discernement qui va avec, pour séparer le bon grain de l'ivraie, l'exceptionnel du mainstream, le produit de niche du produit manufacturé pour la masse. Il faut aussi une putain de foi chevillée au corps. Et ce petit je ne sais quoi, voire ce grand je ne sais quoi que ni les algorithmes ni les logiciels ne sauraient remplacer. 

    Tout cela pour dire le plus grand bien de ceux qui font, les artisans qui font de la belle ouvrage, comme on dit. Avec la classe et l'élégance. Aux industriels, on préférera les artisans. Car la bonne musique est un artisanat de luxe. Il y a celle qu'on entend d'une oreille distraite et celle qu'on écoute, bien calé au chaud, un verre d'alcool vieux à la main (il fût un temps où il y a avait des salles de concert... mais la bamboche étant terminée pour encore je ne sais combien de temps, on va jouer l'option confinée). 

    Avant d'accueillir le Sieur Burgalat, qui nous parle aussi bien de Ravel que des Kinks, parlons de son actu. Un prochain album sort cet été, et deux BO sont déjà dans les bacs : celle de l'excellent film de Marc Fitoussi, "Les Apparences" (avec Benjamin Biolay et Karin Viard) et celle du documentaire de Camille Juza, De Gaulle bâtisseur. Et tout ceci chez Tricatel

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  • Interview Express : Yann Landry - Tadam Records

    Comme le disait Steve Jobs, "stay hungry, stay foolish". Le gourou californien n'avait pas tort. Surtout dans une période où d'aucune déclarent doctement que "la bamboche, c'est terminé". La bamboche... Juste le moyen d'échapper à la routine mortifère des allers et retours plumard-table du salon où trône l'ordi. Qu'y a-t-il de plus déprimant qu'un sketch de Jean Castex? Un lapdance de Macron? Un strip poker avec Marine Le Pen? Un gang bang avec Mélenchon? Un débat sur les fondements de la métaphysique des moeurs avec Nabilla? La période est grave les amis. L'ennui gagne. On a fait le tour des séries Netflix. Les voisins n'aiment pas le death metal. Mauricette ne donne plus de nouvelles depuis sa vaccination. 

    Il semble actuellement être plus facile de rencontrer Dieu au détour d'un pilier de Notre Dame que d'espérer un geste positif pour la culture - plus de concerts, l'ensemble d'un secteur et de ses acteurs oubliés au nom de quoi? Du désintérêt national, peut-être. Que faire quand ton métier c'est de travailler à la promotion d'artistes et que TOUT se ligue contre toi. Putain de loi de Murphy. La tartine est tombée du côté de la couche de Nutella et reste bien collée au sol. Que faire? Que faire? Bouffer du Xanax? Se pendre? Ou imaginer des moyens de s'en sortir, se réinventer. Repenser son métier. C'est pas de la résilience (terme aujourd'hui affreusement galvaudé), c'est de la RÉSISTANCE. 

    Yann, on a d'abord échangé par mail. Il s'occupe d'artistes indé, un portefeuille de belle qualité parmi lesquels The Hyènes, The Yokel, Rest in Gale, The Twin Souls... Il s'est pris le mur du confinement et de la pandémie en pleine face depuis presque un an. On a descendu quelques bières lors du rare moment de liberté dont nous avons bénéficié entre deux phases de confinement couvrefeuté. Et là, il lance son label, Tadam Records. Avec plein de valeurs positives. Et une belle ambition. Et ça, c'est important. C'est courageux. C'est couillu. Donc, on salue l'initiative, on encourage, on s'enthousiasme, on soutient, on écoute. Comme disait Steve précédemment cité, "stay foolish". Il faut être bien frappé pour oser se lancer dans un contexte pareil! Et se réinventer. D'ailleurs, si l'on se réfère à cette longue analyse de l'excellent Gareth Murphy, 2021 pourrait être une véritable année de renaissance pour le marché de la musique!!!

    Tadam Records, un label rock né de la pandémie, écocitoyen, égalitaire, coopératif. Le site est là. Longue vie à Tadam Records!

    Et place à l'interview! 

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