Drive est un film déroutant, par ses silences et sa lenteur. Le héros, joué par Ryan Gosling est un taiseux, un peu psychopathe, qui hormis conduire et se livrer à quelques accès fugitifs de violence gore, économise son temps de parole. Comme Delon dans Le Samourai, de Jean-Pierre Melville. Nicolas Winding Refn a pris le contrepied de tous les poncifs des films d'action avec des flingues, des grosses cylindrées, des gangsters et de la testostérone. Peu de musique, peu de dialogues, un héros muet ou presque. Melville. Une poursuite en voiture avec une Ford Mustang noire, sans musique tonitruante, juste illustrée par le rugissement des moteurs. Une scène citant directement Peter Yates et Bullit, avec Steve McQueen. La violence est brutale, rare et très gore, on est chez Tarantino-Rodriguez.
Drive est un film étrange truffé de fausses pistes. On croit être dans le n-ième film de poursuites, genre Fast and Furious, erreur. On croit reconnaîtrre l'univers du Transporteur, erreur. On croit que le film va parler de courses de stock-car, erreur. Refn ballade son spectateur entre Mafia, règlements de compte, bagnoles et gros calibres. On est pris par la maîtrise du timing. Drive est paradoxalement un film lent. Qui embarque le spectateur, et le maintient en apnée.
A voir!
Enjoy!
Envoyé de mon iPad
LE VOLUME SUR 11 - Page 141
-
Drive, quand Tarantino rencontre Melville
-
Dubuc's Blog participe aux Golden Blog Awards!
-
Dans mon iPod ce weekend... Pink Floyd
A long long time ago in a faraway galaxy, j'ai eu ma phase Pink Floyd. Je l'assume à 500%. Et pas uniquement parce que la réédition de l'intégrale vient de sortir. Non,j'ai un vrai affect pour ce groupe qui a accompagné mon adolescence, et dont j'ai usé les vinyles sur ma chaîne stéréo, volume à fond, basses à fond, comme il se doit. Fenêtres ouvertes l'été. On est con quand on est jeune. Mes voisins devenaient fous. Et encore, Pink Floyd, c'était soft. Parce que je suis apssé sans transition aux Sex Pistols, à Clash, à PIL, aux Stranglers... Autres sons, autres moeurs. Moins policés, plus rudes.
Mais revenons à Pink Floyd. Wish You Were Here est un morceau court, qui surprend lors de la première écoute, coincé entre les longues plages de Shine On (You Crazy Diamond). Et puis il y a les paroles, "we're just two lost souls swimming in a fishbowl"... Jolie image.
Voila quoi. Il y a plein d'autres morceaux du Floyd. Mais celui-ci, qui plus est chanté lors du concert de réunion improbable du Live 8 en 2005, la première et dernière fois que le groupe se retrouvait au complet sur un scène depuis le bon temps d'avant les fâcheries paranoïaques. La dernière occasion de voir Rick Wright sur scène.
Pink Floyd - Wish You Were Here
Enjoy!
-
LOL Project: après le site, les photos, les vidéos, voici le livre!
David Ken et William Lafarge sont des chic types. Comme Tintin, comme les personnages des BD de l'école belge. Franchement, comment ne pas trouver agréable la compagnie de gens qui oeuvrent pour rendre plus belle la vie quotidienne de leurs concitoyens, hein?
Donc chic types, chic projet, chouette bouquin!!! So LOL!!!!