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DUBUC'S BLOG - Page 2

  • Orouni, la pop délicate

    Ourouni, c'est de la pop raffinée. A tel point que Technikart évoque une cousinade avec le britishissime Neil Hannon et sa Divine Comedy. Musicalité, raffinement. J'ajouterai la discrétion et l'élégance. La classe quoi. Orouni est un voyageur qui cisèle des mélodies inspirées de ses voyages. Un type cool, avec qui il est agréable de discuter autour d'un verre, dans le confort d'un bar parisien. Bref, Orouni, il faut écouter, il faut découvrir, il faut se laisser embarquer. Pour un voyage au long cours. 

    Un nouvel album est en préparation, quelques dates de concert sont d'ores et déjà programmées. 

    - le 18 novembre chez le disquaire La Passerelle.2 

    - le 11 janvier aux Trois Baudets

    Enjoy!

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  • Bloc-note express N°220

    Il y a eu ce concert de la délicieuse Haley Bonar à l'Espace B. J'aime les filles chantait Dutronc. J'aime les filles qui font du rock. Un peu dans l'esprit de Liz Phair. Il faut s'intéresser à Haley Bonar. Pour s'en convaincre, il faut écouter: 

    Que dire du Festival Pitchfork? Côté public, des jeunes gens chics, parisiens, barbe bien taillée, la raie sur le côté pour les mecs. La mini, les Stan Smith, le chic parisien pour les filles. Beaucoup de gens hors de la salle pendant les concerts. Il est vrai que Bat For Lashes a livré un show loin de déclencher l'enthousiasme que j'avais ressenti la première fois que je l'ai vue au Festival des Inrocks il y a quelques années. Où est passée la dimension chamanique de Natacha Khan? A croire qu'elle n'a retenu que les pires tics névrotiques de Björk... Argh. Explosions in the Sky, c'est comme Sigur Ros. Soit on est totalement inconditionnel. Auquel cas on frôle l'orgasme. Soit on ne connait pas bien et au bout du 4ème morceau on se dit que c'est une musique de chambre qu'on écouterait bien au casque, ou assis confortablement à Pleyel. Entre guitares cristallines et bruit blanc. Tout ça pour en venir au gros kif de la soirée, Flavien Berger. LA synthèse absolue entre la chanson chic façon Dominique A, l'electro à la française, Kraftwerk. C'est cool. Flavien est pince sans rire, perché sur son piédestal entre ses machines. Silhouette en contrejour. Le héros du jour. Dont le nouvel album est à écouter ici-même. 

    A part ça, relecture des deux tomes du magnifique Quartier Lointain de Jiro Taniguchi. Ce n'est pas nouveau, mais Taniguchi, c'est du grand art.

    Et ciné, Moi, Daniel Blake de Ken Loach. Fallait-il le palmer à Cannes? Je ne suis pas exégète de l'oeuvre loachienne. Un film d'une grande humanité, avec un peu de pathos, un peu d'humour, un accent geordie à couper au couteau, le constat accablant d'un monde qui change pas forcément pour le meilleur. A voir.

    Enjoy!

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  • Jazz loves Disney

    Le grand Walt aimait le jazz. Il avait plein d'autres qualités. Et plein de défauts aussi. Qui n'ont rien à voir avec le jazz ni avec la musique. 

    La musique est indissociable des films Disney. Il en faut peu pour être heureux, non? Cruelle diablesse, cruelle diablesse! Ce rêve bleeeeeeuuuuuuuuu! Et j'en passe. Quoique. Tout le monde veut de venir un cat parce que le chat quand il est cat retombe sur ses pattes. Hakuna matata, mec! Pas de souci. C'est le côté transgénérationnel de Disney. On en mange petit. On en mange avec ses enfants. On en est parfois obsédé. Une journée à Disneyland, et hop, It's a small world vous trotte dans la tête pendant des jours (ne me remerciez pas, c'est cadeau!). Impossible d'être... libéréééééééé, délivrééééééééééééé! 

    Il y a des années, j'étais tombé en arrêt à l'écoute de Stay Awake, une compilation de standards Disney interprétés par Michael Stipe, Natalie Merchant, Tom Waits, Ringo Starr, James Taylor et même Sinead O'Connor. Un projet réjouissant. Tant de standards, le goût de l'enfance. Le passage à l'âge adulte. 

    C'est donc avec une méga délectation que je me jette sur ce projet, Jazz Loves Disney. Au fil des ans l'univers musical de Disney continué à s'enrichir de nouveaux titres dont certains sont devenus des standards. Le casting de l'album est parfait, Jamie Cullum, Gregory Porter, Melody Gardot, Stacy Kent. Les standards sont au rendez-vous, The bare necessities, I wanna be like you, Everybody wants to be a cat... Let it go... Il y a cette ambiance feutrée des clubs de jazz. On ne rêve que d'une soirée au Club des Lombards ou au Blue Note Café, un verre de vieux single malt à la main, quelques toons virevoltant ça et là. Un pied dans l'enfance idéalisée, dégustant cette délicate madeleine proustienne. Cool, quoi. Comme le jazz.

    Jazz Loves Disney (Verve) - sortie le 18 novembre 2016

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  • Cher YouTube, chers Grand Blanc

    Douchette glacée à la réception de ce mail peu sympathique émanant de YouTube... Vidéo supprimée à la demande de... SME (Kicé? Connais pas...) pour atteinte au droit d'auteur. Premier avertissement. Au prochain, attention. Bon... 

    En bon blogueur musical, depuis 10 ans, je partage mes découvertes, mes coups de coeur. Sans monétisation. Juste pour le plaisir. Le mien et celui de mes quelques lecteurs qui n'ont le nez ni dans Rock & Folk, ni dans les Inrocks mais ont l'envie de temps à autres de découvrir de nouveaux sons ou un nouvel artiste. Juste histoire de passer un bon moment hors du temps, hors du monde. Ailleurs. Pouvoir de la musique. 

    Il y a deux ans, probablement en avril 2014, je découvrais Grand Blanc en première partie de Fauve ≠ au Bataclan. Fauve ≠ a toujours eu bon goût dans le choix de ses premières parties, une sorte d'instinct. Fakear, Feu Chatterton, Georgio. Des découvertes. Que j'ai eu envie de faire découvrir. Sans chercher à y gagner quoi que ce soit. Une simple captation de 5 minutes de concert, shootée avec un iPhone. Pas de recherche de cadrage léché, une stabilité d'image parfois aléatoire, un son pas toujours optimal. Bref, du travail d'amateur. Mis en ligne sur YouTube, parfois intégré à un post de blog. Avec, au final, un niveau de visionnage ridiculement bas. Au point de se demander à quoi bon... Bref.

    Cher YouTube, cher Grand Blanc, dans ce cas précis, je m'interroge. A propos de la règle et de l'esprit de la règle. Ai-je porté atteinte au droit d'auteur? C'est possible. Ai-je spolié les ayants droits? J'en doute, ne serait-ce qu'au vu du faiblissime nombre de visionnages de ladite vidéo (inaccessible à ce jour). YouTube a-t-il généré des revenus grâce à cette vidéo? J'en doute aussi. Psy, Lady Gaga, Norman, Cyprien et des hordes de YouTubeurs prépubères font la blague, grand bien leur fasse. 

    Il reste ce petit goût amer... Je ne sais point qui est ce SME qui gère avec une précision d'orfèvre les intérêts de Grand Blanc. Si derrière cet oukase, il y a la main de Grand Blanc, j'en serais déçu. Ne serait-ce que dans ce l'on pourrait considérer comme une forme de désinvolture à l'endroit de fans de rock, de pop, d'electro qui cherchent à soutenir un groupe dont ils apprécient le travail. Un pur truc de fans. Sans intention particulière autre qu'un partage d'impressions, de moments de grâce parfois...

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    [EDIT 29/10/2016 - 13h50 : Grand Blanc n'est pour rien dans cette affaire. Qu'ils en soient remerciés. ]

    grand blanc,youtube,copyright

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    C'est une vraie question sur le travail du blogueur (travail est un bien grand mot pour ce qui n'est par essence que plaisir). A quoi bon?

    Pour finir, quelques notes de Radio Birdman... The Hand of Law. C'est approprié. Sinon, la chanson de Grand Blanc incriminée était "Montparnasse". Un très bon morceau. 

    Love!

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  • Bloc-note express N°219

    Et c'est reparti.

    Côté son, un concert d'Annika & The Forest au Carreau du Temple, un quatuor de filles, electro chargé d'émotion. Chanté en anglais, groove élégant porté par deux batteuses. Et Annika à la basse. Un look un peu typé Jeanne Added (coupe pétard, basse), pour une musique moins âpre. Son EP, "A piece of she", est sorti le 23 septembre. Cool et recommandé.

    Un extrait pour se faire plaisir

    Côté news du monde de la musique indé, Guillaume Stankiewicz est toujours aussi sympa et prépare quelques scènes. Marie-Flore travaille sur son album en français. Eskimo va se produire à la Dame de Canton en novembre

    Le nouvel album de Wax Tailor est sorti, et il s'écoute ici.

    Côté sortie, un live d'Ibrahim Maalouf dans les bac le 10 novembre. Avec un petit extrait histoire de saliver à l'avance.


    Sinon, que dire de The Get Down, LA série signée Baz Luhrmann, groose production Netflix sur les débuts du hip hop dans un Bronx dévasté de la fin des 70s. C'est baroque, parfois surjoué. Toujours attachant. La bande-son est un pur régal. Une série moins segmentante, plus consensuelle que Vinyl (moins de flingues, moins de coke, moins de mafieux italiens). Dont elle s'inscrit dans la continuité temporelle. 

    Côté littérature... Dylan... Nan, je rigole ;)

    Allez, c'est tout.

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  • Dylan is Dylan, Wight is Wight, Nobel is Nobel

    La bonne idée de la semaine, décerner le prix Nobel de Littérature à Bob Dylan! Une tellement bonne idée qu'elle fait grincer des dents. Et tant mieux! 

    Sur le fond, le Nobel, on s'en fout. Ca en touche une sans faire bouger l'autre. Ca n'a pas l'effet vendeur du Goncourt. Si tant est que le Goncourt signifie quelque chose. C'est quoi le prix Nobel sur le fond? Une babiole? Une consécration? Un simple objet médiatique? Une reconnaissance? Une muséification? Un embaumement à vif? Mouais, c'est suédois, comme Saab, Abba et Ikea. Un gage de qualité. De simplicité. De grands blonds aux yeux bleus et de guerrières farouches qui boivent de l'aquavit dans des cornes d'auroch... A peu près. Des gens qui ont inventé les sagas. Par Thor, par Odin, par Billy, par Borg, par Zlatan! Mamma Mia! 

    La littérature (litteratur, en suédois) aurait pris un coup fatal avec cette attribution du Nobelpriset (en suédois dans le texte) au barde de Duluth (Minnesota). Des z'auteurs en auraient été contraints de gober des cachets de Xanax arrosés de lampées de Maalox pour digérer les honneurs décernés au Zim. Je me gausse. Que les critiques littéraires, écrivains probablement un tantinet frustrés, en fassent un ulcère, c'est en soi réjouissant. Ca leur rappelle le temps où ils ont tenté de massacrer Jeux Interdits lors de leurs camps scouts autour du feu. Et ont collé la guitare au feu parce que c'était top de boulot. Par la suite ils ont écouté Hugues Auffray, tenté d'écouter la réponse dans le vent, cherché à pécho la fille du nord... Au final, ils n'aiment pas Pierre Delanoé. Qui a écrit aussi pour Joe Dassin. C'est pas de la littérature, c'est populaiiiiiire (à prononcer avec une petite moue de dégout). 

    Pendant ce temps, le Zim, lui s'en foutait comme de sa première paire de Wayfarer. Jamais là où on l'attendait, jamais nulle part. Toujours un coup d'avance. Poète, c'est un fait. Rocker. Militant des droits civiques à l'insu de son plein gré. Bohème. Un jour juif, un autre chrétien. Bluesman. Hipster avant l'heure dans les bois de Woodstock. Je est un autre, la touche rimbaldienne de Dylan. Le poète. Que je n'ai pas lu de façon exhaustive. Pas plus que je ne me suis collé à la lecture de l'intégrale de Modiano, Le Clézio ou Hemingway. 

    Qui est un jour allé dans une librairie avec la ferme intention de s'acheter un Nobel comme on s'achète un Goncourt? les faux culs se trémoussent, s'étranglent. Irving Welsh écrit même que le choix du jury Nobel est une sorte d'éjaculation tardive de vieux hippies (je résume, interprète, traduis... en mode traduttore/tradittore). Ca râle, ça grince. Bien sûr, ça leur fait mal aux rageux, aux jaloux. Jamais l'expression de Gainsbourg n'a été aussi appropriée à la situation. Il parlait de la chanson comme d'un art mineur qui enculait un art majeur. Merveilleuse trivialité. Les tenant de la marmoréenne chose littéraire apprécieront. Ou pas.

    Il faut se réjouir de ce prix. C'est une reconnaissance. La pop culture se voit consacrée. Pas la pop, pas le rock. Pas la contreculture. Juste une culture populaire, qui a su traverser les générations, animée par un artiste unique. Et encore actif. 

    Une petite pique quand même, pour ne pas sombrer dans l'hagiographie du grand homme. Inscrire Dylan en littérature, c'est le meilleur service qu'on puisse lui rendre. C'est un fait incontestable. Parce que Dylan, ça devrait se lire, plus que s'écouter, du moins en live. Les albums mythiques (et pas uniquement The Freewheelin' et Highway 61 revisited) ont permis à chacun de construire l'image mentale de son Dylan. Mais Dylan sur scène aujourd'hui - je vais me fâcher avec les dylanophiles hardcore - c'est compliqué (pour reprendre une confortable métaphore de journaliste sportif). Entre déconstruction des morceaux jusqu'à les rendre impossible à identifier et chant parfois carrément atonal, Dylan sur scène peut être une épreuve aussi Nietzschéenne que l'IronMan ou un concerto pour marteau-piqueur et meuleuse à béton de Karl-Heinz Stockhausen... Si ça ne tue pas, ça doit rendre plus fort. Tout dépend des jours. 

    Un détail pour conclure, mais non des moindre. Le seul qui ne se soit pas prononcé sur le sujet, c'est Dylan lui-même. 

    C'est ironique. C'est grandiose.

    (Crédit illustration : (c) Malika Favre)

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  • Bloc-note - le retour du retour

    Bon, j'avais laissé la chose en plan depuis... des mois. Manque de temps, manque de tout. Et puis, je me suis rendu compte que j'avais des choses à partager, sans pour autant rédiger une longue chronique. Des impressions glanées ça et là. Un film, un livre, un concert. Juste des flashs, des instantanés, à l'instar de ce qu'on poste sur Instagram, ou Twitter. Donc, le bloc-note express revient. 

    En vrac, les choses vues.

    L'expo Hergé au Grand Palais. Un must pour Tintinophiles de 7 à 77 ans. Hergé dans toute sa complexité.

    Les 7 mercenaires, décent. Mais une semaine plus tard, il n'en reste pas grand chose. Un peu comme ces vins avec une belle attaque en bouche. Mais qui ne te laissent aucune impression durable.

    Dogs, thriller roumain. Brutal. Intéressant. 

    Côté choses lues, la bio de Bruuuuuuce, Born To Run. Le Boss est grand. on le sait. Il est l'ultime working class hero. Il se livre, pudique et proche. Il se raconte. Comme un pote. Comme le pote que tu as envie d'avoir. Solide. Fiable. Le chapitre évoquant la mort de Big Man m'a secoué. A lire. 

    Côté concerts, Chinese Robots dans un bar rock de Paname. Très gros son. Très électrique. Papooz, en showcase chez Sony, de la pop lumineuse, dansante, fraîche comme un cocktail d'été.

    C'est tout.

    A plus. 

    On fera plus long la prochaine fois.

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  • Requiem pour CD évaporés

    L'iPod a changé ma vie. Il y a déjà plus d'une dizaine d'années. Finies les valises de K7. Finis les pochettes bourrées à blocs de CD, extraits de leurs boîtes, le temps d'un voyage ou des vacances. L'iPod, puis l'iPhone, l'iPad, l'ordi ont permis de se balader partout avec du son. Avec une collection complète. Sacré Steve, je te dois une fière chandelle! J'en ai passé des nuits à numériser ma collection de CD. Des heures à ripper. A classer. A laisser Gracenote rechercher les références. Puis j'ai acheté moins de CD. j'ai téléchargé. Mea culpa. Mea maxima culpa. Désolé Lars, j'ai aimé Napster, puis Kaazaa, puis les torrents. J'ai rempli des disques durs. J'ai mis mes CD de côté. D'abord sur des étagères. Ils y ont pris la poussière. Puis un jour dans des cartons. Dans une cave.

    Cinq années ont passé. 

    Et l'envie m'a pris de me revisiter la collection. Pour y retrouver des sons oubliés, des notes de pochettes, des raretés un peu oubliées. Pour le plaisir tactile de manipuler l'objet. Et là, tout à coup, le drame... CD disparus. Evaporés. 

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  • Kandace Springs au Duc des Lombards, le jazz en petite robe noire

    jazz, kandace springs, duc des lombards, soulIl y a un choc visuel. L'image avant le son. Bien sûr, les grincheux pourront qualifier ces propos de sexistes. Mais si l'on essaie d'appliquer au quotidien le vieil adage "Don't judge a book by the cover", il faut avouer que quand on reçoit l'invitation à un concert de Kandace Springs, sans avoir entendu parler de l'artiste auparavant, la pochette de l'album est en soi un choc. Comme on dit en marketing, une promesse. Un visage lumineux, une afro impressionnante. On se dit qu'il doit y a voir un loup, qu'on s'est déjà fait piéger par des affiches affolantes, que... Bref, on est circonspect, mais curieux. Alors on écoute, on clique sur le lien, le regard de Kandace Springs sur l'image vous vrillant le cerveau. On aime à nouveau le jazz, tout de suite. On se convertit, on devient prophète, prosélyte. On part proclamer la bonne nouvelle sur les chemins... La donzelle a été repérée et encouragée par Prince himself. Yes, le Kid de Minneapolis. On reconnait là au passage le bon goût du maître et on a une pensée émue pour Vanity 6 et Sheila E... Ceci n'ayant rien à voir avec cela. On est dans un jazz vocal teinté de soul tendance Roberta Flack. un peu de Norah Jones aussi. C'est easy listening, c'est agréable. Ca donne envie d'en savoir plus.

    La suite se passe au Duc des Lombards, un lundi soir de fin d'été. Un concert, en petit comité dans un lieu intimiste. Précédé d'une interview, pour TSF Jazz. Kandace Springs, native du Tennessee, a été bercée de jazz par un père chanteur. Elle a découvert le hip hop vers 20 ans. Et revenue au jazz. A posté des sons sur Twitter, a reçu les conseils de Prince, qui l'invite à monter sur scène pour les 30 ans de Purple Rain. A eu l'envie de se lancer dans la carrière sur les traces de Norah Jones, dont elle a réarrangé certains titres du premier album. Dont The Nearness Of You. Un standard. Kandace Springs, moulée dans une petite robe noire (la fameuse petite robe noire, le basique que chacune doit avoir dans sa garde-robe selon les standards de Gabrielle Chanel), elle est un mélange de naturel et d'extrême sophistication. Dès qu'elle se met au clavier, accompagnée d'une basse et d'une batterie. Il y a la voix, caressante. Il y a le choix du répertoire, Coltrane, Oscar Peterson. Ses propres titres bien sûr, et ce final sur Sophisticated Lady. Ellington. Kandace Springs n'a peur de rien. Le set est presque trop court; séduits on on en redemande. 

    La preuve par l'image. Pas filmé au Duc des Lombards. Mais bien quand même.



     

    L'album "Soul Eyes" sort chez Blue Note le 30 septembre. Recommandé!!!

     

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  • Rock en Seine 2016 - Jour 3

    Tête d'affiche, Iggy Pop. Autrement dit, le Messie. Non, je déconne. Mais pas tant que ça. Iggy a eu 69 ans cette année. Il entre dans la zone dangereuse. Et puis c'est un icone absolue (plus en  forme que son ami/mentor David Bowie) et un survivant (moins aux fraises que Keith Richards, qui titre 3 ans de plus). Bref, c'est LE grand moment du jour, en toute absence d'objectivité.

    Mais n'anticipons pas. 

    Point météo, il fait un rien moins chaud. C'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup... Moins de poussière peut-être, moins besoin d'étancher une soif tenace à la bière glacée. Au nom du politiquement correct et pour respecter les législations diverses, il ne devrait pas être fait mention de la consommation de boisson alcoolisées, sans préciser que l'abus d'alcool, etc... Et que 5 fruits et légumes par jour c'est mieux. Certes. Mais c'est tuer l'essence même du rock'n'roll. Et la bière est consubstantielle au concept même de festival. Ah, la bière, qu'est-ce qu'elle a fait de toi, mon frère...

    Bref, ces points éclaircis, rien de tel que du bon blues-rock graisseux pour débuter. Avec le camarade Th. (dont nous préserverons pudiquement l'anonymat), nous nous interrogeons sur le budget produits capillaires (shampoing, après-shampoing démêlant et anti-frisottis) d'un groupe comme Blues Pills. Suédois, comme Ikea et Ace of Base avec un guitar hero français (kököriko!). Un peu américains aussi. Elin Larsson (comme Stieg "Millenium", un hasard, je ne crois pas...) est une chanteuse à voix, façon Janis Joplin. Pas le genre à sussurer dans le micro au bord de la défaillance. Bref, ça envoie. Et on en redemande. Et c'est déjà fini. Et c'était trop court!!!!

    Petit arrêt au stand et écoute tranquille de Kevin Morby, qui me fait une impression meilleure que celle ressentie lors de la Route du Rock quinze jours plus tôt. Je vais me repencher sur ce cas. Il y a quelque chose que j'avais loupé. Mea culpa, mea maxima culpa.

    Embarras du choix pour la suite... Editors ou KillASon? Facilité, proximité, ça sera KillASon. Tant pis pour les climats sombres (dans mon souvenir) d'Editors. Et c'est un excellent choix. Un rappeur français, qui balance du très gros son, qui rappe en anglais, yeah mothafucka! Seul sur scène, sur un beat électronique monstrueux, il saute, il danse. Jump, jump. Mains en l'air. Je saute en l'air. 

    Pour la suite, que faire... Tiens Bibi Bourelly. Là, c'est terra incognita. La fille a écrit pour Rihanna, soit. Mais Rihanna, c'est pas trop mon monde, vois-tu? On se laisse tenter quand même. Une voix puissante, des intonations areunbi, des guitares, des gros mots. Ca s'écoute sans déplaisir.

    Trois notes de Gregory Porter. Idéales pour chiller. Mais l'heure est à la régression totale, il faut se positionner pour Sum 41, assez près, tout en s'interrogeant si oui ou non on va faire un petit circle pit... Le terrain est sec.  Et reviennent en mémoire les images d'un concert d'Offspring en ces mêmes lieux où se mêlèrent joyeusement poussière, sueur et bière... Et Sum 41 déroule son pop punk. Efficace. Sans  bavures. Quelques power ballads pour calmer le jeu et un We Will Rock You speedé pour finir. On est content. On jubile. On va réécouter l'intégrale de Green Day pour fêter ça.

    Un peu de Ghinzu, histoire de se faire le constat une fois de plus que la Belgique est une grande nation pop. 

    Mais, puisqu'on parle de pop, l'heure est grave. James Osterberg, aka Iggy Pop, va faire son entrée en scène. On se rapproche. Les agoraphobes prennent sur eux. Les moins d'1m90 se préparent à souffrir. Un Breton exhibe son drapeau. Une question nous vrille l'esprit depuis deux jours, Josh Homme  sera-t-il là? Las, les guitaristes du backing band sont chauves... Pas de Josh, pourtant un plus qu'habitué des lieux? Boude-t-il parce que son crétin de comparse et ses EODM ont été déprogrammés? On oublie vite, dès les premières notes, ce riff, cette note de piano... I wanna be your dog... Je hurle. Je hulule. Je brame. Now I wanna be your dog, now I wanna be your dog. Il enchaîne, premières notes, larmes aux yeux. I am a passenger, and I ride and I ride, I ride through the cities backsides... C'est un best of, le meilleur d'Iggy et des Stooges, un festival de classiques. Iggy est patrimonial, il défend son patrimoine et pas en bon père de famille. Il saute, il prend la pause, il bondit. il est partout. Il a un petit peu grossi. Il a le corps d'un mec de quasiment 70 ans, une énergie intacte. Le groupe est très metal. C'est l'option du jour. On s'attendait à quelques chose d'un peu stoner, on a du très très lourd et agressif. Une seule incursion dans Post Pop Depression, Gardenia. Tout le reste, c'est du Iggy vintage. Il donne tout. Au contact direct du public. Un dernier gag pour finir, il invite une fille sur scène, Anne-Charlotte. Elle s'efface en coulisses (ou presque). Iggy nous la joue jusqu'au bout vieil oncle libidineux. Iggy est grand.

    Que faire ensuite? Se poser sur l'herbe, écouter Cassius. Apprécier le décorum,  deux DJs perchés au sommet d'un petit volcan. C'est plutôt agréable. Ca manque de danger. Ca manque de happening. La surprise viendra de Soulwax. 3 batteurs, une rythmique implacable. C'est parfois abrasif, plein d'aspérités. C'est énorme et séduisant. 

    Final en passant par la dernière scène, la plus proche de la sortie où se produit Peaches. De l'electro brutale, sexuelle et décontractée. En dessous, nichée dans un préservatif géant (ou une bite transparente) elle invite le public à hurler "dick! dick!!!". Two balls, one dick. C'est classieux. On se marre. 

    Point météo, la température a chu. Rock en Seine 2016, c'est fini.

    Il y a eu des  mec déguisés en Pikachu, en licorne, en T-Rex, des bretons, des gens en kilt, des filles tatouées.

    Je me suis baladé sans mon Eastpack. Je n'ai pas croisé Jean-Paul Huchon. J'ai refilé le mediator de Mr Wolmother à un pote. Il y avait de la Kro, de la 1664 blanche et de la Grimbergen. Et des brumisateurs géants. 

    Voila...

     

     

     

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