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Rock en Seine 2015 - Jour 1

Je ne sais pas pourquoi, mais quand j'entends Les Hautes Lumières de Fauve, je me liquéfie. Montée émotionnelle. Fauve qui annonçait hier soir faire une pause après ce concert de fin de tournée. Après 3 années de pure folie. Bon concert par ailleurs, le son s'est durci, plus rock. Même Géant Vert l'a remarqué dans une chronique du Rock & Folk de septembre, c'est dire.

Mais revenons en arrière... Rewind sur cette première journée de Rock en Seine 2015. Ghost, VKNG, Kate Tempest, Jeanne Added, FFS, Wolf Alice, Benjamin Clementine, Rodrigo y Gabriela, The Offspring, Kasabian, etc... En vrac.

Il a plu la veille. Beaucoup. Ca sent le festival breton à plein nez. Pourtant, cette remière journée se joue sous le soleil. Avec quelques chemins boueux. Le blogueur gare son sccoter dans le parking idoine, marche, marche, marche, récupère son bracelet, son guide du festoche en papier - utile en cas de déchargement inopiné de portable, se colle les Wayfarer sur le nez. Au pieds les Converse de quinquado (le nouveau concept dont la presse commence à parler) et pose un pied frétillant sur la pelouse en s'avançant vers la grande scène pour écouter, voir, découvrir Ghost... Bière. 

Ghost... Bon, si je disais Def Leppard programmé à Rock en Seine, vous ririez. Et vous auriez raison. Fondamentalement, Ghost, c'est du hard rock calibré FM, propre, très propre, et un décorum avec croix inversée, chanteur déguisé en archevêque vaguement satanique... Ils ne seront pas les bienvenus aux JMJ, ni à St Nicolas du Chardonnet, certes... A part ça... Je file vers la scène où se produit VKNG. C'est joyeux, groovy. Enthousiasmant. Il fait beau. Le meilleur choix de ce début de festival.

Petite incursion sur le set de Kate Tempest... Elle déclame ses textes sur fond électro. OK. Il y a eu un précédent dans les années 80 qui s'appelait Anne Clark. Sympa, sans plus, le temps de revenir devant la scène où Jeanne Added termine son soundcheck. Quelques versions brutes de War is coming plus tard, démarrage au quart de tour du concert. C'est impeccable, stylé. Voix puissante, émotion. Déjà vue à Fnac Live, mais j'en redemande. Le martial War is coming, l'envoutant Lydia et ce final sur Suddenly. Beau moment.

Petite translation latérale sur le site pour tenter Benjamin Clementine (que je n'avais écouté qu'au Grand Journal de Canal et qui m'avait profondément ennuyé...). Belle voix soul, ça passe. Jusqu'à ce moment, quelques dissonances, en fait, non, en fait, j'aime pas. Voila. Les goûts, les couleurs, tout ça... Allez hop, direction Wolf Alice, quelques notes, quelques minutes et l'envie de réécouter sur album, histoire d'aller plus loin dans la première impression. Mais il faut speeder, car Rodrigo y Gabriela. Jamais vus sur scène. 

Caramba! (Figure de style foireuse sensée mexicaniser le paragraphe) Il ne sont que deux, mais quelle énergie, quelle patate. Danny Trejo pourrait débarquer et décapiter le premier rang à la machette, la bande-son serait idéale (cliché). On pourrait voir débarquer des catcheurs masqués de lucha libre (re-cliché). On pourrait... On se dit quand même Cuando se come aqui, et on dévore son kebab (pas de fajitas ni de tequila, senor, on est à court de clichés). mais on a droit à Stairway to Heaven (très court) à Orion (gniiii!). Ils se sentent seuls, ils font monter 50 personnes sur scène qui vont danser, faire de l'air guitar, faire un bisou à Gabriela. Tu ressors de là, tu files direct à Tijuana, coucouroucoucou paloma... (pitoyable cliché). Bref, c'était bueno!

Run d'enfer pour se positionner le plus près de la scène pour FFS, l'improbable et réjouissante fusion Franz Ferdinand + Sparks. Et ça fonctionne. Et c'est bon. Ron Mael, imperturbable, marmoréen, sauf lors d'un mémorable et bref moment de danse (au 36ème degré, ce type est fabuleux). Russell, d'une maîtrise vocale incroyable. Je les avais vus il y a deux ans à La Maroquinerie, en format piano voix. C'était bluffant. Là, l'alchimie générationnelle est parfaite avec Alex Kapranos et sa bande. Sans parler du bonheur d'entendre les titres de Franz Ferdinand, dont un Take me out anthologique, et ceux des Spakrs dont l'immense This town ain't big enough for the both of us... Final monumental sur Piss off. On en redemanderait encore une bonne heure!!!

La suite est plus complexe à gérer... The Offspring est une évidence. Mais je n'ai jamais vu Miossec. Alors pourquoi pas... Les punks quinquas déclenchent les hostilités  sur la Grande Scène. Et on sait déjà que ça va être compliqué pour le breton, à l'autre bout du site vu le bordel sonique... La voix de Miossec, éraillée, cramée... Mouais. Personnellement, j'adhère pas. Mais les goûts, les couleurs, tout ça... je décroche. Tente Offspring, de loin. Ils ont grossi les bougres. Le temps des punks faméliques et fluets est révolu... j'avais adoré leur set de 2009 sur cette même scène. Terrain sec, gros mosh pit, pogo à gogo, j'en avais craché de la poussière noire pendant trois jours... Là... Bon, j'ai vieilli (?), eux aussi (?). Ca reste impeccable, le son est ENORME. Mais bon... Les plaisanteries les plus courtes...

Fauve, show impeccable, grosse présence scénique. Et fin de quelque chose. Ou début d'autre chose. Morceaux plus chantés, son plus rock. Le groupe annonce une pause. A suivre. Mais c'était beau. Et du coup, j'ai zappé Wand, les portégés de Ty Segall, déjà vus à la Route du Rock il y a deux semaines. Je recommande quand même. Il FAUT écouter Wand.

Des fans de Mr Oizo se baladent sur le site avec un Flat Eric à la main, pour le show de Handbraekes... Kasabian attaque son show. Je ne suis pas fan de Kasabian. J'écoute un peu. C'est propre, maîtrisé, pro. A part ça... Jamais vraiment aimé sur album. Il y a des groupes comme ça. Les goûts, les couleurs, tout ça...

Retour au bercail. 

Demain est un autre jour.

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