03/11/2012

Dans mon iPod ce weekend... Neil Young

La chose s'appelle Psychedelic Pill. Un album tout neuf de Neil Young et Crazy Horse dans la grande tradition bruitiste du Loner. Il fête ses 67 ans lundi 12 novembre et continue d'assurer, potards sur 11, avec ce gros son distordu et cette voix inimitable. Le dernier hippie, le survivant de Woodstock, du Flower Power, Neil Young quoi. Immense. Et capable d'étonner encore quand d'autres se contentent de tourner avec leur vieux répertoire, histoire de relever les compteurs. Respect. Révérence.

Enjoy!

02/11/2012

Joe Strummer memories, épisode #1

joe strummer, the clashLe 23 décembre 2002, Joe Strummer est mort. Onc' Joe, le Parrain d'un punk intègre, ascétique.

Première constatation, Joe est mort à 50 ans. Quand tu en as 48, tu te dis que c'est très très jeune et carrément trop tôt pour aller rejoindre le territoire des ombres et des chasses éternelles.

J'ai été et suis toujours fan de Clash. Il est des choses qui ne s'expliquent pas. J'avais 15 ans quand London Calling est sorti. Avec Never Mind The Bollocks des Pistols, ce fut l'un des albums-clé de mon adolescence. Un album parfait dont l'écoute reste un plaisir absolu.

Cet album, je l'avais acheté lors d'un séjour estival en Ecosse, à Perth dans le Tayside. Un double vendu à 5 £. The Clash. Dont j'avais loupé le passage mythique à Mogador. Je sortais peu à l'époque, et n'étais pas parisien. Mais j'ai plongé dans le punk rock à la fin du punk. Quand la new wave a débarqué. Quand RTL diffusait des concerts des Starnglers le samedi soir très tard. Quand un concert des Ramones au Palace était un évènement, quand les Pistols avaient déjà splitté et que Johnny Rotten, redevenu John Lydon avait lancé PIL. A l'époque, j'avais été traumatisé par le chant de muezzin sur fond de lignes de basse monstrueuses de Metal Box. J'écoutais aussi The Wall, Unbehagen, Dantzig Twist, Highway to Hell, comme ça, en vrac. Parce que ces sons étaient nouveaux. Parce que j'étais venu au rock par les Beatles, Bill Haley et la BO d'American Graffiti. Parce que mes potes étaient fans de Supertramp. Je me plongeais avec délectation dans Rock & Folk chaque mois, j'achetais Libé parce que c'était le seul canard qui causait décemment de musique de jeunes, du moins celle que j'aimais.

Mais Joe Strummer dans tout ça? Rude Boy, le film de Jack Hazan, m'a plongé au coeur même de la vie quotidienne de mon groupe favori, dont je connaissais par coeur les paroles de Lost in the supermarket, Spanish bombs, Guns of Brixton ou London's Burning. C'étaient des gauchistes. Mitterrand était Président. Les Enfants du Rock étaient sur Antenne 2.
The Clash a splitté. C'était moche. J'en étais presque triste. Combat Rock était un bel album, pas le meilleur, mais renfermant des pépites. Et puis il y avait eu Sandinista. Le triple. La claque avec de tout, du punk, du jazz, du rockabilly, du punk, du funk... The Clash était immense.

Les années ont filé. J'ai un peu délaissé Strummer en solo. Il y a eu l'épisode Pogues, un concert mémorable à l'Elysée Montmartre où Onc' Joe remplaçait Shane MacGohan, trop imbibé pour tourner avec son gang de soiffards irlandais. Joe avait chanté London Calling en dernier rappel. C'était l'extase.
Avec les Mescaleros, Joe avait l'immense bon goût de reprendre Redemption Song de Bob Marley. Le genre de truc qui te fait dresser les poils sur tout le corps. Il l'avait même chantée en duo avec Johnny Cash. Autre immense moment. Il avait joué dans un film de Jarmush, quelques années auparavant. The Clash ne se reformait pas, même si on pouvait lire ça et là que les vieux compères, Jones, Simonon, Headon et Strummer avaient fini par se rabibocher. Sans toutefois, intégrité oblige, reformer LE groupe mythique. L'auraient-ils fait, je me serais rué nuitamment, j'aurais campé devant un quelconque Virgin Megastore ou Fnac pour être dans les premiers à décrocher le golden ticket. Mais, ça n'a pas eu lieu. Ce qui rend la chose encore plus belle et encore plus frustrante.

Un jour de décembre 2002, Joe est mort. Je n'ai pas pleuré. J'ai passé l'âge. Mais j'ai eu mal quelque part. Parce que finalement la reformation du Clash devenait totalement impossible. Parce que mon adolescence commençait à se dissoudre. Parce que Bono continuait à parader parmi les grands de ce monde. Parce que Mick Jagger continuait à refaire le même album, moulé dans son jean slim. Il me reste Iggy, même s'il est trop media whore. Il me reste Neil Young. Il me reste John Lydon.

Pendant quelques semaines, les Joe Strummer memories vont être des virgules musicales, pour revenir à l'essence de ce que fut The Clash, et garder allumée une petite flamme de rébellion rock'n'roll.

Merci Joe.

29/10/2012

Bloc-note express N°207

Froid. Un mot pour résumer un weekend de changement d'heure. Le petit frimas matinal qui te glace sur ton scooter. D'aucuns me suggéreraient de prendre les transports en commun, où chaleur humaine et expérience olfactive et sonore se mêlent allègrement. Bah, non. Scooter un jour, scooter toujours. Live to ride, comme disent les bikers. Biker... Ah, ah! se gausse le mec qui fièrement chevauche son Swing 125, faute de permis moto idoine...

Un samedi soir à regarder On n'est pas couchés. Que les choses soient claires, Ruquier n'est pas drôle. Enfin. Les mecs qui lui écrivent ses vannes en ouverture d'émission devraient penser à faire autre chose. Rien à voir avec les esprits aiguisés qui pondent les blagues de Jay Leno, David Letterman ou Conan O'Brien... L'ouverture d'ONPC est poussive. Désolé Laurent. Par la suite, le contenu est bon quand le panel d'invités est bon. Même quand il n'est pas excitant. Tenez, la semaine dernière, on annonce Jean-François Copé. Je tweete immédiatement mon intention d'éteindre la télé. Bah, finalement, je découvre un Copé apaisé, presque sympathique voire touchant. Il avait du prendre de la Ritaline, je devais être très fatigué... Je réitère l'expérience une semaine plus tard. L'expérience ONPC, pas l'expérience Copé. Nicolas Bedos, plume acérée et brillante, dans un jeu de séduction étonnant avec une Natacha Polony étonnamment agréable, Mazarine Pingeot, de plus en plus attachante dans le rôle de la fille cachée du Commandeur qui s'émancipe du Père tout s'en revendiquant. Bons chroniqueurs, bon contenu. Geluck. Esprit vif et caustique. Reste Charles Beigbeder, dans le rôle du capitaliste marmoréen insupportable. Désolé Charles, je n'aime pas ton frère, mais lui, au moins présente des aspérités. A choisir... Bref... J'ai éteint la télé vers 2h45, Charles m'a tuer.

Relecture en cours du premier jeu d'épreuves de Twittus Politicus, mon second livre co-écrit avec Nico Prat. C'est la phase excitante: recevoir le livre dans sa mise en page quasi-définitive, chercher les coquilles, préciser des détails. Un vrai travail d'orfèvre, avec la crainte toujours de ne pas voir la scorie qui sautera aux yeux depu lecteur, mais que, à force d'être immergé dans le texte on ne décèlera pas... Il y en avait une ou deux dans la version définitive et publiée des Miscellanées d'Internet... Satisfaction de voir que le livre est déjà référencé sur toutes les librairies en ligne. Sortie le 3 janvier. Encore deux mois. Excitation, même si celle-ci est moindre que celle ressentie pour le premier livre. Les premières fois ne se reproduisent jamais, c'est une évidence. Un deuxième livre, c'est un nouveau pari, c'est la perspective de la promo, c'est l'envie de le voir sur les tables et présentoirs des libraires, et kif absolu, de le voir entre les mains de lecteurs inconnus.

James Bond. Skyfall est probablement le meilleur film de la franchise depuis des années. Plus dense, plus dur, plus sombre, plus réaliste. Finis les gadgets qui a force de surenchère débilisaient l'univers de l'espion britannique. Sam Mendes + Daniel Craig + Javier Bardem + Judy Dench, un cocktail parfait. Pas de James Bond girl superfétatoire. Des fractures, des personnages moins schématiques, moins de destinations touristiques inutiles. Bref, un pur régal, qui réjouira les amateurs de cinéma, et décevra tous ceux qui s'accrochaient déséspérément aux voitures invisibles, stylos-missiles et physiciennes nucléaires en mini-short et 90 C.

neil youngDu rock... Neil Young sort un album. Un de plus direz vous. Certes. Mais à 66 ans, le Loner démontre sa longévité, sans se caricaturer. Alors oui, je vais me jeter sur ce n-ième opus d'un type qui ne cherche pas à emballer la jeunette en se trémoussant sur scène dans ses jeans slim. Et qui, avec son fidèle Crazy Horse, continue à jouer à fond, à faire beaucoup de bruit. Comme ça, pour le plaisir. A part ça, je n'ai pas fait la queue devant le Virgin Megastore pour aller voir les Stones. Pas assez fan pour ça. J'en connais un qui l'a fait, avec succès. Mais qui a fait le déplacement à Bruxelles en 1973 aussi. Donc, respect aux anciens!

Voila, jeunes gens. C'est tout pour l'instant.

Enjoy!

27/10/2012

Dans mon iPod ce weekend... Fauve

Double dose de "Dans mon iPod ce weekend". Pour reparler de Fauve, un projet artistique, musical, vidéo, un truc dont on n'a pas fini de parler. Si, si, je vous le dis et vous l'aurez lu en premier ici! Arrangements classieux et soft, textes en talk-over, belles images. Notez le nom, Fauve. Gardez ça dans un coin pas trop encombré de votre mémoire. Plus d'infos sur le projet, ici.
En attendant un album, un concert... Un nouveau titre: Nuits fauves.

Enjoy!

Dans mon iPod ce weekend... Marie-Flore

Les filles qui chantent, c'est cool. Postulat de base. Quand la fille s'appelle Marie-Flore, on se dit que ça peut être cool. Mais on n'a pas écouté. On a juste vu la photo. Mais comme disait l'autre "Don't judge a book by the cover"... Donc, on va au-delà de la pochette du single. Certes, on a lu quelque part que la donzelle a trainé avec Pete Doherty. Gage de crédibilité? Personnellement, le Doherty avec sa guitare sèche qui se produit à Paris en permanence ne me séduit guère. Sauf quand il fait des reprises des Libertines. Mais revenons à Marie-Flore. Un single "By the dozen" en téléchargement ici et en écoute ci-dessous. C'est frais, sympa.  A suivre, en attendant plus!

Enjoy!

20/10/2012

Dans mon iPod ce weekend... Donald Fagen

Peut-on ne pas aimer Donald Fagen? 50% de Steely Dan, une production qui ferait même passer JJ Cale pour un forcené... Pensez donc, 4 albums en 30 ans sous son nom. L'homme est un perfectionniste. Gros cliché... C'est clair qu'avec un album tous les 7-8 ans, on a le temps de peaufiner... 

Il n'empêche qu'à chaque livraison, le plaisir est le même. Le même que le soir où, pour les plus anciens, nous découvrimes le Sieur Fagen dans Feedback, l'émission de Bernard Lenoir sur France Inter, avec son album The Nightfly. Donald Fagen, c'est de la pop teintée de jazz, une production plus qu'impeccable, du Steely Dan, quoi... A se demander vraiment qu'est-ce qui fait la différence entre un album de Fagen en solo, avec ou sans Walter Brecker, son alter ego et complice dans le crime... Steely Dan, Fagen, c'est très France Inter, côté confort d'écoute.

Mais c'est trop bon! L'album s'appelle Sunken Condos

Enjoy!

15/10/2012

Bloc-note express N°206

pain au chocolatLa semaine dernière, je n'ai pas acheté de pain au chocolat. J'avais trop peur qu'on me l'arrachât des mains. Je vis dans la peur... D'accord ce n'était pas le Ramadan. Mais il y a des pauvres dans les rues. Des gens louches. Pas propres parfois même. C'est inquiétant. De là à ce que ces gens aient la dalle et se jettent sur les honnêtes gens qui taffent et se lèvent tôt pour leur ôter la chouquette de la bouche, il n'y a qu'un pas. 

Faut que j'arrête France Info au réveil. Ils ne commencent jamais pas les trucs importants. Il parait qu'en Syrie, on te bute pour ton falafel. Un truc entre sunnites et alaouites. Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour de la bouffe. En Corée du Nord, à la frontière, on a vu des militaires pourtant sensés être fidèles à Kim Jong-un, se disputer un bol de kimshi, régler le différend à coup de kalashnikov et se tirer en Corée du Sud. 

On est dans la merde. L'équipe de France de football n'avait pas envie de piquer le chirashi des Nippons. Crac, un but encaissé. Mardi, les espagnols n'auront peut-être pas envie de se laisser bouffer les tapas sur le dos. 

A part ça... Vagabondages restreints sur les réseaux sociaux, du moins à titre personnel. Moins de tweets qui tuent. Le klout qui baisse, et le sentiment de s'en foutre royalement. C'est accessoire. C'est virtuel. Enfin... Ca n'a pas d'importance. Je me suis posé la question de fermer ce blog. Et puis, non. Ca m'a effleuré quelques minutes. Mais ce compagnon est là depuis plus de 6 ans. Alors on garde. On remplit au gré des inspirations... Moins régulier, mais moins obsessionnel pour le rédacteur. Je me rappelle le temps où j'étais obsédé par mes stats. On vieillit, on s'en fout. 

En fait, je garde le blog pour l'écriture. Pour le plaisir de me mettre devant le clavier. Et de tenter de raconter un truc qui tienne la route. Deux bouquins au compteur bientôt. Des articles. C'est cool. Il faudra que je tente la fiction. 

Et pour conclure sur quelque chose de perso... Et puis, non. 

Un titre de The Jam pour finir... à propos de la vanité des choses et de la société du spectacle.. That's entertainment! 

Enjoy!

13/10/2012

Dans mon iPod ce weekend... Public Image Ltd

Et oui... Il suffit que je tombe en arrêt devant la couv de l'édition française de Mojo, que je m'étais juré de ne plus acheter au vu d'un premier numéro médiocre. En couverture, John Lydon. Une légende vivante. Je n'avais pas prêté attention à la sortie du nouvel album de PIL, dont le Metal Box a vrillé mes tympans il y a des années et dont la redécouverte m'avait scotché. Reformation de PIL dans un line-up ne comptant que le sieur Lydon comme membre originel. Exit Jah Wobble et ses lignes de basse. Exit Keith Levene. Des seconds couteaux finalement écrasés par le charisme démoniaque de l'irlandais...

L'album est intéressant. A la hauteur de la légende de Public Image Limited

Enjoy!

12/10/2012

Frank Alamo avait repris les Beatles...

Les yéyés ont permis à des petis français âge tendre et têtes de bois de découvrir les fleurons de la pop anglo-saxonne... Ils ont repris les Everly Brothers, les Beatles, tout ce qui se faisait hors de l'Hexagone, recyclé, adapté parfois de façon désastreuse, parfois avec un certain talent...

Frank Alamo, fils de famille passé au showbiz avait adapté "I want to hold your hand" des Beatles... Pas mal, il faut le dire. Pas plus niaiseux que les lyrics d'origine.

Enjoy!

07/10/2012

Dans mon iPod ce weekend... spécial Jean-François Copé

Cher Jean-François,

Bien sûr on dira que tes propos ont été tirés de leur contexte, que ceci, que cela. Tu dénonceras les amalgames, les procès staliniens d'intentions. Tu fustigeras les mous du genou, ceux qui n'osent pas appeler un chat un chat, un poil de taliban un poil de taliban, etc.

Bref...

Mais je pense à ces pauvres n'enfants qui se font piquer leur goûter par des islamistes en goguette. Pas de pain au chocolat! Paf! Je ne sais pas où ça se passe. Apparemment pas à Peshawar. Ils devraient manger des sandwiches au jambon pour le goûter, ça serait un acte militant et ça ferait chier les barbus!

Bref, n'ayant aucune envie de rentrer dans un débat par avance nauséabond, je te dédie cette chansonnette de Joe Dassin. Et je vais m'acheter un pain au chocolat pour savoir en chemin si j'habite dans une zone à risques...

Je ne t'embrasse pas, c'est dimanche, je ne suis pas rasé.

Enjoy!