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DUBUC'S BLOG - Page 4

  • Rock & Folk et moi

    Tout a commencé en septembre 1979. N°153, Blondie en couverture. A l'affiche, Led Zep, Leonard Cohen, Véronique Sanson, les Stones, Boston. Mis à part Boston, tout ce petit monde continue à faire l'actu. Voire à sortir des disques. Voire à être arraché à l'affection des siens. En ayant sorti un ultime skeud. 

    Ce numéro de Rock & Folk, je suis retombé dessus un peu par hasard un jour, il y a deux-trois ans, aux Puces de Saint Ouen. Et je suis tombé en arrêt, comme le chien du même nom, comme le couteau à cran éponyme. Catalepsie. Catatonie. Holy shit! Holy fucking Jesus! Gabba gabba hey! One two three four! LE numéro de Roquéfloque qui a TOUT déclenché. 

    Je l'avais acheté un peu en loucedé. Pink Floyd et les Beatles étaient tolérés à la casa. Mon père aimait Brel, période Abbé Brel. Il avait quelque chose de rock, mon père. Un peu comme ces fans des Stones qui t'affirment que depuis le trépas de Brian Jones, les Stones, bof... Ou que Pink Floyd sans Syd Barrett, c'est plus vraiment ça... Il aimait le jazz. Le Count, le Duke, les émissions et les bouquins d'André Francis. Mais le rock... Je suis passé d'Okapi/Phosphore à Rock & Folk. Tranquille. De quoi alimenter les conversations avec les potes. Au lycée. Les clivages étaient forts. Si tu aimais le hard, tu ne pouvais pas écouter du punk ou de la new wave. Si tu écoutais Supertramp, tu n'écoutais pas Clash. Point barre. Et à Versailles, on préférait Téléphone qui se mariait mieux avec les mocassins américains, les mèches et les pulls négligemment jetés sur les épaules. 

    Ce numéro de Rock & Folk, je le connaissais par coeur. Il fut ma Pierre de Rosette, mon Petit Livre Rouge, mon catéchisme. Je tombais raide dingue de Chrissie Hynde. Ses mitaines en dentelle noire, sa frange, cuir noir et Perfecto rouge. Dwight Twilley m'intrigua, je n'en entendis plus parler. Je me plongeais dans la scène rennaise. Et découvris Marquis de Sade. Et Hunter S Thompson. Dont le Las Vegas parano venait d'être réédité. Je découvris le gonzo journalisme chroniqué par Manoeuvre. 

    PhilMan... Certains revendiquent des parentèles littéraires directement puisées dans le Lagarde & Michard ou dans la Pléiade. Des z'influences prestigieusement académiques, avec grand uniforme, palmes, pompes et circonstances, passages sur France Cul et tout le toutim. Mon maître ès-écriture fut PhilMan. Le PhilMan des années 80. Tout en délire, déconne, emballements, et mauvaise foi absolue. Il y en avait d'autres, bien sûr, le cryptique Garnier (qui n'avait pas aimé Apocalypse Now, va comprendre...). Jean-Eric Perrin et son Frenchy But Chic. Blanc-Francard. Je n'écrivais pas une ligne. J'ai écrit plus tard. Après avoir lu les oeuvres de HST. 

    La suite... J'ai acheté religieusement Rock & Folk chaque mois. J'ai décroché au milieu des années 80. Presque 10 ans de break. J'y suis revenu. vers 94 ou 95, je ne sais plus. Une couv avec un Polnareff annonçant l'un de ses premiers retours. 

    On reste marqué par la musique de ses quinze ans. J'y pensais encore en voyant Republik et Kas Product sur scène, il y a quelques semaines. Une soirée Frenchy But Chic, organisée par Jean-Eric Perrin. On ne se débarrasse jamais de son adolescence. Le monde du rock devient une grande nécro. Mais de jeunes branleurs comme Lemon Twigs viennent donner un petit coup de frais. Combien de temps dureront-ils? L'espace d'un album, d'un engouement. Ils succèderont à tous ceux qui nous collent la gaule, le frisson rock'n'rollien. Et qui nous permettront de rester éternellement jeunes.

    Solid as a rock. 

    Bon anniv Rock & Folk!

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  • Jour Polaire

    Imagine ce moment de l'année près du Cercle Polaire, ce moment où le soleil ne se couche pas. Pas de nuit. La lumière intense. Le dérèglement des sens. L'absence de sommeil. L'alcool et la folie. Jour Polaire, c'est cette enquête sur des meurtres monstrueusement orchestrés, avec ce qu'il faut de flics à fractures personnelles. Avec des suédois, dont Peter Stormare - vu chez les Frères Coen dans des rôles mythiques et déjantés - et Leila Bekhti, qui jongle entre le français et l'anglais avec dextérité. 

    Je ne gloserais pas sur le sens profond et l'imaginaire rafraichissant des séries nordiques - que je n'ai pas vues. je pourrais le faire, genre "je suis allé pomper un truc sur Wikipedia pour en parler doctement"... Je ne le ferai pas. Question d'éthique. Question de flemme aussi. Nous partirons du principe que l'exotisme du nord de l'Europe, que nous fréquentons en général au détour d'une visite chez Ikea (Sköl, Sven, Billy!) en écoutant Mamma Mia, c'est familier. Enfin presque. Le truc qui tue (je n'ai vu qu'un seul épisode, je tiens à le préciser), c'est ce jour permanent. Un point de départ déjà expérimenté dans le puissant Insomnia de Christopher Nolan, où l'on voit un Al Pacino, dur à cuire, se décomposer littéralement sous l'effet du manque de sommeil. Insomnia, l'Alaska. Jour Polaire, Kiruna, au nord du nord de la Suède. Les meurtres sont gore à souhait. Leila Bekhti retrouve un rôle de femme flic, fragile - au sens qu'elle n'a pas la carrure de Dwayne Johnson, donc côté baston, j'attends de voir si elle devra se battre à main nues contre un bucheron viking local, mais cette remarque sera peut-être interprétée comme une vision sexiste, donc que dire, que faire? - Bref. Fragile, mais pour comme les flics selon le standard Pagan-Marchal (cheveu gras/mal rasé, veste en cuir, Gamma-GT au max, roulant en Porsche Cayenne armés jusqu'au dents avec une somme de fracture personnelles telles qu'on s'étonne que l'Inspection du Travail n'ai pas émis une alerte RPS au niveau Defcon Red et collé tout le monde en arrêt de travail doublé d'un séjour en HP avec fermeture de la boutique... Re-bref. Bref, Jour Polaire c'est prometteur. Et ça commence lundi.

    Et c'est pas sur Netflix. Va falloir que je trouve un moyen d'accéder à Canal.

    Mais vais-je aller chez Ikea ce weekend pour m'acheter du glög et des bonbons Daim pour rester dans l'ambiance?

    [Jour Polaire, série en 8 épisodes de 52 minutes, diffusée sur Canal+ à partir du lundi 28 novembre]

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  • Un soir au Festival des Inrocks

    Etonnante première soirée de ce Festival 2016. La journée avait été bercée des sons du nouvel album de Metallica. Du brutal. Sauvage. Enfin, sauvagerie parfaitement policée. Presque sans surprise. 

    Et puis La Cigale, avec cette première soirée très orientée nouvelle scène française. Et c'est étonnant. Comme un retour au son des années 80, dépoussiéré, remis en selle. Des sonorités comme on en entendait sur les radios dites libres de bon goût et sur France Inter, déjà. Il est marrant de constater que ce qui a pu paraîtrre ringard au oreilles du public des Inrocks naissants plaise au public des Inrocks 30 ans plus tard... 

    Juliette Armanet, clavier, accompagné d'un groupe très rock, évolue dans un univers musical pas si éloigné de Véronique Sanson, sous influence Steve Stills. J'ai bien aimé. J'en redemande.

    Her, étonnant groupe, entre jeunes gens modernes et soul.

    Paradis, et cette pop synthétique qui évoque Daho, mais pas que. Et qui se lance dans une relecture de la Ballade de Jim. Enflammer la Cigale avec une chanson de Souchon... Paradis l'a fait.

    Lescop qui cloture la soirée, avec ces tonalités rock et synthétiques. Il s'était tu. On était resté sur le sombre et envoutant La Forêt. On l'avait presque oublié. Il revient.  Avec une forte présence scénique, un groupe puissant. C'est fin, c'est beau. 

    Affaire à suivre.

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  • Suzanne...

    Avant d'entendre parler de Leonard Cohen, j'ai entendu Graeme Allwright chanter Suzanne. Je devais être scout. Une ambiance de feu de camp. De balades dans les bois, youkaïdi youkaïda. Petite madeleine proustienne. Lointaine. 

    Des années plus tard, il y a eu Bashung. Mais c'est une autre histoire...

    Et Hallelujah... J'avoue l'avoir vraiment découverte en regardant Shrek avec mes enfants dans la version de Rufus Wainwright. Voila. 

    Pas cool, hein. 

    Mea culpa.

    Mea maxima culpa. 

    Je ne connais finalement de Leonard Cohen que ses "Best of". C'est déjà ça. C'est peu.  On va faire avec. Réécouter. Peut-être est-ce la bande-son idéale de nos temps obscurs? 

    Je vais me passer en boucle The Partisan, tiens.

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  • Découverte : The Rusty Bells "Red Sun"

    C'est nouveau, un titre intéressant du duo toulousain, The Rusty Bells dont l'EP sort le 15 novembre (Dead Bees Records - en téléchargement sur les plateformes idoines). Ils se réclament de Pink Floyd, d'Archive, des Kills, de Kavinsky. Un morceau envoutant et acrocheur. A suivre!


    Enjoy!

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  • 13 novembre 2015

    C'est parti pour la grande catharsis mémorielle... chacun va y aller de son 13 novembre, de son Bataclan, sur le mode "j'y étais pas mais j'aurais pu y être". A tel point qu'en les rassemblant tous on pourra remplir le Stade de France. Mouais. Je me trouve sévère en écrivant ces mots. Peut-être est-ce nécessaire, de se rappeler (memento mori) que la vie est fragile, que c'est la guerre, que c'est la merde, qu'on est mal partis, que nos enfants vont hériter d'un monde à feu et à sang alors que nous avons pu bénéficier des belles années où, malgré la Guerre Froide, nous vivions en paix avec l'espoir de lendemains qui chantent. Le futur est incertain, le monde vibrionne, les bombes pètent, les extrémistes de tous poils et plumes s'écharpent pour savoir si le Grand Ordonnateur dort avec la barbe au dessus ou en dessous de la couette, si on a le droit de lui tirer le portrait, si on peut acheter un nain braillard pour le confier à deux papas, bref, ça se crispe dans tous les sens, ça se radicalise, ça braille, ça kalache aussi. Pendant ce temps (à Vera Cruz) ça campe Quechua dans les quartiers Nord de Paname. D'aucun préfèrent le sans-abri Made in France, par principe, avec la même indifférence, si ce n'est qu'il mange du jambon (périmé) et boit de la 8.6. Du bon pauvre bien de chez nous, élevé dans nos terroirs, qui est un peu tombé de l'ascenseur social mais qui permet de se rassurer sur son propre confort de petit blanc. Ca c'est le contexte général.

    Evidemment, in antiquis temporibus (souvenirs de lointains cours de latin, ça doit être un ablatif absolu ou un truc du même genre), on pouvait aller au concert décontracté, à la cool, Altamont et un vague concert des Who de la fin des années 70 restaient les expériences les plus mortifères de la chose rocknrollienne. Et encore, on n'en avait que le récit a posteriori. Qui venait nourrir la noire légende de la musique du diable. Côté drames, c'était plutôt dans les stades de foot que le tragique survenait. Et encore sans facteurs exogènes. Mouvements de foule, effondrement de tribunes. Fatum sportivum... La ceinture d'explosif restait un accessoire exotique réservé au Moyen-Orient, une spécialité locale comme le thé à la menthe ou l'hoummous... [Je tiens à préciser, afin de lever toute ambiguïté, que les phrases précédentes contiennent du second degré. Il est toujours bon de le rappeler, par les temps qui courent. L'humour desprogiens, l'humour tout court étant devenu une denrée périssable et rare, remplacé par la flatulence hanounesque quotidienne. A ce propos, à chacun son sale goût, comme on dit.]

    Donc le 13 novembre 2015...

    Je ne suis pas au Bataclan. Et je n'aurais pas pu y être. Aucune chance. Les Eagles Of Death Metal m'indiffèrent. Ce n'est pas faute de les avoir vus sur scène une fois à Rock en Seine en 2009. C'est un groupe de rock, ni plus mauvais, ni meilleur que les autres. Fin 2015, je ne sais même pas qu'ils sont à Paris. Et puis si j'avais dû sortir ce soir-là, j'aurais été au Festival des Inrocks. Peut-être au concert de Arc (avec Dan Auerbach des Black Keys). Ouaip. Mais ce soir précis, je légume dans mon canapé. Autour de moi, mes bagages. Je me lève tôt le 14 novembre, je m'envole pour le Sénégal. Pour le taf. Alors, pas de concert, de coucher à pas d'heure. Déjà que faire les bagages, en n'oubliant ni les répulsifs anti-moustique, ni les médocs divers, ni les fringues, les batteries, les chargeurs, tout le bordel indispensable du voyageur-aventurier... Une mission. Une purge!

    A la télé, le match France-Allemagne. Que je regarde d'un oeil distrait. Un oeil sur Twitter. Important Twitter. C'est là que je vois passer les premiers messages évoquant des fusillades dans Paris. J'y crois sans y croire. Il y a tellement de fausses nouvelles. Mais ça se répète. Etrange. Et il y a la mention d'une explosion au Stade de France. Je me tétanise. L'une de mes filles est au Stade de France. Sms. Elle me rassure. Elle est à l'abri. Elle a entendu l'explosion. Elle n'était pas loin. Twitter encore. Fusillades. Prises d'otage. Bataclan. Morts. Rumeurs. C'est le bordel. J'ai perdu le fil du temps. Je ne me rappelle plus de la chronologie. J'appelle un client. On annule toutes les opés en cours, dont les messages apparaitraient comme obscènes dans ce contexte de mort dont on ne connait pas encore le bilan ni les protagonistes. Le téléphone sonne. Les proches qui connaissent mon goût immodéré pour le rock et qui s'inquiètent. "Tu n'es pas au Bataclan?". Non, pas ce soir. Les sms tombent aussi. Facebook fait son safety check. On compte les siens. On appelle, on balance des sms pour savoir. Les chaînes d'info tournent en boucle. On ne sait pas grand chose. Les experts commencent à expertiser. Les heures passent. Le clan est rassemblé. Il est 2h00 du matin. Ma fille rentre enfin. Elle a trouvé un moyen de s'éloigner du Stade de France. Tout le monde va se coucher. Etrangeté du moment. Comme dans un ralenti.

    Le radio-réveil s'allume. Trop tôt.
    Coup de fil des organisateurs du voyage. "Tout va bien? Tu pars?". Oui, je pars. Que faire d'autre?

    Roissy. La brume des petits matins moches et gris de novembre. Glauque.
    Vol sans histoire.

    Dakar. Le centre culturel français est fermé.
    Saint Louis du Sénégal, Richard Toll. J'allume France 24 à chaque moment disponible.
    Pendant toute la semaine, je serai scotché sur ces images. Je vivrais l'aftermath du 13 novembre a distance. Les débats. Les experts. Les déclarations martiales. L'assaut de Saint Denis. Jawad. Je chialerai en entendant la Marseillaise entonnée par le public anglais du match France-Angleterre. J'accueillerai les mots de réconfort d'inconnus sénégalais. Et je rentrerai à Paris avec quelques images réconfortante d'un autre monde. Quelques jours hors du temps.

    J'ai fait un détour, un matin de la semaine suivante. Par le Bataclan. Il y avait les fleurs, les hommages. J'y ai ressenti une infinie tristesse. Quelque chose de sombre. Je me souviens avoir ressenti la même chose à proximité de Ground Zero en novembre 2001.

    Voila.

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  • Orouni, la pop délicate

    Ourouni, c'est de la pop raffinée. A tel point que Technikart évoque une cousinade avec le britishissime Neil Hannon et sa Divine Comedy. Musicalité, raffinement. J'ajouterai la discrétion et l'élégance. La classe quoi. Orouni est un voyageur qui cisèle des mélodies inspirées de ses voyages. Un type cool, avec qui il est agréable de discuter autour d'un verre, dans le confort d'un bar parisien. Bref, Orouni, il faut écouter, il faut découvrir, il faut se laisser embarquer. Pour un voyage au long cours. 

    Un nouvel album est en préparation, quelques dates de concert sont d'ores et déjà programmées. 

    - le 18 novembre chez le disquaire La Passerelle.2 

    - le 11 janvier aux Trois Baudets

    Enjoy!

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  • Bloc-note express N°220

    Il y a eu ce concert de la délicieuse Haley Bonar à l'Espace B. J'aime les filles chantait Dutronc. J'aime les filles qui font du rock. Un peu dans l'esprit de Liz Phair. Il faut s'intéresser à Haley Bonar. Pour s'en convaincre, il faut écouter: 

    Que dire du Festival Pitchfork? Côté public, des jeunes gens chics, parisiens, barbe bien taillée, la raie sur le côté pour les mecs. La mini, les Stan Smith, le chic parisien pour les filles. Beaucoup de gens hors de la salle pendant les concerts. Il est vrai que Bat For Lashes a livré un show loin de déclencher l'enthousiasme que j'avais ressenti la première fois que je l'ai vue au Festival des Inrocks il y a quelques années. Où est passée la dimension chamanique de Natacha Khan? A croire qu'elle n'a retenu que les pires tics névrotiques de Björk... Argh. Explosions in the Sky, c'est comme Sigur Ros. Soit on est totalement inconditionnel. Auquel cas on frôle l'orgasme. Soit on ne connait pas bien et au bout du 4ème morceau on se dit que c'est une musique de chambre qu'on écouterait bien au casque, ou assis confortablement à Pleyel. Entre guitares cristallines et bruit blanc. Tout ça pour en venir au gros kif de la soirée, Flavien Berger. LA synthèse absolue entre la chanson chic façon Dominique A, l'electro à la française, Kraftwerk. C'est cool. Flavien est pince sans rire, perché sur son piédestal entre ses machines. Silhouette en contrejour. Le héros du jour. Dont le nouvel album est à écouter ici-même. 

    A part ça, relecture des deux tomes du magnifique Quartier Lointain de Jiro Taniguchi. Ce n'est pas nouveau, mais Taniguchi, c'est du grand art.

    Et ciné, Moi, Daniel Blake de Ken Loach. Fallait-il le palmer à Cannes? Je ne suis pas exégète de l'oeuvre loachienne. Un film d'une grande humanité, avec un peu de pathos, un peu d'humour, un accent geordie à couper au couteau, le constat accablant d'un monde qui change pas forcément pour le meilleur. A voir.

    Enjoy!

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  • Jazz loves Disney

    Le grand Walt aimait le jazz. Il avait plein d'autres qualités. Et plein de défauts aussi. Qui n'ont rien à voir avec le jazz ni avec la musique. 

    La musique est indissociable des films Disney. Il en faut peu pour être heureux, non? Cruelle diablesse, cruelle diablesse! Ce rêve bleeeeeeuuuuuuuuu! Et j'en passe. Quoique. Tout le monde veut de venir un cat parce que le chat quand il est cat retombe sur ses pattes. Hakuna matata, mec! Pas de souci. C'est le côté transgénérationnel de Disney. On en mange petit. On en mange avec ses enfants. On en est parfois obsédé. Une journée à Disneyland, et hop, It's a small world vous trotte dans la tête pendant des jours (ne me remerciez pas, c'est cadeau!). Impossible d'être... libéréééééééé, délivrééééééééééééé! 

    Il y a des années, j'étais tombé en arrêt à l'écoute de Stay Awake, une compilation de standards Disney interprétés par Michael Stipe, Natalie Merchant, Tom Waits, Ringo Starr, James Taylor et même Sinead O'Connor. Un projet réjouissant. Tant de standards, le goût de l'enfance. Le passage à l'âge adulte. 

    C'est donc avec une méga délectation que je me jette sur ce projet, Jazz Loves Disney. Au fil des ans l'univers musical de Disney continué à s'enrichir de nouveaux titres dont certains sont devenus des standards. Le casting de l'album est parfait, Jamie Cullum, Gregory Porter, Melody Gardot, Stacy Kent. Les standards sont au rendez-vous, The bare necessities, I wanna be like you, Everybody wants to be a cat... Let it go... Il y a cette ambiance feutrée des clubs de jazz. On ne rêve que d'une soirée au Club des Lombards ou au Blue Note Café, un verre de vieux single malt à la main, quelques toons virevoltant ça et là. Un pied dans l'enfance idéalisée, dégustant cette délicate madeleine proustienne. Cool, quoi. Comme le jazz.

    Jazz Loves Disney (Verve) - sortie le 18 novembre 2016

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