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Musiques - Page 123

  • Etre rock'n'roll en 2011

    C'est une question récurrente à laquelle répondent les lecteurs de Rock & Folk chaque mois. Qu'est-ce qu'être rock'n'roll aujourd'hui? Une question que je me pose, chaque matin, que vous vous posez peut-être. rock'n'roll
    Les sentiers de la vie rock sont aujourd'hui bien balisés. Comme l'image du Che, comme les Converse AC/DC, le teddy, le perfecto, les RayBan Wayfarer, etc. L'imagerie rock a été digérée, tout comme l'esthétique punk ou le chic hippie. Tout cohabite dans le paysage mental du citoyen lambda. Et plus rien ne fait peur. Comme le rock a pu faire peur, quand des hordes de jeunes se rassemblaient en 1960 pour un concert Place de la Nation. 
    De 1954 à 2011, quel parcours... De l'attitude rock authentique aux stéréotypes. Le phénomène du meme constaté sur Internet, est applicable IRL à l'imagerie du rock'n'roll. Depuis toujours, avec une accentuation depuis que le groupe ou l'artiste est devenu marque, déclinable en t-shirts, baskets, casquettes, ad lib. Le merchandising poussé à l'extrême place à même niveau chanteurs morts et artistes en pleine possession de leurs moyens. Mais tous, par la magie du merchandising et l'exploitation des back catalogues restent présents dans l'esprit des fans. On peut en 2011 être fan de Jimi Hendrix ou Jim Morrison quand on a 15 ans. Parce que les mythes perdurent, que l'oeuvre -musique, iconographie et lifestyle- a traversé les décennies. On peut être fan de valeurs plus éphémères, en adhérant soit à la musique, soit à l'esthétique, soit au mythe. On est loin de la rock'n'roll attitude...
    converse, rock'n'rollIl n'y a pas de message autre qu'esthétique. Un côté tribal, certes. Le code vestimentaire permet de s'intégrer dans le groupe. D'affirmer son nouveau conformisme. Le bobo porte des Converse à 40 ans passés. Mea culpa.
    Que reste-t-il de la vraie rock'n'roll attitude? Quelques vieux rockers comme Lemmy, Keith ou Iggy. Plus ou moins rangés, mais dont la longévité physique serait la preuve du pacte faustien des vrais rockers avec celui dont on ne doit pas prononcer le nom, là bas au crossroad... Sympathy for the devil, lust for life, ou pour citer Neil Young: It's better to burn out than to fade away. 
    Qu'est ce qui marche aujourd'hui? Thom Yorke ne défonce pas les chambres d'hôtel. Il boit une gorgée de thé pour faire glisser ses cachets de Xanax. Chris Martin couche ses enfants, embrasse Gwyneth sur le front, promène son labrador, puis s'endort vers 22h00 du sommeil du juste. Une dure journée de labeur au studio l'attend le lendemain. Et ça remplit les stades... Côté rock'n'roll attitude on repassera... L'ennui suinte par chaque pore de peau. Les frères Gallagher ont bien essayé de reprendre le flambeau. Ils avaient l'attitude, manquait la musique, un truc un peu révolutionnaire qui change le monde.
    alice cooper, rock'n'roll
    Dans les salles de concert, législation oblige, on ne fume plus. Dans les salles de concert, on boit de la bière sans alcool, dans un gobelet en plastique. On te pique le bouchon de ta bouteille d'eau. On te file des bouchons d'oreille. Il ne se passe rien de dangereux. Même dans les festivals où l'on va en famille pour une émotion artistique, mêlant réminiscence d'une époque révolue et réelle expérience collective. Le pogo dévastateur et bon enfant du concert d'Offspring lors de Rock en Seine 2009, entre aspersions de bière le nuage de poussière, a réveillé en moi le punk enfoui!
    Qu'est-ce qu'être rock? Pas ce que tente de nous faire croire M6 dans X Factor, où des boys bands médiocres lookés comme des rockers syncrétiques se trémoussent sur des "chorés"  vitaminées. Et ce malgré la "caution" de l'un peu Pete Best français, Henry Padovani (pour qui j'ai malgé tout le plus grand respect...).
    Qu'est-ce qu'être rock en 2011? Considérer qu'à 47 ans, tu en as toujours 25. Du moins côté capacité d'émerveillement. Se méfier de la hype. Préférer parfois les copies à l'original, Fleet Foxes vs CSN. Trouver que Didier Wampas est cool. Ne pas aimer Manu Chao, pas plus que Yannick Noah ou Christophe Mae. Parce que c'est consensuel. Naviguer en permanence entre passé et présent, d'album incontournables en sensations du moment. Réévaluer ses détestations anciennes, sauf peut-être Björk et Emerson, Lake and Palmer. Mettre le son sur 11 en permanence. Se dire que quand on en parle dans Elle, il va falloir probablement finir par détester. Se dire que quand on en parle dans Paris Match, il faut remiser la chose par devers soi et se dire que c'est mainstream. Continuer à apprécier l'humour noir. Desproges, Gainsbourg, Spinal Tap, Weird Al Yankovic, c'est rock. Les Monty Pythons aussi. Que le 25 décembre on fête aussi James Brown Et que le 15 août, on fêter Elvis.
    Enjoy!

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  • Dans mon iPod ce weekend... Fleet Foxes

    L'album des Fleet Foxes sort lundi prochain. Cela fait déjà quelques jour qu'il tourne en boucle dans mon iPod, et que je ne m'en lasse pas. Les rédacteurs de Rock & Folk dans leur dernière livraison déclarent qu'ils n'ont pas aimé l'album. Tant pis pour eux, Helplessness Blues est un grand album, dans la pure continuité du premier opus du groupe. De la pop comme on en entendait plus, des harmonies vocales, comme si les Beach Boys avaient fricoté avec Crosby, Still & Nash. Avec quelques surprises, dont une incursion dans le free jazz...

    Ici, une version dépouillée d'un morceau de ce nouvel album, interprétée par Robin Peckhold, chanteur et leader du groupe: The Shrine/An Argument.

    Enjoy!

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  • Dans mon iPod ce weekend... Skip the Use

    Complément du post de jeudi, Skip the Use avec le son. Histoire de donner une idée plus précise de l'énergie déployée par le groupe sur scène.

     

    Enjoy!

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  • Skip the Use m'a scotché

    Ca c'est du titre, Coco. Inspiré, inspirant pour qui ne sait de quoi tu causes. N'empèche. Skip the Use, c'était hier soir, un mini-live. Avec de la bière (pas assez, que les choses soient dites! Quand on EST rock'n'roll, il FAUT de la mousse! Pas des petits bonhommes en mousse, pas de soirée mousse, de la mousse de houblon!) ... De la bière, donc. et des frites. Parce que Skip the Use est de Lille. On oublie les Ch'tis et tout le toutim. On parle de rock.

    skip the use, polydor

     

    Bref, arrivé en retard, pas le temps de socialiser, juste claquer la bise aux donzelles de la maison de disque - paske j'ai des relations, moi, Coco, je fraye avec les maisons de disque, moi. Bref, claquage de bises, serrage de pinces. La dream team de RocknFool: It's Only Rock and Folk, Swann et Lamiya, Monsieur Zdar. D'autre têtes sympathiques. Mais je ne suis pas z'assez mondain, je ne connais pas tout le monde. On écoute quelques titres à fond sur la sono. On attend le live.

    Skip the Use sur scène. Côté mondanités, le blogueur découvre que les deux types auxquels il a serré la louche à l'entrée, sont bassiste et clavier. Je suis le roi de la mondanité. Je ne me lave pas les mains par précaution, histoire de conserver des traces d'ADN des gloires montantes du rock. 'Tain, on ne sait jamais, si les mecs deviennent des stars interplanétaires, je pourrai les clôner, quand moi aussi j'aurai atteint le stade ultime de ma conquête de l'univers! (NDLR: euh... Mr Dubuc? Va falloir reprendre vos médocs, vous déraisonnez mon cher).

    Reprenons. Resaisissons nous. On causait de quoi au fait?
    Ah oui, Skip the Use. Donc, 5 types sur scène. Guitare, basse, batterie, clavier, chant. Et c'est parti. Incisif. Puissant. Groovy. Le genre de truc qu inconsciemment te fait laisser vibrer ton corps. Yep! Je sais de quoi je cause côté vibes (pliz pronoun-ce "vaïbze"). Je le sens quand ma carcasse d'1m92 sur 100kg se met à groover. (NDLR: ça se traduit par un balancement du pied droit sur le pied gauche, et vice-versa. Et dès qu'il lève un bras, il perd son iPhone et éborgne ses voisins... Rien de grave...)

    Donc Skip the Use sur scène. Autant dire tout de suite que j'ai été frustré. Oui! FRUSTRÉ! Que le groupe ne dévoile QUE 5 morceaux! Parce que j'en aurais pris pour 5 ou 6 fois plus. Imaginez, un mix de Bloc Party, Franz Ferdinand, Gossip, Talking Heads, New Order, Happy Mondays, Grand National! Une voix avec des accents rhythm'n'blues, puissante. Une guitare incisive, truffée d'effets. Des claviers qui ajoutent quelques sonorités électro. Une rythmique basse-batterie qui rend toute vélléité de station statique impossible. La combinaison idéale. En bref, un truc avec un énorme potentiel. L'album ne sort qu'à la rentrée de septembre. La Boule Noire, le 27 avril est blindée, sold out. Il y a du concert en octobre prochain. Loin. Va falloir vivre avec l'envie d'en savoir plus. Le combo envoie le bois. Yes, baby! Un truc qui te réconcilie d'emblée avec le rock. Qui te fait oublier le dernier album daubesque des Strokes, qui ont, cela dit en passant tout donné dans leur tout premier CD et n'en finissent pas de ne pas finir de chuter.

    A part ça? Le chanteur portait un t-shirt Iron Maiden. Mr Dubuc est donc allé poser la question qui tue à icelui: "Iron Maiden, c'est un joke ou tu es vraiment fan?". Il s'est marré et a avoué sa coupable passion. On s'est marrés. Parce que mine de rien, Iron Maiden... J'ai toujours un papier à écrire sur eux, justement. Mais ce ci est une autre histoire.

    Voila jeunes gens. Dieu dit "Que Skip the Use, soit!". Et Skip the Use fut. Et Dieu vit que ceux-ci étaient bons...


    Enjoy!

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