29/06/2012

Blandine Belz, l'interview, basket, handisport, JO, etc.

Chose promise, voici l'interview de Blandine Belz réalisée par l'auteur de ces lignes et filmé avec la complicité de Malakoff Médéric et du Club des Supporters Handisport... On y cause dunk, carrière, mixité, compétition, bon esprit... On voit une fille marquer des paniers comme ça, tranquille, comme si c'était une évidence. Il y même des cascades (là je survends un peu, mais il y a de l'action et des chutes. Je pourrais, pour augmenter le nombre de visionnages, dire qu'il y a des chat, et un panda roux, mais ça serait abuser...). Il y a des travellings spectaculaires réalisés par une équipe de tournage qui a pris tous les risques en chevauchant un fauteuil de compétition... 

Enjoy!

22/06/2012

Dans mon iPod ce weekend... The Magnetic Fields

All My Little Words, composé et interprété par The Magnetic Fields est probablement l'une de mes ballades préférées. Délicatesse de l'orchestration, poésie des lyrics, le genre de morceau qui, pour reprendre l'expression triviale, "te colle les poils", te fais frissonner l'échine, te scotche au plafond quand tu as la patate, et de fais couler quelques larmes discrètes quand tu es down...

Dans mon panthéon personnel de ballades j'inclus Mysteries de la délicieuse Beth Gibbons, Ashes in my Hands de la vénéneuse Marianne Faithfull, The River de Bruce Springsteen, Wish You Were Here de Pink Floyd, peut-être All Tomorrow Parties du Velvet avec l'étrange voix grave de Nico, Perfect Day de Lou Reed, Rock'n'Roll Suicide de David Bowie... Tiens, je vais vous concocter une petite playlist, sur Deezer ou Spotify pour fêter ça. On écoutera ça aux mariages, aux enterrements. Ca sera cool.

En attendant... The Magnetic Fields

 

Enjoy!

Sportive de haut niveau, une rencontre avec Blandine Belz

basket,handisport,blandine belzUn mardi soir. L'équipe de France de balle au pied affronte les suédois. Le blogueur n'en a cure. Il regarderait bien le match avec ses potes, pour le plaisir de boire des coups en se gavant de pizza. La classe, quoi. Le pur cliché. C'est marrant le cliché. Parfois. Mais ce soir, le blogueur est en mission. Sur son bronco mécanique, il se dirige vers Saint Ouen. Il passe la frontière du périph. Les Puces. Les rues. La banlieue. Où est ce gymnase? Pluie fine. GPS... Devant le gymnase, des jeunes. Sweat façon Mark Zuckerberg pour la capuche. Casquettes enfoncées sur les yeux. Style baggy et baskets XXXXL. Le blogueur se la joue dégagé, genre Hunter S. Thompson au milieu des Hell's Angels. Scooter rutilant garé, respiration, hyperventilation. Même pas mal. Bob Morane contre tout chacal, l'aventurier contre tout guerrier.

Le décor est planté.

Flashback. Et question: mais que fait notre aventurier dans un gymnase de banlieue? L'invitation faite au blogueur: interviewer une internationale de handi-basket, être filmé pour la promotion de la cause du handisport. On est loin du rock'n'roll et des geekeries en tous genres. Mais le blogueur se doit d'être curieux de tout. Et la pratique fantasmée du gonzo journalisme implique de se plonger dans son sujet. Sans rien y connaitre hormis le fait que le basket se joue à 5. Mais le truc du fauteuil... Etrange. Bien sûr, il a en tête les images d'Oscar Pistorius, égérie récente d'un parfum Mugler. Un homme augmenté, malgré ses jambes amputées. Erange en plus d'avoir entendu parler la même semaine du transhumanisme. Le handicap, le regard gêné que l'on se surprend à avoir à l'égard de celui ou elle qui n'est pas conforme aux standards de perfection de la société du spectacle à la sauce Photoshop. Rencontrer une athlète de haut niveau, en fauteuil. Un coup de Google. "Blandine Belz, basket". 

Premiers mots pendant que l'équipe de tournage installe le matériel. "C'est vous le blogueur?". Bah, oui. Le blogueur, espèce étrange, qui cette fois-ci n'est pas dans les coulisses de l'Olympia ou en train de déguster des macarons aux saveurs exotiques, mais sur un parquet. Cinq fauteuils. Des mecs. Baraqués. Qui préparent leur matos, qui s'attachent au fauteuil, un fauteuil aux roues inclinées. Une fille. Jeune. Qui est arrivée en marchant et qui se marre quand je le lui fais remarquer. Car le basket-fauteuil, même des valides pourraient le pratiquer. C'est juste une question de degré de handicap. Un classement de 1 à 5 points en fonction de l'invalidité. Le valide a 5 points. Blandine Belz, 4. Un accident lors d'un match de handball en compétition, les séquelles et l'impossibilité de poursuivre son parcours chez les valides. N'ayant jamais vraiment joué au basket, et le découvrant pendant sa rééducation, Blandine Belz se pique au jeu. 

Internationale. En équipe de France et probablement sélectionnée pour les JO paralympiques de Londres, elle fonce sur le terrain. Le jeu avec ses sparring partners est rugueux. Marquages impressionnants, pointes de vitesse, virtuosité dans le maniement simultané du fauteuil et de la balle. Jusqu'aux sorties de route et basculements de fauteuils. Un joueur de handi-basket se relève à la force des bras et des abdos. Fort! Deux heures d'entrainement plus tard, le blogueur est assis sous les projecteurs en face de Blandine Belz. Petit trac malgré tout. Elle est cool et sympa. Début de la conversation. On oublie la caméra. Eclairages en place, tout est en place. Go! Clap! 

"Bonsoir Blandine, impressionné je suis, etc, etc..." On discute, on se marre. 

Et pendant ce temps, 11 baltringues gavés de fric en maillot blanc rayé se prennent un but. Le suédois quand il ne vend pas de meubles en kit en grignotant des sandwiches au renne fumé et des bonbecs Daim peut-être agressif sur un terrain de foot. Pas Njut!

Et pendant ce temps on parle avec Blandine de la faible médiatisation du handisport. Et des faibles moyens financiers disponibles. On parle de ses performances. De l'esprit d'équipe. On se parle comme de vieux amis. Conversation, on en oublierait presque la caméra. C'est cool. Raccords image, quelques questions encore. Champ-contrechamp. C'est dans la boîte. Le reste à découvrir dans la vidéo finale.

Voila.

Un dernier mot: allez faire un tour sur la page Facebook du club des supporters Handisport!

A suivre!

12/06/2012

RIP Georges Mathieu

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11/06/2012

Bloc-note express N°199

Baillement matinal: Check!

Café: Check!

Frédéric Lefebvre sur France 2: Check! Euh, non en fait. Pas check. Juste 2 minutes d'une oreille distraite le temps de grapiller les éléments de langage. Voila, c'est fait: il ne faut pas qu'un parti ait tous les pouvoirs, bla, bla, bla. Merci Frédo. Va falloir trouver mieux comme argument. En plus tu aurais (excuse le tutoiement, je suis dans la com, c'est une mauvaise habitude) trouvé saumâtre qu'on te sorte la même chose il y a 5 ans... Tu sais, quand tu étais le suppléant d'André Santini. En fait, tu étais mieux depuis que tu avais pris des responsabilités ministérielles. Tu avais laissé le terrain de la phrase de fin de banquet à Nadine. Elle a progressé. Elle pourrait presque bourrer Bercy et le Stade de France, comme l'autre, là, tu sais, le comique au slip kangourou qui met le paquet. Enfin, tant que vous n'allez pas sur le terrain des idées, on est tranquilles.

Des saumons dans le désert: Check! L'adaptation par Lasse Halström du roman de Paul Torday (Partie de Pêche au Yemen) laisse un peu sur sa faim. parce qu'on a perdu en route l'humour très british de l'auteur, qui le rapproche de Tom Sharpe. Halström a trop voulu aller du côté de Coup de Foudre à Notting Hill... Du coup la charge contre les spin doctors de Tony Blair et la dimension politique du livre ont été occultés. Il ne manque de Hugh Grant dans le casting...

Prometheus: Check! Mais ça c'était la semaine dernière. Et j'ai aimé. Un film imparfait, qui n'atteindra jamais la puissance du tout premier Alien, mais qui se laisse voir avec grand plaisir. Ridley Scott a beau être un ancien réalisteur de films publicitaires, c'est un homme cultivé. Et revisiter le mythe de Prométhée avec tout ce qu'il faut de créatures gluantes est cool. Voila. Cool.

Après, dernier CD d'Iggy Pop: Check! En français pour partie. Iggy croone. Chante du Brassens en s'attaquant , fort décemment, aux Passantes. Il chante du Roy Orbison aussi. Entre autres. Aujourd'hui, Iggy chanterait du Marc Lévy que même Guillaume Musso ne s'en remettrait pas. J'exagère peut-être un peu, là. 

Voila!

Bonne semaine.

Enjoy!

10/06/2012

Etes-vous un sex addict?

sex addict, addiction, marmottan, florence sandisQui sont les sex addicts? Quels sont leurs réseaux? Je suis surpris qu'aucun newsmagazine n'ait fait de cette thématique un maronnier annuel. Ca changerait des sempiternels dossiers sur les frères trois points, les prix de l'immobilier, le classement des lycées et des cliniques. Je propose même une date de publication, autour du 14 mai. Pour ceux qui auraient loupé un épisode, le 14 mai nous fêtons les Dominique, ou les Nafissatou, ou les deux. Depuis le 14 mai 2011, nos enfants sont mieux informés, plus intelligents en marière de pratiques sexuelles. Depuis le mois dernier ils en savent plus sur le dépeçage et le cannibalisme. Ca change.

Mais revenons à nos sex addicts... L'addiction sexuelle, c'est le thème du nouveau livre de Florence Sandis (Editions Hors Collection). Les Sex Addicts. Tout un programme!
Avant de parler de sexe, parlons d'addiction. Drogue, alcool, jeu, sexe, les phénomènes d'addiction sont régis par les mêmes mécaniques. Plaisir, obsession, augmentation des doses, impression de pouvoir gérer, souffrance, acceptation ou non de la notion d'addiction. Ca se finit à Marmottan. Ou pas.

Le livre de Florence Sandis repose sur ses témoignages d'addicts, hétéros, homos, couples, hommes, femmes. Des conversations crues, entre pudeur et impudeur. C'est raide (c'est la cas de la dire...), parfois glauque. Les témoins ont en commun le même sentiment de fragilité de leur processus de rémission. Le livre alterne témoignages et avis du psy. Cas particulier, explication, pistes de solutions. Pas de stigmatisation, pas de point de vue moral, l'addiction est envisagée comme une maladie. Le titre pourrait sembler racoleur, le livre ne l'est pas. Plein d'humanité, laissant parfois un sentiment de malaise tant les témoins se mettent à nu.

A lire... Et si le coeur vous en dit, et que vous avez un doute, un test vous permet même de déterminer votre degré d'addiction...

Enjoy!

01/06/2012

Dans mon iPod... Dubuque's Blues - The Association

Wouaouh! Je viens de découvrir ce groupe californien qui s'est produit au festival de Monterey a long long time ago, The Association. Vocalement parlant on dirait du Simon & Garfunkel. Mais ce morceau faisant référence à cette ville de l'Iowa, entre New York et la Californie, Dubuque, doubiouque en langue locale. Cool, non? 

Refrain: 

Writing songs of rights and wrongs

And buyin' penny loafer shoes

Oh, definitely, most certainly, I've got

The Dubuque blues

Le doubiouque blues, ça envoie! Apparemment, la musique populaire américaine a consacré quelques unes de ses pages à l'endroit, dont je me sens appelé à demander, je ne sais, la citoyenneté d'honneur, tiens pourquoi pas. Bukka White, le bluesman dont mon bloodbrother in rocknroll Mossieur Resse m'a donné quelques fichiers a composé Boogie 'til Dubuque.  Next time, jeunes gens.

 

Enjoy!

Bloc-note express N°198

Après presque une année d'arrêt contraint, pour cause d'accident, je remonte sur un deux roues, sans apréhension particulière. C'est même fluide. Et c'est agréable de retrouver cette sensation de liberté, d'être à nouveau maître de mon temps, sans être tributaire des aléas des transports en commun. Certes, les bobos objecteront qu'il est doux de se faire véhiculer par le métro ou le bus. Que l'on peut y lire, qu'on ne prend pas le risque de l'averse, de la chute et que sais-je encore. Certes. 

Durant cette année, j'ai lu dans le métro. Beaucoup. Y compris le dernier Jonathan Franzen. J'y ai écouté la musique que je n'avais pas le temps d'écouter ailleurs! J'y ai entendu de l'accordéon. Contre mon gré. Le genre d'expérience qui réveille quelques pulsions meurtrières bien enfouies, au moment où "La Foule" d'Edith Piaf version accordéon tzigane avec rythmique eurodance vient s'immiscer dans "Hurt", NIN revu par Johnny Cash. Dans les films de Tarantino ou Rodriguez, ça se termine toujours à coups de sabre. Dans la vaie vie de la Ligne 6, Charles de Gaulle Etoile - Nation par Denfert Rochereau, non. 

Fin du métro. Phew! Déjà je redécouvre cette étrange sensation d'être à nouveau maître de mon temps. Pouvoir caler des rendez-vous et savoir que vous pourrez zapper de l'un à l'autre avec souplesse. Une question: faut-il aimer les gens pour prendre le métro? Après un an de transports sous-terrains, j'en arrive à une conclusion provisoire: même avec la meilleure volonté du monde, même avec l'âme d'une Soeur Emmanuelle et la compassion d'un Abbé Pierre, un trajet sur la ligne 6 donne des envies de claquer la gueule au monde entier. Comme il a été montré dans un épisode de Bref, le métro est une expérience sensorielle complète. Et on s'étonne ensuite que l'être humain se livre au cannibalisme ou occisse son prochain avec raffinement...

Bon, il y a pire. Le train à Bangalore, la sécheresse au Sahel et la panique dans la feta. Certes.

Voila, c'est tout.

Enjoy!