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Bloc-note

  • Bloc-note aléatoire N°3 - A propos d'ego, de tweets, et d'écriture

    Le précédent bloc-note date de début mars. Comme une baisse de rythme? Ou juste pas envie de se coller sur le clavier? La bonne question.

    La TRES bonne question, en effet. Ce moment où confier en public ses états d'âme comme je le fis de temps à autres au fil des années apparaît comme étrange, presque inconvenant. Certes, je ne fis jamais de grande révélation, si ce n'est quelques sympathiques délires et engouements politiques ou professionnels. Mais de confessions point. Enfin, presque point.

    3 livres plus tard, la nouvelle question, quel sera le 4ème? Comment l'aborder, que choisir, que faire? L'envie est là. Le temps moins. Mais l'envie... Envie de fiction. Sans tomber dans la simpliste autofiction. Fiction, imagination, s'évader de soi-même. Puiser en soi les ressources pour explorer des mondes imaginaires. S'ancrer dans le réel, proposer au lecteur un ailleurs. Suis-je un raconteur d'histoires? En pas uniquement en micro fragments de 140 signes? La question est posée. Déjà quelques 30 ou 40 000 signes posés sur le papier. Des passages dont je supporte la relecture. Déjà un titre. Pas trop de structure. Pas d'éditeur encore. Je n'ai même pas encore pas cherché. J'avais d'autres priorités en tête.

    Entre temps, j'ai lu le livre de Guy Birenbaum, "Vous m'avez manqué". J'aime bien le gars Guy. Toujours bienveillant et accueillant quand je faisais mes premiers pas d'auteur en promo, quand je découvrais cette sensation merveilleuse et intimidante de passer de l'autre côté du poste, côté micro, au milieu des professionnels de la profession. Ne pas dire d'âneries (ou tenter de ne pas le faire), ne pas bafouiller... De belles images de quelques passages dans Des Clics et des Claques. Donc, j'ai lu cet objet hybride, à la fois pudique et impudique, d'un type qui fait le point sur sa vie au sortir d'une séquence douloureuse. Présent, passé, histoire personnelle, histoire familiale, sur fond de réseaux sociaux, d'hyperconnectivité, de vie moderne. L'instantanéité, l'ego, la réactivité, la sollicitation permanente, l'angoisse de manquer quelque chose, une info, une actu, un bruit... qu'il soit de chiottes ou de source sûre...

    Je ne suis pas un clasheur. Clasher m'ennuie. Mais j'ai connu en les réseaux sociaux cette tentation permanente de penser tweet, tout comme, blogueur débutant, j'avais fini par penser blog. Vivre une situation et penser immédiatement, comment vais-je communiquer dessus, que vais-je écrire, comment vais-je le décrire. Mais le blog s'inscrivait dans le temps long. L'instantanéité est merveilleuse, érectile, aphrodisiaque. Mourir pour un bon mot, une vanne qui fera marrer un petit cercle d'initiés. Se délester de sa hargne, de sa rogne par l'humour de préférence noir. C'est bon. Avouons-le. Oui, c'est jouissif. Bien sûr, il y a le smartphone greffé à la main. Bien sûr, il y a cette impression détestable du type qui est là, physiquement, mais dont l'esprit est ailleurs. Ailleurs. Ailleurs. Loin. Et qui ne s'en rend pas compte. Sauf le jour où il demande à ses enfants de poser leur portable, et qu'il lui répondent qu'il n'a aucune légitimité à intervenir sur ce terrain, n'ayant pas montré l'exemple pendant des semaines? des mois? des années? Et à ce moment précis, que dire? Rien...

    Il y a des alertes, comme ces nuits d'insomnies, où le premier réflexe est d'aller trainer sur Twitter, avec toujours sous-jacent ce sentiment de peut-être être le premier à dénicher une info... Et ces weekends passés à chercher de l'info, à ne pas déconnecter, à y passer des heures, à rester plongé en apnée dans la laideur du monde et de l'actu. En service commandé, en mission, certes. Mais toujours en prise avec le réel via l'écran et le clavier. Et finir par moment,  par se demander si on n'en oubliait pas les vrais gens. Ceux qui sont autour de soi. Et ceux qui n'utilisent pas Twitter. Et qui s'en foutent. Et qui ont raison.

    Dans son livre Guy a mis les mots sur des sentiments, des impressions refoulées, des choses ressenties au fil du temps passé sur les Internets impitoyables. Salutaire. Nos histoires personnelles ne sont pas les mêmes. Mais l'usage frénétique de ces merveilleux outils d'interaction sociale nous place dans cette grande communauté de logomaniaques compulsifs.

    Et au final? J'ai supprimé les alertes. Je ne filme plus les concerts. Je tente de regarder à nouveau les jolies choses, avec mes yeux. Bien sûr je tweete encore, j'instagramme, je facebooke. J'y croise des gens, certains que je connais IRL et qui sont de vrais amis, d'autres que je n'ai jamais rencontré mais qui sont devenus comme des amis certes un peu virtuels, mais qui sait, peut-être un jour nous croiserons nous. Je tente de garder cette envie de partager des sons, des images, des lectures. Et j'entretiens mon goût d'écrire. Parce qu'au final, et c'est peut-être une des seules vertus de ces outils, c'est d'avoir redonné le goût et la nécessité de l'expression écrite. Et ça, en soi ce n'est pas si mal.

    Pour le reste... je vois des gens, des vrais gens. Flesh and blood. C'est l'essentiel.


  • Bloc-note aléatoire N°2

    Ces derniers temps, j'ai vécu sous stress.

    J'ai écouté Fauve, Vieux Frères (Partie 2).

    J'ai vu Fauve en concert au Nouveau Casino, première date parisienne. Et j'ai aimé.

    J'ai lu un polar halluciné qui se passe en Mongolie, Yeruldegger, de Ian Manook.

    J'ai lu Comme un avion sans elle de Michel Bussi. J'ai eu envie de lire d'autres ouvrages de cet auteur que je ne connaissais pas.

    J'ai regardé la saison 4 de Homeland. J'ai attaqué la saison 3 de House of Cards.

    J'ai vu American Sniper. Je n'ai pas détesté. Pire encore, j'ai bien aimé.

    J'ai vu Kingsman, j'ai jubilé. 

    J'ai vu Birdman, j'ai apprécié la performance technique...

    J'ai acheté Rock & Folk avec Bowie en couverture. Je me suis ennuyé. Le magazine vieillit salement.

    J'ai vu Wiebo, le spectacle de Decouflé, j'étais comme un gamin, j'ai chanté du Bowie toute la soirée.

    J'ai vibré devant la Nouvelle Star... sans NRJ Mobile (ni autotune).

    J'ai affronté la pluie en scooter.

    J'ai aimé le retour du soleil.

    J'ai...

    Tchô!

  • Bloc-note aléatoire

    Bientôt dix années de blogging... Aors, je fais ce que je veux. Tiens, le bloc-notre express dont la dernière publication date de... euh, je ne sais même plus. Enfin, si, je me suis replongé dans les archives. Le dernier dte du 21 décembre. J'arrête la numérotation. J'ai la flemme. Tu vois. La bonne grosse FLEMME. Je le passe en mode aléatoire.

    Ca c'est dit...

    Côté choses vues. Papa ou Maman. Marina Foïs vs Laurent Laffite (de la Comédie Française. Faut préciser, comme ça on ne le confond pas avec une version jeune de Michel Leeb). Le film où tpus les effets comiques sont concentrés dans la bande-annonce et qui distille un ennui plutôt profond. Manque de rythme. Mou du genou. Et pas vraiment méchant.

    Dans le genre méchant et cruel, Les Nouveaux sauvages, jubilatoire successions de sketches, de situation dopées à l'humour noir réjouissant! A voir!!

    Et dans le genre biopic bien foutu, même si j'ai pu lire ça et là quelques réactions peu enthousiastes de geeks intransigeants, Imitation Game. Bel hommage à Alan Turing, l'un des pères de l'informatique. Il décrypta le système de codage allemand, inventa une machine infernale, un genre de proto-calculateur, à l'origine de tous nos maux modernes (second degré)... De l'ordinateur aux Internets. De Charybde en Scylla. De la Roche Tarpéienne au Capitole. Du tenon à la mortaise. Superbe interprétation de Benedict Cumberbatch et de la délicieuse Keira Knightley.

    Côté choses lues, Ma Vie, l'autobiographie de Simone Veil. Parfois un peu trop didactique, souvent émouvant, toujours intéressant. Une vision nuancée de l'histoire et de la politique, qui apporte un beau contrepoint à nos certitudes manichéennes. 

    Rien d'autre à ajouter, sinon l'affirmation, une fois de plus qu'il faut que je me lance dans l'écriture d'une fiction. Quelques pages déjà rédigées. Le temps à trouver pour poursuivre.

    A part ça... je vous raconterais bien mon passage d'iOS à Android. Quand le gars qui a écrit un bouquin sur Steve Jobs, acheté un Mac, des tablettes, des iPhones et toute la panoplie, décide de faire acte d'apostasie et de faire l'acquisition d'un smartphone, One Plus. Bienvenue en terre inconnue... Android est un truc de geeks. Y'a du bon, et du moins bon. On peut tout customiser. Mais quelle absence d'intuitivité! A moins que Steve J. ce sournois ne nous ait simplement lobotomisés à force de simplification... Affaire à suivre...

    Enjoy!

  • Bloc-note express N°218, en mode j'aime pas Noël

    noëlAu moins ça a le mérite d'être clair.

    Sur le fond, j'aime bien Noël pour ce qu'il évoque du monde de l'enfance: l'odeur de l'épicéa, les Christmas carols, la crèche, les illuminations en cette période où le nuit tombe plus que tôt. J'aime le souvenir de la surprise du matin de Noël. Les cadeaux et tout le toutim. Mais ça c'est loin. Très loin. Les enfants, nos enfants ont grandi.

    Mais le Noël des marchands du temple, avec journaux télévisés complaisants à l'appui, vous colle le blues. Témoignages de commerçants qui trouvent que non c'est plus comme avant l'année dernière c'était mieux. Témoignages des parents qui vous expliquent, devant un rayonnage dégueulant de boîtes de Lego, Barbie et Playmobil, leur drame de ne pas réussir à trouver LE machin que leur sale rejeton a inscrit sur la liste. Soudain, c'est le drame... Jefferson-Brendan, Cindy-Rihanna, tout comme Charles-Gonzague et Marie-Cunégonde, vont te péter un cable parce que ce que du haut de leurs 8 ans, ils n'auront pas eu d'iPhone 6. Saletés! Mandales de Noël pour tous!

    Bref, vivement, le 26!

     

  • Bloc-note express N°217

    fractale, raviolis, pierre raufast, ac/dc, un village français,nightcall, bloc-noteSur mon scooter, sur le périph, j'ai tenu deux jours avec AC/DC dans les esgourdes. En fait, ce "nouvel" album dont je vous vantais le classicisme la semaine dernière, est juste chiant. N'ayons pas peur des mots. Cet album d'AC/DC suinte l'ennui. L'impression de déjà vu, déjà entendu. Alors on réécoute Back in Black, Highway to Hell, Dirty Deeds... Et on a l'essence de la chose. Ouais, clairement, c'était BIEN mieux avant. 

    Allez, essayons d'esquiver la laideur du monde. Sans pour autant se balader en manteau kazakh et chapka, comme ça, pour le fun...

    nightcallnightcall,nightcrawler

    Vu Nightcall, le film de Dan Gilroy, avec Jake Gyllenhaal... Un bon thriller bien noir, satirique, cynique, sur les moeurs de la trash télé, toujours prête à diffuser des images gore, pour la sacro-sainte audience. A voir, c'est jubilatoire. Pour l'amoralité absolue de son personnage principal, prêt à tout pour dénicher le scoop. Une interrogation amusée sur les génies du marketing du cinéma... Le titre original du film est Nightcrawler... L'idée d'une bête rampante et nocturne... Intraduisible. Mais le film est produit "par les producteurs de Drive" (c'est écrit sur l'affiche)... Et Nightcall est un titre de la BO de Drive... Malin... 

     Vu Un Village français... Il a fallu que j'attende la 6ème saison pour m'intéresser à cette série française bien écrite et bien documentée. Je fais un mini mea-culpa, juste en passant.

    pierre raufast, fractale des raviolis, romanLu "La Fractale des raviolis", un beau roman de Pierre Raufast. Exercice de style sur le mode fractal, exercice d'écriture avec contrainte, malin et bien construit, qui vous embarque. Exercice littéraire à tiroirs plutôt brillant et d'un accès agréable, gouleyant, à déguster sur le pouce. 

    Dédicacé "Steve Jobs, figure mythique" dans une librairie de Meudon. Belles rencontres, belles discussions avec des curieux, des fans de Jobs, des passionnés de techno, des pionniers du numérique, un lycéen en pleine préparation de son TPE. Une contiunation agréable de la conférence que David Brunat et moi avons donnée à Rouen sur le campus de Neoma Business School quelques jours plus tôt devant un public d'étudiants, jeunes entrepreneurs et futurs startuppers. Jobs fascine, interpelle. Et on est fiers, oui, carrément, d'avoir osé s'attaquer à un tel monument.

    A part ça... Nada.

    [Post scriptum: On pourrait parler politique, ça donnerait envie de se replonger dans tout ce qui a pu être écrit sur ce blog au fil des années... Mais, non. Pas envie. Disons, pour se la jouer à la mode helvète, que quand on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce que sait, on n'est même plus surpris de penser ce qu'on pense...]

    Enjoy!

  • Bloc-note express N°216

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    Alors on va reprendre, comme au bon vieux temps de la blogosphère des Bisounours, celui où on s'aimait tous, où l'on buvait des coups en comparant nos chiffres trafic, toujours un peu surgonflés.] 

    Après avoir vu 2 fois Interstellar, je m'envoie dans les esgourdes la BO du film, signée Hans Zimmer. Pas précisément de la musique de chambre (astuce...), mais un truc suffisamment méditatiof pour aider à s'endormir le soir. A tester. Recommandé par Mr Dubuc. Ecoute en boucle de l'album de Royal Blood, bourré d'énergie, de quoi faire danser les morts, les paralytiques et tomber les murailles de Jericho. Cela dit, et toujours en se demandant comment un simple duo équipé d'une basse (avec plein d'effets) et d'une batterie peut déclencher un tel bordel. Créativement parlant, au delà de la filiation Led Zep, il y a clairement un parallèle évident avec les White Stripes et les Black Keys. Autre déluge sonore, plus classique, l'album des Foo Fighters. Dave Grohl est un type sympa, une bête de scène à la bonne humeur communicative. L'album n'est ni génial, ni indécent. Du bon gros rock très lourd. Ca se déguste tranquillement, à fond, et on se dit que dans un stade, ça peut être énorme.

    Que dire du nouvel album d'AC/DC? Euh? Il se laisse écouter, il est décent, il ne dépare pas dans la discographie du groupe, le mot rock est décliné dans tous les titres, Brian Johnson est en voix, Angus envoie du bois. OK, on aurait pu le dire (et je crois l'avoir déjà écrit il y a 4 ou 5 ans) du précédent album. De l'avantage d'entretenir son patrimoine et de se faire rare... Ceux qui ont considéré que les Ramones n'ont fait que ne refaire le même album en 25 ans de carrière, adoreront AC/DC. Il y a une formule, qui n'est plus du hard ou quoi que ce soit d'autre, juste du classic rock qui puise ses racines dans un blues rock gras et vintage. A part ça, rien à signaler. Ca va cartonner, les stades vont se remplir. Je dis hic et nunc que je ne m'y laisserai pas prendre. Et je sais que si l'opportunité se présente...

    Neil Young sort un album, Storytone, plus que décent. Et on est admiratif. Le gars à pratiquement 70 ans est encore capable de créer quelque chose qui va s'inscrire quelque part au top de sa longue discographie. Pas de chutes de studio, pas un raboutage de vieilles bandes retrouvées entre deux coussins de sofa. Du neuf. 

    Et côté nouveautés et trucs un peu intéressants et français et à suivre, Chinese Robots et Chinese Army. Les deux groupes ne sont pas dans le même registre musical, mais quand même, deux groupes qui ont un nom en Chinese quelquechose, c'est ballot... Enfin, j'dis ça, j'dis rien.

    De Chinese Robots, je retiendra la voix du chanteur qui porte l'ensemble. Un petit côté Bryan Ferry plutôt séduisant pour l'oreille. Un bel EP, Halo Future, disponible ici.

    Côté Chinese Army, un EP aussi qui sort le 1er décembre chez Believe. Chinese Army, c'est le Suicide français (lolilol, Zemmour sors de ce corps!). Non, rien à voir avec le polémiste rase-moquette. Juste un duo dont les sonorités et l'univers rappelle les foutraques Alan Vega et Martin Rev... A commander ici.

    Voila, c'est tout pour aujourd'hui. Si le coeur vous en dit, lisez l'autobiographie de John Lydon. A la hauteur de la légende du personnage. 

    Enjoy!

     

  • Adios Amigos! (Bloc-note express N°210)

    adios, ramones, dubucHello jeunes gens, fidèles lecteurs amis virtuels et IRL. Dubuc's blog s'arrête. Du moins sous cette forme.

    L'aventure a commencé en mars 2006, elle s'achève en mars 2013. C'était cool. Ca l'est toujours. Mais en 7 ans le web a évolué. Il y a eu Facebook, Twitter, Pinterest, Instagram, plein de nouvelles occasions de publier des contenus, de poster des images, des sons, des vidéos. 

    En 2007, je parlais nouvelles technos, nouveaux usages numériques. J'ai publié des carnets de voyages, des impressions glanées ça et là. Japon, Corée, Californie, New York. Le blog a été le reflet de ma vie professionnelle, de mes centres d'intérêt. J'y livrai un peu de moi. J'ai même fini par le mentionner sur mon CV. 200% assumé. 

    J'ai rencontré des gens, on a échangé. Certains sont devenus de vrais amis avec qui on boit de vraies bières en dégustant de la vraie nourriture, pas uniquement des photos de hamburgers ou de cupcakes. Je me suis frotté brièvement à la politique, arborant fièrement pendant quelques mois un fanion orange... J'en ris encore.

    Aujourd'hui, j'arrête Dubuc's blog. Après quelques milliers de billets. Et deux livres. Le livre de papier a été paradoxalement, le prolongement du blog. Le goût de l'écriture, l'envie de raconter, la graphomanie compulsive.

    Dubuc se retire dans sa grotte. Mr Dubuc prend le relais, ailleurs, sur Tumblr.
    Désormais, ça se passera ici: http://MrDubuc.tumblr.com

    Merci pour votre fidélité.
    Bises.

    Enjoy! 

  • Bloc-note express N°209

    Il y a longtemps que je n'ai pas posté de bloc-note d'impressions et de choses vues. Disons d'emblée que j'ai moins de temps pour bloguer. Enfin, moins de temps... Du temps pour tweeter. Du temps pour alimenter Facebook, Google+, Instagram. Moins de temps pour prendre le temps de prendre du recul et pondre quelque note définitive, pleine d'esprit, d'idées neuves (ou pas), de bruit et de fureur (ou pas).

    Peut-être me suis-je lassé du blog, du moins sous sa forme actuelle. Bloguer était un plaisir un peu compulsif. Ecrire. Ecrire vite sur un peu tout. Choses vues, geekeries, vie des médias, carnets de voyage, choses lues, compte-rendus de concerts, rencontres, partage d'émotions musicales. Côté écriture, j'ai été comblé. Dubuc's blog, ouvert fin mars 2006. Presque 7 ans...

    Et rien qu'en écrivant cette note, je m'interroge. Qu'ai-je encore à raconter sur le blog que je ne partage pas déjà sous une autre forme via d'autres canaux. Il y 7 ans, ce blog était presque purement consacré aux médias confrontés à une inexorable évolution technologique. Depuis quelques temps déjà, la musique a pris le dessus. Il est temps de réfléchir à une nouvelle forme. Laquelle? Je n'en sais rien. Fermer boutique? Peut-être. 7 ans c'est déjà bien, non?

    Voila. Etat des lieux. Affaire à suivre.
    En attendant, on se retrouve sur Twitter? Ou bien sur papier, dans Twittus Politicus, une autre aventure.

    Le blog m'a permis d'accéder au monde du livre. Un vieux rêve. Deux livres déjà, et l'envie de m'attaquer à un troisième. Thème à déterminer (quoique... Déjà quelques idées...)

    Bande-son: Republik, Palma Violet, Fauve, Joe Bonamassa et Bet Hart.

    Enjoy!

  • Bloc-note express N°208

    Le temps passe inexorablement. Cliché suprême. Le temps file. Pas le temps de bloguer autrement que par moment sur des sujets musicaux. Point de bloc-note, juste des messages de 140 caractères publiés sur Twitter, des esquisses, point d'articles de fond pleins de considérations sur l'état et la raison des choses. Et pourtant la vie file. Joies, peines, drames, pleurs et rires. En vrac. La vie quoi. Rien de neuf. Depuis des millénaires. Bien avant l'accélération du temps numérique. Il y a ceux qui quittent le jeu, on ne sait pas pourquoi. Trop tôt. Il y a ceux qui s'éteignent, lentement. En vrac. Il y a ceux qui ronchonnent. Il y a ceux qui positivent. Il y a ceux qui se contentent de vivre, de s'accrocher, de fighter. Bref, le même bordel depuis des lustres.

    Côté musique, il y a de beaux moments. Que ce soit la pop joyeuse des Bewitched Hands sur la scène du Trianon. Que ce soit le professionnalisme impressionnant de Pink sur la scène de la Salle Wagram. Que ce soient les Pogues en concert, restitution vidéo d'un concert mémorable.

    Côté voyages, il y a ces quatre jours à New York, parenthèse enchantée. NYC et ses lumières, son froid glacial, ses pubs irlandais, son skyline revu et corrigé vu depuis le Staten Island Ferry un jour de belle lumière. NYC, toujours magique, une thérapie à suivre de temps à autres histoire d'avoir la patate.
    Côté impatience, il y a la sortie prochaine, le 3 janvier de Twittus Politicus, nouvelle production réalisée avec le camarade Nico Prat. Impatience d'avoir les premiers exemplaires entre les mains pour cet instant magique, celui où le projet mitonné pendant des mois devient réalité.

    Voila, c'est tout. Une simple, brève note. Il y aurait tant à dire, qui ne peut s'écrire. Par pudeur, par discrétion.

    Enjoy!

  • Bloc-note express N°207

    Froid. Un mot pour résumer un weekend de changement d'heure. Le petit frimas matinal qui te glace sur ton scooter. D'aucuns me suggéreraient de prendre les transports en commun, où chaleur humaine et expérience olfactive et sonore se mêlent allègrement. Bah, non. Scooter un jour, scooter toujours. Live to ride, comme disent les bikers. Biker... Ah, ah! se gausse le mec qui fièrement chevauche son Swing 125, faute de permis moto idoine...

    Un samedi soir à regarder On n'est pas couchés. Que les choses soient claires, Ruquier n'est pas drôle. Enfin. Les mecs qui lui écrivent ses vannes en ouverture d'émission devraient penser à faire autre chose. Rien à voir avec les esprits aiguisés qui pondent les blagues de Jay Leno, David Letterman ou Conan O'Brien... L'ouverture d'ONPC est poussive. Désolé Laurent. Par la suite, le contenu est bon quand le panel d'invités est bon. Même quand il n'est pas excitant. Tenez, la semaine dernière, on annonce Jean-François Copé. Je tweete immédiatement mon intention d'éteindre la télé. Bah, finalement, je découvre un Copé apaisé, presque sympathique voire touchant. Il avait du prendre de la Ritaline, je devais être très fatigué... Je réitère l'expérience une semaine plus tard. L'expérience ONPC, pas l'expérience Copé. Nicolas Bedos, plume acérée et brillante, dans un jeu de séduction étonnant avec une Natacha Polony étonnamment agréable, Mazarine Pingeot, de plus en plus attachante dans le rôle de la fille cachée du Commandeur qui s'émancipe du Père tout s'en revendiquant. Bons chroniqueurs, bon contenu. Geluck. Esprit vif et caustique. Reste Charles Beigbeder, dans le rôle du capitaliste marmoréen insupportable. Désolé Charles, je n'aime pas ton frère, mais lui, au moins présente des aspérités. A choisir... Bref... J'ai éteint la télé vers 2h45, Charles m'a tuer.

    Relecture en cours du premier jeu d'épreuves de Twittus Politicus, mon second livre co-écrit avec Nico Prat. C'est la phase excitante: recevoir le livre dans sa mise en page quasi-définitive, chercher les coquilles, préciser des détails. Un vrai travail d'orfèvre, avec la crainte toujours de ne pas voir la scorie qui sautera aux yeux depu lecteur, mais que, à force d'être immergé dans le texte on ne décèlera pas... Il y en avait une ou deux dans la version définitive et publiée des Miscellanées d'Internet... Satisfaction de voir que le livre est déjà référencé sur toutes les librairies en ligne. Sortie le 3 janvier. Encore deux mois. Excitation, même si celle-ci est moindre que celle ressentie pour le premier livre. Les premières fois ne se reproduisent jamais, c'est une évidence. Un deuxième livre, c'est un nouveau pari, c'est la perspective de la promo, c'est l'envie de le voir sur les tables et présentoirs des libraires, et kif absolu, de le voir entre les mains de lecteurs inconnus.

    James Bond. Skyfall est probablement le meilleur film de la franchise depuis des années. Plus dense, plus dur, plus sombre, plus réaliste. Finis les gadgets qui a force de surenchère débilisaient l'univers de l'espion britannique. Sam Mendes + Daniel Craig + Javier Bardem + Judy Dench, un cocktail parfait. Pas de James Bond girl superfétatoire. Des fractures, des personnages moins schématiques, moins de destinations touristiques inutiles. Bref, un pur régal, qui réjouira les amateurs de cinéma, et décevra tous ceux qui s'accrochaient déséspérément aux voitures invisibles, stylos-missiles et physiciennes nucléaires en mini-short et 90 C.

    neil youngDu rock... Neil Young sort un album. Un de plus direz vous. Certes. Mais à 66 ans, le Loner démontre sa longévité, sans se caricaturer. Alors oui, je vais me jeter sur ce n-ième opus d'un type qui ne cherche pas à emballer la jeunette en se trémoussant sur scène dans ses jeans slim. Et qui, avec son fidèle Crazy Horse, continue à jouer à fond, à faire beaucoup de bruit. Comme ça, pour le plaisir. A part ça, je n'ai pas fait la queue devant le Virgin Megastore pour aller voir les Stones. Pas assez fan pour ça. J'en connais un qui l'a fait, avec succès. Mais qui a fait le déplacement à Bruxelles en 1973 aussi. Donc, respect aux anciens!

    Voila, jeunes gens. C'est tout pour l'instant.

    Enjoy!