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metal

  • Lemmy

    Motörhead est aujourd'hui patrimonial. Et pour être franc, je suis venu à Motörhead un peu sur le tard. Ou j'y suis revenu. Ou j'ai été prisonnier de certains carcans mentaux de l'adolescence qui m'ont fait négliger le metal, à l'époque. Parce qu'on ne pouvait pas écouter du punk et du hard rock, Parce que ça n'était juste pas possible. Parce qu'on devait être Rock&Folk ou Best. Parce ce que YouTube n'existait pas. Parce que la musique n'était souvent que papier, au travers des récits de Garnier, Manoeuvre et compagnie. 

    Mais No Sleep Till Hammersmith, Ace of Spades, Saint Valentine's Day Massacre, l'EP avec les moches de Girlschool, sont tant d'images qui restent gravées dans des pans de mémoire d'adolescence.

    Quelques années plus tard, Napster, Kazaa, les bit torrents ont permis des sessions de rattrapage, intensives. YouTube a comblé les vides, mis des images sur les sons. 

    Le temps a passé. Les gloires éphémères se sont volatilisées. Les modes aussi. Nos rockers, ceux qui ont passé l'âge fatidique de 27 ans, se sont tranquillement embourgeoisés. Jusqu'à parfois l'absurde. Vacances, santé, plans de carrière, sécurité. On fait du rock comme un job ordinaire, quelques tatouages en plus. Les vieux rockers se produisent sur scène, sortent des albums. Remplissent les stades. On se demande parfois, s'il ne faudrait pas vendre un rein pour assister à ces shows parfaits aux effets spéciaux surgonflés, dans ces arènes où la moindre bouteille d'eau se voit délestée de son bouchon et où la législation anti-tabac expose tout un chacun aux effluves sui generis de son prochain. Bref, on s'emmerde au prix fort pour aller écouter U2, Coldplay ou Beyoncé. Voire Deep Purple.

    Une idée de rébellion qu'incarnait le rock est morte et enterrée. Même si le 13 novembre a tragiquement réveillé la flamme. Paradoxe, Motörhead devait jouer à Paris le 15, concert annulé. Mais Lemmy ne jouera plus à Paname. Cette fois-ci c'est définitif. Le crabe l'a eu. Foudroyé. Crac. En 3 jours à peine. Une mort presque normale. Pas de "longue et douloureuse maladie", un truc rapide, comme l'avion de Buddy Holly, le camion de Duane Allman. Pas de Mark Chapman, pas de coups de flingue. Killed by Death, comme il le chantait. La Mort a fini par l'avoir. Au bout de 70 ans. 

    Quand on réécoute Motörhead, à donf comme il se doit, il y a le bruit et la fureur, sans artifices. Guitare, basse, batterie, attitude. L'essence du rock'n'roll. L'alpha et l'omega. Le Yin et le Yang. Et le sentiment d'urgence permanente. 

    Les t-shirts Motörhead vont resurgir sur les torses siliconés de fashonistas. Tout comme hier elles portaient les couleurs des Ramones. 

    Pendant ce temps, on va ressortir la bière, on va boire du lourd, on mettra le son sur 11. Et on braillera Ace of Spades d'une voix éraillée. 

    Et ça sera juste et bon. Et on fera cela en mémoire de lui. 

    A la tienne, Lemmy.

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  • Iron Maiden ou la renaissance du prog-rock

    Les fans de Maiden vont probablement me tomber sur le râble. J'ai prononcé le mot infâmant "prog-rock"... et je persiste. Même si sur le fond, cette renaissance du rock progressif est plutôt une bonne nouvelle. Tant qu'Emerson Lake & Palmer ou Yes ou King Crimson n'annoncent par leur grand retour... Peut-être existent-ils encore. Je n'ai pas envie d'aller vérifier.

    Mais revenons à Iron Maiden. Le groupe de Steve Harris et Bruce Dickinson vient de sortir son x-ième album (pas envie de faire le décompte exact...). Un double (à l'aune de ce qui se pratiquait in antiquis temporibus) avec un titre de 18 minutes pour clore l'opus. Qui, hormis quelques remixeurs fous, ose mettre dans un album un truc de plus de 3 minutes? On avait perdu l'habitude des plages floydiennes de 20 minutes. Crac, une face d'album. Le punk avait balayé tout ça. On était revenu à l'essence de la chose rock'n'rollienne. One, two, three, four, gabba gabba hey. Are you ready motherfuckers? Certes, il y eut Television qui dans son légendaire Marquee Moon osa le titre de 10 minutes, mais c'était bien l'exception. On avait oublié. 

    Dans le genre pompes et circonstances (Pump and Circumstances, c'est du Elgar, c'est british, et c'est pas pop, quoique...), il y avait bien Jim Steinman et Meat Loaf. Mais ça date de pratiquement quarante années (Bat out of Hell, excellent album inclassable, que je recommande au passage). Mais revenons à Iron Maiden, qui vient de sortir The Book of Souls, le livre des âmes. Sur la pochette, Eddie the Head, en grande forme. Côté icono, du grand Maiden. Mais quid du contenu? Don't judge a book by the cover, comme disait le poète.

    Il fut un temps, où il était impossible d'écouter du hard/metal quand tu écoutais du punk/post punk/new wave. Le hard était vécu comme une abomination. Un truc de graisseux chevelus, sales et tatoués. Les années passent, les cheveux des membres de Deep Purple tombent, leur surcharge pondérale s'accroit. Sur les affiches, ils font peur. Mais pas pour ce qu'ils représentent. Pour leurs gueules de vieux. Qui s'accrochent au mythe de Higway Star et Smoke on the Water... Débranchons les! Euthanasie!!! Mais je m'égare. Revenons à Maiden, que j'ai commencé à écouter il y a moins de 10 ans, folie des Internets, folie du streaming, folie de YouTube. Le documentaire Flight 666 n'y est pas pour rien. Où l'on voit un chanteur pilote de Boeing 757, des musiciens jouant au golf, buvant du thé. Loin des mythes destroy façon Cocksucker Blues. Les rockers ont vieilli, se sont embourgeoisés. Et soulèvent l'enthousiasme des foules aux quatre coins du monde, 666 the Number of the Beast, 2 minutes to Midnight, hymnes braillés par les kids d'Amérique du Sud ou d'Asie. Hallu.

    Du coup, on se penche avec curiosité sur le dernier né. C'est du rock. C'est lyrique. C'est parfois un eu pompier, c'est la loi du genre. Mais vocalement, Dickinson est au top. En sobriété. L'ensemble est d'une belle musicalité. Ambitieux. Sans tomber dans la caricature. Certes, tous les potards sont réglés sur 11. Mais Iron Maiden échappe miraculeusement au syndrome Spinal Tap. La bonne surprise est là. The Book of Souls s'écoute avec une sorte de gourmandise coupable. 

    Et c'est bon!

    Enjoy!!

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  • Dans mon iPod ce weekend... Metallica

    Qu'on se le dise: JE NE SERAI PAS AU STADE DE FRANCE CE SOIR! Ne m'en parlez plus. Et ce n'est pas l'envie qui a manqué... Et ce ne sont pas les occasions d'y aller qui ont manqué. Merci d'ailleurs à tous ceux qui ont proposé.

    En plus samedi soir c'est mon anniversaire. Et sérieusement, je serais bien allé écouter les 4 cavaliers de l'Apocalypse métallique, histoire de me faire saigner les esgourdes. Le destin, les obligations. Bref, comme disait Balladur Edouard, le punk ultime, "Il faut faire des sacrifices!".

    Doit-on considérer que Metallica c'était mieux avant? Que Kill'em All et Ride the Lighting sont les seuls albums valables du groupe, etc, etc? Que nenni! Après avoir honni le metal pendant des années, étant focalisé sur le punk, le post-punk et la new wave, j'ai découvert le groupe, un peu comme tout le monde mainstream, dans les années 90. Avec le Black Album. Découverte en vrac. A l'époque où sur les chaînes musicales, on pouvait même voir des concerts de Megadeth, où MTV diffusait Headbanger's Ball. Mais revenons à Metallica. Some Kind Of Monster, le rockumentaire sur un groupe en plein doute est un document passionnant sur le processus créatif. et Death Magnetic un album décnt, même si le groupe ne surprend plus.

    Quoi qu'il en soit, ne boudons pas le plaisir de réécouter, à fond, Orion, pur morceau de bravoure.

    Enjoy!

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  • Un peu de Metallica en passant...

    C'est du brutal Coco! Metallica, feat. Cliff burton interprétant Anestaesia (Pulling Teeth)... Agréable comme une séance de dentiste, comme une fin de campagne électorale, comme un soir de déclaration d'impôts. Mais ça fait quand même du bien, dans le genre vrillage d'esgourdes. Je ne serai pas au Stade de France le 12 mai prochain. Mais j'avoue persister dans l'écoute de ce groupe brut de fonderie, pas le plus extrême, pas le plus doux non plus. J'aime ce côté mur de son. Ce côté sombre. Pas une parole. Une sorte de néant électrique.

    Enjoy!

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  • Ed-äke, métal hurlant au Nouveau Casino

    edake.jpgC'était mardi dernier au Nouveau CasinoEd-äke en concert. Ils sont jeunes, sympas. Doués. Ils font un rock puissant et mélodique. Qui fait penser parfois aux Queens Of The Stone Age, à Them Crooked Vultures. Nico matraque ses futs, façon Dave Grohl. Brutal. JB (Gibson LesPaul) et Fred (Gibson SG - Et la Flying V elle est passée où?), Julien (Fender Bass) ont l'attitude, un jeu puissant et raffiné. La force du groupe: les harmonies vocales. Certes, pas la finesse de Crosby, Stills and Nash ;-), mais une combinaison de timbres qui soutient le chant de Dimitri.

    L'album sort le 22 mars (et non le 8 comme précédemment annoncé). A suivre!

    Enjoy!

     

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  • Ed-äke, un nouvel album le 8 mars, un concert le 2!

    Un groupe que j'ai déjà mentionné ici, Ed-äke. Du bon metal qui fait saigner les oreilles, potards sur 11, comme il se doit. Des p'tits jeunes plein d'énergie. Il seront en concert demain soir au Nouveau Casino. Et leur nouvel album, Decadence and Poetry, sort la semaine prochaine. Ils ont la pêche, l'attitude, et sont la démonstration qu'en matière de metal, les groupes français peuvent aller chatouiller les anglo-saxons sur leurs territoires!

    Rock on & Enjoy!

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  • Metallica, le bruit et la fureur!

    death magnetic.jpgMetallica, on n'est pas forcé d'aimer... Les rois du thrash metal, ayant dérivé années après années vers un hard rock pas toujours digeste, reviennent sur le devant de la scène... A fond, les potards sur 11, mais contrairement à Spinal Tap, ils survivent à l'autoparodie... Death Magnetic est un album du même niveau que le Black Album de 1991!!! Encore plus puissant peut-être car produit par Rick Rubin, l'homme qui sût magnifier aussi bien Slayer que Johnny Cash. Rick Rubin fait renouer Metallica avec ses racines musicales, un metal hyper speedé au son brut de fonderie.

    Jugeons sur pièce le magnus opus. Premier constat. 10 morceaux. Chacun entre 6 et 10 minutes. Des minutes denses, lourdes, plombées. Et sans ennui! Pas de spleen. Finis les états d'âmes exposés dans le rockumentary "Some Kind of Monster". Le combo est au top de sa forme. Ulrich est sous amphètes, Hetfield chante clair et fort, Hammett astique son manche avec un doigté phénoménal. Trujillo, le "petit nouveau" donne de la rondeur à un son hyperpuissant.

    1/ That was just your Life: Attaque brutale, beat ultra-rapide. Du Metallica d'avant 91!

    2/ The End of the Line: Lourd, speedé... Un break, une respiration non saturée aux 2/3 du morceau, et un final façon bombardement sonore.

    3/ Broken, Beat and Scarred: Le titre parle de lui-même... Sauvage.

    4/ The Day that never Comes: Vidéo en exergue, ci-dessous... Signée Thomas Vinterberg. Classique, dans l'esprit du Black Album. Plus downtempo. Ballade métal classique.

    5/ All Nightmare Long: Une intro qui rappelle Enter Sandman, et une dérive implacable vers du speed metal... Le lien entre deux époques du groupe?

    6/ Cyanide: Metal lourd!

    7/ The Unforgiven III: La suite d'une saga entamée sur le Black Album, prolongée sur ReLoad. Intro piano, cordes, cuivres. Luxueux!

    8/ The Judas Kiss: Re-metal lourd!

    9/ Suicide & Redemption: Instrumental de 10 minutes!!! Guitares saturées, duels Hammett vs Hetfield, montées hallucinées dans les aigus! Epique et fort!!!

    10/ My Apocalypse: Apocalypse sonique! Le morceau le plus court de l'album en outro. Violent, speedé. Une sorte de "A suivre!"

    Un album majeur! Je pèse mes mots, MAJEUR! A acquérir dès sa sortie vendredi prochain!!!

    Enjoy!

     

     

     

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  • dans mon iPod ce weekend...

    Un ovni... Découvert il y a deux ans en première partie de Rammstein... Ricanements du public... Encore de la finesse mélodique... Encore un régal pour nos oreilles... Encore des chevelus qui secouent la tête brutalement, exaltant la testostérone, le machisme au front bas, les pantalons en lurex moule-b...

    Apocalyptica fut une surprise, le violoncelle étant généralement peu présent dans les circuits métalleux... Un quatuor finlandais. 3 violoncellistes, un batteur. Démonstration qu'en termes de musique amplifiée, on peut faire du bruit avec tout. Question de conviction. Mais trève de plaisanteries... Une reprise de Metallica, live, Enter Sandman, pour se convaincre de la puissance de ces scandinaves... Et un peu plus bas, grace au player Deezer, un album complet à écouter. Petit bonheur métallique du samedi matin...

    4199bd3f808b8a97aef7e4e99cc169b3.jpg

    free music

    Enjoy!

     

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  • dans mon iPod ce weekend...

    medium_linkin_park.jpgLe nouvel album de Linkin Park est sorti. Avant toute chose, retour sur Meteora, le précédent opus. Bon, a priori, le nu metal n'a pas sauvé la face du rock. Le mélange rap+metal a été mieux défendu de façon plus radicale par Rage Against The Machine. Mais cet album de Linkin Park résiste plutôt bien à l'usure du temps. Efficace, audible. Plaisant sans être génial. Linkin Park, le genre de groupe qui excite les juniors, qui du haut de leurs 15 ans essaient de se faire peur. "J'écoute du métal! Chuis un rebelle!"... Le quadra qui a survolé la fin des seventies, a vécu les 80s élevé au punk, vomissant les graisseux hard rockers, reconverti au thrash metal et au grunge dans les 90s et qui aborde les années 2000 avec le désir intact d'écouter le prochain Metallica, ricane... Est-ce bien raisonnable? Est-ce compatible avec la France qui se lève tôt, et travaille plus pour gagner plus?

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