L'image est dans mon ordi depuis plusieurs semaines. Image choc, brutale, dérangeante, image qui crée le malaise. La campagne nous a été proposée, fin août, pour diffusion au début de la Fashion Week milanaise. Double page centrale. Un format impactant dans un quotidien. Un format cher. En ouvrant le fichier, j'ai reconnu le style d'Oliviero Toscani, qui réutilise, pour Nolita, les codes de communication de Benetton. Créer un choc, surfer sur une cause juste, jouer la carte de l'ambiguité. Dire non à l'anorexie au début des présentations des collections. Timing parfait et occasion d'attirer l'attention sur les ravages du culte de la minceur extrême. Avec un doute, toujours... La marque n'est pas connue, on sent une volonté d'accroître sa notoriété immédiatement. La rédaction du journal a refusé de diffuser la campagne. En Italie, le Corriere avait fait de même. La Repubblica l'avait acceptée. Aujourd'hui, les médias se sont emparés de l'affaire. Le visuel est repris partout (comme ici-même...). On ne parle que de Nolita. La marque émerge. Elle existe. Mission accomplie... en ne dépensant pas un centime!!! Un vrai bonheur pour sa direction financière!!! Un cas d'école en termes d'optimisation de budget publicitaire!!! Les obsédés du ROI se frottent les mains!!!
filant une tasse de Nespresso (un Roma, capsule gris foncé)... Les filles sont indifférentes, le nez dans leur Livanto (capsule dorée)... Loose.
Et Magic, le nouvel opus? Premier morceau, Radio Nowhere, très rock. Musclé. Mélodie accrocheuse. Guitares. On pense à du REM sous stéroïdes. You'll be coming down... Springsteenien. Le sax de Clarence Clemmons au tiers du morceau. Le clavier du professeur Bittan. On retrouve un univers balisé. Gros son. Living in the future. Ouverture au sax. Springsteenien en diable. Classique. Your worst ennemy. Plus soft. La voix du boss est maîtrisée. Moins éraillée. Gypsy Biker. Harmonica en intro façon The River. Sur fond de guitares. Gros son ici aussi et sax puissant. Girls in their summer clothes. La voix est en retrait. Le Boss apaisé, regarde passer les filles dans leurs robes d'été dans son bled de la Côte Est. I'll work for your love. Intro au piano, le Boss attaque, voix très en avant. Du Springsteen de la grand époque. Magic. Calme. Le Bruce de Nebraska et du Ghost of Tom Joad. Moins brut de fonderie, plus travaillé. Last to die. Intro héroïque, pour un rock musclé. Long walk home. Encore un morceau Springsteenien type... Introduction apaisée, Bruce, presque seul. Montée en puissance. Et le E Street Band sonne la charge. Devil's arcade. Ballade introspective. Entre douceur mélodique et intensité. Terry's song. Final. Ballade nostalgique. Voix nue. Clavier et harmonica. Choeurs discrets. 
