Le pitch d'Unstoppable est classique, le scénario doit tenir sur un post-it: c'est un train fou chargé de produits chimiques. Un cheminot et son acolyte jouent aux héros pour éviter une catastrophe. Simple, le truc qui ne fait pas mal aux hémisphères cérébraux. Un zeste d'épaisseur psychologique quand même; le héros ne communique plus avec ses filles, l'acolyte est en pleine crise de couple.
A part ça, Tony Scott a un sens inné de l'image et du rythme. Unstoppable est filmé avec virtuosité. Une virtuosité qui va rendre passionnant un pur moment d'entertainment ferroviaire. Pas un flingue en vue, plutôt un retour aux fondamentaux du film catastrophe des années 70, la belle image et le montage clip en plus.
Ce qui différencie Tony Scott de Roland Emmerich, c'est de se focaliser uniquement sur le cheminement vers la catastrophe. Elle peut arriver, et les héros vont tout faire pour l'éviter. Chez Emmerich, elle la cata est inéluctable, elle arrive, le héros est en mode survie, mais son mode de vie sera définitivement modifié.
Unstoppable est une friandise agréable et digeste!
Enjoy!
Envoyé de mon iPhone (edit 17/11/2010)
LE VOLUME SUR 11 - Page 186
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Unstoppable vous fera préférer le train
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Il a plu...
...toute la journée. On est alors content de se réinstaller dans un wagon de TGV... Au sec. Mais ça a l'air sympa, le Doubs.
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Bloc-note express N°147
OMW to Besançon... Le Doubs le lundi matin, pourquoi pas.
Remaniement. Fillon le retour. Euh, pourquoi pas. Comme disait Chirac, ça m'en touche une, etc. Au vrai chic parisien... Besson au numérique. Lefèvre au tourisme. Pour la parité et la sexy touch, il ne reste que Nkm. On fera avec.
Je ne suis pas analyste politique. Je trouve étonnante cette réapparition d'Anne Sinclair. Interview, entrée au conseil d'administration du musée Picasso. Informations distillées ça et là. Est-ce le signe d'un début de retour de DSK sur la scène française ou des médias prenant leur désir pour réalité?
J'ai lu successivement Jim Harrison et son "Odyssée américaine", James Lee Burke et sa "Pluie de Neon". Deux auteurs à la langue riche. Road movie pour l'un. Plongée dans l'atmosphère étouffante des bayous louisianais. Un pur dépaysement.
Bande-son de la semaine: Jamaica, Scorpions (Tokyo Tapes -1978)
Enjoy!
Envoyé de mon iPhone -
Commissariat et tranche de vies
C'est un film documentaire. Une heure de tranche de vie d'un commissariat. A Elbeuf. Normandie. Tranche de vie ordinaire. Cellules de dégrisement, rondes de nuit, de jour, interrogatoires. Misère ordinaire du quotidien. La femme battue, l'alcoolique armé. Les discussions sur fond de banalité de la vie. L'échec du mariage. La solitude de la femme-flic post-rupture amoureuse. Les récits d'interpellations, quand une simple fouille au corps et la découverte d'une seringue se règle à coup de tonfa. Le sauvetage d'un enfant de l'incendie de la maison familiale. L'expression du sentiment fort d'avoir fait une belle action, un peu de soleil dans un quotidien morne. Commissariat, d'Ilan Klipper et Virgil Vernier est un reportage où la caméra prend le parti de ne pas intervenir, où le journaliste ne se mêle pas des conversations. Il laisse au spectateur le soin de se faire son opinion. Parti-pris de neutralité bienveillante, l'image est crue, les êtres sont nus. Ni victimes, ni bourreaux. Un petit monde où des individus tentent de vivre ensemble. C'est la vie des gens. Sans jugement de valeur ni stigmatisation.
Un film à voir pour cette plongée dans l'instant. On n'est ni chez les super héros, ni chez Zola. Il n'y a pas cette vision noire et désespérée qui est le fond des fictions d'Olivier Marchal. Simplement des êtres dans leur humanité, ou ce qu'il en reste.
Enjoy!