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nicolas sarkozy

  • Carla, Nicolas, Rachida, et Guy Debord sont dans un bateau...

    guy_debord1.jpgLa rumeur. Vieille comme le monde. Rebaptisée buzz ou ramdam, elle reste rumeur. Rien de neuf sous le soleil. Nihil novi sub sole, pour les lettrés. Parce que franchement, qu'en avons nous à faire que Marie-Antoinette ait une "affair" comme disent les anglo-saxons avec le Comte Fersen? Que la Montespan ensorcèle Louis "l'Etat c'est Moi" le Quatorzième? Que Claude Pompidou soit embringuée à l'insu de son plein gré dans les "parties fines de l'Elysée"? Que Catherine II et François-Marie Arouet...? Quoique... On s'en tamponne tout en gardant l'oreille ouverte. Entre demi-vérités, pleins mensonges, grand air de la calomnie... Comme disait le petit père Goebbels (à ce propos, j'aimerai avoir la citation originale auf Deutsch, question de rigueur intellectuelle. Le web est peu disert, et la lecture des mémoire de ce sinistre personnage n'est pas une priorité...), dont comme disait le Reichsminister: plus c'est gros, mieux ça passe. La pierre philosophale pour les spécialiste de la communication politique. Un exemple récent: l'affirmation répétée à l'envi "il y a des armes de destruction massive (WMD = Weapons of Mass Destruction) en Irak" a permis de convaincre l'opinion publique de la nécessité de déboulonner Saddam Hussein. Lire à ce propos l'opus de Noam Chomsky, "La Fabrique de l'Opinion Publique", avec son florilège d'exemples.

     

    Mais revenons à la rumeur. Complot. Désignation de responsables. Menaces. Et pendant ce temps-là, situation sociale et économique dégradée. Désaffection de l'opinion. Claque électorale. Clivages au sein même de la majorité. Sur des sujets de fond. La Cour s'amuse à Versailles. Sur fond de libertinage supposé. De quoi alimenter les gazettes. Détourner l'attention. Bienvenue dans la Société du Spectacle!

     

    Citons Guy Debord: "Le spectacle est l'idéologie par excellence, parce qu'il expose et manifeste dans sa plénitude l'essence de tout système idéologique: l'appauvrissement, l'asservissement et la négation de la vie réelle". Impressionnant, non?

     

    Une autre pour la bonne bouche: "Ce que le spectacle donne comme perpétuel est fondé sur le changement, et doit changer avec sa base. Le spectacle est absolument dogmatique et en même temps ne peut aboutir à aucun dogme solide." Une belle définition du sarkozysme, non?

    Enjoy!

     

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  • Médias outragés, médias martyrisés...

    ... Médias LIBERES!!! Libérés par leurs journalistes, leurs soutiers, leurs éditorialistes... Yeah! Haro sur le baudet! Sonnons l'hallali! Taïaut! Montjoye Saint Denis! Cowabunga! Gabba, Gabba Hey!

    9cf8392d92bd5ab2bb6961063b034d19.pngA lire, un excellent article du Monde: "Nicolas Sarkozy se pose en victime des médias"... A lire aussi une bonne analyse de Christophe Ginisty sur la relation entre Sarko et les médias...  Sarko, victime. On se pince fort pour y croire... Il était temps que les médias réagissent! Se révoltent contre celui qui les aime lorsqu'ils sont là pour conter, tels de fidèles Philippe de Commines l'édifiante geste présidentielle! Le storytelling est-il mort cette semaine? C'est possible. Du moins, faudra-t-il un peu de temps et de réflexion aux spin doctors présidentiels pour relancer le beau roman, la belle histoire qui s'enraye sur fond d'ils se marièrent et furent emmerdés par le peuple veule qui ne se préoccupe, l'ingrat et l'égoïste, que du contenu de son porte-monnaie et de son garde-manger... Indifférent au bonheur de son souverain-élu. Merdre, dirait le Père Ubu.

    Sarko, victime des médias... Hola, mes gens! Conseillers intègres, ministres vertueux!  On ne peut plus fusiller plus les journalistes... Mais on aimerait bien... Quand ils espionnent mêmes vos sms... Hola, mes gens, bastonnez-moi ces marauds!!!

    Victime des médias... Laissez-moi rire! 

    Enjoy!

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  • Liberté de la Presse et journalisme de salon?

    medium_rsf_250_250.gifAujourd'hui, journée dédiée à la Liberté de la Presse. Waouh! L'évoquer à 18h30, c'est faire preuve d'outrecuidance, de légèreté, de je-m'en-foutisme, non? Une fois que la chose est pratiquement pliée. Que la journée s'achève... sur une envie de terrasse de café ensoleillée. On s'est vaguement rappelé au long de cette journée que des journalistes se font tirer comme des lapins sur des théâtres d'opération militaires, sont pris en otage, muselés... On l'oublie parfois. RSF est là dans un rôle salutaire pour nous le remettre en mémoire.

    J'oserai un rapprochement avec le débat d'hier soir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy... Christophe Ginisty, citant Guy Birenbaum, y ont fait allusion aujourd'hui. J'en rajoute une couche... A quoi ont servi nos fiers journalistes hier soir? Notre monument national du 20h00, PPDA, notre icône du journalisme politique, Arlette Chabot... Momifiés, absents, silencieux. Même pas des passe-plats. Rien, niente, nada, nix. On m'objectera que le format du show ne le permettait pas.... Dans ce cas je m'interroge encore... A quoi ont-ils servi? Ni obséquieux, ni incisifs, ni présents, ni absents. A la limite de l'abstraction. Alors, la prochaine étape, c'est quoi? Un hologramme? Une image 3D? Appelez George Lucas tout de suite! Quand certains sont pris entre les tirs croisés du Fatah et du Hamas, d'autres cachetonnent confortablement dans des studios chauffés entre 21.5°C et 22°C... Je suis consterné. Quand on jouit de la liberté, autant s'en servir!

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  • Chroniques Américaines - N°2 Boston/New York

    medium_IMGP1046.JPGBoston, cité patricienne. Quelque chose de chic flotte dans l'air. Au gré des rendez-vous avec agences de pub et annonceurs, au gré des impressions recueillies ça et là, des observations glanées en route, Boston rappelle parfois une  Amérique idéale sortie des dessins de Norman Rockwell. On n'y sent pas la violence sous-jacente de New York. La ville est plus propre. Verticale sans excès.
    Avec Tom, mon représentant local, nous parlons politique, du succès récent des Démocrates, de l'image de l'Amérique en France et à l'étranger. Nous évoquons John Kerry en passant en taxi devant une des maisons bostoniennes de son épouse (Teresa Heinz Kerry, veuve et héritière du roi du ketchup...)? des différences entre les deux ex-candidats à l'élection présidentielle de 2004...
    Bush, Kerry, deux hommes pas si différents, fortunés, avec le même type d'éducation patricienne, ayant même été membre de la même fraternité, Skull and Bones, lorsqu'ils étaient ensemble à Yale!!!
     
    Il fait beau à Boston. A l'aéroport, comme tout porteur d'un passeport étranger, je gagne le privilège, une fois de plus d'être fouillé une fois de plus que le passager américain. La première fois, ça surprend, la deuxième fois on s'en amuse. D'autant plus que les agents de sécurité vous assurent toujours que le choix des passagers qui feront l'objet d'une supplément de suspiscion est aléatoire... No comment... 
     
    A part ça changement de vol sans aucune difficulté, on prend toujours l'avion ici, comme on prend le bus chez nous.  (Au vu des événements récents, une fouille au corps des passagers de transports urbains deviendrait presque une nécessité. Mais qu'on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas... aborder un sujet politique ici, serait juste un moyen honteux de faire monter le trafic du site par l'utilisation éhontée de tags adéquats, comme: sécurité, Nicolas Sarkozy, Marseille, Ségolène Royal...)
     
     
     
     
     
     
     
     

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  • Un anglais point de vue à propos des prochaines présidentielles élections

    Plutôt que lire et relire les analyses de la presse française sur les primaires au PS et les dernières embuscades au sein de l'UMP, jetez-vous sur le numéro que The Economist consacre cette semaine à la France...

    medium_Maggie_thatcher.jpgEn couv', une douce provocation de nos amis d'outre-Manche: sous le titre, "What France needs", une photo en pied de Lady Thatcher... Le message est clair.

    Les rédacteurs de The Economist donnent une vision positive de la France, de son potentiel et de son urgent besoin de réformes radicales qui lui permettront de rebondir. Ils comparent l'état de la France de 2006 à celui de l'Angleterre de la fin des années 70. Maggie donna un grand coup de balai et la britannique économie repartit d'un pied fort et ferme.

    Pour The Economist, les élections de 2007 offrent à la France une chance de rebond. Certes, mais s'interroge-t-il, pour qui voter? Tout comme le FT il y a quelques semaines, il revient sur ce magnifique exercice d'illusionnisme qui permet à deux candidats présents sur le devant de la scène politique depuis plus de 20 ans d'apparaître comme des personnalités neuves (voir post sur le sujet, ici)... Il fait un benchmark rapide du potentiel de chacun. Pour l'Economist, le discours de réforme radicale de Nicolas Sarkozy ne passera pas forcément l'épreuve de la rue, une fois élu. Et les candidats socialistes, après un discours de campagne marqué à gauche pourraient droitiser leur action, une fois au pouvoir, pragmatisme oblige, ça s'est déjà vu...

    The Economist conclut son édito par une phrase optimiste: " If the next French president can push through the reforms needed to restore the country's competitiveness, France could rebound far more quickly than the déclinologues assert ".

    Si c'est pas de la positive attitude, ça!!!!

     

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