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DUBUC'S BLOG - Page 2

  • Sunflowers, l'invitation au voyage

    Endless Voyage, 3ème album du duo portugais, Sunflowers, est un objet étrange. Un album difficile au premier abord, car inclassable. Le groupe qui se range lui-même dans la catégorie psyché-punk-garage embarque l'auditeur dans un trip où cohabitent guitares saturées, incursions electro, nappes de claviers et longues plages répétitives. Quelques paroles ça et là, dans un album contemplatif et mystérieux. Priorité à la musique. Il y a une étrangeté dans ces titres traversés de fulgurances sonores. Il faut prendre son temps pour s'immerger dans ce voyage sans fin, qui s'avère attachant.

    "Endless Voyage" (Only Lovers Records), dans les bacs le 7 février 2020


     

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  • Interview Express : Pindhar

    Pinhdar, un duo italien, constitué de Max Tarenzi et Cecila Miradoli ayant arpenté les scènes londoniennes et new yorkaises au sein de leur premier groupe (Nomoredolls) a sorti en 2018 un EP charmant, qu'il définissent comme "un voyage à travers l'art rock, la new wave et les vibes électroniques".

    Je les ai soumis à l'interview express. Au-delà de la musique, ils évoquent leur univers littéraire et cinématographique. Je vous invite à vous laisser envouter par cet EP éponyme prometteur. En attendant de nouveaux titres et un album complet prochainement.

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  • Bilan 2019

    OMG! Flashback sur l’année 2019.

    Avec un aveu, ma plus grosse claque musicale de l’année n’a rien à voir avec le rock. Quoique. Tout est parti du visionnage d’un documentaire sur Netflix. Camarón de la Isla. La révolution Camarón. Pour moi une pure révélation. Étonnamment l’album de rupture de Camarón avec les standards du flamenco traditionnel, La Leyenda del Tiempo, est sorti en 1979. Année florissante. London Calling, The Wall, The Raven, Setting Sons, I’m The Man, Unbehagen, Eat To The Beat, Dantzig Twist, Three Imaginary Boys, Regatta De Blanc, One Step Beyond… pour n’en citer que quelques uns, dont certains enchantent toujours mon paysage musical.

    Le concert de l’année, du moins celui qui m’a le plus transporté: The Struts. Un groupe que je connaissais à peine. Et qui a offert un concert incendiaire, 1h45 de pure folie glam rock. La meilleure réincarnation de Freddie Mercury, sans être un tribute band. Le style, le son, la démesure, sans sombrer dans l'imitation ou le plagiat sans âme. Un peu comme écouter ELO en se disant que ça rappelle les Beatles sans toutefois en être un simple CtrlC/CtrlV. Mention spéciale à la magique Patti Smith, fin août à l'Olympia. Pur moment de ferveur.

    Côté festivals, deuxième année de Hellfest avec la même jubilation, même l’effet de surprise passé. Avec la plaisir non dissimulé d’avoir vu Slayer pour la première et dernière fois. La grosse baffe vint de Lamb Of God, avec cette énergie dévastatrice, largement plus intéressante que les pitreries de Kiss. Sans oublier Fever333. Côté Route du Rock, Sharon Van Etten et Metronomy. Côté Rock en Seine, Polo & Pan et le Villejuif Underground.

    Côté révélation de l’année, le plaisir de voir Marie-Flore arriver au sommet. Un succès mérité après quelques années de persévérance et de recherche de style musical. Je la suis depuis 2014, vue sur scène en solo, ou avec Baxter Dury.

    Côté ciné, sans aucun doute Joker. Première fois depuis bien longtemps que je trouve un intérêt un film DC/Marvel (même combat). Tant sur le fond que sur la forme. Bande-son remarquable.

    Côté reprises, plaisir immense de revoir pour la x-ième fois dans la n-ème version, Apocalypse Now, chef d’oeuvre absolu de Francis F Coppola.

    Côté séries, heu… rattrapage de Peaky Blinders en mode binge. Le Gang des Fumeurs, série japonaise gore comme il faut. Grégory, sale histoire narrée comme un thriller vosgien. Mention spéciale pour El Dragon… Narcos en mode telenovela, 38 épisodes rien que pour la saison 1. J’ai craqué au 30ème… Du kitsch, de la drogue, des flingues et des scènes dignes d’Amour Gloire et Beauté…

    Côté musique… Quels sont les albums que j’ai le plus écouté en 2019 : L’Amérique pleure, nouvelle production des Cowboys Fringants, la discographie de Camaron de la Isla, naturellement (avec Paco de Lucia, Tomatito, la classe absolue), Bardo Stars (un artiste indépendant US, entre psyché et mantras), The Slow Readers Club (des Mancuniens qui remplissent les salles outre-Manche, et ont fait leurs premières dates en France, discrètement cette année). 

    Année 2019 qui laissait entrevoir la perspective d'un 3ème album de Marquis de Sade. Année tristesse, Philippe Pascal nous ayant faussé compagnie.

    Voila, bilan très, voire trop rapide. 

    Prêt pour 2020, avec pour commencer, le retour sur scène d’Edith Nylon. Et de nouvelles découvertes, via notamment Groover.co.

    Enjoy!

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  • Interview express : Mata Hari

    Mata Hari a sorti son premier EP le 13 décembre dernier. Dès les premières notes on est frappé par le son énorme. Hors du temps. Un EP qui aurait pu sortir en 1979 et n'aurait pas déparé dans la myriade de groupes qui ont émergé dès la fin du punk. Mata Hari c'est le choix délibéré d'un son puissant, avec basse grondante et guitare dévastatrice. En formule trio, la plus efficace, sans fioritures, à l'os, Paul Gauloise, Téo Blanc et Paul Maumy, issus d'Alès et Béziers et évoluant sur la scène de Montpellier, déboulent plein d'une énergie totalement dévastatrice. On en est certain à l'écoute de leur EP : il ne laisseront aucun survivant.

    En attendant de découvrir le groupe sur scène, pour constater IRL leurs mauvaises intentions, ils sont passés au grill de l'interview express. 

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  • Interview Express : Mortuary

    Mortuary, c'est du brutal de chez brutal. Des mecs avec qui on ne rigole pas quand il s'agit de parler metal. Thrash et death metal pour être précis. 30 ans de carrière. Le metal est une valeur durable. On n'est pas dans la pop jetable ou les fausses valeurs dont la durée de vie n'excède pas une saison. On est dans le solide. Le durable. Bien sûr le genre fera fuir les esprits sensibles et les esgourdes délicates. 30 ans de carrière. Et l'intégrité qui va avec. Sans tentation de glisser entre deux plages une petite power ballad qui plaira. The Autophagous Reign, dernière livraison du groupe, ce sont 46 minutes sans concession. Les allergiques au metal fuiront à toutes jambes (ceux à qui on a soufflé à l'oreille un jour que quand on jouait les morceaux de metal à l'envers, on convoquait les forces sataniques, ou ceux qui chaque année sont persuadés que l'Antéchrist prend ses RTT à Clisson - Loire Atlantique). Les fans atteindront une forme d'orgasme auditif. Les curieux ouvriront leurs chakras. 

    J'ai posé quelques questions à Jean-Noël Verbecq, bassiste et fondateur du groupe. Interview express et révélations musicales surprenantes! 

     

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