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iggy pop

  • Gimme Danger, Oncle Iggy raconte la geste stoogienne

    Certes parfois un peu verbeux, mais réellement passionnant le documentaire de Jim Jarmusch consacré à la chaotique histoire des Stooges. Racontée par ses protagonistes. Last man standing, Jim Osterberg aka Iggy. Une pure histoire rock, pleine de bruits, de fureur, avec le moins de glam possible. Une histoire de crasse, de dope, d'excès, une tension permanente, des hauts, des plus bas que bas. Une histoire où tout le monde meurt à la fin, ou presque. Mais une histoire où chacun est reconnu à sa juste valeur, pour son apport indéniable à la geste rocknrollienne.

     

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  • Playlist de fin d'année

    De tout et de rien, avec un minimum de cohérence, quoique... Rien n'est moins sûr. Une playlist avec les trucs qui m'ont marqué cette année Ceux que je réécoute avec plaisir. Ceux qui m'ont mis en vrac. Ceux pour lesquels il y a eu gros kif, ceux qui ont été vus en concert, ceux dont je me souviens après quelques mois. Je passerai sur les classiques même si le So Long Marianne n'est pas très neuf. Mais je l'avoue, je ne suis pas un inconditionnel hardcore de feu Leonard Cohen. Bowie a été le choc du début d'année. L'album superbe, la mauvaise nouvelle ensuite. Les festivals ont eu leur lot de révélations, découvertes. Etrangement j'aime bien écouter Kevin Morby, même si ses prestations scéniques m'ont laissé assez froid. Lost Under Heaven, Julia Holter. Deux univers à part. Eskimo, à suivre impérativement. Flavien Berger, quelque chose d'unique. La Femme, ses rimes bancales, sa folie scénique. Le très gros son de FIDLAR, de Royal Republic, de Slaves. Le punk a encore de beaux jours devant lui. La puissance de Savages. L'étrangeté de Let's Eat Grandma. Les copains de Fauve ≠ qui ont tiré leur révérence avec élégance et ont livré un live entre reportage et testament. L'electro monstrueusement efficace de Soulwax. La vulgarité assumée de Peaches. Et Iggy. Immense et touchant. Capable de sortir un album essentiel en début d'année et de faire un best of testamentaire sur scène. Aux antipodes, la délicatesse d'un Guillaume Stankiewicz ou la virtuosité (et le charme) jazz de Kandace Springs. Et pour finir, le blues séminal des Stones en parallèle de la fureur retrouvée de Metallica.

    Bref. On règle tous les niveaux sur 11.

    Play it loud!

    Enjoy!

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  • Eagles of Death Metal, rock'n'roll et attitude

    Les Eagles of Death Metal ont fini leur concert parisien. La chose a été plus que médiatisée. L'Olympia est devenu hier soir plus qu'un lieu hype. Les psychologues se sont exprimés, on a vu fleurir dans des médias improbables des considérations sur la setlist du groupe. Quelques avis ont tranché ça et là, revenant sur les déclarations tonitruantes de Jesse Hughes à propos des flingues... Bref, comme d'habitude, il y a eu du sérieux, du moins sérieux et du n'importe quoi. J'adore le n'importe quoi. Surtout quand il s'agit de rock'n'roll. 

    In antiquis temporibus, le rock était chose maudite, le truc qui faisait peur aux parents, aux bourgeois, aux institutions. Et ceci était bon. Celui qui en écoutait le faisait d'abord par plaisir, et pour le plaisir de faire chier son prochain. Plaisir secondaire, mais néanmoins procurant une forme de jouissance. Don't criticize what you don't understand. Dylan avait raison. Vos mômes ne sont plus sous votre contrôle. Eclats de rire narquois des mômes. Les sales gosses ont gagné. Il y eût Tipper Gore dans les années 80, l'épouse de Al "une vérité qui dérange" Gore, en croisade contre les affreux métalleux sataniques. Je revois ces images de Frank Zappa en costard allant défendre la cause devant le Sénat américain... Jouissance. Le rock conservait sa dimension consubstantiellement hédonique. Le son à fond, hey ho, let's go. 

    Les mômes ont eu des mômes. Il y a eu passage, transmission générationnelle. On allait au concert en famille. On se réjouissait de voir ses enfants puiser dans la discothèque familiale pour remplir leur iPod de pépites issues du répertoire des Who, des Stranglers. Il y eut même ce glorieux moment personnel où l'une de mes filles de demanda de baisser le son alors que j'écoutais Suicidal Tendencies à un volume sonore forçant le respect, dans le but probablement inconscient d'emmerder mes voisins, comme je l'avais pratiqué pendant ma sage adolescence... Ecouter du rock avait quoi qu'il en soit, perdu son potentiel de nuisance. C'était devenu une affaire de goût personnel. De sale goût. Mais quelque part quelque chose de mainstream. PhilMan était juré de la Nouvelle Star, Ungemuth pigiste au Figaro...

    Mais revenons aux Eagles of Death Metal. Pas un groupe majeur jusqu'au 13 novembre. Un groupe qui entre dans l'Histoire de manière follement, tragiquement, atrocement contingente. Un groupe comme il y en a des dizaines aux Etats-Unis. Un groupe que j'avais vu à Rock en Seine en 2009, parce que porté par la complicité entre Jesse Hughes et Josh Homme. Cette année-là, j'avais laissé glisser le concert puissant et sympathique des EODM, et avais franchement joui quelques minutes plus tard en écoutant Them Crooked Vultures, Josh Homme, Dave Grohl, John Paul Jones. Comme j'étais en transe lors du concert des Queens of the Stone Age l'année suivante. Josh Homme, toujours. Il n'était pas à Paris le 13 novembre. Qu'importe. Il fait partie de ces hyperactifs de la cause rock'n'rollienne, toujours sur la brèche, toujours sur un projet. Ne se reposant pas sur les ventes colossales d'un seul album et faisant des breaks interminables le temps d'assurer le service après-vente. Il crée. Comme Ty Segall, mais aussi comme les grands des 70s. Comme Bowie, capable de sortir coup sur coup, sans plan marketing particulier un album majeur par an. Comme Picasso, créatif, touche à tout. Multi-instrumentiste, expérimentateur, apprenti-sorcier. D'EODM, j'avais retenu l'attitude toute en déconne de Jesse Hughes, parodiant les postures des stars du rock. Un côté volontairement Spinal Tap. Et une musique puissante. Pas follement originale, mais finalement conforme aux standards de base du rock, jouer fort, se donner à fond pour son public, suer, déconner, faire le show. 

    Aujourd'hui, EODM est entré dans la légende. Par la case attentat. Il y a eu des concerts tragiques, des morts dans des festivals. Mais jamais de tuerie de masse. On peut comprendre l'émotion, le trauma du type qui est sur scène dans une posture hédoniste, qui se prend la tragédie dans la gueule, qui voit son monde d'entertainment et de déconne inoffensive s'effondrer devant lui. Ce n'est pas rien. Qu'aurions-nous fait à sa place, hein? On se serait chiés dessus, on aurait flippé, on aurait pas joué les Rambo. Je suis prêt à le parier. Et ouais, Tuco, dans la vie, il y a deux type d'individus, ceux qui ont des Kalach et ceux qui creusent. Hélas. EODM est un groupe mineur et tragique. Fin de l'histoire. Un groupe de rock'n'roll, sans prétention particulière autre que le fun, le gros son. L'une des multiples facettes du rock, entre Bono (je vais à Davos causer avec les grands de ce monde de la planète qui va mal), et Chris Martin (je suis tellement transparent que je ne dis rien et le rock c'est un job comme un autre)... 

    Finalement, il est réjouissant que d'aucuns s'offusquent encore de déclarations à l'emporte-pièce sur Dieu, Donald Trump et les flingues. Il est réjouissant que certains s'étranglent à propos des gestes obscènes de Phil Anselmo. Dans un monde où tout est lissé, calculé, où chaque parole est pesée, marketée, calibrée. C'est la légende du rock. C'est son essence, faite de sueur et de foutre. D'attitude. Ted Nugent est un vieux con, chasseur et fan de la NRA. N'empêche que même plus de 30 ans après sa sortie, Cat Scratch Fever est un monument. Jerry Lee Lewis est un vieux con méchant. Whole Lotta Shakin Goin' On, une des pierres angulaires du rock. Iggy, même assagi, restera toujours le vieil oncle sale qui montre sa bite et raconte des histoires salaces devant les enfants le soir de Noël. La liste est longue. 

    Le rock doit conserver son potentiel de nuisance. Continuer à faire un petit peu peur. Ne pas être un exemple pour la jeunesse. Ni pour la vieillesse d'ailleurs. Et faire chier. Agacer. Enerver. Choquer. Etre excessif. Bordélique. Faire saigner les esgourdes. Etre mal élevé, doigts dans le nez, majeur levé, mal coiffé. Pour nous rappeler qu'on est vivants. Et pas juste de braves petits soldats qui font où on leur dit de faire, dans un monde aseptisé fait de limiteurs de bruits, de législation anti-tout, de religieux hyper-sensibles de tous poils et plumes, de politiques prêts à tout pour plaire, de divertissement de masse et esprit festif obligatoire. 

    Hey Hey My My Rock'n'roll Will Never Die

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  • Bloc-note express N°199

    Baillement matinal: Check!

    Café: Check!

    Frédéric Lefebvre sur France 2: Check! Euh, non en fait. Pas check. Juste 2 minutes d'une oreille distraite le temps de grapiller les éléments de langage. Voila, c'est fait: il ne faut pas qu'un parti ait tous les pouvoirs, bla, bla, bla. Merci Frédo. Va falloir trouver mieux comme argument. En plus tu aurais (excuse le tutoiement, je suis dans la com, c'est une mauvaise habitude) trouvé saumâtre qu'on te sorte la même chose il y a 5 ans... Tu sais, quand tu étais le suppléant d'André Santini. En fait, tu étais mieux depuis que tu avais pris des responsabilités ministérielles. Tu avais laissé le terrain de la phrase de fin de banquet à Nadine. Elle a progressé. Elle pourrait presque bourrer Bercy et le Stade de France, comme l'autre, là, tu sais, le comique au slip kangourou qui met le paquet. Enfin, tant que vous n'allez pas sur le terrain des idées, on est tranquilles.

    Des saumons dans le désert: Check! L'adaptation par Lasse Halström du roman de Paul Torday (Partie de Pêche au Yemen) laisse un peu sur sa faim. parce qu'on a perdu en route l'humour très british de l'auteur, qui le rapproche de Tom Sharpe. Halström a trop voulu aller du côté de Coup de Foudre à Notting Hill... Du coup la charge contre les spin doctors de Tony Blair et la dimension politique du livre ont été occultés. Il ne manque de Hugh Grant dans le casting...

    Prometheus: Check! Mais ça c'était la semaine dernière. Et j'ai aimé. Un film imparfait, qui n'atteindra jamais la puissance du tout premier Alien, mais qui se laisse voir avec grand plaisir. Ridley Scott a beau être un ancien réalisteur de films publicitaires, c'est un homme cultivé. Et revisiter le mythe de Prométhée avec tout ce qu'il faut de créatures gluantes est cool. Voila. Cool.

    Après, dernier CD d'Iggy Pop: Check! En français pour partie. Iggy croone. Chante du Brassens en s'attaquant , fort décemment, aux Passantes. Il chante du Roy Orbison aussi. Entre autres. Aujourd'hui, Iggy chanterait du Marc Lévy que même Guillaume Musso ne s'en remettrait pas. J'exagère peut-être un peu, là. 

    Voila!

    Bonne semaine.

    Enjoy!

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  • Dans mon iPod ce weekend prolongé...

    Coeur de Pirate... "Comme des Enfants"... Québécoise, blonde, pop, léger, charmant...

    Iggy Pop... "King of Dogs"... Icône absolue... Climats jazz, Iggy apaisé, quelques mois après la mort de Ron Asheton...

    Bob Dylan... "Beyond There Lies Nothing"... Le vieux Zim' nous revient très en forme... Etonnant, non?

    Enjoy!

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  • Bloc-note express N°83

    Demain soir, Nouvelle Star...

    pop.jpgIggy Pop sort un nouvel album le 25 mai... Une bonne nouvelle. Iggy, l'icône absolue. La pureté rock'n'roll. Un survivant. Passer la soixantaine, garder un corps sec de vieux gamin obscène, la voix intacte du crooner, l'énergie brute... Iggy... fait Chevalier des Arts et Lettres en 2003... On savait encore se marrer du temps de Chirac... ;-)

    3èmes Assises du Jeu Vidéo... Mr Dubuc sous les ors de la République... NKM en ouverture... Charmante, enceinte, crédible...

    Assises du Jeu Vidéo toujours, et la question cruciale de l'addiction... Dépendance ou addiction? Pour Marc Valleur du Centre Marmottan, l'addiction n'existe pas. Du moins chez l'enfant. L'enfant ne sait pas gérer son plaisir. Une fois de plus c'est l'éducation qui va permettre à l'enfant de gérer son temps devant l'écran... Point de laisser faire-laisser passer... E-D-U-C-A-T-I-O-N... A entendre les associations familiales, il y a danger, des gamins passent jusqu'à 20 heures par jour sur WOW... De l'art de faire passer des exceptions pour une généralité... Michael Stora, psy, soigne par le jeu vidéo...

    Boris_Vian.jpgBoris Vian... le Prince de Saint Germain des Prés, le Roi de la Pataphysique est mort il y a 50 ans, le 23 juin 59... Le matin même, il allait à la piscine. Je suis tombé sur un exemplaire de L'Ecume des Jours, neuf, dans une brocante, dans un village d'Eure et Loir... Une réédition sans valeur autre que sentimentale... Que deviennent les ouvrages qui ont marque une adolescence, quand on les redécouvre des années plus tard... La relecture de Céline, Le Voyage au bout de la Nuit, m'a déçu.

    Enjoy!

     

     

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  • Dans mon iPod ce weekend...

    un air de famille.jpgLe froid? L'âge? Le début de la fin des haricots? La décrépitude après la bravitude? Mr Dubuc a mal au dos. Intrusion dans l'intime. Mal au dos à pousser le brâme du blogueur quadragénaire. Ce matin je ne chanterai pas "Hurt"... I hurt myself today. To see if I still feel. I focus on the pain. The only things that's real. Non...

    L'image mentale, c'est Caruso, le labrador d'Un Air de Famille... Je dois être proche du labrador âgé... 44 ans soit un peu plus de 7 années de vie de labrador. Un tour de taille un peu empâté, il est bien loin le chiot fringant que je dûs être dans une vie antérieure. Et l'arrière-train paralysé... Damn it, je métempsychose à mort!!! En plus, j'ai la truffe sèche. Pas bon signe!!!

    Un remède... Le sexagénaire le plus fringant, le plus déjanté... Un exemple de longévité pour la jeunesse. Pas un gramme de gras. L'oeil vif, le poil luisant, la bite au vent... Iggy Pop!

    Et le morceau... "I Wanna be your Dog"! Ca tombe sous le sens!!

     

    Waouf!

     

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  • dans mon iPod ce weekend...

    b2971a704449fbf37f13d0cc0d8c1f2e.jpgIggy Pop... L'iguane sous toutes ses formes. Rock primitif, électrique, brutal. "A Million in Prizes: The Anthology", un double-album idéal pour ceux qui souhaitent découvrir ce que je qualifiais mercredi d'essence du rock'n'roll. Le rock a toujours eu la tentation de la boursouflure. Le prog-rock en est la plus parfaite illustration. Quand un art mineur cherche à flirter avec les arts majeurs. Intéressant mais vain. N'est pas Mozart qui veut. Le rock, le vrai, s'adresse aux tripes. A l'instinct. Le rock est séminal. Crade. Pas sophistiqué, malgré ses virtuoses de la Stratocaster. Le rock, le vrai n'est pas programmé pour plaire. Il est basique. S'il n'en restait qu'un parmi les grands, ce serait Iggy Pop
    Dans cet album, Iggy & The Stooges, Iggy en solo, Iggy en duo avec Debbie Harry, Françoise Hardy...
    A déguster!!!!
    Enjoy!!!
     
     
    Illustration sonore, Iggy en 1977: The Passenger
     


    Et pour se faire une idée de ce qu'a pu être le prog-rock... Emerson Lake & Palmer... Oups...
     

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  • L'essence du rock'n'roll

    Et Iggy monta sur scène. Quelques minutes après les frères Asheton. Hier soir au Palais des Sports de Paris: The Stooges. Une heure trente de bombardement sonique, de déluge métallique. L'essence du rock. Quelques accords, une rythmique métronomique, une basse vrombissante. Des textes simples. Pas d'effets autres que les lumières colorées des spots. Un mur d'amplis Marshall derrière Ron Asheton. Une scène quasi nue. Et Iggy, plus de 60 piges au compteur, le corps sec, le muscle saillant. Une boule de nerfs qui occupe la scène, se jette dans la foule, invite au moins cinquante fans à monter sur scène pour danser sur No Fun dans un chaos totalement maîtrisé. Tous les classiques: 1969, Funhouse, TV Eye... Iggy aboie. I wanna be your dog. Se roule par terre. Dirt. Plonge dans la foule. Encore et encore. Contact charnel avec son public. Energie intacte. L'essence du rock des origines. Du rythme. Le public des gradins est debout. Public de quadras, quinquas, qui braillent en choeur: I wanna be your dog. I wanna be your dog. Iggy quitte la scène. Le groupe disparait quelques instants. Retour sur scène. Rappel pour un final homérique: I wanna be your dog... On le dit fatigué, on murmure que cette tournée serait la dernière. On a vu une légende vivante sur scène. L'essence du rock: être mort à 27 ans ou se déchaîner sur scène comme un gamin à plus de 60!  Du rock sans boursouflures, sans emphase, sans gras. Pas une musique sophistiquée. Pas un truc d'intello. De l'art brut. J'y étais. Hier soir.
    Une vidéo trouvée sur Youtube datant de 2004, année de la reformation des Stooges, pour vous faire une idée... 




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  • dans mon iPod ce weekend...

    ...The Stoooooooooooges! Nouvel album: The Weirdness.

    medium_the_weirdness.gifIggy réunit ses vieux potes, survivants, cramés, désintoxiqués, réhabilités. Reforme The Stooges, 30 ans après les années de folie, d'HP, d'excès en tous genres... L'iguane aura 60 ans le 21 avril prochain. Corps sec, pas un pet de gras à l'heure où ses contemporains sexagénaires sont ventripotents et écoutent Sting chanter du John Dowland.

    Que dire? Une chose: The Stooges, si leur son s'est poli avec le temps, si la production est toute en rondeurs, si l'imagination délirante a laissé place à l'efficacité brute, gardent une certaine fraîcheur et une grande authenticité. Rien à voir avec la reformation parodique des Who. "My idea of fun is killing everyone"... Phrase extraite d'un des morceaux phare. Marrant, presqu'adolescent. C'est ça Iggy. L'éternelle jeunesse. Un personnage faustien. Le pacte avec le diable pour garder l'essence du rock. Etre l'incarnation même du rock. Potards sur 11, froc baissé, voix intacte. Testostérone suintante. L'expression "rock séminal" est devenue un cliché. Et pourtant, c'est la première chose qui vient à l'esprit en désossant cet album des Stooges. Un truc dur, brutal, mal élevé. Iggy, c'est l'oncle fou, celui qu'on évite de présenter trop tôt aux enfants, de peur qu'il les pervertisse en les informant trop tôt sur le sens de la vie. C'est aussi l'oncle préféré des enfants, justement parce qu'il montre sa bite aux vieilles dames, que son corps sec excite les post-adolescentes, qu'il mange avec ses doigts en lançant une controverse sur Schoppenhauer ponctuée de gros mots.

     

    La bête sur pied: Iggy & The Stooges, live en 2006 : "1969"

     



    En 2007: "ATM"

     


    Les mêmes en 1970: "TV Eye"

     

     

     Enjoy!                                                                                                                                                                                           

     

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