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DUBUC'S BLOG - Page 5

  • Joe Strummer memories, épisode #4

    The Clash à la télé française, reçu par Marie-Laure Augry en 1984... La maîtrise du sujet n'est pas parfaite, le Clash de 1984 est un peu en perte de vitesse, Mick et Topper ont été virés. Joe poursuit le combat avec Paul, toujours militant, toujours engagé. L'esprit de Clash, toujours vivant. "I'm a voodoo priest, a psychiatrist" dit Joe.

    Enjoy!

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  • J'ai rencontré The Bewitched Hands

    bewitched hands, vampiri waysJ'ai adoré le premier album des Bewitched Hands. Ca c'est dit. De la pop pêchue, euphorisante, bref tout ce qu'il faut pour plaire. Chantée en anglais. Un album dont on attendait presque avec angoisse le successeur. Le groupe aurait-il tout donné dans sa première production et surpris du résultat se retrouverait condamné à tenter de réitérer l'exploit sans jamais réellement y parvenir? Ca s'est vu. J'ai reçu le deuxième, Vampiric Ways. Je l'ai mis dans le lecteur de CD, avec un petit pincement, une petite appréhension. Et j'ai été emballé, embarqué. Un album énergique et mélodique à la fois. 

    J'ai rencontré le groupe, dans un bistrot du 9ème arrondissement. On a bu des bières. On a causé. De pop, de Reims, d'influences, de business, de téléchargement, de composition, du quotidien d'un groupe pop qui cartonne. J'y allais confiant, ils étaient plus nombreux que moi. Pas de provocation, ne pas dire le truc qui fâche. On ne sait jamais... Alors j'attaque directement en citant Arcade Fire... Bah, oui, les groupes qui alignent une tribu sur scène, occupant tout l'espace disponible... Les Bewitched à leurs débuts ont été jusqu'à 12, 12 potes se connaissant depuis le lycée, mus par l'envie de faire de la musique ensemble. Les années ont passé. les contraintes des tournées aussi. Ils ne sont plus que 6, dont une fille, Marianne. Un vrai collectif de gens qui se connaissaient bien avant de faire de la musique ensemble. Une vraie bande de passionnés qui ont démarré sur un label plutôt spécialisé dans les DJ et l'électro, Savoir Faire. Un DJ se déplace avec une valise. Un groupe pop de 6 membres, c'est tout de suite une économie différente. "On ne gagne pas d'argent en étant aussi nombreux" en rigolent ils, tout en avouant le plaisir de pouvoir faire ce qu'ils aiment. Le groupe est taillé pour la scène, il a déjà tourné 6 fois aux Etats-Unis, dans le cadre de festivals, dont le prestigieux SXSW d'Austin. A propos de concerts aux US, dans des salles de 300 personnes, le groupe se marre en rappelant l'une des premières questions qui leur avait été posée sur place: "En quelle langue chantez-vous?"... Car The Bewitched Hands, nourris de Pixies, de Nirvana, de Pavement, de sons anglo-saxons ont pris le parti de chanter en anglais. Pas d'album en français au programme. Est-ce un mal d'ailleurs? Vampiric Ways, dans les bacs depuis le 24 septembre est un superbe album pop.

    bewitched handsAyant vécu à Reims il y a des années, je n'en avait pas gardé l'image d'une ville ausi marquée musicalement que Rennes, Rouen ou Bordeaux. Les choses ont changé depuis 4-5 ans, avec l'émergence d'une scène locale qui explose au niveau national, The Shoes, Yuksek, Brodinsky... et les Bewitched Hands. Le groupe a connu son premier succès public en étant repéré par Jean-Louis Brossard et propulsés sur une des scènes des Transmusicales de Rennes. Début d'un engouement. Qui mène le groupe au niveau où il en est actuellement. Deux années de tournées. Un break, le temps de travailler sur ce nouvel album, enregistré et mixé en 3 mois. Les Bewitched sont passés de l'auto-production à une approche plus structurée, apport de Julien Delfaud, producteur entre autres de Herman Düne. Les Bewitched lui savent gré de leur avoir apporté une méthode de travail. Au final, 30 démos, 16 morceaux enregistrés, 12 retenus pour l'album. Un mixage confié à Craig Silvey, connu pour avoir travaillé avec Portishead, The Horrors (et Arcade Fire...).

    La principale évolution du goupe depuis sa signature avec une major est son approche globale. Initialement, les membres de The Bewitched Hands ne souhaitaient faire que de la musique. Sur Vampiric Ways, ils ont conçu la pochette, réalisé un premier clip (Thank You, Goodbye, it's Over) et travaille sur deux autres vidéos... Sans oublier le travail scénographique réalisé pour le concert de Reims en septembre dernier. Le groupe s'est produit devant la cathédrale de la ville avec une chorale, dans le cadre des 10 ans du festival Elektricity.

    Deuxième tournée de bières. On parle influences, concerts, premières parties, on passe de Led Zeppelin à Michel Berger, on évoque même un concert de Larusso... On cite Can, Gong, le prog rock. On parle de John Maus, Ariel Pink, Stephen Malkmus, Deerhunter, Pendentif... de ce que les Bewitched écoutent. On parle de la démocratie dans les groupes pop, de la place des filles. On passe un bon moment, avec Baptiste, Anthonin, Marianne, Benjamin, Nicolas et Sébastien... Et la promo continue. Le groupe est attendu ailleurs.

    J'ai rencontré The Bewitched Hands, et c'était bien. Reste à les voir sur scène!

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  • Dans mon iPod ce weekend... The Vaccines

    Festival des Inrocks hier soir... La Cigale. Quelques groupes sans trop d'intérêt, ou du moins sans suffisamment d'innovations ou de surprises dans le son pour susciter l'enthousiasme. Le public a l'air d'apprécier. Le bar est ouvert. La bière est fraîche. Rock'n'roll attitude quoi. Puis arrivent sur scène, après un soundcheck tonitruant laissant supposer que la tonalité de la soirée va changer, The Vaccines. Guitares, basse, batterie. Pas de machines. Et très gros son. Pas de quartier, pas de chichis, du bon vieux gros punk rock. On est du côté des Ramones. Potards sur 11. Le public pogote presque timidement. Les oreilles saignent. Le chanteur a la coupe cheveux de Johnny Ramone, les yeux de Johnny Rotten, et ressemble un peu à une version mince de Jack Black. LE concert qui réveille les Inrocks. Energie pure. C'est bon. J'ai la tête dans les enceintes. Comme disait Ted Nugent: "If it's too loud, you're too old". (Merci @HeleneTweets pour la citation).

    Merci The Vaccines, grâce à vous, j'ai eu ma cure de jouvence!

    Enjoy!

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  • Joe Strummer memories, épisode #3

    Les filles de Joe Strummer, Jazz et Lola parlent de leur père. Etonnant et sympathique.

    Enjoy!

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  • Joe Strummer memories, épisode #2

    Joe Strummer avec les Pogues, pendant son intérim, vers 1988-89. Shane MacGowan en vrac, Joe avait produit un album des poivrots irlandais. L'occasion de le voir sur scène pour des versions survoltées de London Calling et I Fought The Law.... Pour moi, ce fut à l'Elysée Montmartre. Et ce fut grand.

    Enjoy!

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  • Dans mon iPod ce weekend... Neil Young

    La chose s'appelle Psychedelic Pill. Un album tout neuf de Neil Young et Crazy Horse dans la grande tradition bruitiste du Loner. Il fête ses 67 ans lundi 12 novembre et continue d'assurer, potards sur 11, avec ce gros son distordu et cette voix inimitable. Le dernier hippie, le survivant de Woodstock, du Flower Power, Neil Young quoi. Immense. Et capable d'étonner encore quand d'autres se contentent de tourner avec leur vieux répertoire, histoire de relever les compteurs. Respect. Révérence.

    Enjoy!

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  • Joe Strummer memories, épisode #1

    joe strummer, the clashLe 23 décembre 2002, Joe Strummer est mort. Onc' Joe, le Parrain d'un punk intègre, ascétique.

    Première constatation, Joe est mort à 50 ans. Quand tu en as 48, tu te dis que c'est très très jeune et carrément trop tôt pour aller rejoindre le territoire des ombres et des chasses éternelles.

    J'ai été et suis toujours fan de Clash. Il est des choses qui ne s'expliquent pas. J'avais 15 ans quand London Calling est sorti. Avec Never Mind The Bollocks des Pistols, ce fut l'un des albums-clé de mon adolescence. Un album parfait dont l'écoute reste un plaisir absolu.

    Cet album, je l'avais acheté lors d'un séjour estival en Ecosse, à Perth dans le Tayside. Un double vendu à 5 £. The Clash. Dont j'avais loupé le passage mythique à Mogador. Je sortais peu à l'époque, et n'étais pas parisien. Mais j'ai plongé dans le punk rock à la fin du punk. Quand la new wave a débarqué. Quand RTL diffusait des concerts des Starnglers le samedi soir très tard. Quand un concert des Ramones au Palace était un évènement, quand les Pistols avaient déjà splitté et que Johnny Rotten, redevenu John Lydon avait lancé PIL. A l'époque, j'avais été traumatisé par le chant de muezzin sur fond de lignes de basse monstrueuses de Metal Box. J'écoutais aussi The Wall, Unbehagen, Dantzig Twist, Highway to Hell, comme ça, en vrac. Parce que ces sons étaient nouveaux. Parce que j'étais venu au rock par les Beatles, Bill Haley et la BO d'American Graffiti. Parce que mes potes étaient fans de Supertramp. Je me plongeais avec délectation dans Rock & Folk chaque mois, j'achetais Libé parce que c'était le seul canard qui causait décemment de musique de jeunes, du moins celle que j'aimais.

    Mais Joe Strummer dans tout ça? Rude Boy, le film de Jack Hazan, m'a plongé au coeur même de la vie quotidienne de mon groupe favori, dont je connaissais par coeur les paroles de Lost in the supermarket, Spanish bombs, Guns of Brixton ou London's Burning. C'étaient des gauchistes. Mitterrand était Président. Les Enfants du Rock étaient sur Antenne 2.
    The Clash a splitté. C'était moche. J'en étais presque triste. Combat Rock était un bel album, pas le meilleur, mais renfermant des pépites. Et puis il y avait eu Sandinista. Le triple. La claque avec de tout, du punk, du jazz, du rockabilly, du punk, du funk... The Clash était immense.

    Les années ont filé. J'ai un peu délaissé Strummer en solo. Il y a eu l'épisode Pogues, un concert mémorable à l'Elysée Montmartre où Onc' Joe remplaçait Shane MacGohan, trop imbibé pour tourner avec son gang de soiffards irlandais. Joe avait chanté London Calling en dernier rappel. C'était l'extase.
    Avec les Mescaleros, Joe avait l'immense bon goût de reprendre Redemption Song de Bob Marley. Le genre de truc qui te fait dresser les poils sur tout le corps. Il l'avait même chantée en duo avec Johnny Cash. Autre immense moment. Il avait joué dans un film de Jarmush, quelques années auparavant. The Clash ne se reformait pas, même si on pouvait lire ça et là que les vieux compères, Jones, Simonon, Headon et Strummer avaient fini par se rabibocher. Sans toutefois, intégrité oblige, reformer LE groupe mythique. L'auraient-ils fait, je me serais rué nuitamment, j'aurais campé devant un quelconque Virgin Megastore ou Fnac pour être dans les premiers à décrocher le golden ticket. Mais, ça n'a pas eu lieu. Ce qui rend la chose encore plus belle et encore plus frustrante.

    Un jour de décembre 2002, Joe est mort. Je n'ai pas pleuré. J'ai passé l'âge. Mais j'ai eu mal quelque part. Parce que finalement la reformation du Clash devenait totalement impossible. Parce que mon adolescence commençait à se dissoudre. Parce que Bono continuait à parader parmi les grands de ce monde. Parce que Mick Jagger continuait à refaire le même album, moulé dans son jean slim. Il me reste Iggy, même s'il est trop media whore. Il me reste Neil Young. Il me reste John Lydon.

    Pendant quelques semaines, les Joe Strummer memories vont être des virgules musicales, pour revenir à l'essence de ce que fut The Clash, et garder allumée une petite flamme de rébellion rock'n'roll.

    Merci Joe.

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  • Bloc-note express N°207

    Froid. Un mot pour résumer un weekend de changement d'heure. Le petit frimas matinal qui te glace sur ton scooter. D'aucuns me suggéreraient de prendre les transports en commun, où chaleur humaine et expérience olfactive et sonore se mêlent allègrement. Bah, non. Scooter un jour, scooter toujours. Live to ride, comme disent les bikers. Biker... Ah, ah! se gausse le mec qui fièrement chevauche son Swing 125, faute de permis moto idoine...

    Un samedi soir à regarder On n'est pas couchés. Que les choses soient claires, Ruquier n'est pas drôle. Enfin. Les mecs qui lui écrivent ses vannes en ouverture d'émission devraient penser à faire autre chose. Rien à voir avec les esprits aiguisés qui pondent les blagues de Jay Leno, David Letterman ou Conan O'Brien... L'ouverture d'ONPC est poussive. Désolé Laurent. Par la suite, le contenu est bon quand le panel d'invités est bon. Même quand il n'est pas excitant. Tenez, la semaine dernière, on annonce Jean-François Copé. Je tweete immédiatement mon intention d'éteindre la télé. Bah, finalement, je découvre un Copé apaisé, presque sympathique voire touchant. Il avait du prendre de la Ritaline, je devais être très fatigué... Je réitère l'expérience une semaine plus tard. L'expérience ONPC, pas l'expérience Copé. Nicolas Bedos, plume acérée et brillante, dans un jeu de séduction étonnant avec une Natacha Polony étonnamment agréable, Mazarine Pingeot, de plus en plus attachante dans le rôle de la fille cachée du Commandeur qui s'émancipe du Père tout s'en revendiquant. Bons chroniqueurs, bon contenu. Geluck. Esprit vif et caustique. Reste Charles Beigbeder, dans le rôle du capitaliste marmoréen insupportable. Désolé Charles, je n'aime pas ton frère, mais lui, au moins présente des aspérités. A choisir... Bref... J'ai éteint la télé vers 2h45, Charles m'a tuer.

    Relecture en cours du premier jeu d'épreuves de Twittus Politicus, mon second livre co-écrit avec Nico Prat. C'est la phase excitante: recevoir le livre dans sa mise en page quasi-définitive, chercher les coquilles, préciser des détails. Un vrai travail d'orfèvre, avec la crainte toujours de ne pas voir la scorie qui sautera aux yeux depu lecteur, mais que, à force d'être immergé dans le texte on ne décèlera pas... Il y en avait une ou deux dans la version définitive et publiée des Miscellanées d'Internet... Satisfaction de voir que le livre est déjà référencé sur toutes les librairies en ligne. Sortie le 3 janvier. Encore deux mois. Excitation, même si celle-ci est moindre que celle ressentie pour le premier livre. Les premières fois ne se reproduisent jamais, c'est une évidence. Un deuxième livre, c'est un nouveau pari, c'est la perspective de la promo, c'est l'envie de le voir sur les tables et présentoirs des libraires, et kif absolu, de le voir entre les mains de lecteurs inconnus.

    James Bond. Skyfall est probablement le meilleur film de la franchise depuis des années. Plus dense, plus dur, plus sombre, plus réaliste. Finis les gadgets qui a force de surenchère débilisaient l'univers de l'espion britannique. Sam Mendes + Daniel Craig + Javier Bardem + Judy Dench, un cocktail parfait. Pas de James Bond girl superfétatoire. Des fractures, des personnages moins schématiques, moins de destinations touristiques inutiles. Bref, un pur régal, qui réjouira les amateurs de cinéma, et décevra tous ceux qui s'accrochaient déséspérément aux voitures invisibles, stylos-missiles et physiciennes nucléaires en mini-short et 90 C.

    neil youngDu rock... Neil Young sort un album. Un de plus direz vous. Certes. Mais à 66 ans, le Loner démontre sa longévité, sans se caricaturer. Alors oui, je vais me jeter sur ce n-ième opus d'un type qui ne cherche pas à emballer la jeunette en se trémoussant sur scène dans ses jeans slim. Et qui, avec son fidèle Crazy Horse, continue à jouer à fond, à faire beaucoup de bruit. Comme ça, pour le plaisir. A part ça, je n'ai pas fait la queue devant le Virgin Megastore pour aller voir les Stones. Pas assez fan pour ça. J'en connais un qui l'a fait, avec succès. Mais qui a fait le déplacement à Bruxelles en 1973 aussi. Donc, respect aux anciens!

    Voila, jeunes gens. C'est tout pour l'instant.

    Enjoy!

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  • Dans mon iPod ce weekend... Fauve

    Double dose de "Dans mon iPod ce weekend". Pour reparler de Fauve, un projet artistique, musical, vidéo, un truc dont on n'a pas fini de parler. Si, si, je vous le dis et vous l'aurez lu en premier ici! Arrangements classieux et soft, textes en talk-over, belles images. Notez le nom, Fauve. Gardez ça dans un coin pas trop encombré de votre mémoire. Plus d'infos sur le projet, ici.
    En attendant un album, un concert... Un nouveau titre: Nuits fauves.

    Enjoy!

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