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Musiques - Page 2

  • Voyager avec Orouni

    Tout ferme ou va fermer. Le ciel d'octobre est gris et lourd. La moitié des visages est camouflée par un masque. Les espaces de rassemblements festifs sont provisoirement condamnés. 

    Comme une impression de tomber dans un puits sans fond, de plonger dans des ténèbres sans issue. Couper la radio. Fermer Twitter. Fuir les débats des chaînes d'info en continu. Lire. essayer de renouer avec la beauté des choses.

    A commencer par la combinaison d'une mélodie et d'images d'évasion. Voyager avec Orouni sur les routes de Corse. Prendre sa dose de ciel bleu. Merci!


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  • Les Hyènes sont lâchées

    Putain ce que c’était bon! Le genre de cri qui sort du coeur, des tripes, le truc totalement instinctif et animal. Quand une frustration vient de s’effacer. Petit miracle. À la limite de l’orgasme. Ouaip. N’ayons pas peur des mots. Plus de 6 mois sans concerts!!!! Évidemment, comme dans l’histoire du mec qui jouait du piano debout, c’est peut-être un détail pour vous... Mais un détail qui a son importance, quand tu es privé de ce qui te fait kiffer et a fini par faire partie intégrante de ton mode de vie.

    De la musique avant toute chose. Et pas uniquement sur vinyle ou sous forme de bits. Non. Quelque chose qui se passe à quelques mètres de toi. À une distance suffisante pour ressentir dans sa chair les vibrations, celles émises par l’artiste, celles du public. Certes, le masque et la station assise pour respecter les consignes des hommes en gris qui tentent mettre un peu d'ordre dans le bordel ambiant en articulant lentement, car, ramollis du bulbe et un peu non-comprenants nous sommes (foules sentimentales un peu connes, pas vraiment premiers de cordée, un peu trop dans le flux de la vraie vie)... les consignes, donc, sont... une petite contrainte qui finit par nous ronger tranquillement… Et si l'autre était l'ennemi? Un peu comme dans les films de zombies. Cela dit, vu l’exiguïté du lieu, pas de risque de wall of death!

    Le temps d’enquiller quelques bières (Pietra en version IPA, ceci n’est pas de la pub, juste un conseil d’ami). The Hyènes s’installent sur scène. Occupation de l’espace optimisée. Respect des règles de distanciation physique. Tout est sous contrôle. Et c’est parti. Une heure de show, le groupe aligne les titres de son nouvel album (sortie de 16 octobre). L’énergie est là, le show quasiment unplugged. Accrocheur. Ayant écouté l’album, Verdure, en avant-première (Lucky me!) je me surprends à chantonner. Sur certains titres, Vincent Bosler (guitare + voix) a des accents de Bashung. Il y a carrément pire comme référence. Une dizaine de titres et pour finir une cover de Bowie, Heroes Ouais, we could be heroes, just for one day.

    Allez, faut rentrer. On se caille, l’été s’est enfui. Sûrement dès l’écoute des mesures ministérielles.

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  • Interview Express : Apple Jelly

    Soyons clairs, bien que suivant la scène indé française, tout passionné de musique que je sois, j'étais passé à côté d'Apple Jelly. On ne peut pas être sur tous les fronts. Désolé les gars. De fait, quand on m'annonce que le groupe s'est reformé pour sortir un nouvel album, mon encéphalogramme reste désespérément plat... Damn'it, comment puis-je me réjouir d'un fait dont j'avais ignoré les antécédents? Soit, me dis-je, prend l'info telle qu'elle est et entre dans le dur directement. Le titre du morceau qui m'est proposé comme premier single me cueille comme un cri de rage. Die, Motherfucker, Die!!! Un cri de guerre que je pourrais pousser en de multiples circonstances. Par exemple quand je... Non, n'allons pas plus loin, l'époque est déjà suffisamment anxiogène...

    Quoi qu'il en soit, à l'écoute de l'album d'Apple Jelly, on vibre, on vrille, on se laisse aller sur le dance floor, et objectivement, vu le groove, on se laisse aller à la tentation d'envoyer en l'air tous les gestes barrières, pour faire comme avant, comme à l'époque où on ne cherchait pas pendant des heures des substituts à l'ennui qui nous gagne. Apple Jelly inspiré par Kraftwerk, LCD Soundsystem, Blondie, The Cure, Giorgio Moroder, la Factory, le cinéma et l’art contemporain, electro-disco-new wave et punk est le projet musical qu'il faut pour reprendre pied, et faire face aux contrariétés du temps. L'album, D*M*D, sort dans quelques jours. En précommande ici.

    Place à l'interview express.

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  • Miss Machine, rock acidulé

    Elle s'appelle Miss Machine. Elle m'a contacté pour me faire écouter son EP (qui sort en octobre prochain). 4 titres portés par une voix mutine. J'ai aimé son univers. Et puis dans le monde du rock, une fille qui joue de la guitare, c'est toujours impressionnant. Surtout dans un monde dominé longtemps par les guitar heroes testostéronés. Les femmes ont pris le pouvoir et fait péter le plafond de verre. De Chrissie Hynde à Anna Calvi, en passant par Joan Jett et PJ Harvey. Pour n'en citer que quelques unes. Le monde du rock est un peu plus paritaire, non?

    Suivant mon principe fondateur - en gros, j'aime, j'en parle, j'aime pas, je n'en parle pas - je soutiens le projet de Miss Machine. Premier EP, et des titres super maîtrisés. Comme disait une pub de lessive du siècle dernier, "touti rikiki, maousse costo". Elle vient de mettre en ligne son premier clip, "Tout Autour". Il est cool. Le morceau est cool. Un petit côté bonbon acidulé. Enjoy!

    À suivre!

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  • Interview Express : Wire Edge

    Le métalleux a l'air sombre, un inquiétant pour le bourgeois, le bien-pensant qui est prêt à dégainer son crucifix ou ses gousses d'ail pour chasser le mal. Avec Wire Edge, on est face à un cas de revendication d'influences allant du metal à la cold wave. Enfant des 80s ayant grandi musicalement bercé par les climats lugubres et glacés de la cold wave, je ne peux qu'apprécier. Mais vous voyez le topo? Accumulation d'influences laissant entendre que ça va faire mal et qu'on ne va pas se marrer tous les jours. Mais se marre-t-on actuellement? Pensez à Jean Castex. Ça calme. C'est juste pour l'effet facile, tant le paysage est anxiogène et déprimant. Où ai-je posé ce masque? Damned. Je vois flou, j'ai de la buée sur mes lunettes noires. Mais à part ça? Wire Edge, un groupe qu'on aimerait immédiatement voir défendre son album Workhorse Empire sur scène, dans une atmosphère de headbanging, de moshpit, de wall of death. Dans la sueur et les relents de bière. Pour le moment, on n'a que les effluves de nos haleines dans le masque et nous fuyons autrui de peur qu'il nous asperge de ses excrétions corporelles invisibles. 

    Faute de scène, on va tenter de décrire l'alchimie de Wire Edge, formule à deux guitares, jeu de batterie déconstruit, quatuor qui revendique les influence de Tool et Mastodon. Wire Edge s'autorise des moments instrumentaux, quelques envolées apaisées, pour mieux nous scotcher au mur du son. Nicolas a parfois un faux air vocal de Dave Gahan. Workhorse Empire, un titre évoquant l'acharnement d'un groupe formé en 2010, pour sortir son premier album. Dans l'attente d'une hypothétique reprise des hostilités live, interview express des 4 membres de Wire Edge : Jeremy : Basse / Franck : Batterie / Nicolas : Chant/guitares /Yann : Guitares

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