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Bloc-note

  • Bloc-note express N°220

    Il y a eu ce concert de la délicieuse Haley Bonar à l'Espace B. J'aime les filles chantait Dutronc. J'aime les filles qui font du rock. Un peu dans l'esprit de Liz Phair. Il faut s'intéresser à Haley Bonar. Pour s'en convaincre, il faut écouter: 

    Que dire du Festival Pitchfork? Côté public, des jeunes gens chics, parisiens, barbe bien taillée, la raie sur le côté pour les mecs. La mini, les Stan Smith, le chic parisien pour les filles. Beaucoup de gens hors de la salle pendant les concerts. Il est vrai que Bat For Lashes a livré un show loin de déclencher l'enthousiasme que j'avais ressenti la première fois que je l'ai vue au Festival des Inrocks il y a quelques années. Où est passée la dimension chamanique de Natacha Khan? A croire qu'elle n'a retenu que les pires tics névrotiques de Björk... Argh. Explosions in the Sky, c'est comme Sigur Ros. Soit on est totalement inconditionnel. Auquel cas on frôle l'orgasme. Soit on ne connait pas bien et au bout du 4ème morceau on se dit que c'est une musique de chambre qu'on écouterait bien au casque, ou assis confortablement à Pleyel. Entre guitares cristallines et bruit blanc. Tout ça pour en venir au gros kif de la soirée, Flavien Berger. LA synthèse absolue entre la chanson chic façon Dominique A, l'electro à la française, Kraftwerk. C'est cool. Flavien est pince sans rire, perché sur son piédestal entre ses machines. Silhouette en contrejour. Le héros du jour. Dont le nouvel album est à écouter ici-même. 

    A part ça, relecture des deux tomes du magnifique Quartier Lointain de Jiro Taniguchi. Ce n'est pas nouveau, mais Taniguchi, c'est du grand art.

    Et ciné, Moi, Daniel Blake de Ken Loach. Fallait-il le palmer à Cannes? Je ne suis pas exégète de l'oeuvre loachienne. Un film d'une grande humanité, avec un peu de pathos, un peu d'humour, un accent geordie à couper au couteau, le constat accablant d'un monde qui change pas forcément pour le meilleur. A voir.

    Enjoy!

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  • Bloc-note express N°219

    Et c'est reparti.

    Côté son, un concert d'Annika & The Forest au Carreau du Temple, un quatuor de filles, electro chargé d'émotion. Chanté en anglais, groove élégant porté par deux batteuses. Et Annika à la basse. Un look un peu typé Jeanne Added (coupe pétard, basse), pour une musique moins âpre. Son EP, "A piece of she", est sorti le 23 septembre. Cool et recommandé.

    Un extrait pour se faire plaisir

    Côté news du monde de la musique indé, Guillaume Stankiewicz est toujours aussi sympa et prépare quelques scènes. Marie-Flore travaille sur son album en français. Eskimo va se produire à la Dame de Canton en novembre

    Le nouvel album de Wax Tailor est sorti, et il s'écoute ici.

    Côté sortie, un live d'Ibrahim Maalouf dans les bac le 10 novembre. Avec un petit extrait histoire de saliver à l'avance.


    Sinon, que dire de The Get Down, LA série signée Baz Luhrmann, groose production Netflix sur les débuts du hip hop dans un Bronx dévasté de la fin des 70s. C'est baroque, parfois surjoué. Toujours attachant. La bande-son est un pur régal. Une série moins segmentante, plus consensuelle que Vinyl (moins de flingues, moins de coke, moins de mafieux italiens). Dont elle s'inscrit dans la continuité temporelle. 

    Côté littérature... Dylan... Nan, je rigole ;)

    Allez, c'est tout.

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  • Bloc-note - le retour du retour

    Bon, j'avais laissé la chose en plan depuis... des mois. Manque de temps, manque de tout. Et puis, je me suis rendu compte que j'avais des choses à partager, sans pour autant rédiger une longue chronique. Des impressions glanées ça et là. Un film, un livre, un concert. Juste des flashs, des instantanés, à l'instar de ce qu'on poste sur Instagram, ou Twitter. Donc, le bloc-note express revient. 

    En vrac, les choses vues.

    L'expo Hergé au Grand Palais. Un must pour Tintinophiles de 7 à 77 ans. Hergé dans toute sa complexité.

    Les 7 mercenaires, décent. Mais une semaine plus tard, il n'en reste pas grand chose. Un peu comme ces vins avec une belle attaque en bouche. Mais qui ne te laissent aucune impression durable.

    Dogs, thriller roumain. Brutal. Intéressant. 

    Côté choses lues, la bio de Bruuuuuuce, Born To Run. Le Boss est grand. on le sait. Il est l'ultime working class hero. Il se livre, pudique et proche. Il se raconte. Comme un pote. Comme le pote que tu as envie d'avoir. Solide. Fiable. Le chapitre évoquant la mort de Big Man m'a secoué. A lire. 

    Côté concerts, Chinese Robots dans un bar rock de Paname. Très gros son. Très électrique. Papooz, en showcase chez Sony, de la pop lumineuse, dansante, fraîche comme un cocktail d'été.

    C'est tout.

    A plus. 

    On fera plus long la prochaine fois.

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  • Retour à Tokyo

    Quand on remonte l'historique de ce blog, on peut y déceler les traces d'une passion ancienne pour le Japon. Une passion encouragée par une quinzaine de voyages professionnels, toujours très/trop courts, entamés en 1995... En 2008, dernier trip. Dernières impressions. Et ce sentiment diffus que la prochaine visite sera dans longtemps, voire même totalement improbable. Tant de choses à voir. 

    Et ce projet un peu fou, discussion de vieux potes, un retour possible, une virée de mecs. Un truc unique. 100% fun et tourisme. 

    Hey Ho, Let's Go!

    Etre à nouveau lost in translation, traîner à Asakusa, Roppongi, Harajuku. Retrouver les sons d'Akihabara. Revoir le luxe glacé d'Omote-sando. Se plonger dans la foule de Shinjuku. Marcher dans les traces de Bill, Sofia et Scarlett. Humer l'encens des sanctuaires shinto. Etre ébloui par les néons des enseignes lumineuses. Se perdre dans les ruelles de Shibuya. Se choper des crampes infernales en tentant de dîner assis en tailleur sur un tatami. Passer de la verticalité minérale des buildings au calme des jardins.  Bref, vivre Tokyo.

    Pour ce trip 2016, un plus, la location d'un hébergement inédit. Pas d'hôtel de luxe, pas de coûteux ryokan, mais le choix d'une petite maison dans un quartier résidentiel. Expérience inédite, avec futons et tatamis, salle de bains traditionnelle, sabres et katanas partout... 

    Les premières photos sont là, des impressions glanées ça et là, au fil des balades. 

    Enjoy!

     

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  • Bloc-note aléatoire N°3 - A propos d'ego, de tweets, et d'écriture

    Le précédent bloc-note date de début mars. Comme une baisse de rythme? Ou juste pas envie de se coller sur le clavier? La bonne question.

    La TRES bonne question, en effet. Ce moment où confier en public ses états d'âme comme je le fis de temps à autres au fil des années apparaît comme étrange, presque inconvenant. Certes, je ne fis jamais de grande révélation, si ce n'est quelques sympathiques délires et engouements politiques ou professionnels. Mais de confessions point. Enfin, presque point.

    3 livres plus tard, la nouvelle question, quel sera le 4ème? Comment l'aborder, que choisir, que faire? L'envie est là. Le temps moins. Mais l'envie... Envie de fiction. Sans tomber dans la simpliste autofiction. Fiction, imagination, s'évader de soi-même. Puiser en soi les ressources pour explorer des mondes imaginaires. S'ancrer dans le réel, proposer au lecteur un ailleurs. Suis-je un raconteur d'histoires? En pas uniquement en micro fragments de 140 signes? La question est posée. Déjà quelques 30 ou 40 000 signes posés sur le papier. Des passages dont je supporte la relecture. Déjà un titre. Pas trop de structure. Pas d'éditeur encore. Je n'ai même pas encore pas cherché. J'avais d'autres priorités en tête.

    Entre temps, j'ai lu le livre de Guy Birenbaum, "Vous m'avez manqué". J'aime bien le gars Guy. Toujours bienveillant et accueillant quand je faisais mes premiers pas d'auteur en promo, quand je découvrais cette sensation merveilleuse et intimidante de passer de l'autre côté du poste, côté micro, au milieu des professionnels de la profession. Ne pas dire d'âneries (ou tenter de ne pas le faire), ne pas bafouiller... De belles images de quelques passages dans Des Clics et des Claques. Donc, j'ai lu cet objet hybride, à la fois pudique et impudique, d'un type qui fait le point sur sa vie au sortir d'une séquence douloureuse. Présent, passé, histoire personnelle, histoire familiale, sur fond de réseaux sociaux, d'hyperconnectivité, de vie moderne. L'instantanéité, l'ego, la réactivité, la sollicitation permanente, l'angoisse de manquer quelque chose, une info, une actu, un bruit... qu'il soit de chiottes ou de source sûre...

    Je ne suis pas un clasheur. Clasher m'ennuie. Mais j'ai connu en les réseaux sociaux cette tentation permanente de penser tweet, tout comme, blogueur débutant, j'avais fini par penser blog. Vivre une situation et penser immédiatement, comment vais-je communiquer dessus, que vais-je écrire, comment vais-je le décrire. Mais le blog s'inscrivait dans le temps long. L'instantanéité est merveilleuse, érectile, aphrodisiaque. Mourir pour un bon mot, une vanne qui fera marrer un petit cercle d'initiés. Se délester de sa hargne, de sa rogne par l'humour de préférence noir. C'est bon. Avouons-le. Oui, c'est jouissif. Bien sûr, il y a le smartphone greffé à la main. Bien sûr, il y a cette impression détestable du type qui est là, physiquement, mais dont l'esprit est ailleurs. Ailleurs. Ailleurs. Loin. Et qui ne s'en rend pas compte. Sauf le jour où il demande à ses enfants de poser leur portable, et qu'il lui répondent qu'il n'a aucune légitimité à intervenir sur ce terrain, n'ayant pas montré l'exemple pendant des semaines? des mois? des années? Et à ce moment précis, que dire? Rien...

    Il y a des alertes, comme ces nuits d'insomnies, où le premier réflexe est d'aller trainer sur Twitter, avec toujours sous-jacent ce sentiment de peut-être être le premier à dénicher une info... Et ces weekends passés à chercher de l'info, à ne pas déconnecter, à y passer des heures, à rester plongé en apnée dans la laideur du monde et de l'actu. En service commandé, en mission, certes. Mais toujours en prise avec le réel via l'écran et le clavier. Et finir par moment,  par se demander si on n'en oubliait pas les vrais gens. Ceux qui sont autour de soi. Et ceux qui n'utilisent pas Twitter. Et qui s'en foutent. Et qui ont raison.

    Dans son livre Guy a mis les mots sur des sentiments, des impressions refoulées, des choses ressenties au fil du temps passé sur les Internets impitoyables. Salutaire. Nos histoires personnelles ne sont pas les mêmes. Mais l'usage frénétique de ces merveilleux outils d'interaction sociale nous place dans cette grande communauté de logomaniaques compulsifs.

    Et au final? J'ai supprimé les alertes. Je ne filme plus les concerts. Je tente de regarder à nouveau les jolies choses, avec mes yeux. Bien sûr je tweete encore, j'instagramme, je facebooke. J'y croise des gens, certains que je connais IRL et qui sont de vrais amis, d'autres que je n'ai jamais rencontré mais qui sont devenus comme des amis certes un peu virtuels, mais qui sait, peut-être un jour nous croiserons nous. Je tente de garder cette envie de partager des sons, des images, des lectures. Et j'entretiens mon goût d'écrire. Parce qu'au final, et c'est peut-être une des seules vertus de ces outils, c'est d'avoir redonné le goût et la nécessité de l'expression écrite. Et ça, en soi ce n'est pas si mal.

    Pour le reste... je vois des gens, des vrais gens. Flesh and blood. C'est l'essentiel.


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  • Bloc-note aléatoire N°2

    Ces derniers temps, j'ai vécu sous stress.

    J'ai écouté Fauve, Vieux Frères (Partie 2).

    J'ai vu Fauve en concert au Nouveau Casino, première date parisienne. Et j'ai aimé.

    J'ai lu un polar halluciné qui se passe en Mongolie, Yeruldegger, de Ian Manook.

    J'ai lu Comme un avion sans elle de Michel Bussi. J'ai eu envie de lire d'autres ouvrages de cet auteur que je ne connaissais pas.

    J'ai regardé la saison 4 de Homeland. J'ai attaqué la saison 3 de House of Cards.

    J'ai vu American Sniper. Je n'ai pas détesté. Pire encore, j'ai bien aimé.

    J'ai vu Kingsman, j'ai jubilé. 

    J'ai vu Birdman, j'ai apprécié la performance technique...

    J'ai acheté Rock & Folk avec Bowie en couverture. Je me suis ennuyé. Le magazine vieillit salement.

    J'ai vu Wiebo, le spectacle de Decouflé, j'étais comme un gamin, j'ai chanté du Bowie toute la soirée.

    J'ai vibré devant la Nouvelle Star... sans NRJ Mobile (ni autotune).

    J'ai affronté la pluie en scooter.

    J'ai aimé le retour du soleil.

    J'ai...

    Tchô!

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  • Bloc-note aléatoire

    Bientôt dix années de blogging... Aors, je fais ce que je veux. Tiens, le bloc-notre express dont la dernière publication date de... euh, je ne sais même plus. Enfin, si, je me suis replongé dans les archives. Le dernier dte du 21 décembre. J'arrête la numérotation. J'ai la flemme. Tu vois. La bonne grosse FLEMME. Je le passe en mode aléatoire.

    Ca c'est dit...

    Côté choses vues. Papa ou Maman. Marina Foïs vs Laurent Laffite (de la Comédie Française. Faut préciser, comme ça on ne le confond pas avec une version jeune de Michel Leeb). Le film où tpus les effets comiques sont concentrés dans la bande-annonce et qui distille un ennui plutôt profond. Manque de rythme. Mou du genou. Et pas vraiment méchant.

    Dans le genre méchant et cruel, Les Nouveaux sauvages, jubilatoire successions de sketches, de situation dopées à l'humour noir réjouissant! A voir!!

    Et dans le genre biopic bien foutu, même si j'ai pu lire ça et là quelques réactions peu enthousiastes de geeks intransigeants, Imitation Game. Bel hommage à Alan Turing, l'un des pères de l'informatique. Il décrypta le système de codage allemand, inventa une machine infernale, un genre de proto-calculateur, à l'origine de tous nos maux modernes (second degré)... De l'ordinateur aux Internets. De Charybde en Scylla. De la Roche Tarpéienne au Capitole. Du tenon à la mortaise. Superbe interprétation de Benedict Cumberbatch et de la délicieuse Keira Knightley.

    Côté choses lues, Ma Vie, l'autobiographie de Simone Veil. Parfois un peu trop didactique, souvent émouvant, toujours intéressant. Une vision nuancée de l'histoire et de la politique, qui apporte un beau contrepoint à nos certitudes manichéennes. 

    Rien d'autre à ajouter, sinon l'affirmation, une fois de plus qu'il faut que je me lance dans l'écriture d'une fiction. Quelques pages déjà rédigées. Le temps à trouver pour poursuivre.

    A part ça... je vous raconterais bien mon passage d'iOS à Android. Quand le gars qui a écrit un bouquin sur Steve Jobs, acheté un Mac, des tablettes, des iPhones et toute la panoplie, décide de faire acte d'apostasie et de faire l'acquisition d'un smartphone, One Plus. Bienvenue en terre inconnue... Android est un truc de geeks. Y'a du bon, et du moins bon. On peut tout customiser. Mais quelle absence d'intuitivité! A moins que Steve J. ce sournois ne nous ait simplement lobotomisés à force de simplification... Affaire à suivre...

    Enjoy!

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  • Bloc-note express N°218, en mode j'aime pas Noël

    noëlAu moins ça a le mérite d'être clair.

    Sur le fond, j'aime bien Noël pour ce qu'il évoque du monde de l'enfance: l'odeur de l'épicéa, les Christmas carols, la crèche, les illuminations en cette période où le nuit tombe plus que tôt. J'aime le souvenir de la surprise du matin de Noël. Les cadeaux et tout le toutim. Mais ça c'est loin. Très loin. Les enfants, nos enfants ont grandi.

    Mais le Noël des marchands du temple, avec journaux télévisés complaisants à l'appui, vous colle le blues. Témoignages de commerçants qui trouvent que non c'est plus comme avant l'année dernière c'était mieux. Témoignages des parents qui vous expliquent, devant un rayonnage dégueulant de boîtes de Lego, Barbie et Playmobil, leur drame de ne pas réussir à trouver LE machin que leur sale rejeton a inscrit sur la liste. Soudain, c'est le drame... Jefferson-Brendan, Cindy-Rihanna, tout comme Charles-Gonzague et Marie-Cunégonde, vont te péter un cable parce que ce que du haut de leurs 8 ans, ils n'auront pas eu d'iPhone 6. Saletés! Mandales de Noël pour tous!

    Bref, vivement, le 26!

     

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  • Bloc-note express N°217

    fractale, raviolis, pierre raufast, ac/dc, un village français,nightcall, bloc-noteSur mon scooter, sur le périph, j'ai tenu deux jours avec AC/DC dans les esgourdes. En fait, ce "nouvel" album dont je vous vantais le classicisme la semaine dernière, est juste chiant. N'ayons pas peur des mots. Cet album d'AC/DC suinte l'ennui. L'impression de déjà vu, déjà entendu. Alors on réécoute Back in Black, Highway to Hell, Dirty Deeds... Et on a l'essence de la chose. Ouais, clairement, c'était BIEN mieux avant. 

    Allez, essayons d'esquiver la laideur du monde. Sans pour autant se balader en manteau kazakh et chapka, comme ça, pour le fun...

    nightcallnightcall,nightcrawler

    Vu Nightcall, le film de Dan Gilroy, avec Jake Gyllenhaal... Un bon thriller bien noir, satirique, cynique, sur les moeurs de la trash télé, toujours prête à diffuser des images gore, pour la sacro-sainte audience. A voir, c'est jubilatoire. Pour l'amoralité absolue de son personnage principal, prêt à tout pour dénicher le scoop. Une interrogation amusée sur les génies du marketing du cinéma... Le titre original du film est Nightcrawler... L'idée d'une bête rampante et nocturne... Intraduisible. Mais le film est produit "par les producteurs de Drive" (c'est écrit sur l'affiche)... Et Nightcall est un titre de la BO de Drive... Malin... 

     Vu Un Village français... Il a fallu que j'attende la 6ème saison pour m'intéresser à cette série française bien écrite et bien documentée. Je fais un mini mea-culpa, juste en passant.

    pierre raufast, fractale des raviolis, romanLu "La Fractale des raviolis", un beau roman de Pierre Raufast. Exercice de style sur le mode fractal, exercice d'écriture avec contrainte, malin et bien construit, qui vous embarque. Exercice littéraire à tiroirs plutôt brillant et d'un accès agréable, gouleyant, à déguster sur le pouce. 

    Dédicacé "Steve Jobs, figure mythique" dans une librairie de Meudon. Belles rencontres, belles discussions avec des curieux, des fans de Jobs, des passionnés de techno, des pionniers du numérique, un lycéen en pleine préparation de son TPE. Une contiunation agréable de la conférence que David Brunat et moi avons donnée à Rouen sur le campus de Neoma Business School quelques jours plus tôt devant un public d'étudiants, jeunes entrepreneurs et futurs startuppers. Jobs fascine, interpelle. Et on est fiers, oui, carrément, d'avoir osé s'attaquer à un tel monument.

    A part ça... Nada.

    [Post scriptum: On pourrait parler politique, ça donnerait envie de se replonger dans tout ce qui a pu être écrit sur ce blog au fil des années... Mais, non. Pas envie. Disons, pour se la jouer à la mode helvète, que quand on voit ce qu'on voit et qu'on sait ce que sait, on n'est même plus surpris de penser ce qu'on pense...]

    Enjoy!

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  • Bloc-note express N°216

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    Alors on va reprendre, comme au bon vieux temps de la blogosphère des Bisounours, celui où on s'aimait tous, où l'on buvait des coups en comparant nos chiffres trafic, toujours un peu surgonflés.] 

    Après avoir vu 2 fois Interstellar, je m'envoie dans les esgourdes la BO du film, signée Hans Zimmer. Pas précisément de la musique de chambre (astuce...), mais un truc suffisamment méditatiof pour aider à s'endormir le soir. A tester. Recommandé par Mr Dubuc. Ecoute en boucle de l'album de Royal Blood, bourré d'énergie, de quoi faire danser les morts, les paralytiques et tomber les murailles de Jericho. Cela dit, et toujours en se demandant comment un simple duo équipé d'une basse (avec plein d'effets) et d'une batterie peut déclencher un tel bordel. Créativement parlant, au delà de la filiation Led Zep, il y a clairement un parallèle évident avec les White Stripes et les Black Keys. Autre déluge sonore, plus classique, l'album des Foo Fighters. Dave Grohl est un type sympa, une bête de scène à la bonne humeur communicative. L'album n'est ni génial, ni indécent. Du bon gros rock très lourd. Ca se déguste tranquillement, à fond, et on se dit que dans un stade, ça peut être énorme.

    Que dire du nouvel album d'AC/DC? Euh? Il se laisse écouter, il est décent, il ne dépare pas dans la discographie du groupe, le mot rock est décliné dans tous les titres, Brian Johnson est en voix, Angus envoie du bois. OK, on aurait pu le dire (et je crois l'avoir déjà écrit il y a 4 ou 5 ans) du précédent album. De l'avantage d'entretenir son patrimoine et de se faire rare... Ceux qui ont considéré que les Ramones n'ont fait que ne refaire le même album en 25 ans de carrière, adoreront AC/DC. Il y a une formule, qui n'est plus du hard ou quoi que ce soit d'autre, juste du classic rock qui puise ses racines dans un blues rock gras et vintage. A part ça, rien à signaler. Ca va cartonner, les stades vont se remplir. Je dis hic et nunc que je ne m'y laisserai pas prendre. Et je sais que si l'opportunité se présente...

    Neil Young sort un album, Storytone, plus que décent. Et on est admiratif. Le gars à pratiquement 70 ans est encore capable de créer quelque chose qui va s'inscrire quelque part au top de sa longue discographie. Pas de chutes de studio, pas un raboutage de vieilles bandes retrouvées entre deux coussins de sofa. Du neuf. 

    Et côté nouveautés et trucs un peu intéressants et français et à suivre, Chinese Robots et Chinese Army. Les deux groupes ne sont pas dans le même registre musical, mais quand même, deux groupes qui ont un nom en Chinese quelquechose, c'est ballot... Enfin, j'dis ça, j'dis rien.

    De Chinese Robots, je retiendra la voix du chanteur qui porte l'ensemble. Un petit côté Bryan Ferry plutôt séduisant pour l'oreille. Un bel EP, Halo Future, disponible ici.

    Côté Chinese Army, un EP aussi qui sort le 1er décembre chez Believe. Chinese Army, c'est le Suicide français (lolilol, Zemmour sors de ce corps!). Non, rien à voir avec le polémiste rase-moquette. Juste un duo dont les sonorités et l'univers rappelle les foutraques Alan Vega et Martin Rev... A commander ici.

    Voila, c'est tout pour aujourd'hui. Si le coeur vous en dit, lisez l'autobiographie de John Lydon. A la hauteur de la légende du personnage. 

    Enjoy!

     

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