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rock - Page 4

  • Playlist d'été #2

    Alors, le live c'est pour quand? Putain de virus!!!! Il faut le dire haut et fort, on s'emmerde!!! Même au coeur de l'été. Le rosé piscine en terrasse a son charme, certes. Le mojito aussi. Mais on ne peut s'empêcher de penser à la vie d'avant. Quatre mois sans concerts. Yarglllll! En évoquant ce point, je ne parle pas que de mon plaisir de simple spectateur headbanger. J'englobe tous les acteurs de l'écosystème, musiciens, techniciens, exploitants de salles... Les hommes en gris sous les ors de la République mouillent rarement la chemise dans les walls of death. Quand ils parlent de musique, on est toujours partagé entre consternation totale et désespoir profond.

    En attendant des jours meilleurs et la réinvention d'une façon de vivre la musique collectivement, il faut soutenir les artistes. Deuxième playlist d'été, qui s'aventure dans de multiples directions une fois de plus. Sauf celle de la facilité et des terrains balisés des valeurs-refuge, les trucs qui se vendent au kilo dans les supermarchés ou sont systématiquement mis en avant par les algorithmes paresseux, les rarissimes émissions de variétoche, cette spécificité française et les radios formatées aux audiences déclinantes.

    Voici donc une playlist, qui, selon une formule éprouvée ici-même part dans tous les sens avec un point de cohérence quand même, le pratiquement 100% indé. Premiers EP, premiers albums. Climats planants, éthérés ou plus lourds. Paroles mutines, féministes, en français ou en anglais et même en malgache. Rock, pop, electro, metal, un mélange qui cherche à surprendre. Une playlist peut s'écouter en mode aléatoire, à une seule condition : avoir ses chakras bien ouverts. Car là réside la magie de la musique : accepter de se laisser embarquer, sans a priori. Le meilleur remède contre la morosité et les nouvelles anxiogènes.

    Passez un bel été! Enjoy!

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  • Playlist d'Été déconfiné

    Sommes-nous sortis des ronces? Bof... Pas sûr. Ce n'est pas la tête d'austère qui ne se marre pas de Jean Castex qui va nous donner d'aller gambader dans les champs, nus et contents avec la légèreté d'un faon sous acide...Le monde d'après ressemble au monde d'avant, la musique live en moins. De là à dire qu'on s'emmerde ferme il n'y a qu'un pas... Reste la musique enregistrée. 

    Et une playlist de début d'été avec des sons rock, électro, pop, synth pop, quelques envolées abrasives et des titres pour laisser aller son corps sur le dancefloor (vous savez, jeunes gens, cet endroit où, dans le passé pré-pandémique des humains se laissaient aller à la fièvre du samedi soir... ).

    Bref, il n'y a que du bon, indé comme il se doit, sélectionné en totale subjectivité, comme d'hab. 

    Enjoy!

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  • Interview Express : Frank Darcel, Marquis

    Au risque de passer pour légèrement obsessionnel, et ça ne sera pas la première fois, parlons de Marquis. Né des cendres chaudes de Marquis de Sade, Marquis donne une suite à une aventure musicale démarrée il y a maintenant plus de 40 ans. Marquis de Sade était remonté sur scène armé de son répertoire tenant en deux albums devenus mythiques. Une musique intemporelle. D'où le constat que le rock classieux vieillit bien. L'aventure d'un troisième album pouvait s'avérer éminemment casse-gueule. Mais Marquis de Sade avait retrouvé l'envie de challenger son propre mythe, l'envie de donner une suite à Rue de Siam. Un projet interrompu par la disparition de Philippe Pascal. Franck Darcel, Éric Morinière et Thierry Alexandre auraient pu avoir la tentation d'enterrer l'affaire. On peut imaginer les tempêtes sous les crânes, comme disait le père Hugo. Rester dans un passé glorieux et s'endormir sur la nostalgie du Rennes rock des 80s, ou essayer autre chose, avancer sans se renier. Prendre le risque de nouvelles compositions. La curiosité nous étreint. Il va falloir patienter jusqu'à septembre pour découvrir un premier titre, "European Psycho". Et janvier 2021 pour avoir entre les mains "Aurora", nouvel album de Marquis. Marquis de Sade est mort. Vive le Marquis. 

    LADTK, le label du groupe lance sur KissKissBankBank l'opération de financement participatif qui permettra la finalisation de l'album. Un projet à soutenir! En attendant la sortie de l'album, en attendant de découvrir les premiers sons, j'ai soumis Frank Darcel à l'interview express. Enjoy!!

     

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  • Renaissance du Marquis

    Marquis de Sade. Un retour flamboyant, une reformation inespérée après une trentaine d'années de silence. Une tournée qui permettait de constater que la flamme ranimée ne s'était pas éteinte. La perspective enthousiasmante d'un 3ème album. Et le choc brutal un sale jour de septembre 2019. Et l'interrogation : l'histoire allait-elle s'arrêter là? 

    Attente. 

    Et cette nouvelle qui tombe hier. Marquis de Sade n'est plus. Ne pouvait plus être, sans Philippe Pascal. 

    Marquis est né. 

    3 membres historiques, Frank Darcel, Eric Morinière, Thierry Alexandre. Et un petit nouveau, un jeune chanteur flamand, Simon Mahieu. Sans oublier un casting de choix et de haute volée pour bâtir un projet qui tienne la route, les Rennais, Christian Dargelos, Sergeï Papail, l'incontournable Daniel Paboeuf, Xavier Géronimi. Et les New Yorkais, James Chance, Ivan Julien, et Richard Lloyd. 

    Il ne reste plus qu'à attendre septembre pour le premier titre et janvier 2021pour l'album.

    Affaire à suivre! On en reparle dès que le financement du projet est lancé sur KissKissbankBank.

    Crédit photo ©️ Ray Flex

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  • Interview Express : Ramon Pipin

    Qui est capable d'écrire une ode au mec qui promène son chien le matin? Le seul, l'unique... (roulements de tambour)... Monsieur... Ramon... Pipin!!!

    Ramon Pipin, pour ceux qui savent, c'est un pionnier érudit et pilier du rock français. Ou comment allier rigueur musicale, production léchée, musicalité et humour dévastateur avec juste ce qu'il faut de pipi-caca et de mauvais goût pour plonger le sensible en état de catalepsie. Ramon Pipin, c'est tout d'abord, à tout seigneur, tout honneur, l'un des piliers d'Au Bonheur des Dames, dont même les mal-comprenants des années Pompidou/Giscard n'ont pu manquer le tube magistral, "Oh les filles" (adaptation en français et en déconne totale de Sugaree, titre de Rusty York, pionnier du rock des 50s). Mais peut-on résumer Au Bonheur des Dames à ce titre? Tout passe, tout lasse (quoique...). Petite tendresse pour "Roulez bourrés" qui bien entendu devrait, en cette période de déboulonnage, de javellisation, aseptisation et réécriture de l'Histoire, être assorti d'un documentaire de contextualisation permettant aux éternels mal-comprenants de ne point s'étouffer...

    Ramon Pipin dans les années 80, c'est Odeurs. Belle production, textes caustiques, humour. Odeurs pratique la transgression avec intelligence. Et puis, Ramon Pipin n'a pas tort! La viande de porc, c'est bon quand c'est mort! La digestion du couscous boulettium et ses effets dévastateurs, et bien sûr, la question existentielle que chacun se pose, quel est le cri du kangourou?

    Ramon Pipin massacre avec constance les tubes de la pop internationale dans de réjouissantes vidéos, adaptations en français, et comme diraient certains exégètes de Bob Dylan pour excuser le comportement parfois erratique du Maître à l'égard de ses propres compositions, il pratique la déconstruction. Prenons par exemple cette version revisitée d'Une autre brique dans le mur (part 2)... Une décontraction aux antipodes du travail de production, preuve d'une fantastique auto-dérision.

    Et il sort un nouvel album solo, ALAFU, pile-poil à la fin du confinement. Nos experts ne manqueront pas de remarquer, dans le magnifique autoportrait que m'a adressé Ramon Pipin, une ressemblance capillaire et lunetière avec un certain médecin marseillais. Nous ne nous prononcerons pas sur les vertus curative de la musique de Ramon Pipin dans la lutte contre les pandémies. Juste le temps de mettre en place une commission parlementaire, un groupe d'experts, un comité Théodule, de publier quelques livres blancs, et d'organiser un ou deux Grenelle en respectant les mesures de distanciation physique. On n'est, autrement dit, pas sortis des ronces.

    Quoi qu'il en soit, au-delà de la bonhommie et de l'humour, il y a les influences. Ramon Pipin cite XTC, les Beach Boys. Et m'a fait découvrir au passage un groupe garage anglais. Que j'écoute au moment même où j'écris ces lignes. Revenons à notre album. On y retrouve le paradoxe que cultive Ramon Pipin depuis des années : décontraction totale dans les textes, qu'on peut lire au 2ème 3ème ou 36ème degré et rigueur absolue de la production. Histoires de promenades de chiens, de micro-ondes, de mecs en trottinettes, de problèmes érectiles... regard foutraque sur les joies du quotidien.

    Mais assez bavardé, passons à l'interview express de Monsieur Ramon Pipin.

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