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Découvertes

  • La Féline un jeudi soir

    Le dilemme du titre de l'article est entier. Il serait tellement simple de faire un jeu de mot pourri et évident du genre "La Féline sort ses griffes". Ou "J'ai ronronné de plaisir au concert de La Féline". En même temps ça serait plus simple. Mais l'évidence n'est pas une solution... Et là, je sèche. Nom d'une boule de poils. Je vais voir La Féline à la Maroquinerie, et je dois juste titrer "La féline à la Maro" parce que je ne trouve pas la punchline qui tue, le truc à la Libé des années d'il y a longtemps quand le machin n'avait pas été essoré par ses propriétaires successifs. Bref. 

    Quand je pense Féline, je pense s'abord à un album des mythiques Stranglers. La Féline n'a rien à voir avec les dark étrangleurs britanniques, mais Feline était un album... Les mots me manquent pour évoquer les impressions ressenties à la première écoute a long long time ago in a far away galaxy. J'ai la flemme de chercher la formule. Je reproduis juste les premiers vers de European Female :

    "I knew she was a feline

    She moved with ease and grace

    Her green eyes they held mystery

    No emotion on her face

    She speaks her lips are kissing

    The air around her face

    I don't always understand her

    But I love her air and grace"

    Feline, Féline. A part ça, je n'ai pas pu voir - de loin - si les yeux d'Agnès Gayraud, chanteuse, auteuse, compositeuse, rockeuse était verts. [NDLR : je sais, on ne dit pas compositeuse. Ni auteuse d'ailleurs. Mais pour la rime et une vague tentative d'allitération approximative, il faut tout tenter. Ce n'est pas pire que les lyrics de Nicolas Sirkis. Ceci n'ayant rien à voir avec cela. Je parle de moi. Pas de l'écriture de La Féline].

    Revenons à la Féline, un jeudi soir à la Maroquinerie. J'étais - il y a de cela quelques temps déjà - tombé en arrêt à la première écoute d'Adieu l'enfance, le premier titre de La Féline qu'il m'avait été donné d'écouter. Electro jolie. Voix pure. Je débarque à la Maroquinerie sans avoir écouté une note du nouvel album. Intitulé "Triomphe". Carrément. Le son est puissant. La basse est ronde et élastique, le sax prend parfois des accents free jazz. C'est une belle pop qui porte une belle écriture. Magie. Je suis fan. Il fait chaud. Personne ne se met nu. Malgré les injonctions mutines de La Féline. La Fender se désaccorde. Le français peut être mis en musique électrique. On en a la preuve. 

    Pour découvrir La Féline 

     

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  • Niki Niki, pop synthétique aérienne

    Résumé en mode gonzo du concert de NIKI NIKI au Pop up du Label... Un nom de lieu improbable. je me fais à chaque fois la même réflexion, il faudra qu'on m'explique. On gèle dehors, la traversée de Paname en scooter - lequel porte la vignette de la bonne couleur certifiant que son pilote a obtenu moyennant le prix d'un demi le droit de contribuer à la pollution ambiante. Mais je l'égare et m'éloigne de mon sujet initial - la traversée de Paname via une rive droite embouteillée à mort comme il se doit, est une petite épreuve, les extrémités perdent le sens du toucher, se raidissent, bref encore quelques minutes et on sort la lame chauffée à blanc pour amputer... Le moindre interstice entre deux vêtements laisse passer un petit filet d'air froid fort déplaisant. Il y a aussi des mecs qui dorment dans la rue. Et dont on se rappelle l'existence une fois par an. Avec une mauvaise conscience vite effacée. Mais de quoi on cause? J'étais parti pour parler d'un concert et je me découvre à gloser sur le froid, avec ma conscience slacktiviste... Tsss, tsss, Mr Dubuc, il faut te resaisir! Tout ça pour dire que tu t'es pelé pendant 30 minutes et que tu vas te mettre au chaud dans un bar. Une pinte de Grolsch pour ouvrir les chakras et les portes de la perception. Une deuxième, peut-être. Pour s'engourdir. Et se laisser porter par le son, la vibe, le beat...

    Ca c'est l'intro, la mise en condition, la contextualisation. Hunter, t'aurais fait quoi? 

    Les vidéos de NIKI NIKI sur grand écran. Juste avant le show sur la mini scène. Le trio, sapé classe, Agnès B. Pierre, Jacques, Mélodie. Il y a le look. Le style. Il y aura la musique. NIKI NIKI, c'est un mélange de sons synthétique, de lignes de basse rondes, et de sons de guitare pleins de réverb. On se ballade du côté de London Grammar, pour la partie contemporaine. Une touche de M83 aussi. On est aussi chez Cocteau Twins et This Mortal Coil. NIKI NIKI est un groupe fondamentalement moderne, sans nostalgie pop d'un monde passé. C'est un groupe actuel, un son actuel. Et pourtant, il y a dans son univers des ingrédients qui évoquent des souvenirs agréables. La voix de Mélodie envoute. Le show est minimaliste, la taille de la scène l'impose. NIKI NIKI est la révélation d'un univers dans lequel on envie de se plonger. Pour échapper à l'hiver glacé. 

    Place au son :

    NIKI NIKI 1er EP "Glorious Dayz" chez tous les bons disquaires, plateformes de streaming, etc.

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  • Enfin, l'album de l'excellent Guillaume Stankiewicz

    Guillaume Stankiewicz est un orfèvre. Un pur artisan qui aime les chose belles et bien faites avec un goût inné pour la précision et la beauté des mots. Cet album est à son image. Apaisé. Chic dans sa sobriété. Il ne fait pas de bruit. Il s'immisce dans nos têtes avec son sens de la mélodie. Et son amour de l'écriture. Il faut se laisser emporter par sa poésie. C'est impératif. Ca change des rimes pauvres, des clichés, du prêt à porter, de la musique d'ascenseur ou de supermarchés. Il y a tant de musique partout qu'on ne l'entend plus. Alors tant qu'à faire, autant essayer autre chose. Revenir à l'essentiel, à la parole, aux mots, simples. Guillaume Stankiewicz, est un artiste exigeant, même s'il se laisse aller de temps à autres à une reprise de Magnolias For Ever. Qu'il dépouille, qu'il dénude. Un peu comme lorsque Kurt Cobain, laissait entrevoir lors d'un unplugged de légende la sensibilité que camouflaient guitares saturées et voix au bord de la rupture qui étaient la marque de fabrique de Nirvana. L'époque est sale. La vulgarité est assumée au grand jour, l'outrance, le mensonge ou la post-vérité. Essayons de nous concentrer sur ce qui reste d'authentique. 

    Guillaume Stankiewicz "Les Années" - (La Souterraine)

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  • Let's talk about sex...

    Cyryel m'envoie quelques mots. Je ne la connais pas. Elle chante. Elle a sorti un EP. Soit. Je suis en train d'écouter la dernière livraison des Stones. Je suis en plein dans le blues intemporel. En plein dans le retour aux sources des vieux briscards. Pause. Image en noir et blanc. Gros plan. Un clic. Un site. Quelques morceaux. Electro pop discrète. Et cette chanson, "Entre toi et moi", qui participe à la bande-son idéale pour ces temps sombres de repli sur soi et de retour au "c'était quand même tellement mieux avant", où d'aucun grimpent dans les tours pour d'éphémères histoires de représentation de la chose (ah, le mot et la chose, si bien évoqués par l'Abbé de Lattaignant)...

    Avant qu'on recommence à brûler les sorcières en Place de Grève et écorcher les apostats, rions encore un peu. Jouissons sans entraves, comme on disait en un temps que les moins de vingt ans ne connaitront jamais. Une chanson qui chatouille les oreilles, comme en firent Boris Vian et Magali Noel en remontant le temps. Sans oublier Gainsbourg et Bardot. Un zeste de Juliette Gréco pour faire bonne mesure. Un truc un peu explicite. Très rock. Comme quand les Stones proposaient qu'on passe la nuit ensemble. Plus sensuel que Gogol Premier et sa Horde ou WASP... Pas moins salace qu'Elmer Food Beat. Plus délicat, plus direct. Pas de litote, le propos est délicieusement amoral, ça va faire frissonner les faux dévots de toutes obédiences. Et rien que pour ça...


     

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  • Découverte : The Rusty Bells "Red Sun"

    C'est nouveau, un titre intéressant du duo toulousain, The Rusty Bells dont l'EP sort le 15 novembre (Dead Bees Records - en téléchargement sur les plateformes idoines). Ils se réclament de Pink Floyd, d'Archive, des Kills, de Kavinsky. Un morceau envoutant et acrocheur. A suivre!


    Enjoy!

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  • Orouni, la pop délicate

    Ourouni, c'est de la pop raffinée. A tel point que Technikart évoque une cousinade avec le britishissime Neil Hannon et sa Divine Comedy. Musicalité, raffinement. J'ajouterai la discrétion et l'élégance. La classe quoi. Orouni est un voyageur qui cisèle des mélodies inspirées de ses voyages. Un type cool, avec qui il est agréable de discuter autour d'un verre, dans le confort d'un bar parisien. Bref, Orouni, il faut écouter, il faut découvrir, il faut se laisser embarquer. Pour un voyage au long cours. 

    Un nouvel album est en préparation, quelques dates de concert sont d'ores et déjà programmées. 

    - le 18 novembre chez le disquaire La Passerelle.2 

    - le 11 janvier aux Trois Baudets

    Enjoy!

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  • Kandace Springs au Duc des Lombards, le jazz en petite robe noire

    jazz, kandace springs, duc des lombards, soulIl y a un choc visuel. L'image avant le son. Bien sûr, les grincheux pourront qualifier ces propos de sexistes. Mais si l'on essaie d'appliquer au quotidien le vieil adage "Don't judge a book by the cover", il faut avouer que quand on reçoit l'invitation à un concert de Kandace Springs, sans avoir entendu parler de l'artiste auparavant, la pochette de l'album est en soi un choc. Comme on dit en marketing, une promesse. Un visage lumineux, une afro impressionnante. On se dit qu'il doit y a voir un loup, qu'on s'est déjà fait piéger par des affiches affolantes, que... Bref, on est circonspect, mais curieux. Alors on écoute, on clique sur le lien, le regard de Kandace Springs sur l'image vous vrillant le cerveau. On aime à nouveau le jazz, tout de suite. On se convertit, on devient prophète, prosélyte. On part proclamer la bonne nouvelle sur les chemins... La donzelle a été repérée et encouragée par Prince himself. Yes, le Kid de Minneapolis. On reconnait là au passage le bon goût du maître et on a une pensée émue pour Vanity 6 et Sheila E... Ceci n'ayant rien à voir avec cela. On est dans un jazz vocal teinté de soul tendance Roberta Flack. un peu de Norah Jones aussi. C'est easy listening, c'est agréable. Ca donne envie d'en savoir plus.

    La suite se passe au Duc des Lombards, un lundi soir de fin d'été. Un concert, en petit comité dans un lieu intimiste. Précédé d'une interview, pour TSF Jazz. Kandace Springs, native du Tennessee, a été bercée de jazz par un père chanteur. Elle a découvert le hip hop vers 20 ans. Et revenue au jazz. A posté des sons sur Twitter, a reçu les conseils de Prince, qui l'invite à monter sur scène pour les 30 ans de Purple Rain. A eu l'envie de se lancer dans la carrière sur les traces de Norah Jones, dont elle a réarrangé certains titres du premier album. Dont The Nearness Of You. Un standard. Kandace Springs, moulée dans une petite robe noire (la fameuse petite robe noire, le basique que chacune doit avoir dans sa garde-robe selon les standards de Gabrielle Chanel), elle est un mélange de naturel et d'extrême sophistication. Dès qu'elle se met au clavier, accompagnée d'une basse et d'une batterie. Il y a la voix, caressante. Il y a le choix du répertoire, Coltrane, Oscar Peterson. Ses propres titres bien sûr, et ce final sur Sophisticated Lady. Ellington. Kandace Springs n'a peur de rien. Le set est presque trop court; séduits on on en redemande. 

    La preuve par l'image. Pas filmé au Duc des Lombards. Mais bien quand même.



     

    L'album "Soul Eyes" sort chez Blue Note le 30 septembre. Recommandé!!!

     

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