Un soir d'hiver, flocons de fine neige, froid polaire, banlieue. Le blogueurs gare son scooter, frigorifié. Quelques marches, quelques mètres. Il sonne. Il est dans la place. Son objectif, sa mission, rencontrer Louis Bertignac, IRL. LE Louis Bertignac dont les accords de guitare ont bercé son adolescence, et qu'il croise temps à autres sur sa platine, dans son lecteur de cd, dans son iPod, au fil du temps. Joie du fan, et excitation à l'idée de découvrir le nouvel album dont on dit qu'il est plein de riffs, moins pop, plus rock...
Louis est là, chez lui. Quelques blogueurs aussi. Entrée dans le home studio. Mur de guitares, amplis, batterie, sitar, cassettes dv, camescope, câbles, ordi, cd, dvd, bio de Clapton, disque de diamant de Carla, telle est la grotte de Louis. Impressionnant, pour qui n'a jamais touché de guitare de sa vie, hormis le manche plastique de l'artefact de Guitar Hero.
On s'installe. On grignote des Curly. Louis met le son.
LE VOLUME SUR 11 - Page 175
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Un soir chez Louis Bertignac
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Bloc-note express N°158
Quelle semaine! Entre la Tunisie qui révolutionne, l'Egypte qui explose, les dominos qui tombent. Ca ventile, ça disperse façon puzzle. Waouh! Ca s'indigne, comme dirait Stéphane Hessel.Et pendant ce temps-là, notre héros tenait conférence à Casablanca, dans le cadre du salon Dom & Event. Un grand merci aux organisateurs pour leur invitation. Une belle tribune, de belles découvertes.
Et un constat: l'utilisation des médias sociaux est un vrai phénomène international. Les marques, les entreprises s'interrogent partout sur la nécessité d'utiliser les médias sociaux comme mode d'interaction avec leurs communautés. Tout le monde est conscient des enjeux. Les questions de la salle sont pertinentes, les jeunes entrepreneurs, les étudiants en marketing rencontrés sont des passionnés. Les obstacles rencontrés par les promoteurs de l'utilisation des réseaux sociaux sont les mêmes qu'en France: mêmes fantasmes, mêmes méconnaissance des arcanes du web 2.0, même peur de la perte de contrôle de l'information...Weekend à écouter en boucle Anna Calvi. Envoutant.
Incursion cinématographique: Incendies, de Denis Villeneuve. Film canadien, destin de femme, sur fond de guerre du Liban. Un peu glauque et pourtant très fort. Un film sur l'identité, sur la recherche des racines, sur la douleurs de la découverte de ces mêmes racines, dans un contexte politico-religieux troublé. A voir, pour le choc et la puissance du récit (non dénué de maladresses). Pas un divertissement léger...Projets éditoriaux... hé, hé... Mr Dubuc n'a pas dit son dernier mot.
Ce soir, rencontre avec Louis Bertignac...
Bonne semaine!
Enjoy!
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Dans mon iPod ce weekend... Fire in Cairo
Un morceau de circonstance... The Cure: Fire in Cairo...
Enjoy!
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Dans mon iPod ce weekend... Anna Calvi
On ne parle que d'elle dans la presse branchouille, rock, culturelle. Anna Calvi. Yeux bleux, visage mince, l'opposé de Beth Ditto, physiquement parlant. Bien entendu, il faut toujours se méfier de la hype. Etre vigilant quant à ces nouvelles valeurs qui s'avèrent être comme ces vins trompeurs. Belle attaque, séduisants, mais manquant de longueur en bouche, éphémères. Qu'en est-il d'Anna Calvi, me disé-je en lançant la première plage?
Un régal. Une voix puissante, des mélopées qui rappellent Siouxsie, sans les oiripeaux gothiques. Un petit quelque chose de Bat for Lashes. 10 morceaux, 10 mélopées sur ce premier album, attendu comme la septième merveille du monde. Un album attachant, qui s'écoute en boucle. Tant il ne contient ni frime, ni effets surfaits. Un joyau.
Enjoy!