Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • Dans mon iPod ce weekend... Spécial Duane Allman

    Il y a 40 ans pile-poil Duane Allman, talentueux guitariste du combo sudiste, The Allman Brothers Band, se mangeait un fatal camion sur sa Harley à l'age de 25 ans. Moche. Son frère Gregg tourne toujours. The Allman Bros aussi sous la houlette avertie de Dereck Trucks. Notons au passage l'ironie de la chose. Duane est tué par un camion, et un de ses successeurs, non moins talentueux s'appelle Trucks...

    Deux morceaux au programme: Layla de Derek and the Dominoes, feat. Eric Clapton et Duane Allman, qui en signa le célébrissime riff. Et In Memory of Elizabeth Reed des Allman Brothers.

    Enjoy!

    Lien permanent Catégories : Musiques, Playlists 0 commentaire
  • Diane Arbus et l'envers de l'Amérique

    diane arbusJe ne connaissais pas Diane Arbus au delà de ses photos les plus connues, portraits en noir et blanc de travestis ou de vieilles dames aux lunettes et chapeaux 60s. L'exposition qui vient d'ouvrir à la Galerie du Jeu de Paume permet de plonger dans l'univers de cette artiste rare (et chère)... Oeuvre rare, car Diane Arbus l'a construite en à peine 20 années. Et encore. 8 ans même si l'on ne prend en compte que son travail à partir de 1963, moment où elle délaisse le 24x36 pour passer au format 6x6 et réaliser ses fameux portraits posés, carrés, à l'intensité incroyable, révélant regards, rides, brillances, détresse, ailleurs... L'oeuvre est un instantané de l'Amérique des années 60, avec ce qu'il faut de tendresse et de cruauté. Car l'Amérique de Diane Arbus n'est pas celle des tableaux idylliques de Norman Rockwell. Plutôt celle d'Edward Hopper avec une touche naturaliste en plus.

    L'Amérique des 60s triomphe, les bagnoles sont chromées, gigantesques, les couleurs éclatent. Diane Arbus photographie les freaks, les exclus, les bizarres... Quand elle arrête son regard sur la bonne société, ce ne sont que portraits de vieilles peaux choucroutées, emperlousées façon arbre de Noël, ou enchapeautées avec petits chiens ridicules en sautoir. Ses modèles sont des nains vieillissants, des travestis démaquillés, des géants, des handicapés, des moches, de gros... Aux antipodes de l'iconographie usuelle de l'Americana. On l'imaginerait presque photographiant le petit joueur de banjo de Deliverance. Diane Arbus se suicide en 1971. Sa dernière série de photos, elle ne la développe pas. Elle sera rendue publique sous le titre Untitled. Sa série préférée selon ses écrits. La plus dérangeante. Prise dans un asile, des tableaux à la Jérome Bosch de handicapés mentaux, déguisés pour Halloween. Regards intenses ou absents, déguisements ridicules, vieux enfants cassés. A croire que Slipknot a trouvé son iconographie dans ce dernier travail de Diane Arbus.

    J'ai discuté avec Violaine Binet, biographe de la photographe à propos du regard que portait Diane Arbus sur ses modèles, et dont j'avais un doute sur la bienveillance. Le regard est ambivalent, tendre avec les exclus qu'elle a suivi sur de longues période et dont elle a gagné la confiance, cruel avec ceux qui ont l'assurance que leur confère la naissance ou la classe sociale.

    Diane Arbus, Galerie du Jeu de Paume, à voir absolument.

    Enjoy!


    Envoyé de mon iPad

    Lien permanent 0 commentaire
  • Bref, j'ai vu Bob Dylan à Bercy

    Bref, donc, Dylan. Le grand, l'immense, le mythique, le monumental Bob Dylan, en concert à Bercy (POPB) lundi dernier. Que les choses soient claires, personne ne m'a forcé à y aller. Je ne l'avais jamais vu sur scène. Mon ami Mossieur Resse, dylanophile averti, avait été convaincant. Dylan is Dylan. Et Wight is Wight d'ailleurs...

    Bien sûr, j'y allais avec un mélange d'excitation et de crainte, tant d'articles ont été écrits sur le côté fantasque de l'artiste, capable du meilleur les bons soirs, comme du pire les mauvais.

    Passons sur la première partie, Mark Knopfler, dont j'adore les albums de sa période Dire Straits d'avant 1985, surtout Communiqué, avant qu'il ne noie son picking sous des batteries et synthés bavards. En ce lundi soir, Knopfler était d'humeur irlandaise, mais sa nonchalance scénique ferait passer les Chieftains pour des punks, et les Pogues pour un groupe de death metal. Il y avait des fans tout de mêmes, qui sont partis à la fin de sa prestation, et qui se sont montrés fort désobligeants à notre endroit, alors que nous nous demandions tout haut si nous n'étions pas le soir de la Saint Patrick ou si Nolwenn Leroy allait débarquer pour un duo celtique...

    Revenons à Dylan. Pour la bonne cause, la setlist est ici. C'est agréable de la voir, afin de savoir enfin ce qui a été joué sur scène. Car Monsieur Dylan est ainsi. D'abord, il déconstruit ses morceaux. Une habitude. Et sa voix a mué... Certes, il n'a jamais été un grand chanteur, c'est un fait. Mais son timbre nasillard s'est mué en croassement. Ce qui ne rend pas l'identification des morceaux facile... On saisit un "It's all over now baby bluuuue", un "Highway sixty ooooone", un "Desolation Roooow" par ci par là. On se sent mieux, on a des repères. mais ils sont rares. Même l'ami Edgar, dylanophilolâtre absolu, se demandait si nous étions sûrs qu'All Along The Watchtower avait été joué... C'est dire. Et pourtant, fierté personnelle, c'est LE titre que j'ai reconnu immédiatement, rien qu'au premiers accords, mêmes interprétés au clavier... Selon les connaisseurs, le Sieur Zimmerman était dans un grand soir. Mossieur Resse, fort d'une première exprience, fut en mesure de me l'annoncer dès le premier titre. Wow. La suite ne fut pas que souffrance, mais si on adhère aux derniers albums du Maître, on a constaté qu'il a adapté son répertoire à ses capacités vocales. Son Christmas album était d'ailleurs plutôt réussi. Son répertoire classique, en revanche supporte plus mal sa tessiture grave et éraillée. Du coup, sans s'en être douté au préalable, l'expérience Dylan est déroutante. Car j'aurais adoré bramer en choeur "Like a complete unknown, with no direction home, like a rolling stone"... Et non.

    Dylan est monté sur scène, a joué, a chanté, n'a pas fait de rappel, n'a pas dit un mot.

    Bref, j'ai vu Bob Dylan.

    Je n'ai pas filmé, mais j'ai trouvé cette vidéo du concert...

    Enjoy!

    Lien permanent Catégories : Musiques 2 commentaires
  • Dans mon iPod ce weekend... Lana Del Rey

    Lana Del Rey est un pur ovni. Il y a encore deux jours j'avais vu son nom ça et là, sans prendre le temps de l'écouter. Et puis est venu le moment où j'ai cliqué. Un peu par hasard. Et j'ai craqué. Deux morceaux, un simple EP de deux titres, Video Games et Blue Jeans.

    Visuellement parlant, il y a du Anna Calvi chez Lana Del Rey. Brune vs blonde. Vocalement, voix moins grave, mais non moins envoutante (moins quand même). Prometteuse en tout cas. A suivre, le temps que sorte l'album (en mars parait-il).

    Enjoy!

    Lien permanent Catégories : Musiques, Playlists 1 commentaire
  • Une nuit au Sex Machine

    C'est dingue! J'ai réussi à entrer au Sex Machine, sans me faire latter par Big Phiphi. Dans la boîte, même Phil Manoeuvre et Jean-Pierre Dionnet avaient aussi franchi le seul de l'établissemet, sans se faire cogner. Faut dire qu'en 30 ans, Phiphi a dû s'assouplir, devenir sentimental. Quelle soirée! D'abord, le lieu, VIP Room avec décor vintage sorti tout droit de nos années d'adolescence. On croise Phil Man sans lunettes pendant 15 secondes. Dionnet, en costar. Gilles Verlant, Olivier Cachin, Valli, Vincent Palmer, Chloé Mons. On descend des vodka-Schweppes en attendant Kid Creole & the Coconuts. Cool quoi. The place to be! Avec une bonne bouffée de ce je ne sais qui qui fait remonter le temps. Les Enfants du Rock. Le mythe des 80s, dernier vestige connu d'une époque où, oui, jeunes gens, il y avait du rock à la télé. Avant le formatage, la perte des illusions et la chute du communisme. Jack Lang était déjà courtisan. Mais il avait du style et Tonton était fringant. Manoeuvre n'était pas encore juré de le Nouvelle Star, et encore proche de ses années Métal Hurlant.

    Coup de frein sur la nostalgie. Kid Creole entre en scène. Nouveau combo, nouvelles Coconuts. Eh oui, les Coconuts d'origine se sont pris 30 ans dans le brushing. Que sont-elles devenues d'ailleurs? Le Kid lui est impeccable. Un peu ridé, une tête à la Edward James Olmos (spécialiste de rôles de flic latino désabusé dans les films US), la zoot suit rose parfaite, le galure de travers. La moustache en moins. C'est Marc Lièvremont qui en a hérité...

    Caroline was a dropout, Endicott, Annie... Que du bon. August Darnell (c'est le blase du Kid, pour ceux qui auraient loupé un épisode) a la pêche. Les nouvelles Coconut sont coquines, trois blondes aux yeux bleus format Paris Hilton aux déhanchements synchrones qui poussent les yeux des mâles hors de leurs orbites. Un show presque trop court, avec la choriste du Sieur Darnell qui lance un My Boy Lollipop (de Millie Small - minute culturelle) d'enfer en attendant que Monsieur revienne sur scène, zoot suit noir à pois blancs, et Coconuts en robes Charleston blanches.

    Pour le bonheur des petits et des grands, preuve vidéo:

    Et au fait, jeunes gens, Sex Machine ressort de DVD!!! Que du bonheur!

    (Merci à mes amis de Sony Music pour cette soirée d'anthologie)

    Enjoy!

    Lien permanent Catégories : Musiques 0 commentaire
  • Axel Dauchez, rebelle-attitude sous les ors de la République

    deezerLe Networking & Business Club, animé par Thomas Legrain, recevait, la semaine dernière, dans les chics appartements de la Questure de l'Assemblée Nationale, Axel Dauchez, PDG de Deezer. Le nouveau monde vs l'ancien. Ou comment faire comprendre les nouveaux enjeux du marché de la musique en un lieu, l'enceinte du Palais Bourbon, où la pensée dominante verrait plutôt Internet et les nouveaux usages comme l'Antéchrist et l'Empire du Mal.

    Axel Dauchez est pédagogue et passionné. Le constat est cruel, les Majors du disque ont loupé le virage du digital. Sortie de route quasi-fatale et pronostic vital engagé avec une baisse de 60% de leur chiffre d'affaires et 8 ans. Elle n'ont pas vu venir l'évolution des comportements liés à la dématérialisation, la transition de la possession de l'objet physique vers l'accessibilité au contenu.
    Commentaire corollaire de l'amateur de musique que je suis, le cd, si pratique qu'il fut, n'avait rien à voir, en terme d'objet, avec le disque vinyle et sa pochette cartonnée, grand format, richement illustrée, avec paroles, symboles cryptiques et plongée dans l'univers de l'artiste. Le cd, petite pochette, petit livret, petits caractère, a perdu toute valeur symbolique ou affective. Le fichier mp3 a gagné, du fait de son utilisabilité plus flexible, de sa rapidité de duplication et de partage.
    Mais revenons à Deezer. En septembre dernier, la plateforme a fait un grand pied de nez aux Majors et en particulier à Universal en obtenant par décision de justice  la possibilité de poursuivre la diffusion en ligne du catalogue.

    Deezer annonce 20 Millions d'utilisateurs en France, qui progressivement se convertissent aux formules d'abonnement. Le taux de conversion des offres d'essai vers les abonnements payants atteint 70%, les abonnés atteignent les 60 heures de consommation mensuelle de musique, dixit Axel Dauchez. Au lieu de se lamenter sur la dégradation de la valeur, Dauchez, constate et se fait le héraut du déplacement des curseurs: la valeur passe de la possession à l'accessibilité illimitée aux contenus. Autre constat, rien de neuf, quoique, le marché est global, et chaque major n'est plus qu'un acteur régional qui doit être en capacité de s'adresser au monde entier. D'où la nécessité de plateformes globales. Deezer en se développant à l'international prend la mesure des nouvelles dimensions du marché. Avec lucidité. La plateforme ne se lance pas sur le marché US, trop occupé, où les marges sont aujourd'hui trop faibles. Probablement aussi doublé par Spotify, l'autre grand acteur de l'écoute en streaming. A ce propos, Deezer s'est raccroché in extremis à la nouvelle offre de services de Facebook, post-F8, pour profiter des dernières évolutions de la plateforme sociale qui de simple réseau social devient distributeur de contenu.

    A la différence d'un iTunes ou d'un Amazon, Deezer n'a pas vocation à proposer son propre device, tablette ou smartphone. Deezer reste multi-device par essence et peut s'intéresser aux conditions d'écoute de ses utilisateurs, Axel Dauchez évoque une piste côté hardware sans s'étendre sans qu'on sache si c'est une idée en l'air ou un développement à venir dans un avenir proche.
    Deezer se lance dans 134 pays, un projet très ambiteux, mais jouable si la marque se tient à sa philosophie revendiquée: contribuer à l'extension du domaine musical d'un utilisateur. De fait, être un filtre de recommandation, si cher à Chris Anderson.

    Le projet est beau, l'ambition forte. Une réserve toutefois, la plateforme dépend à 100% de ses fournisseurs de contenus, à savoir les maisons de disque. La jurisprudence plaide en faveur de Deezer. La plateforme ne devrait-elle pas s'intéresser à la production de son propre contenu? Et comme Live Nation signer des artistes à qui elle proposera un deal de production, promotion et diffusion? Est-ce réaliste? J'aurais du poser la question à Axel Dauchez. Next time?

     

    Enjoy!

    Lien permanent Catégories : Musiques 0 commentaire
  • Drive, quand Tarantino rencontre Melville

    Drive est un film déroutant, par ses silences et sa lenteur. Le héros, joué par Ryan Gosling est un taiseux, un peu psychopathe, qui hormis conduire et se livrer à quelques accès fugitifs de violence gore, économise son temps de parole. Comme Delon dans Le Samourai, de Jean-Pierre Melville. Nicolas Winding Refn a pris le contrepied de tous les poncifs des films d'action avec des flingues, des grosses cylindrées, des gangsters et de la testostérone. Peu de musique, peu de dialogues, un héros muet ou presque. Melville. Une poursuite en voiture avec une Ford Mustang noire, sans musique tonitruante, juste illustrée par le rugissement des moteurs. Une scène citant directement Peter Yates et Bullit, avec Steve McQueen. La violence est brutale, rare et très gore, on est chez Tarantino-Rodriguez.
    Drive est un film étrange truffé de fausses pistes. On croit être dans le n-ième film de poursuites, genre Fast and Furious, erreur. On croit reconnaîtrre l'univers du Transporteur, erreur. On croit que le film va parler de courses de stock-car, erreur. Refn ballade son spectateur entre Mafia, règlements de compte, bagnoles et gros calibres. On est pris par la maîtrise du timing. Drive est paradoxalement un film lent. Qui embarque le spectateur, et le maintient en apnée.
    A voir!

    Enjoy!

    Envoyé de mon iPad

    Lien permanent 0 commentaire
  • Dans mon iPod ce weekend... Pink Floyd

    A long long time ago in a faraway galaxy, j'ai eu ma phase Pink Floyd. Je l'assume à 500%. Et pas uniquement parce que la réédition de l'intégrale vient de sortir. Non,j'ai un vrai affect pour ce groupe qui a accompagné mon adolescence, et dont j'ai usé les vinyles sur ma chaîne stéréo, volume à fond, basses à fond, comme il se doit. Fenêtres ouvertes l'été. On est con quand on est jeune. Mes voisins devenaient fous. Et encore, Pink Floyd, c'était soft. Parce que je suis apssé sans transition aux Sex Pistols, à Clash, à PIL, aux Stranglers... Autres sons, autres moeurs. Moins policés, plus rudes.

    Mais revenons à Pink Floyd. Wish You Were Here est un morceau court, qui surprend lors de la première écoute, coincé entre les longues plages de Shine On (You Crazy Diamond). Et puis il y a les paroles, "we're just two lost souls swimming in a fishbowl"... Jolie image.

    Voila quoi. Il y a plein d'autres morceaux du Floyd. Mais celui-ci, qui plus est chanté lors du concert de réunion improbable du Live 8 en 2005, la première et dernière fois que le groupe se retrouvait au complet sur un scène depuis le bon temps d'avant les fâcheries paranoïaques. La dernière occasion de voir Rick Wright sur scène.

    Pink Floyd - Wish You Were Here

    Enjoy!

    Lien permanent Catégories : Musiques, Playlists 1 commentaire