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Musiques

  • Republik en marche...

    Et Frank Darcel sortit le second album de Republik, Exotica. Il y a quelques semaines. Plus apaisé, plus de ballades. Toujours dans cette tonalité post punk aujourd'hui intemporelle. J'ai soutenu le projet sur KissKissBankBank. Comme j'avais soutenu le premier album. Parce que Darcel, c'est Marquis de Sade. Et que MdS c'est sacré. Nous sommes tous des jeunes gens modernes. Ca va finir par faire cliché de le répéter sans cesse. Mais il faut rester fidèle à ses années d'adolescence. C'est comme ça. Aujourd'hui, je fouine dans les bacs des disquaires à la recherche des pépites vinyl parues entre 1978 et 1982. Chacun ses obsessions. Tout en ayant la tête en 2017. Sans nostalgie aucune.

    Que dire de Republik version 2017? Un line-up épuré, avec toujours Stéphane Kerihuel à la guitare, avec son look à jouer dans le Seigneur des Anneaux. Et Robin Poligné aux claviers (et aux backing vocals sur scène). Sortir deux albums en l'espace de 18 mois, bel effort, de quoi bâtir un univers complet. Un album qui vagabonde  et révèle la sensibilité de parolier de Frank Darcel. "En ce jour on ressent", ballade nostalgique portée par quelques notes de clavier entêtantes. "Elle dit", ses mots simples surfant sur une grosse ligne de basse. "Tu seras mon ombre" et ses guitares torturées. Un album faussement apaisé, traversé de fulgurances rock, comme "I wanna be your car" et la guitare puissante de Dominic Sonic. Un album qu'il faut s'approprier, un album attachant.

    A voir sur scène.

    republik,marquis de sade,frank darcel,post punk,rennes,marie et les garçons,patrick vidal,a boy called vidalLe Petit bain, un jeudi soir. Température extérieure sublime. Ensoleillement maximal. Les parisiennes boivent du rosé et des mojitos en trainant leurs Stan Smith en bord de Seine, au pied de la Bibliothèque François Mitterrand. A Boy Called Vidal ouvre le feu. Patrick Vidal, annonce la couleur, la soirée est consacrée à des reprises de Marie et les Garçons, son combo légendaire - qui a fait le festival de Mont de Marsan. Un des piliers du punk français. On a toujours peur de ces reformations, pas toujours heureuses, quand d'anciens jeunes tentent quarante ans plus tard de réveiller la bête... Divine surprise. A Boy Called Vidal, c'est un son rock, sec, âpre, minimaliste, comme on l'aimait chez Graham Parker, Joe Jackson ou Elvis Costello. Le répertoire de Marie et les Garçons n'a pas pris une ride. Re-Bop, Deux sur la banquette, pourraient avoir été écrits hier. Et chantés par La Femme. Adhésion totale! Et final du concert sur reprise du Velvet, Candy Says. 

    republik,marquis de sade,frank darcel,post punk,rennes,marie et les garçons,patrick vidal,a boy called vidalPause bière.

    Republik sur scène. Frank Darcel, l'air grave. C'est lui le boss. Attaque très rock. Gros son. Tous les titres des deux albums sont dopés à la testostérone et aux grosses guitares. Son puissant et compact. Le combo est rodé. Avec LE guitar hero habité, Stéphane Kerihuel, rock'n'roll attitude version druidique. Hendrix dans le Mordor. L'ingrédient hallucinant et halluciné de Republik. Fascinant. La voix de Franck Darcel, parfois sourde, est portée par les backing vocals de Robin Poligné. Belle combinaison qui donne un relief nouveaux aux titres du groupe. Sons électroniques torturés. Sequencers. Incursions electro. Republik est un groupe de son temps. Enorme "Ich bin schmutzig" pour finir. 

    Nuit sur Paris.

    Next step, Marquis de Sade en concert à Rennes en septembre.

     

    Republik - Exotica (LADTK - dans les bacs depuis fin mars 2017) 

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  • Parenthèse champenoise, la Magnifique Society

    Sortir de Paris. Première épreuve un vendredi après-midi, direction plein Est, Reims et la Magnifique Society. Température extérieure pas terrible. Mon acolyte de festival découvre que les concerts ont lieu en plein air. Incrédulité. Certes en mai fais ce qu'il te plait, mais le scepticisme s'installe dans les esprits. D'autant plus que quelques gouttes commencent à tomber. Et que Paris congestionne. Comme d'hab. Comme un vendredi. Bâillements. On monte le son. Lizzy Mercier-Descloux. Réédition d'un album-culte des années 80, le son du New York des années CBGB (& OMFUG). Lignes de basses énormes. Son de guitares comme chez Television. On ze road. 

    Arrivée à Reims sur bande-son The XX. 

    A Reims, on bulle. C'est une évidence. Bière d'abord. Pour le rock. Le festivalier doit se mettre en jambes. Aucune improvisation dans la rock 'n' roll attitude. Faut pas croire, ça se travaille. Avec douceur. Mais nous sommes à Reims, me rappelle C. qui connait son monde, et maîtrise les us et coutumes locales. Hé hé, à Rome fais comme les Romains dit la sagesse populaire. Adaptation et acculturation. A Reims, faisons comme les Rémois. Bulles locales, mais pas n'importe lesquelles. Même au nom du rock. Surtout au nom du rock. Car si la Society est Magnifique, dixit le programme, il faut des breuvages à la hauteur de l'évènement! Au passage, profitons-en pour nous extasier sur un champagne vinifié sous bois, un brut délicat aux fines bulles. Que du bonheur. Joie des papilles, avec quelques tapas. Tranquille. 

    Arrivée sur zone. Parc de Champagne. On trouve même de quoi se garer à toute proximité du site. Yeah, baby! Ceux qui ont parcouru les quelques kilomètres séparant le parking d'un festival des scènes apprécieront... 

    Arrivés juste à temps pour le set délicat de la délicieuse Agnes Obel. Le parc est arboré. La pelouse verte et confortable. Mais comme dans tout espace vert, passé une certaine heure, le soleil s'effaçant, un léger froid monte du sol... L'atmosphère est danoise, l'atmosphère est berlinoise. Pas des pays chauds. Agnes Obel est accompagnée de 3 musiciennes, violoncelles, cithare, batterie, clavier. Atmosphère scandinave, le genre qui te transporte les soirs de Midsommar quand tu danses avec des sylphides vêtues de toges évanescentes, coiffées de couronnes de fleurs, en buvant de l'aquavit dans les cornes d'auroch... Euh... Je m'égare. Je me mélange les scandinaves. D'autant plus que l'ambiance est grave. Il y a de la beauté pure dans l'univers musical d'Agnes Obel. Qui propulse un concert dans une zone stratosphérique étrange, où les voix de mêlent aux claviers avec des accents classiques, des envolées qui transportent ailleurs. Elle communique peu, juste quelques mots en français pour dire qu'elle a froid. Et le set s'achève. 

    Le soir tombe lentement. 

    En attendant Air, il faut, car c'est un presque impératif catégorique, une bière. Car bière et festival sont intimement liés dans une consubstantialité absolue. La bière, la bière, qu'est-ce qu'elle a fait de moi mon frère, comme chantaient les Garçons Bouchers. Mais pour la bière déguster, la monnaie locale il faut se procurer, le rubis. Et pour avoir des rubis (1 rubis= 1€), faut faire la queue. Et c'est long (1). Car le temps file...

    Et Air monte sur scène.

    Fan depuis 1998 je suis, yes baby, sans jamais les avoir vus sur scène. Va comprendre... Le point positif de la Magnifique Society - et des festivals à taille humaine - c'est que l'on peut être près d'une scène qui n'est pas perchée en hauteur. Nicolas Gaudin et Jean-Benoit Dunckel sont accessibles, proches. Ils sont là. Sans écran géant. C'est cool. Et là, c'est cosmique. Avec du gros, voire du très gros son, avec un batteur solide. Passons sur l'absence totale de contact avec le public. Côté charisme, nos Versaillais ont encore du taf. Vous pourriez faire un effort les mecs! De Versaillais à Versaillais on peut se comprendre. Les "merci beaucoup" travaillés au vocoder, faut pas déconner. Bon... Passons. Air envoie les tubes. Moon Safari, Talkie Walkie, Virgin Suicides... Je n'ai aps révisé mon Air avant de venir. Mais les mélodies résonnent, familières. Cherry Blossom Girl. Playground Love. Et je ne te raconte pas l'état de transe dans lequel je me trouve quand ils envoient Sexy Boy. Suivi de la Femme d'Argent. Je me revois, le jours où je glissais dans le lecteur de CD, Moon Safari. Inconnu au bataillon, c'est quoi ce truc. Et ce moment d'étonnement. Cette adhésion immédiate à un son qui évoquait le début des 70s, sans parler des ces accents floydiens. Et ce soir, en mode best of. Pur plaisir. Plus d'une heure de set. Fin des hostilités. Sortie de scène. 

    Il fait faim. On mange un truc vegan. Pas par conviction... par opportunisme, juste parce qu'il n'y a pas de file d'attente... Nom d'un steak! 

    Glissement dans le parc. Nouvelle scène et ambiance electro aux accents new wave, qui évoque parfois Siouxsie, parfois The Cure. Fascinant, hypnotique, envoutant. Sans savoir précisément qui joue. Un groupe. Avec DJ. Et chanteuse à la voix profonde. Qu'est-ce... On reste. Plaisir de l'inconnu. Cette sensation délicieuse de faire une découverte. L'extase unique de la première fois! [C'est ainsi que le lendemain, après vérification, la vérité tombe. Nue. C'était Trentemøller. Encore un danois. En version electro, puissante. Adhésion totale!]

    Fin de soirée. Pas d'embouteillages, Reims est une ville apaisante.

    Nuit.

    C'était La Magnifique Society - Reims - 19-21 mai 2017 

    (1) A l'heure des Internets, suggestion au passage, il serait judicieux, #jdcjdr, de recourir à une app, ou à un système de cartes de paiement sans contact... Ca se pratique ailleurs. Détail qui a son importance. 

     

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  • Diana Krall, showcase à Paname

    C'est un jeudi soir de veille d'anniversaire. Il pleut. Il fait gris et moche. Un de ces soirs parisiens avec embouteillages. Passons sur le chemin de croix pour atteindre République en déployant des trésors d'inventivité pour tenter de s'extraire du magma automobile. Théâtre Dejazet. Un théâtre à l'ancienne, cadre intimiste pour rendez-vous de qualité. Diana Krall en showcase, à l'occasion de la sortie de son nouvel album.

    Diana Krall, c'est une vieille histoire qui commence un peu par hasard au début des années 2000. Une chanson, extraite d'un film de Clint Eastwood, était-ce Million Dollar Baby ou Minuit dans le jardin du Bien et du Mal, je ne sais plus et j'ai la flemme d'aller sur Google. Et tant pis pour la précision clinique. Sur le moment je n'en savais rien. Why should I care? Hein? Pourquoi devrais-je m'en faire? Keskon s'en fout? Ce genre de mélodie qui te prend aux tripes. Diana Krall se plongeait dans le great American song book, revisitant les standards de sa voix chaude. J'ai kiffé. J'ai suivi. J'ai tout. Même les albums moins réussis, lesquels recelaient toujours quelques pépites. Inconditionnel, et pourtant je ne l'avais jamais vue sur scène.

    Et là, ce jeudi soir de veille d'anniv, elle est sur la scène du petit théâtre Dejazet. Guitare, basse, batterie, violon. Un Steinway noir, massif occupe une grande partie de l'espace. Et c'est parti pour une ballade chez Cole Porter, Nat King Cole... Les titres du nouvel album, les soli des musiciens, applaudis comme il se doit dans le monde du jazz. Quelques mots entre chaque titre. Brefs. Diana Krall ne finit pas ses phrases. Une dizaine de titres, L-O-V-E, Sway, entre autres. Instants magiques (je ferais bien d'autres figures de style, un peu moins paresseuses, un peu moins clichés, ça serait audacieux... Mais bon, c'est magique, quoi. Ca ne s'explique pas. Si c'était chiant, je dirais "c'est chiant". Mais là je kiffe. Parce qu'on est en zone de confort. Du classique, du solide.)

    Tony LiPuma est mort il y a quelques mois. Il était le producteur de Diana Krall. Elle lui rend hommage. Instant émotion. Les larmes aux yeux quand elle l'évoque. Elle n'a pas de mouchoirs, elle n'a que le chiffon des ses lunettes. Sa voix se brise quand elle lance les premiers mots de They can't take that away from me. J'ai recherché ces mots, je ne sais plus au moment où j'écris ces lignes si ils ont été chantés tels quels.

    Our romance won't end on a sorrowful note

    Though by tomorrow you're gone

    The song has ended but as the songwriter wrote

    The melody lingers on (1)

    Dernier morceau. Dernières notes. Diana Krall se lève, un mot d'adieux. Elle quitte la scène. Les lumières ses rallument.

    Dehors il pleut toujours.

    Nouvel album : "Turn up the quiet" (Verve) dans les bacs depuis le 5 mai

    (1) "They can't take that away from me" Paroles et musique George & Ira Gershwin

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  • Place aux jeunes! 

     



    Nous sommes le 8 mai 2017! La France a élu un mec de 39 ans. Et rien que ça, c'est cool. N'en déplaise aux rageux, aux aigris, aux révoltés de salon, aux complotistes, aux vieux, aux atrabilaires, aux experts en tout, aux clients du café du commerce...

    Bisous

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  • Ambiance du dimanche matin

    Chuis tendu. Grave tendu. Mal dormi, ou comme disait l'autre :

    Wam! Bam!

    Mon chat, splatch

    Gît sur mon lit

    A bouffé sa langue

    En buvant dans mon whisky

    Quant à moi

    Peu dormi, vidé, brimé

    J'ai dû dormir dans la gouttière

    Où j'ai eu un flash... (1)

    Hé hé, ça plane pas vraiment... Tendu, tendax. Crispé. Hier j'écoutais les Bérus, à fond. Histoire de me redonner un coup de boost. Salut à toi ô mon frère. Et puis j'ai réécouté les Olivenstein, Pétain Darlan, fiers de ne rien faire. Et puis Les Cadavres, et Ludwig von 88, et Métal Urbain. Et puis je suis allé me coucher.

    Réveillé à 5h00 du mat', l'inconscient qui fait des heures sup', aidé par la lumière bleue des écrans. L'erreur d'aller jeter un coup d'oeil à Twitter et de prendre le shoot de bonnes et mauvaises raisons de s'énerver. Plus le chat qui réclame sa dose de croquettes, en griffant consciencieusement et avec une perverse lenteur le bois de lit. Dehors il semblerait qu'il flotte. S'étirer. Se retourner sous la couette. Encaisser l'impact de 8 kilos de chat lancés à pleine vitesse. Finir par se lever...

    Café. Le goût délicat de la confiture de fraises maison sur le pain grillé chaud. 

    Douché. Habillé. 

    A voté.

    Il flotte.

    Café.

    Vautré. Dans le canapé. Et écoutant Equinoxe de Jean-Michel Jarre. Yes, ça ne s'invente pas. C'est soft. C'est planant. C'est pas si pire. C'est même plutôt bien. Enfin, ça renvoie à des moments d'adolescence. Ca apaise. Et puis il est objectivement trop tôt pour le rhum arrangé... Ca fait mauvais genre! Allez hop, on chille. Zeeeeeeeeen. On ouvre les chakras. Vide intérieur. Je me dis qu'il est temps de penser à la faire cette retraite spirituelle. S'offrir un moment de déconnexion totale. Etre injoignable. S'extraire de la timeline. Arrêter le temps. Marcher dans les champs, sans portable, sans fil à la patte. Pour voir ce que ça fait. 

    Jean-Michel Jarre se tait. Le 33T vinyl c'est sympa, mais c'est court une face! Faut retourner. Puis se lever à nouveau pour changer de disque. Qu'écouter? Quelque chose de calme. Tiens, le "Concert in Central Park" de Simon & Garfunkel... Double album, il faudra se lever 3 fois. Je le connais par coeur. Et ça faisait longtemps que je ne l'avais pas posé sur la platine. C'est léger. Consensuel. Apaisant. 

    Dehors il flotte. Le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, comme disait le poète. Sacré vieux Charles. Spleen du dimanche matin. Bâillement. 

    Let us be lovers we'll marry our fortunes together

    I've got some real estate here in my bag

    So we bought a pack of cigarettes and Mrs Wagner's pies

    And we walked off to look for America... (2)

    Paul Simon, Art Garfunkel pour donner un peu de lumière à ce dimanche.

    La journée va être longue.  

     

    (1) Ca Plane pour moi - paroles de Lou Deprijck

    (2) America - paroles de Paul Simon

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  • La Magnifique Society, parenthèse utopique pour monde en folie

    Notre monde en folie nous donne des envies de devenir goûteur de cigüe... Ou de tenter des combinaisons improbables comme le mojito au Xanax. Ou de la jouer façon Elvis, de sortir un flingue et tirer sur des écrans de télé. A minima de devenir troll professionnel sur les résosocios... Où est le positif? Où sont les belles choses? On se le demande. On cherche. Où sont les moments de légèreté? Les moments de lâcher prise? Les instants précieux où l'on va s'extraire de la grande déprime générale. Un autre monde, l'espace de quelques jours? Possible. C'est ce que propose La Magnifique Society. Nom bizarre. Pour joli concept. Un peu à l'est de Paris, sur les terres de Champagne. A Reims.

    la magnifique society, reims, festivalReims, cela fait des années que je n'y ai pas mis les pieds, j'y ai vécu un temps, je me rappelle d'une ville bourgeoisement calme. Entre cathédrale et biscuits roses. La vile s'est effacée petit à petit de ma mémoire. Malgré les heures passées dans les cafés de la place Drouet d'Erlon. J'y retourne bientôt, pour cette parenthèse enchantée. La Magnifique Society, un festival, mais aussi la promesse d'une expérience collective, artistique, créative. Une rupture avec le quotidien autour de l'art, un monde urbain et bucolique. J'aime l'idée. L'affiche est belle: les élégants Air, la classieuse Agnes Obel, l'énergisant Jamie Cullum, pour ne citer que ceux que j'aurais impérativement envie d'écouter. Juliette Armanet, Fishbach pour la nouvelle vague de la chanson française, Talisco et sa pop chaleureuse. Lescop, Her, Paradis... 3 jours de paix et d'amour, comme on disait il y a très très longtemps. 

    la magnifique society, tokyo space odd, reims, festivalIl y a un truc plus que cooooool à signaler impérativement! Un espace dédié au Japon contemporain et à la culture pop japonaise, inspiré de Shibuya et d'Akihabara. Une expérience unique, le Tokyo Space Odd. J'adore la culture japonaise, l'occasion de m'y replonger (avant un nouveau trip tokyoïte)!

    La Magnifique Society, c'est aussi, en préambule, 3 jours d'expériences et de créations sonores au coeur de la ville. Et 3 jours du musique. Et c'est du 16 au 21 mai!

    Impatient!

    Enjoy!

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  • Miles Mosley, le jazz, avec un zeste de soul et un soupçon de Hendrix

    J'écoute du jazz, de temps à autres. Mais pas au point de devenir un pilier du Duc des Lombards. Le jazz a quelque chose d'apaisant. Qui fait du bien, entre deux sessions de métal ou de punk - on revient toujours à la musique de ses 15 ans, trois accords, guitares saturées, minimalisme. Mais ceci est une autre histoire. Côté jazz, il y a les classiques, Ellington, Basie, Garner, Coltrane plus tard. Il y a Miles. Plutôt période Kind of Blue, je n'ai jamais vraiment accroché à l'écoute de Bitches Brew, pourtant considéré comme LE chef d'oeuvre absolu de la fusion entre jazz et rock. Il y a eu un peu de Zappa, de temps à autres. L'oeuvre foisonnante du chevelu de Laurel Canyon ayant exploré tant d'univers... Bref. Un peu de jazz. Un Brad Meldhau de temps en temps aussi. Avec ses incursions pop.

    Et aujourd'hui Miles Mosley. Découverte totale. Bassiste, chanteur, compositeur, producteur, le gars est doué. il vient de signer chez Verve, une référence. Son album sort le 19 mai. Uprising. Comme l'album éponyme de Marley d'ailleurs. Mais cela n'a strictement rien à voir. Chez Miles Mosley, on s'aventure dans le rock, avec quelques guitares parfois hendrixiennes. On est dans la soul, avec des morceaux qu'on aurait peu entendre chez Otis Redding. On est parfois dans le monde d'un Steely Dan moins léché, avec des vocaux dignes d'un Michael McDonald. On oscille en parmanence d'un univers à l'autre, un jazz fusionnel. Un jazz joyeusement brillant. Une musique ouverte. Miles Mosley a collaboré avec Chris Cornell (Soundgarden), Lauryn Hill, Mos Def, Kendrick Lamar... Un artiste à suivre, son album est une palette aux multiples climats.

    A découvrir, ce morceau, Abraham, le gospel revisité par Hendrix. Un pur régal à jouer très fort!


    Enjoy!

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  • 40 ans de punk : Rattus Norvegicus - The Stranglers

    Le temps passe jeunes gens... En avril 1977, Rattus Norvegicus, le premier album des Stranglers tombe dans les bacs. Ils sont déjà affreux, sales et méchants. Agressifs, un orgue qui rappelle les Doors, pas totalement dans les canons du son punk (one two three four gabba gabba hey), mais suffisamment nihilistes dans l'attitude pour être assimilés au mouvement. Aujourd'hui, Jet Black le batteur a 78 ans. Hugh Cornwell, tête pensante, a lâché l'affaire en 1990. JJ Burnel, bassiste, karateka et (un peu) français est toujours sur la route.

    Un extrait légendaire, "Peaches"

    Et pour le plaisir l'album entier 

    Enjoy!

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  • Hail Hail Chuck Berry!

    Sacré vieux Chuck! Sacré vieux grigou pervers et radin! Je pensais même que tu étais déjà mort. Et puis non, de temps à autres tu te pointais sur les scènes locales avec, à ce qu'on m'a dit un groupe monté à l'arrache avec quelques sbires recrutés sur place, pour faire bouillir la marmite. Sacré Chuck. Tu as tout inventé. Le riff qui tue, l'écriture rock, l'attitude. Et tu as pondu tant de standards. Je me rappelle l'état dans lequel m'a mis la première écoute de Johnny B Goode, dans la BO d'American Graffiti. Cette intro!!! Que les p'tits gars de Téléphone ont pompé note pour note quelques années plus tard. Tu a filé tous les plans, posé les bases de l'édifice, premier inventeur, génie - ouais allons y carrément. Réputation de merde, atrabilaire, de mauvaise foi. Ca je l'ai lu. C'est ce qui se dit.

    Chuck Berry, prince du rock. Le King a fini confit dans ses chiottes de Memphis. Toi, tu as trainé ta Gibson jusqu'à 90 piges. Mais tu n'avais pas fait le bravache, comme certains en disant qu'il était mieux de mourir avant d'être vieux. Aujourd'hui, il sont vieux... Leurs fans froncent le sourcil. L'air grave. 

    Chuck Berry aurait-il mérité le Prix Nobel? Peut-être pas, le Pulitzer peut être. Tout comme Springsteen. Dans cet art de raconter des histoires en moins de 3 minutes. 

    Des histoires de bagnoles :

    As I was motivatin' over the hill I saw Maybellene in a Coupe DeVille

    Cadillac rollin' on an open road but nothin' outrun my V8 Ford

    Cadillac doin' about ninety-five bumper to bumper rollin' side to side

    Oh Maybellene...

    Des histoire de mecs qui s'appellent Johnny B. Goode qui jouent de la guitare :

    Deep down in Louisiana close to New Orleans,

    Way back up in the woods among the evergreens

    There stood a log cabin made of earth and wood,

    Where lived a country boy named Johnny B. Goode

    Who never ever learned to read or write so well,

    But he could play a guitar just like a ringing a bell.

    Des histoires où l'on évoque des musiciens classiques

    Well, early in the mornin' I'm a-givin' you a warnin'

    Don't you step on my blue suede shoes

    Hey diddle diddle, I am playin' my fiddle,

    Ain't got nothin' to lose

    Roll Over Beethoven and tell Tschaikowsky the news

    Et des histoires d'ados en pleine montée de sève :

    'Cause they'll be rockin' on Bandstand

    In Philadelphia P.A.

    Deep in the heart of Texas

    And 'round the Frisco Bay

    All over St. Louis

    Way down in New Orleans

    All the cats want to dance with

    Sweet little sixteen

    Un peu plus sophistiqué que les standards pourtant absolus du rock comme Tutti Frutti ou Louie Louie... 

    Chuck Berry... et revient en mémoire cette scène hilarante de Retour vers le futur où un improbable Marvin Berry passe un coup de fil à son frère Chuck pour lui faire écouter le son de demain... en l'occurence Marty McFly en train de jouer Johnny B. Goode devant un public de lycéens hallucinés (petit coup de whitewashing inconscient au passage, mais n'en voulons pas à Zemeckis).

    Chuck est mort. Il reste l'increvable Jerry Lee, le révérend Penniman aka Little Richard... 

    Et Keith Richards va bien. C'est déjà ça.

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  • La Féline un jeudi soir

    Le dilemme du titre de l'article est entier. Il serait tellement simple de faire un jeu de mot pourri et évident du genre "La Féline sort ses griffes". Ou "J'ai ronronné de plaisir au concert de La Féline". En même temps ça serait plus simple. Mais l'évidence n'est pas une solution... Et là, je sèche. Nom d'une boule de poils. Je vais voir La Féline à la Maroquinerie, et je dois juste titrer "La féline à la Maro" parce que je ne trouve pas la punchline qui tue, le truc à la Libé des années d'il y a longtemps quand le machin n'avait pas été essoré par ses propriétaires successifs. Bref. 

    Quand je pense Féline, je pense s'abord à un album des mythiques Stranglers. La Féline n'a rien à voir avec les dark étrangleurs britanniques, mais Feline était un album... Les mots me manquent pour évoquer les impressions ressenties à la première écoute a long long time ago in a far away galaxy. J'ai la flemme de chercher la formule. Je reproduis juste les premiers vers de European Female :

    "I knew she was a feline

    She moved with ease and grace

    Her green eyes they held mystery

    No emotion on her face

    She speaks her lips are kissing

    The air around her face

    I don't always understand her

    But I love her air and grace"

    Feline, Féline. A part ça, je n'ai pas pu voir - de loin - si les yeux d'Agnès Gayraud, chanteuse, auteuse, compositeuse, rockeuse était verts. [NDLR : je sais, on ne dit pas compositeuse. Ni auteuse d'ailleurs. Mais pour la rime et une vague tentative d'allitération approximative, il faut tout tenter. Ce n'est pas pire que les lyrics de Nicolas Sirkis. Ceci n'ayant rien à voir avec cela. Je parle de moi. Pas de l'écriture de La Féline].

    Revenons à la Féline, un jeudi soir à la Maroquinerie. J'étais - il y a de cela quelques temps déjà - tombé en arrêt à la première écoute d'Adieu l'enfance, le premier titre de La Féline qu'il m'avait été donné d'écouter. Electro jolie. Voix pure. Je débarque à la Maroquinerie sans avoir écouté une note du nouvel album. Intitulé "Triomphe". Carrément. Le son est puissant. La basse est ronde et élastique, le sax prend parfois des accents free jazz. C'est une belle pop qui porte une belle écriture. Magie. Je suis fan. Il fait chaud. Personne ne se met nu. Malgré les injonctions mutines de La Féline. La Fender se désaccorde. Le français peut être mis en musique électrique. On en a la preuve. 

    Pour découvrir La Féline 

     

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