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Musiques

  • Interview Express : Apple Jelly

    Soyons clairs, bien que suivant la scène indé française, tout passionné de musique que je sois, j'étais passé à côté d'Apple Jelly. On ne peut pas être sur tous les fronts. Désolé les gars. De fait, quand on m'annonce que le groupe s'est reformé pour sortir un nouvel album, mon encéphalogramme reste désespérément plat... Damn'it, comment puis-je me réjouir d'un fait dont j'avais ignoré les antécédents? Soit, me dis-je, prend l'info telle qu'elle est et entre dans le dur directement. Le titre du morceau qui m'est proposé comme premier single me cueille comme un cri de rage. Die, Motherfucker, Die!!! Un cri de guerre que je pourrais pousser en de multiples circonstances. Par exemple quand je... Non, n'allons pas plus loin, l'époque est déjà suffisamment anxiogène...

    Quoi qu'il en soit, à l'écoute de l'album d'Apple Jelly, on vibre, on vrille, on se laisse aller sur le dance floor, et objectivement, vu le groove, on se laisse aller à la tentation d'envoyer en l'air tous les gestes barrières, pour faire comme avant, comme à l'époque où on ne cherchait pas pendant des heures des substituts à l'ennui qui nous gagne. Apple Jelly inspiré par Kraftwerk, LCD Soundsystem, Blondie, The Cure, Giorgio Moroder, la Factory, le cinéma et l’art contemporain, electro-disco-new wave et punk est le projet musical qu'il faut pour reprendre pied, et faire face aux contrariétés du temps. L'album, D*M*D, sort dans quelques jours. En précommande ici.

    Place à l'interview express.

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  • Miss Machine, rock acidulé

    Elle s'appelle Miss Machine. Elle m'a contacté pour me faire écouter son EP (qui sort en octobre prochain). 4 titres portés par une voix mutine. J'ai aimé son univers. Et puis dans le monde du rock, une fille qui joue de la guitare, c'est toujours impressionnant. Surtout dans un monde dominé longtemps par les guitar heroes testostéronés. Les femmes ont pris le pouvoir et fait péter le plafond de verre. De Chrissie Hynde à Anna Calvi, en passant par Joan Jett et PJ Harvey. Pour n'en citer que quelques unes. Le monde du rock est un peu plus paritaire, non?

    Suivant mon principe fondateur - en gros, j'aime, j'en parle, j'aime pas, je n'en parle pas - je soutiens le projet de Miss Machine. Premier EP, et des titres super maîtrisés. Comme disait une pub de lessive du siècle dernier, "touti rikiki, maousse costo". Elle vient de mettre en ligne son premier clip, "Tout Autour". Il est cool. Le morceau est cool. Un petit côté bonbon acidulé. Enjoy!

    À suivre!

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  • Interview Express : Wire Edge

    Le métalleux a l'air sombre, un inquiétant pour le bourgeois, le bien-pensant qui est prêt à dégainer son crucifix ou ses gousses d'ail pour chasser le mal. Avec Wire Edge, on est face à un cas de revendication d'influences allant du metal à la cold wave. Enfant des 80s ayant grandi musicalement bercé par les climats lugubres et glacés de la cold wave, je ne peux qu'apprécier. Mais vous voyez le topo? Accumulation d'influences laissant entendre que ça va faire mal et qu'on ne va pas se marrer tous les jours. Mais se marre-t-on actuellement? Pensez à Jean Castex. Ça calme. C'est juste pour l'effet facile, tant le paysage est anxiogène et déprimant. Où ai-je posé ce masque? Damned. Je vois flou, j'ai de la buée sur mes lunettes noires. Mais à part ça? Wire Edge, un groupe qu'on aimerait immédiatement voir défendre son album Workhorse Empire sur scène, dans une atmosphère de headbanging, de moshpit, de wall of death. Dans la sueur et les relents de bière. Pour le moment, on n'a que les effluves de nos haleines dans le masque et nous fuyons autrui de peur qu'il nous asperge de ses excrétions corporelles invisibles. 

    Faute de scène, on va tenter de décrire l'alchimie de Wire Edge, formule à deux guitares, jeu de batterie déconstruit, quatuor qui revendique les influence de Tool et Mastodon. Wire Edge s'autorise des moments instrumentaux, quelques envolées apaisées, pour mieux nous scotcher au mur du son. Nicolas a parfois un faux air vocal de Dave Gahan. Workhorse Empire, un titre évoquant l'acharnement d'un groupe formé en 2010, pour sortir son premier album. Dans l'attente d'une hypothétique reprise des hostilités live, interview express des 4 membres de Wire Edge : Jeremy : Basse / Franck : Batterie / Nicolas : Chant/guitares /Yann : Guitares

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  • Une dernière playlist d'été pour la route

    L'été est caniculaire et masqué. Rien à ajouter. Les lieux où l'on fait la fête en laissant vibrer son corps sur de la musique restent semble-t-il encore fermés pour un temps indéterminé. Tout va bien. It could be worse. Il pourrait y avoir en plus du terrorisme, des explosions de nitrate d'ammonium, un dingo à la Maison Blanche. On se dit qu'on pourrait célébrer les 75 ans de l'entrée dans l'ère atomique histoire d'ajouter une couche d'anxiété supplémentaire à l'ambiance déjà plombée. À part ça, vous lisez encore les journaux ou tendez une oreille distraite aux bulletins d'infos? Xanax pour tous! Mais ne tombons pas dans la sinistrose. Souriez sous le masque!

    Une dernière playlist avant mise en pause, avec des ambiances estivales et dansantes. On y parle de désert, de feu, de fête, de voyages, d'espace... il y a de tout. 

    Enjoy!!!

    PS : Je m'interroge à propos de Spotify... Les déclarations de Daniel Ek, fondateur et taulier de la boutique, à propos de ce que devraient faire les artistes en produisant plus pour générer plus de revenus (en gros se mettre au service de la plateforme, pour coller à son mode de fonctionnement). Il y a là une véritable inversion de la chaîne de valeur, la plateforme n'étant plus au service des artistes pour leur permettre de conquérir de l'audience. Il semblerait par ailleurs que Spotify soit l'une des plus radines en termes de rémunération... Votre avis m'intéresse. Avis d'artistes et avis d'utilisateurs.

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  • Playlist spéciale gros son (tous les curseurs sur 11)

    Play it loud motherfuckers!!! On se radicalise pour passer un bon été. On se fait saigner les oreilles. On s'asperge de bière. On rêve de walls of death, de moshpits et de circle pits. On sort les t-shirts noirs qui absorbent la lumière solaire bien comme il faut, pour crever de chaud et perdre des litres de sueur. Avant de partir en vacances, je vous ai concocté une playlist pleine de bruit et de fureur. Faute de Hellfest, on se décrasse les esgourdes en mettant comme il se doit tous les curseurs sur 11 (À ce propos, si d'aucuns n'ont pas encore vu Spinal Tap, il est grand temps de faire un rattrapage estival. Je dis ça, je dis rien). On passe en revue une multitude de genres et de sous-genres, metal, death, hard rock, punk... Pas de grosses têtes d'affiche, des groupes qui sont déjà apparus dans de précédentes playlists au fil des mois, tous regroupés dans une compil qui décoiffe. À déguster entre potes autour d'un fût de bière fraîche. Prêts à se démonter les cervicales? Hey Ho, Let's Go!!!!

     

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