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DUBUC'S BLOG - Page 5

  • Retour à Tokyo

    Quand on remonte l'historique de ce blog, on peut y déceler les traces d'une passion ancienne pour le Japon. Une passion encouragée par une quinzaine de voyages professionnels, toujours très/trop courts, entamés en 1995... En 2008, dernier trip. Dernières impressions. Et ce sentiment diffus que la prochaine visite sera dans longtemps, voire même totalement improbable. Tant de choses à voir. 

    Et ce projet un peu fou, discussion de vieux potes, un retour possible, une virée de mecs. Un truc unique. 100% fun et tourisme. 

    Hey Ho, Let's Go!

    Etre à nouveau lost in translation, traîner à Asakusa, Roppongi, Harajuku. Retrouver les sons d'Akihabara. Revoir le luxe glacé d'Omote-sando. Se plonger dans la foule de Shinjuku. Marcher dans les traces de Bill, Sofia et Scarlett. Humer l'encens des sanctuaires shinto. Etre ébloui par les néons des enseignes lumineuses. Se perdre dans les ruelles de Shibuya. Se choper des crampes infernales en tentant de dîner assis en tailleur sur un tatami. Passer de la verticalité minérale des buildings au calme des jardins.  Bref, vivre Tokyo.

    Pour ce trip 2016, un plus, la location d'un hébergement inédit. Pas d'hôtel de luxe, pas de coûteux ryokan, mais le choix d'une petite maison dans un quartier résidentiel. Expérience inédite, avec futons et tatamis, salle de bains traditionnelle, sabres et katanas partout... 

    Les premières photos sont là, des impressions glanées ça et là, au fil des balades. 

    Enjoy!

     

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  • Allez les Verts

    J'avais 12 ans, je n'y connaissais à peu près rien en science footballistique. Je ne regardais pas le foot à la télé. Je n'avais même pas la télé, c'est dire. Mon cauchemar, les parties de foot dans la cour du collège. Ou le prof dont la seule passion était le ballon rond...

    Et pourtant, j'avais affiché dans ma chambre un petit poster avec les Verts, ceux de 76. Je connaissais par coeur, va savoir pourquoi les noms des joueurs, Piazza l'argentin, Curkovic le goal, Janvion, Revelli, Rocheteau, sans oublier Herbin le coach. Bref, porté par la vague verte, j'en aurais presque rêvé de le porter ce maillot vert frappé des lettres blanche MF pour Manufrance... Quoique... Je n'avais pas découvert le rock'n'roll. On se raccrochait aux mythes qu'on pouvait. Et puis les exploits de l'ASSE étaient LE sujet de conversation de ce printemps-là. Bref, il y a eu l'excitation de l'avant-match, suivie de la déprime de l'après. Post matchum animal triste. Et les poteaux carrés... Saleté de poteaux carrés. Aussi sournois que les Ardennes qui ont permis le contournement de la Ligne Maginot! Le Génie Français mis à bas par la fourberie écossaise alliée des forces tudesques! 

    J'ai du ressentir la même chose 6 ans plus tard quand l'infâme Schumacher fit sauter la dentition du vaillant Battiston. Noch einmal Gott n'était pas mit uns... Kolossale Katastrophe!!! Mais cette fois-ci en direct, devant la télé.

    Bref, en ce 12 mai, il faut oublier le bon goût, ressortir les shorts en satin et chanter en choeur, qui c'est les plus forts évidemment c'est les Verts... Presque de meilleure tenue que l'affligeante version d'I was made for loving you, concoctée par Skip The Use qu'on a connus plus inspirés...


    Allez les Verts!

     

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  • Lilimarche, chansons pop élégantes

    Fin avril. Ne te découvre pas d'un fil dit le dicton. Et il n'a pas tort. On se pèle. Winter is coming, Game Of Thrones reprend. c'est cohérent. Certes. Mais quel rapport avec Lilimarche? Aucun. Que les choses soient claires.  Comme le disait le Maître, Hunter S Thompson, le Docteur Gonzo en personne, faisons acte de subjectivité absolue. Soignons le contexte, l'environnement général. L'ambiance. Peut-être fait-il froid parce que Prince est mort. Parfois, il neige en avril... Tu le vois le lien... Certes, mais Lilimarche dans tout ça? Et quel rapport avec Prince? A priori aucun.

    Sauf que...

    Sauf que mercredi dernier j'étais au Studio des Variétés. Pour un apéro-concert. J'aime bien le concept, soit dit en passant. Showcase en tout petit comité, façon amis choisis par Montaigne et La Boétie, que des passionnés de musique, de son, de trucs indé. Bref, bonne compagnie. Pour un petit concert de Lilimarche.

    Lilimarche...

    Auteur-compositeur-interprète. 

    Elle monte sur la mini-scène, entourée d'un guitariste et d'un batteur. La voix est claire, la diction parfaite. les textes subtils, sensibles  et drôles. La présence est forte. Lilimarche est longue et mince, une silhouette entre Barbara et Françoise Hardy. Elle occupe l'espace, raconte ses histoires, ce qu'elle appelle ses chansons polaroids. Le titre de son nouvel EP est parfait, ses chansons sont de petites tranches de vie. Des instantanés, mis en scène, orchestrés joliment Et sans chichis. Lilimarche n'est pas une créature diaphane genre madonne préraphaélite, le genre de chanteuse fragile qu'on craint de voir expirer dans un murmure. Lilimarche est solide comme le rock.

    Une dizaine de titres, ses deux EP, "Au bar de l'hôtel", "Chansons Polaroids". Moment où le temps se suspend, où l'on est accroché aux mots, embarqué par les tonalités synthétiques. Des chansons pop entraînantes interprétées avec élégance.

    Fin du set, apéro. 

    En sortant du studio, je croise François, 50% du duo Eléphant. On parle de son nouvel album, plus électro.

    En sortant du studio, j'apprends que Prince est mort. 

    Dehors, il fait beau.

    Ca ne durera pas. 

    Pour écouter Lilimarche : "Chansons polaroids" nouvel EP, dans les bacs depuis le 8 avril dernier

    Enjoy!

     

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  • Prince et moi

    Encore un type qui va y aller de son anecdote personnelle, de son récit de concert, de sa larmichette, vous dites vous déjà lassé à l'avance... Et je vous comprends. Encore un RIP. Encore un billet, un articulet laudateur où l'on parera le défunt de toutes les vertus et où l'on évoquera la vide immense qu'il laisse dans un monde à la dérive, etc, etc, etc... 

    Bref, vous êtes mal. Vous avez déjà cliqué ailleurs. Vous avez raison.

    Prince, ça faisait des années que j'avais plus ou moins décroché. Plutôt plus que moins. Voila c'est dit. Ca va mieux.

    Et pourtant, si je devais retenir de Prince un seul morceau, ce serait The Cross. Ne me demandez pas pourquoi. Enfin si, demandez.

    Ca remonte aux années 80, au milieu. On échange de la salive sur Purple Rain. On se secoue épileptique sur When Doves Cry. Arrive Sign O' The Times. Un double. Avec de tout dedans. Le couteau suisse straight from Minneapolis. D'ailleurs, je suis en Suisse à cette époque. Mais ceci n'a rien à voir avec cela. The Cross, le genre de morceau qui te chope, comme ça au moment où tu t'y attends le moins. Parce qu'il commence soft. Presque timide. Black day, stormy night. Petite rengaine tranquille qui se finit en déluge de grosses guitares hyper saturées. Un son metal, punk, sauvage. Et tout à coup la jonction se fait dans mon petit monde mental entre mes racines rock et l'univers polymorphe du Kid de Minneapolis (appellation déposée, cliché journalistique trademarké). The Cross m'a hanté, pendant des  années  et aujourd'hui encore.

    Vola, c'est tout. 


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  • C'est cool, c'est culte

    Le Festival du Film Culte, c'est cool, non? Parce que Monsieur Karl Zéro a eu la riche idée d'envisager de projeter des films reconnus culte par le poids des ans, la vox populi, le goût des autres (je partirais du postulat qu'à chacun son sale goût, mais que quand même à part les Tontons Flingueurs et le Parrain, il n'y a rien. Je sais déjà qu'en écrivant ces lignes, je prends le risque de me voir opposer toutes sortes d'objections, rien que parce que je fais mine d'ignorer Mon Curé chez les Thaïlandaises, l'intégrale de Max Pécas et Dirty Dancing. Mais c'est comme ça mon p'tit gars. Le culte a ses raisons que la raison ignore).

    Mais l'autre idée folle du festival est de décréter, ou du moins  de tenter de déceler ce qui potentiellement sera culte... demain. Ou après-demain. On dans 50 ans. Et faut sérieusement avoir la tête dans le culte pour se projeter aussi loin. Culte ou pas culte? Telle est la question.

    Affaire à suivre. Pour le reste, les détails, la programmation, et tout le toutim c'est là : www.festivaldufilmculte.com

    Et si tu veux voter pour TON film culte, celui que tu souhaites voir à Trouville pendant la réétrospective, c'est là : www.festivaldufilculte.com/la-retrospective

    C'est du 16 au 19 juin, à Trouville sur Mer.

     

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  • Voyage dans le temps avec Gaspard Royant

    La Maroquinerie, un lundi soir. On traverse Paris,  les CRS s'affairent place de la République, la nuit debout se prépare. Oberkampf se prépare pour la nuit parisienne. Stop rue Boyer. La Maro, sous-sol. Premier choc. Grand chic. Voyage dans le temps. Theo Lawrence. Un gamin gominé en chemise à carreaux, jean  à revers, guitare sèche, devant un micro vintage, l'éclairage est minimaliste. La voix. Memphis, les studios Sun, on cherche Sam Phillips des yeux, Elvis, Carl, Johnny (Cash, pas Smet)... On est projeté dans l'Amérique profonde des 50s. Impressionnant. La voix est puissante, parfois éraillée, genre mec qui a vécu. Final sur une reprise de Lefty Frizzell, Long Black Veils.

    Remontée en surface.

    Bière.
    Pause.
    Break avant la vedette de la soirée, zi incrédibeul Gaspard Royant. A l'ancienne. La soirée est définitivement vintage.

    Pour résumer, si besoin est, c'est l'ambiance Golf Drouot. Enfin telle qu'on imagine qu'elle ait pu être. Je n'étais même pas né. C'est juste une construction intellectuelle probablement inexacte. C'est peut être l'ambiance de The Cavern de Liverpool, celle des clubs de Hambourg, qui sait. Peut-être rien de tout cela. Un passé idéalisé, comme l'Amérique de Happy Days ou American Graffiti. Gaspard Royant entre en scène, veste de smoking blanche, revers noirs. Bien dégagé sur les oreilles, gomina nickel. Place au show. Voyage dans le temps , flashback sixties. Gaspard fait le show, le groupe assure. En costard, chic comme les Beatles. Excitant, groovy. Envolées de Farfisa, solos de guitare, rythmique impeccable. Le genre d'atmosphère où tu sens tes pieds échapper à ton contrôle, où tu esquisses des pas de danse. Bref, ça bouge. De temps à autres un riff, une note, ce je ne sais quoi qui évoque les Suprêmes, les Stones, cette soul, ce rock décomplexé, pour coeurs brisés et amoureux tellement solitaires qu'ils en pleurent. Citations, évocations. La musique de Gaspard Royant est à la fois typée et intemporelle. Même pas datée, follement actuelle, un peu comme le jour où, dans les 80s, on entendit les premiers riffs des Stray Cats. Et qu'on ne s'en remit pas complètement. Tant ils étaient hors du temps, à la fois rockabilly et tellement punk. On n'est pas ici dans un univers musical rockabilly. Juste rock, teinté de soul à l'anglaise, dans un glissement spatio-temporel excitant. On cherche l'anachronisme, on en jubile. Les guitaristes des 60s avaient-il le réflexe de tenter le larsen, avant Jimi? Pourquoi pas, il y a bien eu Link Wray. On est dans une ambiance vintage avec tous les acquis de 50 ans de rock, après les guitar heroes. Et ça c'est bon, on a corrigé le passé. On est chez Marty McFly passant de Chuck Berry à Hendrix. L'un des morceaux de Gaspard Royant évoque ledit Marty, d'ailleurs. Ce soir, le vintage est beau. Car il ne s'agit pas d'un tribute band, reproduisant à la note près le show d'une figure emblématique du passé. Il y a de l'hommage aux mânes du rock'n'roll, il y a un retour à l'essentiel, au fun, à la joie de vivre, à une forme d'innocence. Et c'est bon!

    En laissant les pensées vagabonder, je repense à Sha-Na-Na, le groupe improbable, hommage américain au rock'n'roll des 50s, qui s'était produit à Woodstock et qu'on retrouva dans la BO de Grease... Gaspard Royant vogue dans ces eaux, la classe et le bon goût en plus. Taillé pour la scène pour un parterre de college boys and girls, pour le bal de promo. Un peu de chic dans une époque qui l'est tellement peu.

    L'album de Gaspard Royant : "Have you met Gaspard Royant?" dans les bacs depuis le 8 avril

     

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  • Flaneries parisiennes

    J'ai fait du sport. Et j'ai carrément mal partout.

    J'ai traversé Paris, en roller. Il faisait beau. Je suis allé du côté de République. 

    J'ai vu les slogans, les poèmes, les citations écrites sur les murs, sur le sol. Ca m'a rappelé quelques épisodes de ma jeunesse. Les mots, les phrases de Gandhi, Dom Helder Camara. C'était le matin. Un mec grattait sa guitare à l'entrée d'une construction genre yourte modèle bidonville. J'ai compris qu'en gros, le grand capital c'était le mal et qu'il fallait de l'amour. J'ai pensé à Simon & Garfunkel. Les mots des prophètes sont écrits sur les murs du métro, qu'ils disaient. So what? On va où? 

    J'ai repris ma ballade en écoutant Iggy. 

    Il faisait beau.

    J'ai pris un café en terrasse.

    Les jambes raidies par le manque d'exercice.

    Voila. 

    Fin de la parenthèse.

     

     

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  • Une soirée avec Guillaume Stankiewicz

    Mon dieu! Qui est-ce, vous demanderez-vous. De Guillaume Stankiewicz, il en fut déjà question ici, il y a peu. Un showcase dans l'atmosphère bruyante d'un café parisien, peu adapté à sa chanson subtile. Au 3 Baudets, l'ambiance est posée. Feutrée. Il monte sur scène, en trio. Multi-instrumentistes passant de l'alto aux claviers ou à la guitare. Boîte à rythme, sons électriques. Le phrasé est limpide, des accents de Dominique A ça et là. Il y a pire comme univers. Les mots sont choisis. Vous en connaissez beaucoup des auteurs qui chantent des mots comme "opiniâtre" ou "prodigalement"? Il y a du Bill Murray dans le personnage. Ce côté faussement désabusé, cet humour absurde. Ces mots simples entre chaque chanson qui contrastent avec la poésie de son univers musical.

    A suivre. 

    Guillaume Stankiewicz - EP "Sans cesse et sans bruit" sortie le 8 avril. 

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  • Semaines rock'n'roll

    Le weekend s'était déroulé sans anicroche. Le bipède s'était collé de la peinture jusqu'à la racine des cheveux, le bricolage c'est un métier, monsieur. Ouais, t'as raison. Quand on improvise, on se sent un peu comme le gusse qui débarque sur une scène avec sa Mosrite pourrie à qui on demande d'occuper l'espace avant l'entrée en scène de l'artiste vedette. Tu te sens comme une poule de Loué avec un couteau modèle Rambo... Bref, ce qui compte avant tout dans le bricolage, c'est l'ambiance. Donc, Savages à fond. Ca motive. Et les pensées coquines traversent ton cerveau pendant que tu appliques de la monocouche au plafond (avec effet aspersion, c'est pas de l'eau bénite, tu finis la tronche mouchetée, c'est de toute beauté...). Yes, pensées inavouables en évoquant intérieurement le concert de Savages à la Cigale quelques jours plus tôt.

    A franchement parler, ça n'avait pas décollé toit de suite. Elles sont glaçantes les filles. Mais quand Jehnny ouvrit son petit blouson, découvrant son ventre plat et son soutif noir, la foule s'affola. Jehnny l'androgine, portée par le public chaud comme la braise. Gros son, gros show. L'amour est la réponse, don't let the fuckers get you down. Yes baby, ça chaufe jusqu'à l'incandescence, avec ces accents de Siouxsie et de Patti Smith. Bref, on quitte la Ciigale avec la banane, les esgourdes défoncées par le bordel sonique de Bo Ningen, première partie noisy nippo-londonienne des sauvageonnes. Bo Ningen qui revient sur scène et se mêle aux Savages pour un final à 3 guitares, 2 basses, 2 batteries où malgré les limiteurs de bruit, tu finis avec le crâne vrillé en attendant l'apocalypse. Bref. Goood! Pas aussi surprenant que la toute première fois sur la scène de la Route du Rock, mais bien et bon. Fort. Femme. Violent Femmes, Femme Fatale. Rooooh!

    Et quelques jours plus tard, tu repeins ton plafond, partant du principe d'Audiard comme quoi les tâches domestiques ne sont pas sans noblesse. 

    J'ai réécouté Fuzz II à fond. J'ai réécouté un live de Pink Floyd, à fond. Is there anybody out there, la version live de The Wall, celle des années 80. Dans la voiture comme il se doit. Avec ce petit je ne sais quoi un peu beauf. Mais j'étais seul dans le véhicule. Et don't let the fuckers get you down, comme me l'avait sussuré Jehnny quelques jours plus tôt.

    J'ai collé dans la platine l'EP de Guillaume Stankiewicz. J'en avais fini avec la peinture. Place au recueillement, à l'introspection. J'étais dans un mood à introspecter. Et c'était la bande-son idéale. Apaisée. Il y a du Dominique A chez le gars. Dans cette manière de poser les mots. D'une voix claire. Sans préciosité, avec élégance. Du coup, je suis allé le voir sur scène, dans un petit rade du 12ème. On a discuté. Il est monté sur la micro scène. J'ai pensé à cette chanson de Charlélie sur les pianistes d'ambiance. Stankiewicz déroulait ses chansons subtiles. Les buveurs de bière de la salle d'à côté poursuivaient leurs conversations, bonnet sur la tête, chemise à carreaux sous barbe. C'était chouette quand même (c'est surrané "chouette", je ris intérieurement). Quand le hipster assis en face de la scène , un peu vautré regarda sur son iPhone une vidéo sur YouTube ou autre avc le son, une petite envie de défonçage de tête à la batte de baseball me traversa l'esprit. Guillaume chanta une version acoustique brillante de Magnolia Forever. On se serra la main.

    Et puis j'ai rencontré Vanille. Qui va sortir un EP bientôt. Qui a sorti un clip. Une mélodie pop toute sucrée et charmante. De la pop fraiche, qui fait le même effet que voir Hinds sur scène pour la première fois. Désarmant, sans posture, sans affectation. Nature. C'est sympa, ça fait du bien. Un peu de douceur dans ce monde de brutes. On en reparlera.

    Et puis je suis tombé sur l'interview de Jesse Hughes. Et je me suis dit "quel con". Et j'ai posté quelques messages d'insultes à son endroit. Et je suis passé à autre chose. Histoire de ne pas perdre mon temps. Entre temps, il s'est excusé. Et j'ai pensé à Zappa qui avait pondu cet aphorisme, Shut up 'n play yer guitar. Et en avait fait un album. C'est vrai. Ferme la et joue de la guitare. 


    J'ai dégusté les quatre premiers épisodes de Vinyl. LA série qu'il te faut regarder quand tu aimes le wock'n'woll, son Histoire, sa petite histoire pleine de poudre, de narines défoncées, de décibels, de guitares hurlantes, de billets verts, d'A&R. Enorme. A regarder avec le son à fond. Ce que tu as pu lire dans la presse musicale, dans les livres, tout ça prend vie devant tes yeux ébahis. New York, la Factory, le Velvet, les Dolls, le Coop... Rock'n'roll, man. Que du bonheur. Avec Scorsese et Jagger à la production. 


    Et puis voila. 

    Love.

     

     

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  • Gainsbourg, dépression au dessus du jardin

     


    Pas de mots en trop, pas de nostalgie (camarade), pas d'hommage alambiqué. Une épure.

    Juste ce morceau, "Dépression au dessus du jardin".

    On se tait, on écoute. Hé ouais, mon p'tit gars. Gainsbourg se barre, Gainsbarre se bourre. 

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