Numericable, c'est de la merde. Disons-le tout de go. Prestations minables, hotline incompétente, foutage de gueule permanent.
Dialogue avec la hotline...
- Mais non, Monsieur, votre ligne téléphonique fonctionne...
- Bien sûr Ducon, puisqu'à cet instant par une chance inouïe, je peux appeler avec mon fixe... Mais la ligne est rarement opérationnelle.
- Je vois des déconnexions, le 31 janvier, le 3 février...
- Evidemment Ducon, nous devons redémarrer le routeur pour que le téléphone fonctionne.
- Mais vous me dites qu'Internet et la télévision sont OK. C'est pas normal. C'est pas possible qu'un seul truc ne fonctionne pas.
- Donc c'est ma parole de client pas content contre votre parole...
- Z'avez essayé avec un autre téléphone? Et z'avez redémarré le routeur...
-Ben oui, il me semble que ça fait deux ans que vous nous faites la même réponse et que le téléphone est toujours en rade...
Bref, ça sent le désabonnement à plein nez.
Parce que j'en ai marre de ce mépris du client et de l'incompétence.
Parce quand je paie une offre triple play, je ne peux pas me contenter d'une offre 2/3 play.
Parce que quand on est une entreprise de service, le service DOIT être opérationnel 24h/24 et 7jours/7.
Parce qu'on doit faire des gestes commerciaux significatifs ne serait-ce que pour laisser penser au client qu'il compte vraiment et pas uniquement parce qu'il fait un virement automatique chaque mois.
Parce qu'une marque a un engagement vis à vis de son client.
Parce que l'approche cynique "take the money and run" n'est plus acceptable pour une entreprise responsable.
Parce que le consommateur a le pouvoir. Entre autre celui de partager son retour d'expérience négative. Et que si la marque ne réagit pas, c'est qu'elle n'a aucune considération pour son client.
Parce que MOI, client, je n'aime pas ne pas être considéré. Qu'il FAUT me brosser dans le sens du poil. Me fidéliser. Me parler. Me démontrer que je suis important.
C'est dit. Gens de Numericable, à vous de jouer. Mais sachez que je n'attendrai pas longtemps avant de vous montrer que MOI client, je peux aller voir ailleurs.
Enjoy!
de pouvoir accéder facilement à des contenus écrits, livres, journaux est séduisante. Comme par hasard,
In the Air, de Jason Reitman avec George Clooney. Un constat, la crise économique et les déboires de l'économie américaine inspirent les cinéastes. In the Air raconte une tranche de vie, celle d'un homme dont le job est d'annoncer les mauvaises nouvelles aux salariés des entreprises en difficulté. A la place des hiérarchies, très lâches tout à coup quand il s'agit de pratiquer le downsizing à la hache... Vous êtes viré mon vieux. Larmes, crises de rage, dépression. Clooney, impitoyable avec son sourire "What else?". Un film sur les voyageurs d'affaire, qui tueraient pour garder les privilèges des programmes de fidélité des compagnies aériennes. Pour y avoir goûté pendant quelques années, je comprend cette sensation. Etre accueilli comme un VIP, ne jamais être ralenti par une file d'attente. Voir le regard d'envie de ceux qui n'ont pas la carte dorée. Qui ont moins de miles. Les miles... Ryan Bingham/George Clooney, dans In the Air tente d'atteindre 10 millions de miles (notons au passage que le film offre un catalogue magnifique de placement de produits, Hertz, Hilton, American Airlines...). Son seul but dans la vie. Je me rappelle la sensation de nudité, le jour où voyageant moins j'ai été dégradé de Flying Blue Gold en Silver...
Pas fan, donc. Et pourtant, je ne sais pourquoi, j'ai écouté de bout en bout le dernier album d'Alicia Keys, et j'ai eu le faiblesse d'y prendre un certain plaisir. Allez comprendre... L'Empire State of Mind, peut-être..
JD Salinger est mort. Et l'histoire d'Holden Caulfield ne m'a jamais vraiment ému ni touché. Non vraiment L'Attrape-Coeur (The Catcher in the Rye) m'a laissé froid. Histoire de contexte peut-être. Dans l'après-guerre, la découverte de la liberté par un adolescent pouvait apporter une bouffée d'air pur et d'aventure à ses pairs coincés par le système. So what? Salinger en s'effaçant du monde a gardé son innocence. C'est sa force. Il a créé son propre mythe. Que ce serait-il passé s'il avait pondu son bouquin annuel et fait la tournée des Barnes & Nobles pour des séquences de dédicaces? Chaque nouvel opus aurait été jugé à l'aune du précédent. L'Attrape-Coeur aurait peut-être disparu dans les tréfonds de la mémoire... Qui sait?