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DUBUC'S BLOG - Page 2

  • La Route du Rock 2016 - Jour 1

    Ecrasé par un soleil de plomb, le Dr Dubuc se dirige vers le bar d'un pas assuré. Il sait que cette première gorgée de bière sera essentielle, qu'elle lui donnera la force d'affronter la foule, la station debout, le piétinement, les éléments, qu'elle ouvrira ses chakras, bref, qu'elle est le booster fondamental à la réussite d'un festival quel qu'il soit. Le sol du Fort Sant Père est sec. D'une sécheresse suspecte. On est en Bretagne, point de cirés ni de Kways à l'horizon. les bottes Aigle, bleues marine et blanches sont invisible. Mieux, on aperçoit même des naïades et maillot de bain. Là, c'est sûr, le réchauffement climatique est en marche. On va tous mourir. Al Gore avait raison. La vérité dérange. Le complot climatique ourdi par les Reptiliens et les Illuminatis est une évidence. Il fait BEAU. C'est louche...

    Assez rigolé...

    Place aux choses sérieuses. Place au rock. 

    La Route du Rock, Psychic IllsScène des Remparts, Psychic Ills, lunettes noires, mal rasé pour lui, longue robe bleue, longue chevelure pour elle. Psychic, psyché. Pas mal sans pour autant être transcendant.C'est dark. Longues plages de guitares, bourrées de réverb, C'est psyché, quoi. Du coup, depuis les Black Angels (pour ne citer que le premier nom qui me vient à l'esprit) qui déjà faisaient un truc déjà un peu entendu, on sait un peu à quoi s'en tenir. C'est agréable. Sans plus. A réécouter allongé dans un transat, les yeux fermés. Faut voir. Ne jetons pas les Quaaludes avec l'eau du bébé dans le grand bain... Euh, keske je raconte là...

    La Route du Rock, Kevin MorbyTranslation vers la scène du Fort, avec passage au bar VIP, histoire de voir qi est là, en attendant le set de Kevin Morby. Sympa le gars. Sympa le set. Je le prends tel quel, brut de décoffrage, pas eu le temps de réviser, de faire l'exégèse de sa discographie, de me faire une idée avant pour savoir si je devais être déçu pendant - ou hystériquement extatique. Des chansons, pas vraiment d'idée sur le fait qu'il est le nouveau Dylan ou le nouveau Cohen ou le songwriter le plus puissant du moment. On en a vu d'autres... Mais il dégage quelque chose de sympathique. qu'il faudra là  aussi réécouter à tête reposée. Le chroniqueur, à ce instant n se rend compte qu'il ne peut pas citer un morceau de Kevin Morby. Et se dit au passage que la magie de la Route du Rock, c'est justement de venir au contact d'artistes nouveaux, de nouvelles têtes, de nouveaux sons, histoire d'ouvrir les portes de la perception. Musicalement parlant, rien de fondamentalement nouveau. Nos services vont se pencher sur le songwriting. On est professionnel ou on ne l'est pas. 

    Bière.

    Avant Belle and Sebastian

    Le gros morceau de la soirée. Attendu. De la belle pop, comme on l'aime. 

    La Route du Rock, Belle and SebastianPremière question: où est le chien? Euuuuh... Vous pouvez prendre la porte, mon petit. Ca c'est de la blague de l'époque de la télé en noir et blanc et de l'ORTF... Belle et Sébastien. lolilol. Rire intérieur pas très convaincu. Une équipe de foot monte sur scène. Belle and Sebastian, c'est la groupe infernal pour un tourneur... 10 sur scène. Multi-instrumentistes. Rotation entre chaque morceau. Flute traversière (Dieu merci, personne ne joue de solo, perché sur une seule jambe, comme aux pires jours de Jethro Tull), violon, violoncelle. Envolées pop, chansons, quelques incursions electro (pas du meilleur goût, à mon humble avis, mais cela n'engage que moi, les inconditionnels de Belle and Sebastian me pardonneront j'espère). Stuart Murdoch clame son amour pour l'Europe. On se sent écossais, malgré l'absence de bagpipe et de kilt. La force de Belle and Sebastian, c'est de mettre son art dans sa musique et de se foutre totalement de son look ou de son attitude. Simplicité, proximité. Monter sur la barrière de sécurité, la parcourir comme on marche sur un fil, être soutenu par son public. On frôle l'enchantement. C'est LE beau moment de la soirée. Un peu long pour le fan occasionnel. C'est le genre de groupe qu'on aime, mais qu'on adore pas. Mais c'est déjà ça.

    Juste le temps de passer à la galette saucisse. Car on est en Bretagne. Et qu'il faut en passer par là. En écoutant un peu distraitement Haelos

    Voir les potes. Discuter. 

    La route du Rock, Minor VictoriesSe positionner pour le set de  Minor Victories. Prometteur sur le papier, même si objectivement, et encore une fois, cela n'engage que moi, je ne suis pas fan de Slowdive. Se dire qu''il y a un peu de Mogwai et d'Editors dans Minor Victories, c'est en soi assez prometteur... Bon, il y a une voix diaphane, de grosses lignes de basse, au final quelque chose de plutôt mélodique... Mais pas assez de chansons, de ce je ne sais quoi qui t'accroches, qui te prends, qui t'embarques. Déception personnelle. Peut-être attendais-je le côté parfois sépulcral des débuts d'Editors. Du coup, l'electro de Pantha du Prince vient redonner un peu d'allant au chroniqueur, qui devant reprendre la route se dirige tranquillement vers le parking, passant devant quelques militaires en faction, quelques blocs de béton qui rappellent que le monde extérieur ne vit pas dans la sérénité. 

    Un contrôle de gendarmerie plus tard, en un échange courtois entre gens de bonne compagnie, retour au bercail. 

    Affaire  suivre...

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  • La Route du Rock 2016

    Rien à signaler sinon qu'il fait beau. Et ça en soi, c'est un événement à part entière. Une rupture avec les fondamentaux qui voudraient qu'un festival breton soit nécessairement humide.

    Check-list : crème solaire, lunettes de soleil. Bottes et veste de quart dans la voiture, on ne sait jamais, prudence est mère de sûreté comme dit le dicton. Plus le kit habituel du festivalier. Heures de sommeil accumulées. Préparation psychologique à l'ingestion de bière, cidre et autres nourritures locales, autres que les frites et le kebab. 

    Encore quelques heures avant de fouler d'un pas frétillant le sol (sec) du Fort Saint Père, après avoir dûment collecté, pass, accréd, eco cup, bracelet cashless et tout le bazar... 

    That's all folks...

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  • Sirènes

    C'est l'été. Le temps du break, le temps du chill, le temps de la pause. Il était temps. 

    Il était temps de poser les bagages. De se poser quelque part. De presser la touche pause. De se vider la tête, le coeur et l'âme. Le temps de laisser le corps se reposer. Le temps de ne plus penser à rien, sinon au bruit des vagues sur les rochers, du vent dans les ajoncs. 

    Echapper au bruit des sirènes, qui depuis janvier 2015 n'est porteur que de mauvaises nouvelles. De sang. De mort. De merde. Echapper au bruissement obscène de l'information qui tourne en boucle. Du mensonge, de l'approximation qui répétée ad lib. devient vérité première, certitude absolue. Echapper aux images qui s'agrègent en un carrousel infernal. Jusqu'au vertige. Jusqu'à la nausée. Echapper aux gueules de circonstance des professionnels de la compassion qui ont tout compris a posteriori et qui anonnent ce qu'ils feraient si...

    Les pieds nus dans le sable, ressentir quelque chose de vrai, de pur ou presque. Frissonner au contact de l'eau toujours trop froide. S'allonger sur le sol, sur un carré d'herbe fraîchement coupée. Fermer les yeux. Sentir la chaleur du soleil qui crame la peau. Pencher la tête au dessus du bastingage, se prendre des embruns dans la gueule, trouver ça bon, prendre une vague, être trempé et même en rire.

    Fuir les rageux, les cons, les aigris, les frustrés, les haineux, ceux qui savent tout, ceux qui ne savent rien mais font comme si ils savaient, ceux qui ont la certitude d'avoir raison. Ne pas parler politique, ne pas parler fric. Fermer les écoutilles. Se taire. Ecouter. Tenter d'être attentif. 

    Marcher dans le silence. Jouir du son du silence.

    Tenter de s'émerveiller de la beauté des choses.

    Tenter le reset, le reboot. 

    Ralentir le temps, marcher à pas comptés, comme si rien ne pressait plus, comme en suspension. 

    Dormir, sans le bruit des sirènes.

    ...

    Garder quelque part à l'esprit que ce n'est qu'une parenthèse, qu'il faudra reprendre pied dans le bruit et la fureur du monde. Mais que ces instants de lâcher prise, d'abandon absolu sont nécessaires et qu'il faut en jouir tant qu'il en est encore temps. Aussi longtemps que possible.

     

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  • Je suis un cri

    Assommé. Sidéré. Mal au crâne. Mal à l'âme. Je marche comme un zombie. J'erre. Envie de rien. Envie de partir, loin. Envie de ne plus entendre la rumeur du monde.

    Je n'en peux plus des cris de douleur de ceux qui souffrent. J'ai mal à la compassion, je suis compassion, je suis l'autre, qu'il soit niçois, parisien, bengladais, irakien, turc, américain... la liste est infinie.

    Je n'en peux plus des leçons de ceux qui savent tout sur tout et qui tentent de faire croire qu'ils ont tout compris, qu'ils ont la solution, les rois du yakafaukon, les experts en tout (donc en rien), ces permanents des plateaux, en érection permanente dès qu'apparaît le micro ou l'oeil de la caméra, qui te racontent tout et son contraire, qui savent, eux, et qu'on est prêts à croire, parce qu'à force de les écouter en boucle on en devient trop cons...

    Je n'en peux plus de la fausse compassion des politiques en campagne perpétuelle, prêts à la récupération la plus crapoteuse, se jetant sur les micros tels le nécrophage sur la charogne, qui savent tout sur tout, qui ont un avis sur tout, et qui sur le fond ne font que penser à leur réélection et à leur petite carrière... 

    On n'a pas fini de les entendre, ceux qui vont réclamer des mesures d'exception, plus de flics, plus de flingues, plus de surveillance, plus d'état d'urgence, plus de restrictions des libertés au nom de la sécurité, et ceux qui vont relayer en boucle ces paroles au nom de l'audience, au nom du clic...

    La machine à fabriquer le consentement est en marche. Pour aller tranquillement vers le pire, oeil pour oeil, dent pour dent. Ce que doivent attendre tous ceux qui dans l'ombre fabriquent ces hordes de décérébrés prêts à se faire sauter, pour nous mener au chaos.

    Le vent se lève... il faut tenter de vivre...

     

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  • On n'est pas là pour se faire engueuler...

    ... on est là pour voir le défilé... Les mots de Boris Vian chantés par Coluche. 


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  • Hibou et Ramzy, je est un autre

    Hibou, c'est l'histoire d'un type normal, d'une  telle normalité qu'il en est transparent. On ne le vois pas, on ne l'entend pas, on ne l'écoute pas. Il n'existe pas. Du moins aux yeux des autres. Alors il se déguise en hibou. Et en devenant un autre, il devient lui-même. Son masque lui permet de devenir ce qu'il est au fond de lui-même. De s'affirmer, d'être reconnu, d'atteindre le top de la pyramide de Maslow. Bref, d'exister. Au yeux du monde. En  étant un autre il devient lui, ce qui m'amène à citer Arthur Rimbaud, je est un autre, ce qui tout de suite donne une autre dimension à l'analyse critique d'un film de Ramzy. Je file de ce pas candidater au Masque et la Plume. Ce qui, par association d'idée me semble être l'émission idoine pour Hibou... Masque, plume... Tout ça...  (Rire intérieur pour célébrer ce bon mot).

    Ramzy était là, hier soir, pour présenter ce film très personnel, très intime, léger en apparence, frais, joyeux, imparfait mais sur le fond réjouissant. Il a tombé le masque en se défendant d'avoir fait un film sérieux ou à thèse. Il est Ramzy. On retrouve dans Hibou de franches tranches d'humour régressif, avec Eric d'ailleurs. On y trouve de la déconne, de la gentillesse, de la tendresse. Et même Philippe Katerine. Et sa banane. Qui donne la banane. 

    Que retenir de Hibou sinon une analogie avec le monde des Internets. Et ce faisant, je fais mon auto-analyse. Bloguer, tweeter, c'est aussi une façon de revêtir son costume de hibou. C'est se créer un personnage. C'est projeter à la face du monde un autre soi. Une version augmentée. Améliorée. Authentique... ou pas. C'est être peut-être où on ne vous attend pas. Qui sait. Etre visible dans un monde de bruit et de fureur où domine le chacun pour soi et Gott Mit Uns.

    Je est un autre. Etre hibou, c'est chouette. (Jeu de mots à l'ancienne, visant à la réhabilitation d'expressions surannées... Assez facile qui plus est). 

    Hibou, c'est une réflexion (légère, sans prise de chou, pas besoin de Doliprane) sur la quête d'identité. Qui suis-je? Qui dois-je être? Comment faire coïncider sa nature profonde et ce que l'environnement social attend? Comment paraître et être? L'existence et l'essence. Ce qui nous pousse à construire une représentation acceptable de ce que nous sommes ou de ce à quoi nous aspirons à être. 

    C'est beau ce que je viens d'écrire, j'en ai la larme à l'oeil. Bon, je mets mon costard de hibou et je vous laisse. 

     

    Hibou de Ramzy Bedia sort le 6 juillet en salles.

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  • Au bout du bout de la life (quand j'étais blogueur)

    Quand je dis que je suis blogueur... Non en fait je ne le dis pas, plus, enfin... peut-être que si en fait. Enfin, mes potes, ceux avec qui je descends des bières et des burgers et de la bouffe de gros... enfin, bref, je m'égare déjà. Parce que l'âge. Parce que too old for this shit. Parce que, donc quand je ne dis pas que je suis blogueur, tout le monde s'en fout. Et quand je dis que je le suis, c'est vraiment parce que je suis désespéré de la life et que je n'ai pas envie de me payer un ticket de concert... Ah non, ça c'est n'importe quoi. Shut the fuck up, Donny, you're outta your element...

    Donc, je vais te parler de ma life impitoyable de blogueur... Bref, ça fait un paquet d'années, mais je ne compte plus. On ne m'imagine même pas en vacances dans des lieux improbables entouré de naïades aux mensurations de rêves. Je rentre quand même le ventre, ajuste mon polo Gap et passe un coup d'éponge sur le caoutchouc de mes Converse... La looooose, je ne suis même pas sponsorisés par une marque hyper green vendue uniquement dans un magasin équitable du bord du Canal Saint Martin qui mise à mort sur le développement durable.  Putain, c'est sûr, mes Converse sont faites par des petits enfants ou des travailleurs du tiers-monde payés en dessous du dessous du dessous du minimum; Mélanie Laurent et Pierre Rabhi me regarderont de travers lors de la prochaine conférence TEDx...

    Je regarde ma boîte mail. Il est 7heures du mat. Je me lève, je te bouscule, tu te réveilles et tu ne te rendors pas, comme d'habituuuuuuuuuude. Et je regarde immédiatement ce damné smartphone. Pas d'invite pour Calvi on the Rocks et la Villa Schweppes s'obstine à m'ignorer. Je regarde dans les courriers indésirables, ça occupe. On ne sait jamais. Coool! On m'invite à une opé "enlarge your penis"... Oooooooh, magie des internets, il y a aussi une dame d'Afrique, veuve d'un ministre qui me propose un pourcentage sur les 40 millions de dollars que feu son cher et tendre a mis de côté. Ca vaut bien le coup de lui filer mon numéro de carte de crédit, voire de faire un petit post sponsorisé que je ne dirai pas que c'est sponso... un peu d'humour et d'authenticité. Et hop! Astuce! Ca va passer! Mes lecteurs vont  adorer...

    Bon, je me gratte l'entrejambe avec délicatesse. Le chat me regarde avec cet air accusateur que seuls les chats peuvent avoir. Je le soupçonne de vouloir me buter. Mais seulement une fois que j'aurai rempli sa gamelle de croquettes. 

    Tiens, un mail de gens qui mettent en relation des blogueurs et des marques hyper cool. Et j'ai une invite pour un vide-dressing. Parce qu'ils adooooorent ce que j'écris et que je suis quelqu'un d'hypeeeer sympa. Et que c'est sûr je vais adorer ces jolis bijoux de créateur et ces petits tops de jeunes créateurs à partir de matières recyclées et durables qui sont bonnes pour ma planète... D'ac, c'est un peu chéro, mais comme disait Pascal, première gachette chez Volfoni, le prix s'oublie, la qualité reste. 

    50 mails pro plus tard. Retour à la vraie vie. Café. Re-café. 

    Envie de mordre. 

    Tweets vengeurs en mode humour noir. Réveille le troll en toi petit homme. Zaz a sorti un nouvel album. Hanouna fait des émissions de télé. Toutes ces bonnes nouvelles me mettent en joie. Une belle journée s'engage. Voici venu le temps des rires et des chants. Je me sens de l'humeur d'un Patrick Bateman qui vient d'apprendre que son restau favori est fully booked à l'heure du déj. De quoi sortir la tronçonneuse...

    Je regarde ma webcam. J'hésite. Vais-je la recouvrir de scotch noir à la Mark Zuckerberg et filmer la chose? Je devrais peut-être en faire un tuto pour faire des millions de vues sur YouTube... Au passage, je pense au Professeur Choron, qui aurait été un sublime YouTubeur... Des routines beauté à base de déjections, de vomi... Cool concept. Je note. Au cas où.

    Discute avec les collègues de bureau. Entre blogueurs. On pense concepts. On se dit qu'il y aurait un concept de télé-réalité à développer. Mettre des candidats des Anges, des Marseillais ou des Chtis dans une salle de cinéma fermée à double tours, les obliger à regarder des films de Bergman, Godard, Pasolini, filmer les réactions. On pourrait aussi inviter des blogueurs à une projection surprise de Salo ou les 120 jours de Sodome et organiser leur libération en fonction du nombre de RT... Il y a des concepts à creuser. C'est quand même hyper dur d'être créatif.

    Au bout du rouleau. Au bout de  la life. Ah, quand même une une invite de dernière minute. A un truc, je ne sais même pas quoi ni qui invite vraiment. Mais il y a marqué dans le mail qu'il y aurait à boire et à manger. Ca vaut quand même le coup de passer 15 minutes, le temps de serrer quelques mains ou pas, claquer des bises, émarger la liste, choper trois gadgets tech, un tote bag, un badge, une clé usb, une carte de visite, quelques zéro six et zéro sept, et balancer un tweet ou un instagram ultra filtré et avec les bons hashtags qui vont bien qui sont marqués sur les murs, le plafond, les ordis, le chien, les coupettes, les couverts et assiettes en bambou développement durable, les serviettes, les stickers... Hop hop hop, go go gadgeto. Vite fait, bien fait. Coupettes en mode binge. Razzia en mode Dothraki sous amphètes sur le buffet. Tuer ou être tué. Marcher sur l'eau, éviter les péages, jamais souffrir, faire hennir les chevaux du plaisir, osez Joséphine. Buffet nettoyé. 

    Hop, hop, hop, hey ho let's go. Je file chez les beaux du Silencio. Il y a showcase.

    Gratos.

    L'entrée.

    Parce que le verre est cher (et le prix s'oublie, la qualité reste, n'oublions pas...). Mais les gens sont beaux, insouciants. Les jambes longues, fuselées, bronzées. Les seins, parfaits. Les yeux, de biche. Les parfums, envoûtants. Tweets, hashtags et tout le bazar.

    Remonter à la surface.

    Se coucher la tête pleine de rêves.

    Quelle vie... Je suis au bout du bout de ma life. Il parait que je suis blogueur.

    Love. 

     

     

     

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  • Eskimo, c'est chaud

    Alors là tu vois, se dit le blogueur, je vais essayer de ne pas faire le même truc, de raconter la même histoire. De faire le n-ième compte-rendu de concert sur le mode c'était bien, y avait de la bonne vibe, du groove, du feeling. En même temps, il faudrait que je chope la punchline qui va bien. Un truc qui rime avec Eskimo. J'avais d'abord écrit, Eskimo, c'est beau. C'est un peu de la rime pauvre. Du coup, en tentant de rassembler les quelques neurones encore mobilisables en fin de journée, je me dis qu'Eskimo, c'est chaud, c'est à la fois rigolo et que ça peut faire la blague dans le genre oxymore. Même si, tôt ou tard, réchauffement climatique oblige, les eskimos seront au chaud et qu'il faudra asperger les pingouins de Biafine... 

    Donc, malgré les grèves, malgré la foule qui arpente le pavé parisien, taguant les murs des ministères, défonçant les abribus et respirant les lacrymos entre deux coups de tonfa, je file au Supersonic. Eskimo fête la sortie de son EP, il y aura de la bière et de la musique. Un peu de légèreté. L'époque aurait besoin de légèreté. C'est pas gagné d'avance. 

    Bref, la pinte est à 3,50€. On papote à la cool avec Marie Eskimo (qui ne porte pas de tenue de peau de phoque, est-il besoin de le préciser aux ricaneurs et esprits sournois).

    Comment définir l'univers d'Eskimo? Elle joue de la guitare, elle a une voix puissante. Forte présence scénique. Un petit côté PJ Harvey dans certains titres minimalistes. Un petit côté Anna Calvi, la puissance vocale alliée à la puissance rythmique. Que dire d'autre... Rien de pire que raconter un concert. Et puis je ne filme plus. Enfin presque plus. Un concert ça se vit sur l'instant. Pas au travers d'un écran en pensant au moment où on le collera sur YouTube. Très cool, pour finir, le rappel. Les dernières notes de guitare au milieu du public. Mémorable!

    Un titre, ici, pour se faire une idée :


    En live, c'est envoutant. Prometteur.

    "Dancing Shadows", l'EP d'Eskimo, en écoute ici : 

    Enjoy!!

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  • Découverte : Mamfredos "Circa"

    C'est nouveau, c'est parfait pour le dancefloor... 


    Et l'EP sort à la rentrée.

    Mamfredos "Changement de saison". Dans les bacs le 2 septembre 2016.

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