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pop culture

  • Le Burger du Mois est appétissant...

    ... et il se dégustera sur MCM à partir du 24 septembre. Mais revenons aux basiques: un burger, c'est quoi? C'est deux tranches de pain. Pas n'importe lequel, quelques chose de moelleux, de goûteux, de tendre, avec ce je ne sais quoi de croustillance et cette bonne odeur qui déclenche un réflexe pavlovien. Bref, le truc qui fait se baver dessus. Il y a le cheddar - mieux que la toastinette. Il y a les pickles, légèrement sucrés, ceux que la personne devant toi au fast food demandera à faire retirer, causant un embouteillage massif. il y a la tomate, la salade, la tranche d'oignon, le ou les steaks. Bref, c'est juteux, c'est épais, c'est un régal pour les sens. 

    Et l'on déguste. En mâchant lentement. En savourant, ça stimule chaque papille. On pousse de petits cris étouffés.

    Bref, potentiel orgasmique possible. A condition d'être un peu exigeant sur la came. Et petite culpabilité. C'est de la bouffe de gros. Mais c'est tellement bon qu'on y revient toujours. 

    La pop culture, c'est pareil. C'est un ensemble de petits plaisirs coupables. Qu'on déguste sans modération. il y a de l'image, du son. Il y a du culte. C'est juste bon. 

    Et c'est ça que les deux acolytes, Nico Prat et Joe Hume ont concocté. Une émission mensuelle sur ce qui est pop, sur ce qui est bon. Sur ce qu'ils aiment, sur ce qu'ils n'aiment pas. Ciné, musique, comics, gaming, séries, le meilleur, le pire. Désossé, cuisiné, servi chaud, à la place. Avec des frites, un Coca et plein de ketchup-mayo.

    Au menu de la première émission, un gros steak, un gros morceau bien saignant, Tim Burton. Passé à la moulinette. Une battle, où l'on découvrira les passions coupables pour quelques objets iconiques et pop des Sieurs Prat et Hume... Un peu de Rob Zombie aussi. Bref, un concentré de pop culture en 26 minutes. En décors naturels, avec des costumes chics. 

    Excitant pour tout adulte qui garde en lui un petit morceau de l'ado qu'il espère n'avoir jamais cessé d'être.

    Yummy!!!

    Le Burger du Mois, magazine mensuel - MCM à partir du 24 septembre

    [Disclaimer : l'auteur de ces lignes a écrit des bouquins avec Nico Prat, donc n'est absolument pas objectif. Néanmoins, n'étant pas fan d'Oasis, contrairement à son camarade animateur de télé, il considère avoir conservé sa liberté de penser, pour paraphraser avec audace les mots d'un philosophe troubadour contemporain exilé fiscal dans la pampa]

     

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  • Ce que nous rapelle Bowie

    Saleté de Twitter dont la timeline commence à ressembler à une rubrique nécro permanente avec pleurs, grincements de dents et compassion obligatoire pour les chers disparus... Saletés de médias dont la teneur éditoriale commence à ressembler à une nécro permanente, etc... Saleté de gens qui se sentent obligés d'y aller de leur larmichette et de s'émouvoir dès qu'une célébrité est arrachée à l'affection des siens... Bref, pleurs et cris. Mine de rien, il y a un petit côté Corée du Nord dans ces torrents de larmes trop massifs pour être vraiment honnêtes. Quelque chose de finalement ultra conformiste. Un mort, des larmes. Automatisme.

    Certains se sont émus de cette compassion permanente, laissant entendre que tout de même, France Inter (entre autres) n'aurait pas du accorder tant de temps d'antenne à l'évocation de la mort de David Bowie... Certes.

    Mais, et ce faisant je prêche pour ma paroisse, la disparition, la mort d'une icône comme Bowie m'a stupéfié. Le genre de nouvelle qui tombe de façon imprévue au petit matin. Alors que l'artiste vient de sortir un album, dont il faut reconnaître qu'il est, en toute objectivité, plus que décent, car finalement conforme à l'idée qu'un fan de rock puisse se faire des capacités créatives d'un artiste connu pour sa capacité à prendre son public à contrepied. Pour le béotien, pour le novice, pour celui qui se fout du rock ou de la pop, la mort de l'artiste glissera comme l'eau sur les plumes du canard (qui est toujours vivant, vieille blague issue des tréfonds des 60s). Quoi qu'il en soit, le constat est là, l'artiste n'est plus et, là aussi, il faut le reconnaître, il a réussi sa sortie. Album (Blackstar), clip (Lazarus), ultimes photos, pas de cérémonie. Pas d'images de déchéance. L'élégance jusqu'aux derniers instants, une maîtrise absolue de la communication et du timing. Parfait. 

    A ceux qui pensent qu'on en aurait trop fait, on peut opposer l'idée que Bowie représente une carrière de presque 50  années, avec des pics créatifs, des bas, et au final, consistance, densité et une véritable oeuvre, musicale et visuelle. A l'heure de l'éphémère, de la star jetable, on sent poindre dans les esprits une sorte de nostalgie d'un temps où une carrière artistique se construisait dans la durée. Il y a toujours eu des gloires éphémères, des "one hit wonder". Bowie aurait pu en être. Ses biographes racontent que Space Oddity aurait pu n'être qu'un passage fulgurant dans le paysage encombré de la pop anglaise des 60s. Mais l'artiste avait de la ressource. C'est peut-être ça qui a fait la différence, la vision, l'instinct, le génie... Créer, tenter, inventer, explorer, et avoir le sens inné de la communication. S'exposer, disparaître, revenir. Les réincarnations de Bowie sont multiples. A chaque étape, un nouveau public. Jusqu'à devenir culte. Et durer dans le temps. Chacun a son Bowie. Son expérience personnelle. Unique. Ceux qui sont plus Ziggy, ceux qui sont Thin White Duke, ceux qui ont adhéré à Bowie période Let's dance/Prédateurs/Furyo. C'est probablement ça que l'on va pleurer dans cette époque incertaine. Va-t-on pleurer les One Direction dans 50 ans? Une fois que le dernier membre vivant aura tiré sa révérence? J'ai comme un doute. Pleurerai-je Ty Segall? Kurt Vile? Thom Yorke? Pharrell? J'ai un doute aussi. D'abord, je pars d'un postulat absurde, celui d'être encore suffisamment lucide et pas encore assez liquide pour écouter encore du rock à l'âge canonique de 101 ans... La surdité aidant, je plains les voisins de cimetière... On verra.

    J'ai tout de même une conviction un peu étrange que les années qui viennent vont être celles où les baby boomers vont voir leurs héros d'adolescence et ceux qui ont fait la bande-son de leurs années de jeunesse éternelle, tirer leur révérence les uns après les autres. Ceux qui ne sont pas morts à 27 ans d'une OD vont tranquillement mourir du cancer, dans leur lit, normalement. Normalement. Même pas coincés dans leurs toilettes comme le King. Ils vont mourir vieux. Comme nous. C'en est flippant. D'autant plus que ces mêmes stars vieillissantes continuent de remplir les salles et les stades. En mode nostalgie. Comme si le monde du rock n'était finalement plus que le musée Grévin. 

    Alors que faire? Aller dans les petites salles, tenter de déceler les pépites, se faire plaisir, donner leur chance à des inconnus, se foutre de la pérennité, ne pas suivre la masse, écouter, sentir la vibe, et toujours mettre les curseurs sur 11... 

    Et chanter Ziggy Stardust, China Girl, Starman et Heroes sous la douche, ou au volant. 

    Jusqu'au prochain. 

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  • Revisiter les grands mythes du rock

    high fidelity.jpgRégulièrement, on nous assène quelques marronniers... Des listes, des tops 10, 20, 50, 100 des albums mythiques qu'on emporterait sur une île déserte... Les listes, le passe-temps favori des disquaires de Nick Hornby. J'en discutait l'autre jour, autour de quelques verres de rosé avec un journaliste de Libé... Aparté... C'est chicos comme phrase... J'en discutais avec un journaliste... lol... On parlait de Nick Hornby. On parlait de nos coups de coeurs musicaux récents. On parlait de Libé et de ses obsessions... On parlait de Bayon, que j'ai renoncé à lire depuis des siècles, tant il est aux antipodes du père Boileau... "Ce qui se conçoit bien, s'énonce clairement"... Cela dit Bayon a des fans. Cela dit, je préfère Pacadis. Qui est beaucoup plus grand mort que vivant. Et qui est à l'instar de Michael Jackson définitivement mort.

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