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pop

  • Découverte : Odds & Ends, duo pop

    Leur EP vient de sortir. Il est français, elle est allemande. Ils posent leurs voix sur des mélodies pop délicates. Sur scène, leurs voix se marient en un charmante alchimie. L'EP s'appelle Juchu, ce qui dans la langue de Goethe signifie Youpi!.

    Donc c'est optimiste. Donc c'est de saison. Quand il flotte dehors, que l'été indien n'est qu'un sale concept abstrait. 

    On écoute ici :

    On suit le groupe là sur sa page Facebook  

    Enjoy!

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  • La Féline un jeudi soir

    Le dilemme du titre de l'article est entier. Il serait tellement simple de faire un jeu de mot pourri et évident du genre "La Féline sort ses griffes". Ou "J'ai ronronné de plaisir au concert de La Féline". En même temps ça serait plus simple. Mais l'évidence n'est pas une solution... Et là, je sèche. Nom d'une boule de poils. Je vais voir La Féline à la Maroquinerie, et je dois juste titrer "La féline à la Maro" parce que je ne trouve pas la punchline qui tue, le truc à la Libé des années d'il y a longtemps quand le machin n'avait pas été essoré par ses propriétaires successifs. Bref. 

    Quand je pense Féline, je pense s'abord à un album des mythiques Stranglers. La Féline n'a rien à voir avec les dark étrangleurs britanniques, mais Feline était un album... Les mots me manquent pour évoquer les impressions ressenties à la première écoute a long long time ago in a far away galaxy. J'ai la flemme de chercher la formule. Je reproduis juste les premiers vers de European Female :

    "I knew she was a feline

    She moved with ease and grace

    Her green eyes they held mystery

    No emotion on her face

    She speaks her lips are kissing

    The air around her face

    I don't always understand her

    But I love her air and grace"

    Feline, Féline. A part ça, je n'ai pas pu voir - de loin - si les yeux d'Agnès Gayraud, chanteuse, auteuse, compositeuse, rockeuse était verts. [NDLR : je sais, on ne dit pas compositeuse. Ni auteuse d'ailleurs. Mais pour la rime et une vague tentative d'allitération approximative, il faut tout tenter. Ce n'est pas pire que les lyrics de Nicolas Sirkis. Ceci n'ayant rien à voir avec cela. Je parle de moi. Pas de l'écriture de La Féline].

    Revenons à la Féline, un jeudi soir à la Maroquinerie. J'étais - il y a de cela quelques temps déjà - tombé en arrêt à la première écoute d'Adieu l'enfance, le premier titre de La Féline qu'il m'avait été donné d'écouter. Electro jolie. Voix pure. Je débarque à la Maroquinerie sans avoir écouté une note du nouvel album. Intitulé "Triomphe". Carrément. Le son est puissant. La basse est ronde et élastique, le sax prend parfois des accents free jazz. C'est une belle pop qui porte une belle écriture. Magie. Je suis fan. Il fait chaud. Personne ne se met nu. Malgré les injonctions mutines de La Féline. La Fender se désaccorde. Le français peut être mis en musique électrique. On en a la preuve. 

    Pour découvrir La Féline 

     

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  • Niki Niki, pop synthétique aérienne

    Résumé en mode gonzo du concert de NIKI NIKI au Pop up du Label... Un nom de lieu improbable. je me fais à chaque fois la même réflexion, il faudra qu'on m'explique. On gèle dehors, la traversée de Paname en scooter - lequel porte la vignette de la bonne couleur certifiant que son pilote a obtenu moyennant le prix d'un demi le droit de contribuer à la pollution ambiante. Mais je l'égare et m'éloigne de mon sujet initial - la traversée de Paname via une rive droite embouteillée à mort comme il se doit, est une petite épreuve, les extrémités perdent le sens du toucher, se raidissent, bref encore quelques minutes et on sort la lame chauffée à blanc pour amputer... Le moindre interstice entre deux vêtements laisse passer un petit filet d'air froid fort déplaisant. Il y a aussi des mecs qui dorment dans la rue. Et dont on se rappelle l'existence une fois par an. Avec une mauvaise conscience vite effacée. Mais de quoi on cause? J'étais parti pour parler d'un concert et je me découvre à gloser sur le froid, avec ma conscience slacktiviste... Tsss, tsss, Mr Dubuc, il faut te resaisir! Tout ça pour dire que tu t'es pelé pendant 30 minutes et que tu vas te mettre au chaud dans un bar. Une pinte de Grolsch pour ouvrir les chakras et les portes de la perception. Une deuxième, peut-être. Pour s'engourdir. Et se laisser porter par le son, la vibe, le beat...

    Ca c'est l'intro, la mise en condition, la contextualisation. Hunter, t'aurais fait quoi? 

    Les vidéos de NIKI NIKI sur grand écran. Juste avant le show sur la mini scène. Le trio, sapé classe, Agnès B. Pierre, Jacques, Mélodie. Il y a le look. Le style. Il y aura la musique. NIKI NIKI, c'est un mélange de sons synthétique, de lignes de basse rondes, et de sons de guitare pleins de réverb. On se ballade du côté de London Grammar, pour la partie contemporaine. Une touche de M83 aussi. On est aussi chez Cocteau Twins et This Mortal Coil. NIKI NIKI est un groupe fondamentalement moderne, sans nostalgie pop d'un monde passé. C'est un groupe actuel, un son actuel. Et pourtant, il y a dans son univers des ingrédients qui évoquent des souvenirs agréables. La voix de Mélodie envoute. Le show est minimaliste, la taille de la scène l'impose. NIKI NIKI est la révélation d'un univers dans lequel on envie de se plonger. Pour échapper à l'hiver glacé. 

    Place au son :

    NIKI NIKI 1er EP "Glorious Dayz" chez tous les bons disquaires, plateformes de streaming, etc.

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  • Enfin, l'album de l'excellent Guillaume Stankiewicz

    Guillaume Stankiewicz est un orfèvre. Un pur artisan qui aime les chose belles et bien faites avec un goût inné pour la précision et la beauté des mots. Cet album est à son image. Apaisé. Chic dans sa sobriété. Il ne fait pas de bruit. Il s'immisce dans nos têtes avec son sens de la mélodie. Et son amour de l'écriture. Il faut se laisser emporter par sa poésie. C'est impératif. Ca change des rimes pauvres, des clichés, du prêt à porter, de la musique d'ascenseur ou de supermarchés. Il y a tant de musique partout qu'on ne l'entend plus. Alors tant qu'à faire, autant essayer autre chose. Revenir à l'essentiel, à la parole, aux mots, simples. Guillaume Stankiewicz, est un artiste exigeant, même s'il se laisse aller de temps à autres à une reprise de Magnolias For Ever. Qu'il dépouille, qu'il dénude. Un peu comme lorsque Kurt Cobain, laissait entrevoir lors d'un unplugged de légende la sensibilité que camouflaient guitares saturées et voix au bord de la rupture qui étaient la marque de fabrique de Nirvana. L'époque est sale. La vulgarité est assumée au grand jour, l'outrance, le mensonge ou la post-vérité. Essayons de nous concentrer sur ce qui reste d'authentique. 

    Guillaume Stankiewicz "Les Années" - (La Souterraine)

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  • Let's talk about sex...

    Cyryel m'envoie quelques mots. Je ne la connais pas. Elle chante. Elle a sorti un EP. Soit. Je suis en train d'écouter la dernière livraison des Stones. Je suis en plein dans le blues intemporel. En plein dans le retour aux sources des vieux briscards. Pause. Image en noir et blanc. Gros plan. Un clic. Un site. Quelques morceaux. Electro pop discrète. Et cette chanson, "Entre toi et moi", qui participe à la bande-son idéale pour ces temps sombres de repli sur soi et de retour au "c'était quand même tellement mieux avant", où d'aucun grimpent dans les tours pour d'éphémères histoires de représentation de la chose (ah, le mot et la chose, si bien évoqués par l'Abbé de Lattaignant)...

    Avant qu'on recommence à brûler les sorcières en Place de Grève et écorcher les apostats, rions encore un peu. Jouissons sans entraves, comme on disait en un temps que les moins de vingt ans ne connaitront jamais. Une chanson qui chatouille les oreilles, comme en firent Boris Vian et Magali Noel en remontant le temps. Sans oublier Gainsbourg et Bardot. Un zeste de Juliette Gréco pour faire bonne mesure. Un truc un peu explicite. Très rock. Comme quand les Stones proposaient qu'on passe la nuit ensemble. Plus sensuel que Gogol Premier et sa Horde ou WASP... Pas moins salace qu'Elmer Food Beat. Plus délicat, plus direct. Pas de litote, le propos est délicieusement amoral, ça va faire frissonner les faux dévots de toutes obédiences. Et rien que pour ça...


     

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  • Orouni, la pop délicate

    Ourouni, c'est de la pop raffinée. A tel point que Technikart évoque une cousinade avec le britishissime Neil Hannon et sa Divine Comedy. Musicalité, raffinement. J'ajouterai la discrétion et l'élégance. La classe quoi. Orouni est un voyageur qui cisèle des mélodies inspirées de ses voyages. Un type cool, avec qui il est agréable de discuter autour d'un verre, dans le confort d'un bar parisien. Bref, Orouni, il faut écouter, il faut découvrir, il faut se laisser embarquer. Pour un voyage au long cours. 

    Un nouvel album est en préparation, quelques dates de concert sont d'ores et déjà programmées. 

    - le 18 novembre chez le disquaire La Passerelle.2 

    - le 11 janvier aux Trois Baudets

    Enjoy!

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  • Découverte : Mamfredos "Circa"

    C'est nouveau, c'est parfait pour le dancefloor... 


    Et l'EP sort à la rentrée.

    Mamfredos "Changement de saison". Dans les bacs le 2 septembre 2016.

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  • Tele Music, 50 ans de French Touch

    Obscur... Etrange... Cryptique... Qui sait? Un truc d'initiés en tous cas. Recevoir un pavé de 500 pages, un beau livre qui parle de musique. De musiciens. De musiciens français qui plus est, qui pendant 50 ans ont distillé leurs sons dans notre inconscient. Sans que nous en ayions conscience. Du moins le grand public. Mais ceux qui savent, eux, jubilent en silence, rient dans leur barbe de hipster. Tele Music... En toute objectivité, je n'en avais jamais entendu parler. Alors imaginez... Se retrouver devant le pavé de 500 pages, plein de textes et d'images. Encore plus impressionnant qu'un numéro de Tsugi, quand vous réalisez que 97,5% de la musique qui vous est présentée vous est totalement étrangère... En se plongeant dans l'opus, on découvre des noms familiers, Pierre Bachelet, Gabriel Yared. En écoutant la bande-son, on découvre des mélodies familières, le générique du Loto. Etonnant, non? comme l'aurait dit Monsieur Cyclopède. 

    Tele Music, librairie musicale, label, a fourni la bande-son de pubs, d'émissions de télé, a même glissé des sons dans le Top of the Pops anglais, les charts américains. Pop, électro, disco, du milieu des années 60 à nos jours, une bande de fêlés de son a oeuvré dans l'ombre. Plus ou moins. 

    "Tele Music / Une anthologie" est un hommage. Un pur ouvrage de passionnés pour passionnés. Mais pas uniquement. Il y a des découvertes, comme cette passion de Tele Music pour les bandes originales de films érotiques (tous les grands classiques des années 70 comme Exhibition). Il y a les environnements sonores d'événements historico-télévisuels, on se souvient de l'apparition du visage pixelisé du vainqueur du 10 mai 1981... sans oublier l'indicatif historique de France Info. 

    Mais Tele Music, ça s'écoute avant tout, pour mieux en apprécier la lecture. Juste pour se rendre compte que Tele Music, c'est la French Touch avant l'heure.


    "Tele Music / Une anthologie" - Editions Sforzando

     

     

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  • Belza, une blonde et son noir univers

    Il y a eu le buzz. Une chanteuse qui se met en scène et annonce haut et fort, urbi et orbi, qu'elle est prête à tout pour faire le buzz. Pour ce qui est du buzz, on a vu qu'il était d'une plus redoutable efficacité d'aller livrer une pizza dans la loge de Joey Starr. A méditer. Une vidéo marrante, un univers à part entière. Un mail reçu un jour, comme ça. Curiosité aiguisée. 

    Bref, on a discuté avec Belza, je voulais en savoir plus sur ses projets d'EP. Difficile de juger un artiste sur un seul morceau. 

    Première écoute de Chaperon Noir. Je n'adhère pas à tout, mais il y a une étrangeté, une recherche de tragique, de mystère sur fond d'intonations r'n'b. Il y a quelque chose. J'ai bien aimé deux titres, De l'Air et Miss Coco Caïne. Plus légers, plus pop. On le saura, j'aime la pop légère. 

    A suivre, et à écouter ici: Belza "Chaperon Noir"

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