Manu Chao... La Radiolina...
Quand les médias sont unanimes, c'est suspect. On flaire la collusion, le travail minutieux d'attachées de presse expertes, le début de la fin pour l'artiste étouffé par l'avalanche de louanges... Et pourtant... Manu Chao... A la fois Tintin et Zorino, Manu a redécouvert l'électricité, le rythme, le riff... Manu retrouve l'énergie qui a fait le succès de la Mano Negra au siècle dernier. Manu, Mano, la boucle est bouclée. La Radiolina, c'est THE album qui fait oublier l'été pourri. Manu-Tintin débarque avec le Temple du Soleil! Pemière écoute, vous sautez sur place. Petit pogo dans le salon. Deuxième écoute, vous vous lancez dans une séance d'Air Guitar furieuse. Troisième écoute, vos voisins débarquent. Vous les entraînez dans une fiesta furieuse. Tequila y cerveza. Chili con carne. Coucouroucoucou!!!
Enjoy!
Iggy Pop... L'iguane sous toutes ses formes. Rock primitif, électrique, brutal. "A Million in Prizes: The Anthology", un double-album idéal pour ceux qui souhaitent découvrir ce que je qualifiais mercredi d'essence du rock'n'roll. Le rock a toujours eu la tentation de la boursouflure. Le prog-rock en est la plus parfaite illustration. Quand un art mineur cherche à flirter avec les arts majeurs. Intéressant mais vain. N'est pas Mozart qui veut. Le rock, le vrai, s'adresse aux tripes. A l'instinct. Le rock est séminal. Crade. Pas sophistiqué, malgré ses virtuoses de la Stratocaster. Le rock, le vrai n'est pas programmé pour plaire. Il est basique. S'il n'en restait qu'un parmi les grands, ce serait Iggy Pop.