Je teste le bracelet Power Balance. Car sa promesse est forte: l'amélioration de la performance. Certifié par des sportifs fameux, dont Shaq O'Neill. Du lourd. Certifé par des ambassadeurs: Andy Irons (?), Lamar odom (??), Rocky Romero (???), Todd Rogers (????), Willow Koeber (?????). Un caucasien un afro-américain, un latino, un barbu, une blonde. La diversité. Je suis rassuré.
L'objet, un bracelet en silicone (100% chirurgical, dixit le site... Roooh! Impressionné je suis), avec deux hologrammes "visibles" Power Balance. Le bracelet s'étire jusqu'à 40% de sa taille, exactement comme... Mais je m'égare, reprenons nous.
Les bénéfices: "Le bracelet Power Balance intègre un film de mylar encodé avec des fréquences qui d’après les témoignages réagissent positivement avec les flux d’énergie de l’organisme." C'est comme le feng shui. Faut gérer le qi (prononcer "tchi" en chinois dans le texte - précision indispensable pour les non-résidents du 13ème arrondissement de Paris, ou non familiers des trucs new age).
"L’objectif poursuivi par Power Balance n'est en rien un concept novateur [...] La seule innovation réside dans la miniaturisation de la technologie, la rendant de fait adaptée pour les athlètes dans leurs disciplines respectives, mais aussi et surtout abordable pour le grand public." C'est écrit. Voili-voila, la techno c'est la feuille en mylar mi-nia-tu-ri-sée.
"Les effets perçus sont très variables selon les personnes qui le portent. Certains ressentent un meilleur équilibre, une force accrue, une plus grande flexibilité alors que d'autres ne perçoivent pas de différence." Donc, en clair, parfois ça marche, parfois ça marche pas. Ca dépend. Des gens, des courants, de la vitesse du vent, de l'humeur du jour, de l'abrogation ou non du bouclier fiscal, de l'âge de la retraite à taux plein, de l'état de la jambe de Ben Arfa, de la longueur des mèches d'Erika Moulet, de la parution du prochain Amélie Nothomb et de l'évolution du CAC 40... Bref, c'es une question de foi. Comprenne qui pourra. L'idée géniale est de vendre l'objet 36€. Pas plus idiot que le Loto ou l'Euro Million!
Donc, je teste. La première nuit, j'ai pas dormi. On m'a dit le lendemain: "Aaaaah! Malheureux, faut pas le garder la nuit." Peut-être, mais rien n'est indiqué sur le site. Le lendemain toujours, pêche d'enfer. Le surlendemain. Bof! 3ème jour aujourd'hui. Faut voir. J'ai eu une passion pour les sciences. Je crois aux vertus de l'expérimentation. Affaire à suivre.
Enjoy!

A part ça, weekend marqué par la boum de ma fille N°3, samedi soir. On est insouciant quand on a 11 ans. On écoute Lady Gaga et David Guetta. On danse des slows. Les garçons réclament le 1/4 d'heure américain. Un truc que je croyais disparu... Bilan: 17 ou 19 nains déchaînés. 120 dB. 40°C. Pas de dégâts, sinon un amalgame collant de terre, cheveux, Coca, gâteau au chocolat, chips et bonbecs Haribo sous les semelles et sur la parquet.
Les intellos ne l'aiment pô, les critiques sont méchants, etc... Taken c'est 1h30 de psychologie à deux balles (10 mn en ouverture du film, rapports père-fille, divorce), flinguage de méchants (albanais, français veules, moyen-orientaux pervers et libidineux), courses de bagnoles (les bons roulent en Audi). Le scénario, doit tenir sur une feuillet A5, voire un post-it (modèle classique rectangulaire et jaune): un père américain divorcé et ex-homme à tout faire de la CIA laisse parti à contre-coeur sa fille de 17 ans (brune sensible) pour un trip initiatique à Paris avec une copine (blonde écervelée). Elle se font enlever par de cruels Albanais trafiquants d'êtres humains (et leurs complices haut placés dans la Police française). Liam Neeson, le père pique un coup de sang. Comme il est de la CIA et super entraîné et super équipé, il débarque à Paris pour une opération Kärcher. Une trentaine de morts plus tard, il ramène sa fille, choquée mais sauve, en Californie. Générique de fin. C'est écrit comme du