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LE VOLUME SUR 11 - Page 163

  • Bloc-note express N°169

    ousama ben ladenSe réveiller avec l'annonce de la mort d'Ousama Ben Laden. Buté comme dans la films par les forces spéciales. Pour l'amateur de polars, de thrillers d'espionnage, biberonné au cinéma américain, même as besoin des photos de l''attaque, on connait déjà tous les détails. Ou du moins on croit savoir comment ça s'est passé, puisqu'on l'a déjà vu au cinéma. On a déjà vu Jack Baur ou Jason Bourne opérer. On sait comment ça se passe les black ops, on a lu et relu Tom Clancy. La mort de Ben Laden, c'est une information réelle quasiment virtualisée, gamifiée. Impression un peu bizarre. En forme de solde de tout compte pour ceux pour qui le 21ème siècle, celui de l'Internet, a commencé par la destruction des Twin Towers. 

    bacon cheeseburger, americanaDéjeuner la semaine dernière avec l'ami Resse. On parle de tout. De rock. D'Asbury Park. Des Dogs. On parle d'Americana, dans un décor ad-hoc, devant des bacon cheese burgers + fries + coleslaw. Yee-aah! Howdy cowboys! On se projette dans l'avenir. On n'est pas nostalgiques de notre jeunesse. The future's so bright you gotta wear shades, comme chantait Timbuk 3!

    source code, duncan jones, thrillerA part ça, vu Source Code, de Duncan Jones. Le genre de film que j'adore. Qui te scotche à ton siège pour cause de pitch mélangeant physique quantique et thriller. C'est la version complexe du délicieux Un Jour Sans Fin. Sans marmotte ni Bill Murray. Avec une quasi unité de lieu, de temps et d'action. Les règles du théâtre classique quoi. Un peu de prise de tête façon Inception, où l'on est jamais sûr de tout avoir capté. Mais suffisammement bien troussé pour que l'on suive le fil, et sorte de la salle avec 1/le sentiment d'avoir passé un très bon moment, 2/l'envie secrète de revoir le film pour tenter d'en vérifier la cohérence. A part ça, Duncan Jones est le fils de David Bowie (le gamin, né en 1971 a survécu à son premier prénom... Rappelons aux non-fans du Thin White Duke qu'icelui avait prénommé son fils Zowie...)

    Enjoy!

     

     

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  • Dans mon iPod ce weekend... Fleet Foxes

    L'album des Fleet Foxes sort lundi prochain. Cela fait déjà quelques jour qu'il tourne en boucle dans mon iPod, et que je ne m'en lasse pas. Les rédacteurs de Rock & Folk dans leur dernière livraison déclarent qu'ils n'ont pas aimé l'album. Tant pis pour eux, Helplessness Blues est un grand album, dans la pure continuité du premier opus du groupe. De la pop comme on en entendait plus, des harmonies vocales, comme si les Beach Boys avaient fricoté avec Crosby, Still & Nash. Avec quelques surprises, dont une incursion dans le free jazz...

    Ici, une version dépouillée d'un morceau de ce nouvel album, interprétée par Robin Peckhold, chanteur et leader du groupe: The Shrine/An Argument.

    Enjoy!

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  • William & Kate: WTF?

    Franchement, Kate & William, ça vous intéresse?

    Allez, faisons nos bad boyz and grrlz! Il est temps d'envahir la Perfide Albion! Sus aux Anglois! Montjoye Saint Denis!

    God Save The Queen, les Pistols revus et corrigés par Motörhead!

     

     

    Enjoy!

     

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  • Jules Verne, le geek du 19ème siècle

    Ce weekend j'ai relu avec délice un livre que j'avais lu pour la première fois lorsque j'étais en 6ème (soit avant hier...): L'Île Mystérieuse. A l'époque je l'avais lu, non dans la banale Bibliothèque Verte, mais dans une édition originale de la maison Hetzel. Grand format, papier jauni, gravures. Je l'ai relu, un peu par hasard après l'avoir téléchargé sur mon iPad. Un de ces livres gratuits apparemment libres de droits. J'ai commencé par relire quelques lignes, puis me suis pris au jeu et n'ai pas décroché. Etonnamment.

    Le style est parfois un peu ampoulé, mais le suspense est prenant. Jules Verne au 21ème siècle serait geek. On sent tout au long du livre une passion et une confiance absolue en la science et ses vertus salvatrices. Le héros, Cyrus Smith est un ingénieur de la trempe d'un McGyver qui aurait été croisé avec Albert Einstein... Qui maîtrise la chimie, la géologie, la physique, la métallurgie, la vulcanologie, la météo, la construction navale... Donc j'ajoute à McGyver et Einstein, Stephen Hawking, Hubert Reeves, Marie Curie, Michel Chevalet, Claude Allègre, Igor et Grichka Bogdanov, et Laurent Cabrol... Du lourd. Du puissant. Chef d'équipe, qui plus est, vulgarisateur jamais péteux, genre Michel Serre + Pierre-Gilles de Gennes + Georges Charpak. Un honnête homme. Accompagné d'un journaliste, d'un gamin féru de sciences naturelles, d'un marin. Et d'un serviteur dévoué, Nab. Houla! Les biens-pensants droitsdel'hommistes défenseurs fervents du politiquement correct objecteront que la description du serviteur nègre est raciste et colonialiste... Bon, L'Ile Mystérieuse a été écrite en 1875. Et se passe pendant la Guerre de Sécession. Nos héros s'échappent en ballon des geôles sudistes et atterrissent à l'insu de leur plein gré sur une île déserte. Le pitch est clair. Les héros sont des Nordistes. Donc des gentils. Nab est dévoué à son maitre, comme Conseil l'est au Professeur Arronax (cf. 20 000 Lieues sous les Mers, du même auteur est-il besoin de le préciser... Cela dit, en ces temps culturellement troublés et me trouvant à proximité d'une librairie Zadig & Voltaire, je pense que la précision fait sens...). Donc Cyrus Smith n'est pas plus condescendant à l'égard de son employé de maison afro-américain que ne l'est Arronax à l'égard de son factotum caucasien.

    Fait intéressant, L'Île Mystérieuse est un roman de mecs. On vit ensemble, on meurt ensemble. On fait tout ensemble. Genre équipe de foot à Clairefontaine. La femme n'est pas évoquée à un seul instant. Harbert, le gamin érudit, survit aux affres de l'adolescence en s'intéressant à la nature sauvage. Mais personne n'y fornique à tout va. De risque d'obscures pensées,
    point. Point de Petit Navire et de sort qui tomba sur le plus jeune... Bref, Harbert passe 4 ans au milieu d'adultes raisonnables qui ne pensent qu'à l'amélioration des conditions de vie sur leur île. Le Dharma Project ne se manifeste pas et les survivants du vol d'Oceanic Airlines se sont crashés ailleurs. On n'est pas non plus chez Koh Lanta. Valeurs positives, survie, développement durable. L'ingénieur évoque même la fin de la civilisation du charbon, le moment où la ressource viendra à manquer... Yes! Jules Verne est un visionnaire (dit sans aucune ironie, ni sous entendu caustique).

    Jules Verne invente même le cross-over, si cher aux scénaristes des séries télé hollywoodiennes. Car dans L'Île Mystérieuse (attention spoiler!) on retrouve le Capitaine Nemo (20 000 Lieues sous les Mers), le Capitaine Grant (Les Enfants du Capitaine Grant)...
    Jules Verne balance la sauce côté grand spectacle et pyrotechnie façon blockbuster, attaque de pirates, bombardements à l'arme lourde, flingages et guerilla, et explosion de volcan finale comme dans un film de Roland Emmerich. Du lourd, vous dis-je. Un grand moment de cinéma.
    A relire donc, si vous doutez de ma lucidité!

    Enjoy!

    Envoyé de mon iPad

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