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soulwax

  • Festivals d'été

    Les Queens of the Stone Age en fond sonore, suffisamment fort. Car comme disait ce vieux Lemmy, If it's too loud, you're too old. En position pas du lotus, mais pas loin, genre, je me prépare psychologiquement à la deuxième journée de Rock en Seine, un rendez-vous annuel depuis presque dix ans. Le moment qui permet de clôturer l'été et de s'engager tranquillement dans les jours qui raccourcissent, le ciel qui se pose tel un couvercle, la flotte, l'automne, l'hiver et tout le toutim... Villains, un nouvel album des QOTSA, de fort bon aloi. 

    Et Josh Homme n'est même pas à Rock en Seine cette année! Damn'it. On s'était habitué à l'y voir quasiment tous les ans. 

    Mais y'avait quoi cette année?

    Faisons un flashback. Car avant Rock en Seine, il y a eu la Route du Rock. Une semaine d'écart entre les deux festivals cette année. Il faut tenir! Deux fois trois jours, en alignant les bières, les galettes-saucisses ou les frites-kebab. C'est un sacerdoce le rock'n'roll!! Les pieds dans les Converse, le bermuda avec les poches suffisamment larges pour contenir le gobelet, le larfeuille, le portable, la cape Arte (vestige d'un festival breton) en cas de pluie, la casquette NY Yankees en cas de soleil, les Wayfarer noires par tous les temps, les bouchons d'oreille (au cas où Zaz, Vianney et Christophe Maé viendraient faire un featuring)... Ca ne s'improvise pas un festival. 

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  • Rock en Seine 2016 - Jour 3

    Tête d'affiche, Iggy Pop. Autrement dit, le Messie. Non, je déconne. Mais pas tant que ça. Iggy a eu 69 ans cette année. Il entre dans la zone dangereuse. Et puis c'est un icone absolue (plus en  forme que son ami/mentor David Bowie) et un survivant (moins aux fraises que Keith Richards, qui titre 3 ans de plus). Bref, c'est LE grand moment du jour, en toute absence d'objectivité.

    Mais n'anticipons pas. 

    Point météo, il fait un rien moins chaud. C'est peut être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup... Moins de poussière peut-être, moins besoin d'étancher une soif tenace à la bière glacée. Au nom du politiquement correct et pour respecter les législations diverses, il ne devrait pas être fait mention de la consommation de boisson alcoolisées, sans préciser que l'abus d'alcool, etc... Et que 5 fruits et légumes par jour c'est mieux. Certes. Mais c'est tuer l'essence même du rock'n'roll. Et la bière est consubstantielle au concept même de festival. Ah, la bière, qu'est-ce qu'elle a fait de toi, mon frère...

    Bref, ces points éclaircis, rien de tel que du bon blues-rock graisseux pour débuter. Avec le camarade Th. (dont nous préserverons pudiquement l'anonymat), nous nous interrogeons sur le budget produits capillaires (shampoing, après-shampoing démêlant et anti-frisottis) d'un groupe comme Blues Pills. Suédois, comme Ikea et Ace of Base avec un guitar hero français (kököriko!). Un peu américains aussi. Elin Larsson (comme Stieg "Millenium", un hasard, je ne crois pas...) est une chanteuse à voix, façon Janis Joplin. Pas le genre à sussurer dans le micro au bord de la défaillance. Bref, ça envoie. Et on en redemande. Et c'est déjà fini. Et c'était trop court!!!!

    Petit arrêt au stand et écoute tranquille de Kevin Morby, qui me fait une impression meilleure que celle ressentie lors de la Route du Rock quinze jours plus tôt. Je vais me repencher sur ce cas. Il y a quelque chose que j'avais loupé. Mea culpa, mea maxima culpa.

    Embarras du choix pour la suite... Editors ou KillASon? Facilité, proximité, ça sera KillASon. Tant pis pour les climats sombres (dans mon souvenir) d'Editors. Et c'est un excellent choix. Un rappeur français, qui balance du très gros son, qui rappe en anglais, yeah mothafucka! Seul sur scène, sur un beat électronique monstrueux, il saute, il danse. Jump, jump. Mains en l'air. Je saute en l'air. 

    Pour la suite, que faire... Tiens Bibi Bourelly. Là, c'est terra incognita. La fille a écrit pour Rihanna, soit. Mais Rihanna, c'est pas trop mon monde, vois-tu? On se laisse tenter quand même. Une voix puissante, des intonations areunbi, des guitares, des gros mots. Ca s'écoute sans déplaisir.

    Trois notes de Gregory Porter. Idéales pour chiller. Mais l'heure est à la régression totale, il faut se positionner pour Sum 41, assez près, tout en s'interrogeant si oui ou non on va faire un petit circle pit... Le terrain est sec.  Et reviennent en mémoire les images d'un concert d'Offspring en ces mêmes lieux où se mêlèrent joyeusement poussière, sueur et bière... Et Sum 41 déroule son pop punk. Efficace. Sans  bavures. Quelques power ballads pour calmer le jeu et un We Will Rock You speedé pour finir. On est content. On jubile. On va réécouter l'intégrale de Green Day pour fêter ça.

    Un peu de Ghinzu, histoire de se faire le constat une fois de plus que la Belgique est une grande nation pop. 

    Mais, puisqu'on parle de pop, l'heure est grave. James Osterberg, aka Iggy Pop, va faire son entrée en scène. On se rapproche. Les agoraphobes prennent sur eux. Les moins d'1m90 se préparent à souffrir. Un Breton exhibe son drapeau. Une question nous vrille l'esprit depuis deux jours, Josh Homme  sera-t-il là? Las, les guitaristes du backing band sont chauves... Pas de Josh, pourtant un plus qu'habitué des lieux? Boude-t-il parce que son crétin de comparse et ses EODM ont été déprogrammés? On oublie vite, dès les premières notes, ce riff, cette note de piano... I wanna be your dog... Je hurle. Je hulule. Je brame. Now I wanna be your dog, now I wanna be your dog. Il enchaîne, premières notes, larmes aux yeux. I am a passenger, and I ride and I ride, I ride through the cities backsides... C'est un best of, le meilleur d'Iggy et des Stooges, un festival de classiques. Iggy est patrimonial, il défend son patrimoine et pas en bon père de famille. Il saute, il prend la pause, il bondit. il est partout. Il a un petit peu grossi. Il a le corps d'un mec de quasiment 70 ans, une énergie intacte. Le groupe est très metal. C'est l'option du jour. On s'attendait à quelques chose d'un peu stoner, on a du très très lourd et agressif. Une seule incursion dans Post Pop Depression, Gardenia. Tout le reste, c'est du Iggy vintage. Il donne tout. Au contact direct du public. Un dernier gag pour finir, il invite une fille sur scène, Anne-Charlotte. Elle s'efface en coulisses (ou presque). Iggy nous la joue jusqu'au bout vieil oncle libidineux. Iggy est grand.

    Que faire ensuite? Se poser sur l'herbe, écouter Cassius. Apprécier le décorum,  deux DJs perchés au sommet d'un petit volcan. C'est plutôt agréable. Ca manque de danger. Ca manque de happening. La surprise viendra de Soulwax. 3 batteurs, une rythmique implacable. C'est parfois abrasif, plein d'aspérités. C'est énorme et séduisant. 

    Final en passant par la dernière scène, la plus proche de la sortie où se produit Peaches. De l'electro brutale, sexuelle et décontractée. En dessous, nichée dans un préservatif géant (ou une bite transparente) elle invite le public à hurler "dick! dick!!!". Two balls, one dick. C'est classieux. On se marre. 

    Point météo, la température a chu. Rock en Seine 2016, c'est fini.

    Il y a eu des  mec déguisés en Pikachu, en licorne, en T-Rex, des bretons, des gens en kilt, des filles tatouées.

    Je me suis baladé sans mon Eastpack. Je n'ai pas croisé Jean-Paul Huchon. J'ai refilé le mediator de Mr Wolmother à un pote. Il y avait de la Kro, de la 1664 blanche et de la Grimbergen. Et des brumisateurs géants. 

    Voila...

     

     

     

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