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Festivals - Page 4

  • Un soir au Festival des Inrocks... Anna Calvi

    Bien sûr il y a eu Dum Dum Girls et leur power pop  pleine de fuzz et de fureur. Bien sûr il y a eu l'intéressante Prince Miiaou. Bien sûr il y avait a quelques encablures de l'Olympia, le concert blindé de la prometteuse Lana del Rey. Mais les Inrocks cloturaient le festival 2011 par Anna Calvi.

    Belle, intense, hypnotique, magique, guitariste douée, chant puissant contrastant avec sa parole discrète, presque timide. Un grand show, l'album, une reprise d'Elvis presley (It's Now or Never, tempo ralenti au maximum). Vivement le second album!

    Preuve vidéo, les deux derniers morceaux du set, en rappel: The Devil et Jezebel.

    Enjoy!

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  • Un soir au Festival des Inrocks

    Petit plaisir annuel, le Festival des Inrocks. J'ai loupé James Blake, sans trop de regrets, quoique. Agnes Obel aussi. Séance de rattrapage en vue. Ce soir, je me déplace pour Foster the People, dont je ne connais qu'un morceau, et surtout Miles Kane, déjà vu à Rock en Seine et dont l'album éponyme est une tuerie.
    Il fait 40° à la Cigale, la bière est fraiche, les bobos sont beaux, les hipsters barbus, les filles court vêtues. La vie est belle.

    Passons sur Morning Parade, des gars sympas qui balancent une musique déjà entendue ailleurs, en un peu moins bien. On pense à un Joy Division cheap et joyeux, un New Order désincarné... Bref, pas particulièrement intéressant, même si un quasi-quinqua barbu, grisonnant et déplumé se déchaîne dans la fosse au milieu des djeunz. On leur pardonne, on oublie.

    Break. Bar. Bière. Potes.

    Foster the People sur scène. Charisme du chanteur, scène encombrée de synthés et de Macbooks. La température passe à 45° au moins. C'est énorme. Preuve vidéo:



    Break. Bar. Bière. Potes.

    Miles Kane. Le gars a le bon goût d'annoncer son arriver sur scène en diffusant à donf' One of these days de Pink Floyd. Histoire de chauffer la salle. Le lad débarque sur scène, tout en longueur, futal slim, pompes pointues, gourmette et coupe de cheveux mod. Bonne tête de branleur. Mais Miles sur scène ne se limite pas à la pose. Guitar hero, manipulateur de foules, il paie de sa personne. La température passe à 50° au moins. Un nouveau morceau, non moins pêchu que ceux de son premier album. Preuve vidéo en bonus, Rearrange.



    Break. En attendant Friendly Fires, un groupe dont j'ignore à peu près tout. Curiosité. Et qui monte sur scène avec une énergie dévastatrice. Un chanteur déchaîné, une section de cuivres, un guitariste fou. Ed MacFarlane se jette dans le public, traverse une foule en transe. Le thermomètre explose. Le groove est monstrueux. Il y a l'énergie des Happy Mondays, la joie, la fête, le bordel total. On en redemande. C'est énorme.
    La preuve vidéo a du mal a restituer l'atmosphère.



    Enjoy!

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  • Impressions de Rock en Seine 2011 [@RockenSeine] (suite)

    Rock en Seine. Jour 2, humidissime. Ca commençait plutôt bien avec les Hushpuppies. Bon chiens... Mieux encore avec le punk rock de Cage the Elephant. Bruyant, sans être pesant. Viennent les BB Brunes, toujours portés par un chanteur à la voix juvénile. Efficaces. La pluie s'invite pendant le set. Le chroniqueur se fait rincer. 

    Migration vers la Grand Scène pour le show de The Streets. Skinner assure comme une brute. Aussi puissant et charismatique que lorsqu'il avait, il y a 3 ans, fait un hold-up sur le festival en remplaçant au pied Amy Winehouse... Il fait d'ailleurs rendre hommage à icelle en faisant s'agenouiller les dizaines de milliers de fans sur la pelouse détrempée. Dernier concert en France de The Streets, Mike Skinner entame une carrière solo... Il faudra qu'il m'explique. Puisque The Streets, c'est déjà lui...

    Que dire d'Interpol? Rien. Il fait froid, je migre. Interpol m'a amusé dans les années 2000, lorsqu'il était une réincarnation de Joy Division. Depuis... Bof! Migration vers une petite scène où se produit Keren Ann. J'avais gardé d'elle l'image d'une personne timide avec un filet de voix, au bord de l'asphyxie, dans sa période Biolay. Belle surprise, elle dépote, elle a du groove! Harnachée de sa Gibson, elle joue la carte d'un gros son, fort agréable. Bonne surprise. 

    Petit passage par la scène Pression Live pour le set de Wu Lyf, LA sensation du moment, couv' des Inrocks, etc. Dont je n'ai pas aimé l'album, gêné par la voix du chanteur, une sorte de hurlement d'agonie de mec en train de vomir tripes et boyaux. Sexy, quoi... Sur scène, la voix est plus supportable. Globalement, pas mal. Sans plus, avis personnel. Pas de quoi s'affoler non plus. 

    Arrive le gros morceau de la soirée, Arctic Monkeys.
    Arctic Monkeys, c'est clairement deux époques. Une première où un groupe de gamins joue un rock saccadé très anglais, une seconde où le groupe fait appel à Josh Homme des QOTSA à la production. Lequel impose sa patte et influence les compos des Arctic Monkeys. Passage au très gros son, plus américain, plus stoner. Reste que sur scène, le groupe est moyen. Il se démène, envoie le bois, mais, à la différence de Dave Grohl la veille, ne dégage pas grand chose. Bref, on s'ennuie poliment, mais les premiers rangs semblent apprécier. Finalement, le lendemain, j'apprendrai que Sexy Sushi, qui se produisait en même temps était LE truc à voir... Fail!

    Parallèlement, m'étant fait copieusement rincer tout en discutant avec Gilles Verlant, mon éditeur (la tente où s'abritaient les festivaliers étant bondée), alors que les BB Brunes excitaient les adolescentes, je n'ai toujours pas séché quelques heures plus tard. La température extérieure a chu sur Rock en Seine à la nuit tombée. Le chroniqueur récupère ses filles #1 et #2, et prend ses cliques et ses claques.

    Dernier jour, météo clémente. Arrivée trop tardive pour découvrir The Vaccines. Tant pis, encore un album à écouter a posteriori. La sensation de l'après-midi est ailleurs: Cat's Eyes, le projet parallèle de Farris Badwan, ci-devant leader de The Horrors, programmés d'ailleurs quelques heures plus tard sur la même scène. Quelques petits soucis de balance, mais rien qui ne puisse altérer cet étrange mélange porté par la voix cristalline de Rachel Zefira mêlée à des guitares pleines d'échos et de distortion. Et il arrive même que l'on voie les yeux de Farris Badwan et qu'il esquisse un sourire... Le gars n'est pas si dark que ça! Live totalement à la hauteur de l'album.

    Petit détour par Concrete Knives, pêchus et sympas. En attendant The La's. Parfois, il vaut mieux rester sur une bonne impression lointaine et ne pas s'acharner. La résurrection de ces petits maîtres des 90s est une cata absolue. Pas envie d'attendre que le duo présent sur scène interprète voire massacre son tube "There she goes". Le set est pitoyable. Les poubelles de l'histoire du wock'n'woll se referment sur les pathétiques La's. 

    En attendant Miles Kane et Anna Calvi, on découvre Cherri Bomb. Un groupe de filles qui jouent un rock bruyant, dans l'esprit des Runaways (Cherri Bomb, Runaways... Ya see what I mean?). Perso, j'aime bien les filles qui font du rock pas chichiteux, du dur, du lourd. Avec Cherri Bomb, on est servi. Primaire mais efficace. Les grrrls sont sympa qui plus est. Fin du set, migration pour écouter Miles Kane, en se demandant pourquoi il a été programmé sur une petite scène. Le public est dense. Le gars est sympa. Il distille une pop très british. Et possède une incroyable qualité de composition. Il réussit là où la plupart des groupes de britpop récents ont échoué, il sait composer de véritables chansons, refrain-couplet-mélodie... Ca change tout! Et ça passe, et le charisme est là, et ça bouge. Et c'est bien! Vivement un deuxième album!

    Vient le grand moment, le concert d'Anna Calvi. Anna Calvi, blonde glacée, hitchckockienne, à la voix aussi sublime que le jeu de guitare. Les climats presque intimistes de l'album sont-ils compatibles avec la dimension festival+plein air? La réponse est OOOOUI! Dès les premiers accords. Le son est énorme et d'une immense clarté, la voix est puissante, les sourires timides. Anna Calvi sur scène, c'est cosmique. J'étais prévenu, c'est encore mieux que ce que j'espérais. Elle se paye même le luxe d'un solo de guitare. Guitar hero se décline aussi au féminin, c'est ce qui fait la rareté de l'instant. Anna Calvi sublime son album, morceaux speedés, rythmique puissante. Final sur Jezebel. Edith Piaf est rock! Fin du set, elle est programmée au prochain festival des Inrocks... J'en redemande!

    Grosse claque donc. Bière pour s'en remettre. Et se préparer pour le déluge sonique, The Deftones. A priori, fin de la finesse. Place au metal, auriculaire et index dressés, bouchon d'oreilles en place. Pas subtil mais d'une efficacité totale. Chez Deftones, les guitares ont 8 cordes! Sérieux. Ca doit faire plus de bruit. Un régal! Qui donne envie, nous en discutons avec l'Epoux d'une blogueuse, d'aller faire un tour au Hellfest l'an prochain, histoire de voir...

    Pizza sur fond de Nneka. La nuit tombe. On zappe Archive pour découvrir Lykke Li, chaudement recommandée par @iam_CM, twittos rencontré IRL la veille. Et on ne regrette pas!  Lykke Li, en plus d'être charmante, est un hybride de Björk, Bat For Lashes, Siouxsie, bref un truc dansant et mystérieux qui perment de conclure en beauté une belle édition de Rock en Seine!

    Enjoy!

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  • Premières impressions Rock en Seine 2011 [@RockenSeine]

    Premier jour humide. Terrain un peu boueux, le standard Glastonbury gagne Rock en Seine! Une découverte intéressante, Beat Mark, des parisiens qui marchent sur les traces des grands aînés, mélange de Blondie et de Jesus and Mary Chain.

    A part ça Seasick Steve, énorme. Avec une vraie économie de moyens: batteur fou, guitares bricolées. Le gars sent la sueur et la testostérone. Et s'offre même le luxe d'un duo avec Alison Mosshart des Kills. Autre moment, dont voici la capture vidéo "homemade avec iPhone"... Oubliez le cadrage, l'étroitesse de l'imae. Concentrez vous sur le son. Seasick Steve invite une donzelle dans le public à le rejoindre sur scène pour qu'il lui consacre une aubade romantique... Grand moment!

    Déception: Odd Future, je n'adhère pas. Pas plus qu'à Kid Cudi. Mes filles adorent. Question de génération. En revanche, gros kif pendant le concert des Kills. Energie, envoutement, son de guitare crasseux et sensualité torride de VV, aka Alison Mosshart. Hot, hot, hot, dans le gestuelle, et dans cette façon incroyable de torturer ses cheveux. Grand moment, The Last Goodbye, ballade capturée "à l'arrache" (en clair: image pourrie mais son magnifique).

    Petit zapping, le temps de quelques bières, de rencontrer des geeks fans de rock, des potes, d'échanger quelques sms. Autre moments: Herman Düne, sympa. un peu mollason au départ, puis de mieux en mieux. Très pop. Loin de l'image de folk mou que j'avais en tête. Bon, faudrait moins de sols de guitare... ou alors monter en virtuosité, les gars! Ecoute rapide de General Elektrik qui donne envie d'en savoir plus sur le gars et sa musique. CSS, très en forme (et en formes, Lovefox se rapproche de Beth Ditto...).

    Enome moment avec le concert de deux heures des Foo Fighters. Certes on pourrait objecter que leur musique n'est ni subtile, ni originale. Certes. Mais avec du charisme, de la virtuosité, une réelle générosité, Dave Grohl et sa bande donnent LE concert parfait. Son énorme, musicalité alternant brutalité et douceur. Le spectacle total taillé pour les stades et les festivals. Les gars ont le sens inné du show et une forme de modestie qui va avec. Dave est-il un mec sympa dans la vraie vie? Sur scène, il dégage une aura de chic type avec une vraie proximité avec le public.

    Petite nuit de sommeil... et repise des hostilités cet après-midi.

     

    Enjoy!

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  • Festival des Inrocks 2009 #1 - Olympia

    photo.jpgJournée passée à écouter Graham Parker. Suite à l'article de Naulleau dans Rock & Folk. Retour sur un parcours exemplaire. Un rock sec, dépouillé. Beau songwriting. Homogénéité de l'oeuvre. Et cette voix inimitable. Journée de rédaction de rapport. Besoin d'isolement. Avec Parker comme compagnon. On a connu de pires solitudes.

    Nuit sur Paris. Froid de novembre sur le chemin de l'Olympia. La vie du biker se complique en automne... L'Olympia pour la seconde soirée du Festival des Inrocks. Belle afiche avec Bad Lieutenant (50% de Joy Division et New Order) et Bat For Lashes, la sensation du moment, dixit la presse bobo...

    Premiers pas, premières notes. Wave Machines, groupe pop anglais. Chantant masqués une partie du set. Belles parties vocales, synthés entêtants façon Vampire Weekend. Agréable et onctueux.

    Violens, moins excitants. Des américains probablement élevés aux Smiths qui nous font un copier/coller de la légende (surestimée?) mancunienne... Un Morrissey suffit déjà, n'en déplaise à ses inconditionnels.  Pas affolant. Pas désagréable non plus. Rafales de guitares claires à réminiscences Shadows. Rien de neuf, ceux-là ne réécriront pas l'histoire du rock...

    La Fiancée, grande fille, dans la lignée vocale d'une Coeur de Pirate chante son folk acoustique en format guitare/clavier, devant le rideau. Trois chansons séduisantes, qui donnent envie de plus. Même si la formule n'est pas d'une folle originalité.

    Bad Lieutenant, mené par Bernard Sumner, gonflé à l'hélium... Combo efficace, belles guitares, belles harmonies vocales, rythmique de plomb. Belles chansons un peu éloignées du répertoire historique de Joy Division et New Order. Cela dit, à l'heure du triomphe d'Editors ou d'Interpol, il étant temps que le père fondateur de la new wave reprenne la parole et recadre ses clones... Bizarrerie des reprises de New Order avec un final très électro dopé aux infrabasses... Intéressant mais pas 100% convaincant tant le gap est important entre répertoire traditionnel et nouveaux morceaux...

    photo (1).jpgEt Natacha Khan apparut sur scène... Bat For Lashes, qui efface en un instant les minutes, les heures ayant précédé son show. Arrêt du temps. Le charme, la chevelure sombre, le leggin vinyl, la gestuelle chamanique? Un peu de tout. Il y a du Siouxsie chez Bat For Lashes. Le côté prêtresse païenne. Il y a du Björk aussi. Les mélodies tordues. Ce mélange de claviers presque classiques et de rythmes tribaux. Du Björk sans la voix de Björk. Une voix puissante, dopée à l'écho. Des backing vocals assurées par la guitariste et la batteuse. 3 filles sur scène. Un mec aux claviers. Multi-instrumentistes. Formule gagnante. Sans frime. On en redemande.

     

    "Natacha, I love you" brâme un fan dans la foule. Les mecs ont la bave aux lèvres. Grand moment...

    Enjoy!

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