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LE VOLUME SUR 11 - Page 184

  • Quand ça Karachi dans le ventilo

    Une caustique chanson de Jacques Dutronc, qui date d'une époque dont certains, par fidélité au Gaullisme ont la nostalgie. Nostalgie du Ministère de l'Information, de la chaîne unique de télévision, de la Voix de la France, etc. 

    Au nom de cette nostalgie, certains, au plus haut niveau de l'Etat, ironisent sur les médias non asservis, sur ces journalistes qui auraient l'outrecuidance de fouiller les poubelles, les arrières-cours pour tenter d'y voir clair, et d'éclairer l'opinion sur le dessous des cartes. 

    Pas joli, joli. Et comme le dit cette expression délicate à propos de ventilo, "When shit hits the fan...", ça éclabousse...

    Jacques Dutronc, On nous cache tout...

     

     

    Enjoy!

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  • Ce matin, je mets une jupe...

    Kilt_HuntingStewart_LRG.jpgNon, je déconne... D'abord il fait froid. En plus j'ai pas de collants. De l'opaque de chez opaque. Et puis le leggin me boudine. En plus je n'ai pas eu le courage de m'épiler. Et chez un mec, épiler quelques mètres carrés de moquette relève de la performance. En plus ça fait un mal de chien (enfin j'extrapole une expérience brève, façon Jackass: tester sur 3 cm2 un épilateur arrache-poils... Et un supplice de plus à ajouter à la panoplie des séides des éxécuteurs de basses oeuvres des dictatures... Avant l'arrachage d'ongles, l'épilation à froid, sans anésthésie... Aaaaargh!). Bref, pas eu le temps ni la volonté de me faire la demi-jambe, la jambe ou le maillot. "Josiane, vous prendrez bien soin de Mr Dubuc! On vous fait les sourcils aussi Mr Dubuc?" La jupe, donc. Compliqué. D'abord, je dois faire un bon 48, impossible de se saper dans les boutiques branchouilles. Vais-je donc renoncer à exprimer de façon ostensible ma solidarité avec la cause?

    J'aurais pu tenter le kilt. Ca habille, un kilt. Ca tient chaud, des copains écossais me l'ont confirmé. Même, selon la tradition, sans dessous affriolants, ni caleçon. Poil aux pattes, couteau dans la chaussette, et sac en peau de chèvre sur le devant. Fièrement, façon Braveheart. L'ennui du kilt, c'est que, hors période du Tournoi des 6 Nations ou Highland Games, ça fait un peu Versaillaise en tenue de messe de 11h00.

    Je me déplace en scooter. Pas vraiment idéal pour se ballader en jupe. Le vent d'hiver s'engouffre. Avec les effets que l'on sait. Vous vous êtes baignés dans la Manche en plein été? Je ne vous fais pas de dessin. Remarquez... Mon scooter, équipé pour l'hiver est doté d'une jupe, vous savez, le truc de coursier, accroché à la machine, qui protège des frimas et des éléments déchaînés. Il portait un blouson, une jupe de moto et un aigle sur le dos... On dirait du Edith Piaf!

    La Journée de la Jupe... C'est drôle, il fut un temps où la femme revendiqua le droit de porter le pantalon. Aujourd'hui porter une jupe devient un acte militant. Esthétiquement parlant, c'est toujours plus seyant qu'une burqa. Cette délicate frontière entre le bas de la jupe et le haut de la botte. "Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tout sens, lui donnant son équilibre et son harmonie." C'est beau comme du François Truffaut. Montrez vos jambes, les filles! En esthète, et en militant ayant grandi et vivant entouré de femmes, de filles, de soeurs, de collègues et d'associées, je soutiens votre cause! Mettez des jupes toutes l'année. Et pas des trucs de bonne soeur!

    Enjoy!

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  • A l'aube quand blanchit la campagne

    La tête encore embrumée. Dans le TGV, en route vers le Nord. Lever tôt. Longtemps, je me suis levé de bonne heure, écrivait ce bon vieux Marcel Proust, avant de s'extasier sur sa madeleine trempée dans son tilleul. Tout ça pour ça. Ca manque de souffle épique. Café avalé, je me demande si ce n'est pas un jour à tester une de ces boissons énergisantes gorgées de sucre et de taurine. Bâillement.

    Et pendant ce temps, du côté du 38ème parallèle, l'ami Kim joue les Musclor. Manquerait plus qu'il nous déclare une petite guerre, le con. Histoire de renouveler le stock de blagues du soir de Vincent Hervouet (Un jour dans le monde, sur LCI) pour se plomber les rêves.

    Enjoy!

    Envoyé de mon iPhone

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  • Inside Job, en apnée dans l'univers de la finance

    inside-job-affiche.jpgEn apnée, car les milieux de la haute finance américaine puent. Puent la désinvolture, le cynisme, l'avidité, la magouille et la corruption. Peu importe que les traders et leurs patrons se fourrent des kilos de coke dans le nez, qu'ils passent leurs nuits avec des escorts et partouzent entre eux, comme l'évoque le film de Charles Ferguson, Inside Job. Peu importe, l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est dans le cynisme absolue de l'ingéniérie financière, dans des mécanismes complexes dont l'unique objectif est de générer des profits considérables, sans création de valeur. L'argent pour l'argent. Dans le seul but d'enrichir la banque, ses dirigeants et affidés. Quitte à destabiliser un pays comme l'Islande. Quitte à ruiner de petits investisseurs, tellement heureux de devenir propriétaires sans le moindre apport initial.

    Inside Job est un reportage au vitriol, qui est aussi dévastateur que Capitalism, a love story, sans la subjectivité de Michael Moore. Des financiers passant de Goldman Sachs à la Maison Blanche. Des agences de notation, comme Fitch, S & P ou Moody's qualifiant leurs évaluations de simples "opinions", et attribuant généreusement des AAA à des banques, des produits financiers douteux en connaissance de cause, en échange de quelques millions de dollars. Des conseillers multipliant les conflits d'intérêts et expliquant benoitement devant la caméra qu'ils ne voient pas où est le problème. Obama ne sort pas indemne de cette peinture au noir-Soulage des moeurs de Wall Street. Il a dans son entourage proche la plupart des acteurs et initiateurs de la crise financière de 2008. Tim Geithner, Larry Summers...

    Inside Job va très loin dans la démonstration, en montrant à quel point la gangrène de l'idéologie de la déréglementation absolue des marchés a infiltré le système éducatif américain. Les gourous de la haute finance, chantre des produits dérivés, conseillers de tous poils tiennent chaire à Harvard, Columbia... Formatent les étudiants dans ce moule oàù le maître mot est, pour citer Oliver "Wall Street" Stone,  Greed is good.

    Un film dont on sort assommé. A tel point qu'on ne serait même pas étonné de trouver des traders accrochés aux lampadaires, en application de la bonne vieille loi de Lynch, par de petits propriétaire énervés.

    Enjoy!

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