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Rock en Seine 2015 - Jour 3

C'est dimanche. Alleluia. L'Eternel en sa bienveillance a réglé la météo sur beau fixe. On aborde la dernière journée du Rock en Seine avec une forme de sérénité. Wayfarer, Converse... Classique, quoi. Ca c'est un peu le trip blogueuse mode, "mon look spécial festival". Je vous épargne toutefois la photo en mode duckface... On a passé l'âge... Au programme du lourd et du soft. Du gros son qui fait saigner les esgourdes et de quoi faire un tri cosmique... Bref, prometteur. Même si, l'arrière du mollet commence à chauffer. Tout est dans la préparation physique, on ne le répètera jamais assez!

Première grosse sensation, Kadavar. Du bon gros rock qui tache, le power trio allemand, chevelu, barbu... Le mix idéal qu'on aurait plutôt tendance à visualiser avec des Birkenstock (et chaussettes) dans un combi Voklswagen... Kadavar, ça décoiffe, c'est gras, c'est puissant. Efficace. Ca te remet les idées en place et t'insuffle la bonne dose d'énergie qui te permettra d'alller jusqu'au bout de la nuit. Mon Dieu, je m'emballe. Accompagné d'une pinte, c'est un pur moment de bonheur simple.

Glissement d'une scène à l'autre, quelques notes de Juan Wauters, ça a l'air folk. Quelques notes de Pond, le coin est blindé de monde. Arrivé un eu tard sur zone et sans envie particulière de tenter une percée vers le premier rang, il est temps d'envisager de retenter l'expérience Fuzz. Déjà vue et largement appréciée à la Route du Rock, sans même savoir sur le moment que le batteur maquillé de blanc était Ty Segall. Cette fois-ci, maintenant l'info absorbée, quelle sera la seconde impression? Arrivée au moment du soundcheck... Le bassiste arbore une robe tye and dye d'un mauvais goût absolu. Parfait! Encore quelques minutes de patience.

Et ça démarre, fort, brutal. Des détours stoner, des incursions dans le metal à la Black Sabbath, quelques envolées à la limite du jazz. Exercice virtuose, à peine altéré par quelques problèmes de strap du guitariste, qui l'amènent à sortir plusieurs fois de scène. Gros, gros son. Enorme. Puissant. L'impression première vécue deux semaines plus tôt se confirme. Sans avoir le sentiment d'avoir vécu le même show. Et au final, cette sensation d'être revenu une fois de plus à l'essence même du rock, épuré, sans artifices scéniques, sans claviers, sans bandes et boucles. Guitare, basse, batterie, one, two, three, four et on envoie le pâté. C'est bon de s'en rappeler à l'heure des productions super léchées. 

Sans transition, sans se presser, détour par Hot Chip. Sympathique, dansant, pas ma came. Nouveau détour, Jungle. Sympathique, dansant, pas ma came.

Et installation, le plus près possible de la scène, au milieu des kids, dans la perspective du set de Tame Impala. L'évènement de la journée. Les roadies, blouse blanches de rats de labo sur le dos, finalisent les derniers détails, accordent les guitares. Le public se masse devant la Grande Scène. Wow, la pression monte. Et Tame Impala déboule. En fond de scène, un écran qui diffuse des motifs psychédéliques. Faut-il êtes foncedé pour écouter Tale Impala? Bonne question. A jeun, c'est excellent. Le groupe donne tout, c'est hypnotique, magique, chaleureux, joyeux, dansant. Bref, je bouge mon corps. Let it happen en ouverture, les titres défilent, pur beau moment. La machine Tame Impala est hyper rodée. Pas d'approximations. Nu pieds, Kevin Parker mène la danse. C'est cool. Et ça finit par finir. Et on en aurait repris pour une heure de plus. 

Que faire ensuite? Alt+J? Parquets Courts? Bière? Bon, ça sera bière + Alt+J, un peu vautré dans l'herbe. Histoire de reposer les lombaires... Et se préparer pour Run the Jewels. Un parti pris. Parce que je ne suis pas fan des Chemical Brothers. Même si Block Rockin' Beats m'a défoncé les oreilles à une époque reculée. Et quil fallait bien tenter l'expérience. Mais bon... C'est comme Prodigy. Les goûts, les couleurs, tout ça. Inutile de développer davantages. Du coup, se pose la question? Peut-on finir Rock en Seine sur une petite scène? J'y ai déjà vu Jello Biafra, j'y ai déjà fait la clôture avec Lykke Li. Alors Run the Jewels, pourquoi pas? Deux MCs, Killer Mike et El-P. Feront-ils mieux que Young Thug (pas difficile, certes) avec des poids lourds comme les Chemical Bros en face? La réponse est OUI. Gros moment de rap, certes plein de procédés faciles, jump, jump, wave your hands, motherfuckers, etc. Mais ça marche. Mais c'est cool. Et on saute en l'air. Et on lève les bras. Et on fait du bruit AR-TEE-JAY, AR-TEE-JAY! Ouais man, de la bonne vibe. Le public scande en choeur les 5 fléaux de tous les motherfuckers qui détiennent le pouvoir partout dans le monde Lie, Cheat, Steal, Kill, Win... C'est court comme pensée politique, mais c'est un délicieux exutoire, un joli moment cathartique... On reprendrait encore des beats et le vrombissement des basses dans les tripes pendant des heures, jusqu'à épuisement. Mais... la finitude des choses est ainsi... Run the Jewels termine son set. Les Chemicals envahissent défintivement l'espace sonore. 

Fin de Rock en Seine 2015.

Les photos sont sur MrDubuc.com ou Instagram.

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