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les echos

  • Nouvelles du Monde... (encore et encore)

    ff11351f7fa476cc3897a9d9012b8271.jpgDemain... le vote des actionnaires, internes et externes afin de déterminer si oui ou non, Eric Fottorino sera le nouveau Président du Directoire du Monde, l'homme qui gèrera sortie de crise et redressement.

    Ce matin, AG des personnels. "Fotto" va donner des explications sur son projet, peut-être dévoiler qui est le gestionnaire sur lequel il va s'appuyer pour mener à bien ses plans. A lire, son interview dans Les Echos, icitte. Selon Les Echos, toujours, il aurait de bonnes chances d'obtenir les 16 voix sur 20 nécessaires à son élection. A voir icitte, too.

    A suivre...

    0513b6c1158356d8b68e418c5e52fbd0.jpgMise à jour 15h00: "Fotto" a parlé. Ce qui prend aux tripes chez lui c'est cette volonté d'aller de l'avant et d'expliquer. Pas de langue de bois. De la clarté dans les intentions. Un nom s'ajoute aux gestionnaires potentiels qui l'assisteront dans sa démarche, David Guiraud, récent (hier soir) ex patron des Echos. Le plan est clair, bordé: réduction des dépenses, construction du Groupe, pas de cessions d'actifs, redéfinition des rôles des sociétés de personnel, dont la SRM, dialogue avec les actionnaires, et à terme recapitalisation raisonnée.

    Verdict des urnes, demain.

     

    Enjoy!

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  • Press is dead

    L'état des lieux n'est pas brillant. Manque d'argent chronique. Dépendance forte des recettes publicitaires. Et incapacité chronique pour les entreprises de presse à se considérer comme des entreprises normales. Une entreprise de presse "à la française" doit être pauvre pour avoir le sentiment de conserver sa dignité et sa virginité. Au nom de l'indépendance. Indépendance. Le dogme absolu. Le sésame. Le mot magique. Qui ressuscite les morts, chasse les démons, guérit des écrouelles et donne un sentiment d'intouchabilité.

    Indépendance. On en rêve tous. De médias arbitres du débat politique, garants du fonctionnement des institutions, frappant là où ça fait mal, dénonçant les abus de pouvoir. L'indépendance  un prix. Tout n'est qu'affaire d'argent, et que ça plaise ou non, de gestion rigoureuse. Avoir les moyens de son indépendance, c'est savoir se rendre désirable aux yeux des lecteurs, aux yeux des investisseurs, aux yeux des annonceurs.

    Hélas, et le tableau que présente Rue89, à déguster icitte, est affligeant: faute d'être garante de retour sur investissement rapide, la presse ne représente aux yeux des investisseurs qu'un outil de lobbying au service de leur propre cause. Un porte-voix. Le cas des Echos est symptomatique de cette volonté de maîtriser l'information économique. Les entreprises de presse française, on l'a dit et répété appartiennent à des groupes industriels. Le conflit d'intérêt est toujours latent.

    D'où l'intérêt des médias alternatifs. Décomplexés par rapport aux pouvoirs. Incisifs. L'internet n'est pas la solution idéale car il ne touche encore que la moitié de la population française. Mais c'est déjà ça!

    Longue vie à Rue89, au post.fr, à De source sûre et à toutes les initiatives qui offriront des angles d'attaque, des opinions, des bouffées d'air pur! Chapeau aussi à Marianne et Charlie Hebdo pour leur engagement!

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  • Danger immédiat!

    L'avenir de la presse quotidienne est un sujet qui me tient à coeur. J'y reviens une fois de plus pour constater que la situation ne s'améliore pas.

    Sale année pour la presse payante en effet, même si on constate une augmentation de revenus publicitaire versus le premier semestre 2005. Un article de Pascal Galinier paru dans Le Monde et largement commenté dans la blogosphère (Demain tous journalistes; Media Café) sonne l'alarme. 

    medium_IMAG0048.JPGLa situation de la presse payante est inquiétante au vu des résultats de l'étude Ipsos "La France des Cadres Actifs" 2006. 20 Minutes y apparaît avec un lectorat de qualité et des pénétrations fortes sur les cibles étaient jusque là la chasse gardée de la presse traditionnelle (dite "de qualité"), les Dirigeants et cadres (ex. Cadres supérieurs), mais aussi les Cadres supérieurs en entreprise.

    La percée des gratuits, référencés dans les principales études de lectorat, représente sur le moyen-long terme une réelle menace sur la répartition des investissements publicitaire! Qui plus est, les résultats de 20 Minutes dans l'étude Ipsos FCA 2006 remettent en question beaucoup de postulats relatifs aux lectures supposées des cadres et cadres supérieurs. Jusqu'à ce jour l'équation: cadre sup+études supérieures+hauts revenus = besoin d'analyse, de sens, de médias à haute valeur ajoutée informative… était une évidence. Il semblerait que les temps aient changés...

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  • Et pendant ce temps-là les gratuits...

    L'étude EPIQ avait mis en avant la puissance montante des quotidiens gratuits, Métro et 20 Minutes (voir post du 20/03/06). En entrant dans le détil des profils de lectorats, il se dégageait un net distinguo entre presse quotidienne généraliste traditionnelle (Le Monde, Le Figaro) et presse gratuite, l'avantage restant aux payants pour ce qui concerne la capacité à toucher des cibles CSP+, avec un haut niveau d'étude et des hauts revenus.
    La dernière étude IPSOS "La France des Cadres Actifs" 2006, vient de sortir. 20 Minutes y est étudié et ressort avec des chiffres qui peuvent inquiéter les quotidiens payants. Si Le Monde reste leader sur les cadres avec 764 000 lecteurs et une pénétration de 10.8%, L'Equipe se place en seconde position avec 649 000 lecteurs (9.2%), avec 580 000 lecteurs, 20 Minutes devance légèrement Les Echos (579 000 lecteurs)!!! Le Figaro avec 433 000 lecteurs se trouve totalement surclassé.
    Il reste bien sûr à étudier en détail les différentes cibles, et en particulier les Dirigeants et Cadres, les Décideurs Influents, les PDG/DG, sur lesquelles probablement les titres payants maintiendront leur avantage. 
    Ce qui est intéressant est le constat d'un pari réussi pour 20 Minutes: se positionner comme une alternative crédible à la presse quotidienne payante.
    Angoissant, quand le discours des titres payants repose sur les attentes supposées de leur lectorat cadre en termes de qualité et d'exhaustivité de l'information... Il va falloir aller chercher ailleurs... et travailler sur la fonction et le contrat de lecture de la presse payante! 
    Angoissant aussi quant à la réaction du marché publicitaire... Certes, il faudra du temps aux annonceurs du secteur du luxe pour succomber aux sirènes des gratuits... mais la plus grande vigilance s'impose... Car l'économie des gratuits les oblige  à la plus grande agressivité commerciale...
    La guerre est ouverte!
     
     
     
     

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