Die Mauer muss Weg... Berlin avant 1989. Le cri du coeur des berlinois. Il faut détruire le Mur, érigé par Walter Ulbricht le 13 août 1961. Lequel avait décrété quelques temps auparavant: "Niemand hat die Absicht ein Mauer zu errichten". Personne n'a le projet de bâtir un mur. Berlin est LA ville qui a impressionné mes 17 ans. Le Mur, le passage du Rideau de fer en train, au cours d'un voyage scolaire organisé par mon prof d'allemand de 1ère. Passage de la frontière. Contrôles des passeports à bord du train. Chiens, barbelés et miradors. Nuit sans sommeil avec l'excitation de la traversés de l'Allemagne de l'Est. Dont les seules images provenaient des films d'espionnage (Le Rideau déchiré d'Alfred Hitchcock, La Lettre du Kremlin de John Huston). Arrivée au coeur de la Prusse Orientale. Le Mur, les murs. Blancs. Contrôles. Chiens et barbelés. Kalachnikovs. Et Berlin. LA ville qui ne dormait jamais. Provocation permanente. Enclave occidentale en terres rouges. Publicités lumineuses. Building des Editions Axel Springer (Bild) à deux pas du Mur. Quelques jours d'un tourisme grave, le long de la frontière avec les VoPos (Volkspolizei) juchés dans leurs miradors qui matent à la jumelle les touristes qui, juchés sur des promontoires regardent ce qu'il y a derrière le Mur. Mur couvert de graffitis à l'Ouest, immaculé à l'Est. Les silhouettes des fugitifs se distinguant mieux sur une surface claire... Histoire d'ajuster le tir... Check-Point Charlie et les deux camps se faisant face. Sie verlassen den amerikanischen Sektor. Vous quittez le secteur américain de la ville. GIs, jeeps et M16 face à la Volksarmee. La Guerre Froide palpable.
Berlin Ouest et une vie alternative. Berlin où Bowie était venu enregistrer Low et Heroes. Berlin et le Hansa Studio. Am Mauer. Près du Mur. Berlin et Nina Hagen. Transfuge de l'Est, expulsée avec son beau-père, chanteur folk contestataire, Wolf Biermann. Mère cantatrice, Eva-Maria Hagen. Nina et le punk. Et sa version de My Way. Relecture de la version de Sid Vicious avec paroles dédiées à Berlin. Berlin du tote Stadt, mit Stacheldraht aud weissen Zaunen. Berlin ist alt und voll Gewalt. Berlin, ville-morte avec ses barbelés et sa violence.
Enjoy!
Des lectures... Le merveilleux et léger A Year in the Merde, de l'anglais Stephen Clarke (à lire en VO impérativement). La description distanciée et pleine d'humour du mode de vie français par les auteurs étrangers est. J'en profite pour reconmander Paris to the Moon, d'Adam Gopnick (américain), Les Français aussi ont un accent, de Jean-Benoît Nadeau (canadien), Sacrés Français, de Ted Stanger (américain)... Pas du Tocqueville, mais un regard tendre et amusé. Une seule phrase pour donner un avant-goût de l'ensemble du livre: "The Unions were furious that the government had been rumoured to be thinkingabout considering the possibilityof maybe looking into the purely theoretical concept that it might be one day (not now but in, say, 80 years' time) be less able to paay for transport workers to retire at 50." Ca me fait hurler de rire.
Il y a chez le geek amateur un peu du Bourgeois Gentilhomme... On fait des trucs incroyables du moins qui peuvent stupéfier le commun des mortels alors qu'ils sont le simple résultat de l'envie de passer à l'action... pour ne pas laisser un problème irrésolu... Avec la prise de risque y afférent... Et le côté expérimental, forcément stressant, de la chose... Je tente un truc, recommandé après épluchage des controverses dans les forums... Ca marche, je suis un génie. Ca ne marche point, je suis dans la merde... Essayons de revenir en arrière en espérant que les points de non retour n'aient pas été franchis...