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LE VOLUME SUR 11 - Page 198

  • La réinvention des Inrocks, une réussite

    couv775vignette.pngJ'ai attendu le N°4 des Inrocks nouvelle version. Pour avoir un peu de recul, un tout petit peu. Pour savoir si la nouvelle équipe n'avait pas mis toute son énergie dans le premier numéro. Car les Inrocks ont changés. Il y a de moins en moins de rock, même si le mot rock est ce qui saute aux yeux au premier abord dans le nouveau logo du magazine. Va comprendre... 

    Côté forme, beau papier. Mat, classieux. Plus épais. Belle main. Le mag fait cossu, sans esbrouffe. On retrouve le côté élégant de la formule mensuelle ante-1994, l'austérité absolue en moins. Le jansénisme, on le trouve dans l'approche éditoriale. Toujours un peu sérieuse, parfois compassée et un tantinet snob. Le côté bobo parisien.  De gôche. Une gôche plus militante, plus agressive, toujours bourgeoise chic et bien sapée. Car le gôchiste lecteur des Inrocks n'est pas forcément touché par les délocalisations et les plans sociaux. Il est plutôt du côté des think tanks et de Terra Nova. Mais on l'aime quand même. Même s'il agace. Il est toujours moins insupportable que le bobo de droite néo-réac branché, qui camoufle quelques idées nauséabondes sous le vernis de la coolitude. Et est culturellement à la ramasse. Mais en l'espèce, l'exemple vient d'en haut.

    Petit défaut des Inrocks nouvelle version, la densité. Gros hebdo. Beaucoup à lire. Avec les tics Inrocks. Le point fort, les dossiers thématiques. Le spécial "dope" de la semaine dernière, complet et renseigné. Le spécial Brésil du numéro de relancement, documenté. On sent la fibre militante façon gauche américaine, à la Rolling Stone. Même s'il manque aux Inrocks un journaliste gonzo de type Hunter H. Thompson. Pierre Siankowski fait bien son boulot. Les Inrocks pratiquent un journalisme classique et propre.

    Côté culture, toujours ce parti-pris des niches. C'est la mise en pratique de la Théorie de la Longue Traîne. Grace aux Inrocks, l'artiste ne sera plus un inconnu aux yeux d'une minorité éclairée. Un classique. 

    Potentiellement, le titre peut séduire une clientèle qui ne se retrouve pas dans les marronniers des newsmagazine et ne lit ni Marc Lévy ni Amélie Nothomb. Celui qui ne saisit pas les mises en abîme du cinéma de Douglas Sirk, ou n'a jamais vibré sur un album de Scott Walker aura plus de mal à adhérer. Mais il n'appréciait pas les Inrocks avant non plus.

    J'aurais dû écrire cette chronique plus tôt. Ne serait-ce que pour anticiper les communiqués annonçant pour l'instant un succès de diffusion.

    A suivre.

    Enjoy!

     

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  • Sur la route... Spécial Salon de l'Auto

    Le Salon de l'Auto ne m'émeut point. L'univers de la bagnole me laisse froid. Même si mon rêve secret est une Ford Mustang des années 60. Pour conduire pendant des heures sur des freeways rectilignes au coeur de l'Arizona ou de la Californie en écoutant du rock d'autoroute... Mais je m'égare. Sur la route... Quelques images glanées ça et là. Sans queue ni tête...

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  • Internet sous surveillance

    Hadopi_Internet.jpg

    Chose vue sur le site de l'Hadopi. Dans la rubrique Hadopi Labs - notons la petite touche de modernité qui fait employer un léger anglicisme (pour donner un goût plus sucré à la chose?) - un schéma qui à mon sens est très révélateur de la vision de l'Internet telle qu'elle semble prévaloir dans les cercles du pouvoir. 

    Internet au centre du dispositif, de nombreux cercles concentriques, regroupant les autorités de régulation et de surveillance. Premier cercle, Hadopi, la Cnil, l'Arjel... Second cercle, la Présidence de la République, le Premier Ministre, les Ministères. Troisième cercle, quatrième, etc... On élargit la vision jusqu'aux autorités suprême, Ocde, Icann... La liste fait sens. La représentation pose des questions. On sent clairement qu'Internet est une préoccupation nationale au premier chef. Dans une optique de régulation. Puisque dans cette représentation des Hautes Autorités et Commissions Nationales, sont en première ligne, suivies de près par l'exécutif. 

    C'est à mon sens une vision extrêmement réductrice d'Internet. On pourrait remplacer le terme Internet par ORTF ou Minitel. On comprendrait mieux. Et c'est là la problème. Internet n'est ni l'ORTF ni le Minitel. Le schéma induit une vision d'un Internet fermé, bordé par les frontières nationales. Or Internet est une toile, un réseau transnational qui se joue, pour le meilleur et pour le pire des régulations locales. Internet n'est pas au coeur du dispositif, il en est le moteur, la trame de fond. 

    Il eût été plus honnête de mettre l'utilisateur au coeur des cercles concentriques, car c'est lui qui est dans la ligne de mire, avec comme objectif caché, un désir qu'il ne puisse, comme en Chine et autres grandes démocratie n'accéder qu'à des contenus autorisés et bienveillants pour les pouvoirs en place.

    Enjoy!

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  • Bloc-note express N°141

    Finir une semaine sur des perspectives nouvelles, une ouverture d'esprit, la confrontation des idées, la mise en perspective, fait un bien fou. Ce doit être ça aussi, le well-being

    deleuze1.jpg

    Entendre parler des médias sociaux avec une mise en perspective historique et géographiquefocalisée sur la notion de vie privée. Passionnant. Qu'est-ce que la vie privée d'un point de vue historique? Une construction récente issue de l'avènement de la bourgeoisie, et de la séparation des sphères professionnelles et personnelles. Sujet brillamment exposé par Henri Isaac, Directeur de Recherche à Rouen Business School. Revenir aux fondamentaux, à Deleuze et sa théorisation de la société du contrôle, où l'individu génère sa propre surveillance. Point besoin de Big Brother. Juste Facebook Places... 

    Entendre Frédéric Martel défendre son approche des courants dominants,frederic martel.jpg le mainstream. Présenté comme une chance pour les industries créatives, plus que comme une menace. Ayant lu son opus cet été, il n'y a pas eu de surprises dans l'argumentation, ni d'information supplémentaire, sinon l'annonce le lancement d'inaglobal.fr, espace de réflexion sur les industries créatives lundi 11 octobre. A suivre.


    neil young.jpgQuoi de neuf? Neil Young
    . Légende vivante, il vient de sortir son... que sais-je... 40ème album: Le Noise. D'ores et déjà programmé pour mon prochain "dans mon iPod ce weekend". Que peut donc avoir encore à raconter le Loner? L'album est d'une fraîcheur incroyable pour un type de 65 ans. Capable de saisir sa Gibson Les Paul et de livrer quelques perles, album électrique dépouillé. Quelques redites, un peu d'auto-citation. Intéressant, au moment où je lis sa bio, Shakey de Jimmy McDonough. Pour comprendre le personnage et sa longévité.

    A part ça... Bonne semaine!

    Enjoy

    Catégories : Bloc-note Lien permanent