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Interview express - Page 3

  • Interview Express : Daniel Paboeuf

    Daniel Paboeuf, qu'il le veuille ou non, est culte. Évidemment, dit comme ça, ça vous pose un homme. Le béotien, s'interroge et se gratte le sommet du crâne. Mais de quoi qu'on cause? Rien moins que d'un des piliers de la scène rennaise, et d'une composante du son rennais. Marquis de Sade, Daho, Dominic Sonic, Niagara... Rennes, quoi. ce n'est pas rien que d'avoir inscrit une ville sur la carte du rock français, dans un pays longtemps condamné à la variété. Et qui y retombe régulièrement. On pourra débattre des heures de ce distinguo qui scinde les musiques populaires en deux clans. Ce que j'aime et ce que les gens écoutent achètent. Soyons plus subtil, les gens, c'est vague. Ce qui se vend en tête de gondole dans les supermarchés et qui doit selon toute vraisemblance cartonner en nombre d'heures d'écoute sur les plateformes de streaming. Et qui passe le dimanche soir chez Delahousse... Le rock a eu sa place à la télé. A long time ago. Depuis, il y a un peu de tout, et de la daube, beaucoup. Enfin, des choses que je n'apprécie pas. Mais comme j'ai coutume à le répéter, à chacun son sale goût. Soyons positifs, soyons underground, soyons passionné et parlons de passionnés. 

    Flashback eighties, Marquis de Sade et ce son unique. À l'architecture duquel les sax de Paboeuf et Herpin ont largement contribué. Marquis de sade, une signature unique dans le paysage. Jamais égalé (là c'est le fan qui parle, avec toute la mauvaise foi et l'enthousiasme dont seul le fan peut faire preuve). Daniel Paboeuf a oeuvré dans différentes formations après le split du Marquis. Anches do too cool, Sax Pustuls notamment. On le retrouve derrière Daho, Niagara, Dominique A (nantais. Mais bon, depuis que Nantes a hissé le gwen ha du, ce n'est plus un sujet)... On murmure d'autres noms, Alain Chamfort, Françoise Hardy, Roland S Howard (ex-Birthday Party), du beau linge comme on dit. Du classieux.

    Daniel Paboeuf sort un album, "Ashes ?", en février prochain. Un petit bijou post-punk au son parfois âpre. Il y donne de la voix. Et bien sûr laisse une large part à son sax, sa signature sonore ne quelques sorte. Imagine-t-on le général de Gaulle sans son sax? Un album au climat unique. Qu'il faut apprécier comme un vieux whisky écossais bien tourbé (dont l'artiste est addict) le soir au coin du feu. C'est une musique qui s'écoute, pas une musique qu'on laisse dérouler façon lounge. 

    Interview express en attendant la sortie de l'album. On y parle de tout et de rien, de Lou Reed et des Osmond Brothers... et pas que.

    Crédit Photo : ©️ Laurent Guizard

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  • Interview Express : Animal Triste

    C'est sans aucun doute la révélation rock de l'année. Yes! N'ayons pas peur des mots, un groupe qui dès son premier album montre qu'il a du métier. Et des big balls. La preuve : qui ose reprendre du Springsteen, et pas une obscure toune sortie d'un catalogue d'inédits et de raretés, non, un tube du Boss, Dancing in the Dark. Et les bougres réussissent non seulement à ne pas se rendre ridicules, mais en plus à s'approprier le titre et à le réinterpréter. On ne s'attend pas à voir Courteney Cox grimper sur scène, on est ailleurs. Dans une autre dimension. Mais à part ça, et c'était ma réserve quand j'ai reçu le le premier single d'Animal Triste... Commencer par une cover, c'est presque inquiétant. Comment vont-ils s'en sortir avec leurs propres compos? Sera-ce juste des sons;,mais pas de chanson, pas de mélodies accrocheuses, de trucs dont tu te dis, putain, c'est du bon rock, je mets le son sur 11 et je laisse le bon temps rouler... Et c'est LA bonne surprise. Un album court, à l'ancienne. 8 titres. Une cover et 7 titres d'excellente facture. Un climat bien dark. Un album qui aurait pu naître dans les années 80, du côté de Manchester. Y'a pas à dire, les gars ont du savoir faire. Ils ont pour partie oeuvré au sein de la Maison Tellier, établissement fort respectable. On est happé par cet album, rock post coïtum, comme ils le décrivent eux-même. L'essence du rock, ce côté un peu crade qui sent le le sexe et les draps froissés. On aime!!! Réservés en interview express, minimalistes et plein d'humour tongue in cheek! Comment ne peut-on pas apprécier des mecs pour qui Raining Blood de Slayer est le truc qui les mets le plus en joie!!!

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  • Interview Express : Helluvah

    Camille W. aka Helluvah aime la Britpop. Et les ambiances sombres post-punk. Son coeur balance entre Blur et Oasis. Et elle a été capable de reprendre A Forest de Cure. On sent dans sa musique ces influences dark. Et je ne saurais que recommander son album, Lonely Riots, 9 titres aux guitares puissantes, aux grooves moelleux et hypnotiques. Un album composé sur fond de rupture et de combats solitaires, combat contre soi-même et révolte intérieure. On y trouve le meilleur du post-punk, l'urgence des Slits, la noirceur d'Anne Clark.

    Par pur hasard, nous partageons une passion commune pour Le Maître des Illusions, chef d'oeuvre de Donna Tartt. Rien à voir avec la musique, me direz-vous. Certes, mais simple invitation à vous plonger dans ce livre initiatique. 

    Place à l'interview...

    Crédit photo : ©️ Didier Cluzeau

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  • Interview Express : Bul

    Un peu de pop pour égayer la nuit hivernale, le long tunnel confiné, ponctué par les shows de stand-up de Jean Castex, source inépuisable de déprime. Pas de bol avec BUL. Je devais les rencontrer pour écouter leur album. Agenda compliqué, reports divers. Bref, ça ne s'est pas fait. On a fait l'interview express par mail. La sortie de leur album a été elle-même décalée. Saleté de pandémie. Être artiste en cette année 2020 est un test de résilience. Il faut la foi chevillée au corps, comme on dit. Et puis le streaming, les live en vidéo, c'est sympa, mais ça a ses limites. Que se passe-t-il derrière l'écran? Où sont-ils, les gens? Que font-ils? Combien de conversations encours sur les multiples groupes Whatsapp? Nos petits poissons rouges sont-ils attentifs? Tant de questions. Allez, on va être positifs, Noël approche. BUL, trio pop, viennent défendre leur premier album, "Simon". En écoute en fin d'interview. 

    Enjoy!

    Crédit photo : ©️ Oriane Bony

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  • Interview Express : Partenaire Particulier

    Éric Fettweis est un pote, on ne se voit pas souvent, mais j'aime bien l'artiste, le gars sur qui est tombé le succès il y a maintenant un paquet d'années et qui est poursuivi par un titre, emblématique d'une époque. Partenaire particulier, cherche partenaire particulière... On connait les paroles par coeur, le genre de chose que tu entonnes dans une soirée, chargé en alcool ou pas d'ailleurs... Ça rappelle d'ailleurs cette période insouciante où... Putain, tout ça parait si loin après des semaines de confinement/déconfinement/reconfinement/couvre-feu... Bref. Hasard des plateformes de streaming, je tombe sur un album de reprises de tubes de synthpop des années 80. Partenaire Particulier reprenant Depeche Mode, Yazoo, Orchestral Manoeuvres in the Dark, New Order. Relectures respectueuses. Et ma foi fort plaisantes. On y trouve le même plaisir qu'en écoutant une compil qu'avait réalisée le sieur Beigbeder Frédéric il y a quelques années, en rassemblant la bande originale de sa jeunesse. Ces sons qui ont bercé nos soirées, en école de commerce pour certains, en rallye pour les z'autres. Avec rock "essuie-glace" à la clé. Ceux qui savent verront parfaitement de quoi je cause. Pas de nostalgie de l'époque, n'oublions pas que Peter et Sloane et Licence IV eurent un succès phénoménal à l'époque. À chacun son sale (voire très sale en l'occurence) goût. Le beau pays de France, celui des Gaulois réfractaires, a des goûts de masse que je qualifierai tout de go de goûts de chiottes. Ce n'est pas nouveau. Pardonnez-moi de ne pas m'extasier devant les chansons à message de Vianney. Ni devant celles d'Aya Nakamura (dans ce cas d'ailleurs, je préfère écouter du rap japonais ou du death metal russe... Quitte à ne rien comprendre, autant préserver son snobisme!). Mais bon, le commerce étant ce qu'il est, si ça se vend, "Frankly my dear, I don't give a damn", aurait dit Rhett. Keep calm and don't give a fucking fuck.  Mais revenons à nos Partenaires Particulier. Pas de cover d'Isabelle a les yeux bleus. Ni de L'Aventurier. Au 36ème degré, ça aurait pu être marrant. En attendant, j'écoute à fond la cover de Blue Monday et celle d'Enola Gay. Et puis celle d'Amoureux Solitaires, en duo avec Lio. Et je souris bêtement. Et ça fait du bien!! Merci, amigo!

    Allez hop, interview express! 

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