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musique - Page 4

  • Pandora en danger

    medium_westergren.jpg J'ai reçu il y a quelques jours un e-mail de Tim Westergren, fondateur de Pandora.com, dont j'ai déjà longuement parlé ici. Un e-mail d'alerte! En effet, l'équivalent américain de la Sacem, vient d'augmenter de façon très significative les droits que doivent payer les web radios pour avoir le droit de diffuser de la musique. Des droits largements plus élevés que ceux auxquels sont astreintes les radios satellitaires (quatre fois plus élevés) et les radios hertziennes classiques. 

    Tim Westergren, ancien musicien lui-même et donc conscient de l'impératif de rémunération des artistes, a choisi dès le lancement de Pandora un modèle légaliste respectueux des règles de l'industrie. Le modèle économique de Pandora, ainsi que d'autres web radios était fondé sur la paiment des droits de diffusion. Lors d'un entretien, il m'avait confié que le développement international de son entreprise ne se ferait qu'une fois son implantation sur le territoire américain consolidée, et que les négociations relatives au copyright avec l'industrie musicale était ce qui prenait le plus de temps.  

    Aujourd'hui, cet oukase du Copyright Royalty Board de Washington DC remet en cause tout le dispositif et l'avenir même de ce qu'il faut considérer comme une vraie innovation dans la diffusion et la consommation de musique en ligne, capable de faire émerger, dans une vraie philosophie Long Tail de nouveaux artistes.

    Que faire? Tim appelle ses compatriotes à signer une pétition et d'adresser des messages aux membres du Congrès et sénateurs américains. Auditeurs français de Pandora et des web radios, nous n'avons pas grand poids auprès des parlementaires américains. Je diffuse tout de même cet appel afin de provoquer une prise de conscience, il serait dommage qu'une nouvelle industrie au futur prometteur soit tuée dans l'oeuf par des mesures manifestement injustes.

    Pour en savoir plus et (pour mes lecteurs basés en Amérique du Nord, signer la pétition), allez sur le site dédié mis en place par Tim Westergren: Savenetradio.org

     

    SaveNetRadio.org
     
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  • dans mon iPod ce weekend...

    ... rien de neuf dans mon iPod. Arcade Fire, Arcade Fire, again and again...

    Ce qui est neuf, cette semaine en revanche, c'est cet objet étonnant... thème principal du premier épisode de la Dubuc's blog TV...

     

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  • Arcade Fire à l'Olympia, hier soir

    Arcade Fire. Quand vous en parlez autour de vous, 50% des gens n'en ont jamais entendu parler. Et les 50% restant ont les yeux qui s'illuminent immédiatement. Le combo de Montreal, l'espace de deux albums majeurs, est devenu un groupe-culte.
     
    Retour en arrière. 2005, Rock&Folk fait de Funeral, premier (enfin techniquement second, mais le tout premier n'est qu'un faible brouillon des surprises à venir) album d'un groupe inconnu, collectif mené par Wim Butler et Régine Chassagne. Alors on craque, on se lance. On achète la galette et c'est la plus grosse claque depuis... London Calling au moins... Les cinq premier morceaux, une montée en puissance, un débordement d'énergie, une intensité rarement atteinte. Les Inrocks en font LE groupe de l'année. Concert en France dans une petite salle. Sold out. Public d'initiés. Je me réveille trop tard. Pas de place. Tant pis. Next time.
     
    Attente. Rumeurs. On guette sur la toile les nouvelles. On jette un coup d'oeil alerte dans les blogs québéquois. On furète. Cris' de tabarnak d'caliss' d'cibouère. Rien à l'horizon. Mi-décembre, petite info anodine sur Blogue-notes... Le nouvel album serait pratiquement achevé et sortirait au printemps. Alors on gouguelise à tout va, on sonde les service de P2P... Quelques infos.. L'album s'appellerait Neon Bible. Et puis la date tombe. Sortie le 6 mars. Patience. Le 5 mars, sur Technorati, les liens vers les sites de téléchargement. 6 mars, l'album sort. Intense. Suite logique de Funeral. Richesse des cimats, des contrastes... J'en ai déjà parlé.
     
    Et hier soir, le concert. Olympia bondé. Dehors, les places s'échangent à 70 €, le double du prix d'origine. Au bar, Raphaël discute avec Cali et Stefan Eicher. 21h10, Arcade Fire attaque. Quasiment a capella avec des percussions. 2-3 minutes. Puis le groupe envahit la scène. Envahir est le mot juste.. Ils sont dix. Dans un bordel de matériel et d'instruments divers, claviers, grand orgue, mégaphone, cymbales, contrebasse... Wim à la guitare, Régine à la vielle à roue. L'intégralité de Neon Bible défile, dans le désordre. Les musiciens passent d'un instrument à l'autre avec un naturel incroyable. Butler passe de la guitare à la mandoline, puis se met à l'orgue. Chassagne passe à la batterie, à l'acordéon, aux claviers... On passe du rock à la pop, en passant par le folk. La voix de Butler évoque parfois celle de David Byrne. Public debout, enthousiaste et sage. Le groupe attaque les morceaux de Funeral. Le climat change du tout au tout. Public debout. Ovation. Deux ans pour assimiler l'album. Quinze jours à peine pour Neon Bible. Intensité. Hystérie. Folie. "Intervention" pour finir. Le groupe quitte la scène. Il est 22h30.
     
    Tellement tôt. Applaudissements. Cris. Arcade Fire remonte sur scène. Quelques morceaux de Funeral. Orgasme collectif. Salle debout. Fin du rappel. Les lumières se rallument, la salle se vide, à regret. Tellement à regret que certains en réclament encore. Retour dans le hall. Tellement fort, tellement court. Clameur. Retour en arrière. Retour dans la salle. Plus de places numérotées. Le groupe est sur scène à nouveau. Sans tenue de scène. En civil. No look. Ils reprennent leurs instruments. Régine au chant. "In the backseat", morceau qui clôt Funeral. Voix cristalline. Douceur. Dernière ovation. Fin. 
     
    J'oubliais... Un grand moment du concert, une version survitaminée de "Poupée de Cire, Poupée de son"... (enregistrement trouvé sur Imeem)
     
     
     
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  • Musique et vinyl

    medium_vinyl.jpgPendant que le CD meurt à petit feu, le vinyl, le disque noir délaissé par le grand public depuis 20 ans, connait une résurgence. Pas un produit de masse, mais un support pour mélomanes exigeants ou professionnels recherchant un usage spécifique. Pour les DJs, les collectionneurs, le vinyl, c'est le MUST absolu, avec les rayures et les crachements... Un article de USA Today, il y a dix jours, faisait le point sur l'état de l'industrie aux Etats-Unis. En étudiant le cas de United Records Pressing, entreprise basée à Nashville, Tennessee, depuis 1962. Qui continue à presser de 20 à 40 000 disques par jour. 
    La plupart des majors et de nombreux labels indépendants ont des contrats avec United records pour des ré-éditions et des nouveautés. 
     
    Un marché de niche: en 2006, 885 000 LP ont été vendus aux Etats Unis contre 553 millions de CD (chiffres Nielsen Soundscan). Mais certains artistes seraient tentés par la sortie de leurs opus sur support vinyl et version numérique en omettant volontairement le CD... Le grand écart technologique.
    L'utilisateur définit volontiers le son des disques noirs comme "plus chaud" voire ''plus rond". Les DJs l'utilisent plus facilement que le CD pour les mixes et les scratches... De ce fait la majorité des disques pressés sont des maxi singles destinés aux pros. Un outil marketing pour les labels, qui demandent en général 4 versions d'un même morceau (radio mix, club mix, version instrumentale et a capella)...medium_platine_usb.gif
     
    Et pour les collectionneurs de disques vinyl n'étant ni DJ ni équipés de la platine adhoc (ou l'ayant reléguée au fond d'une cave, ou larguée à vil prix lors d'une "foire à tout"...), il reste la possibilité de redécouvrir le son vinyl... et de s'empresser de le convertir en mp3 en débarrassant les pistes de tous sons parasites... Des platines vendues moins de 200 € permettent cette opération... Préamplifiées et directement connectables à un ordinateur via une prise USB... Un gros boulot de transfert et de nettoyage, mais qui permet de réécouter une version orginale de "Never Mind the Bollocks" avec toute la rondeur de la basse de Glen puis Sid... Mais je m'égare et sens que je ne m'adresse qu'aux plus de 40 ans...
     
    Faites votre choix!!! 
     
     

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  • Musiques

    medium_logo_fnacWithPub.gifLa FNAC innove. Une offre de téléchargement sans DRM, sur 150 000 morceaux. Et une plateforme d'écoute illimitée de l'ensemble de son catalogue sur 3 ordinateurs par utilisateur moyennant une contribution mensuelle de 9.99 Euro. Pas mal.
     
    Mais qui ne résoud pas l'équation fondamentale:
    Que choisir entre l'écoute illimitée et statique et la musique mobile...
     
    Pour l'utilisateur, être scotché à l'ordinateur pose problème. Quid de la convergence réelle entre son PC/Mac et son ampli? Combien de foyers sont équipés? Et dès qu'on sort de chez soi? Que fait-on en voiture, dans les transports en commun? L'offre d'écoute illimitée ne prendra son essor qu'à partir du moment où elle sera accessible aussi via les appareils mobiles, smartphones en particulier. Ce qui signifie une nécessité d'amélioration du débit  des réseau de télécommunications mobile, et une généralisation des accès data. Et dans ce cas, un partenariat avec les opérateurs de téléphonie, car on voit mal l'utilisateur, payer deux fois, et pour son accès data et pour son compte de musique en ligne.
    Pour ce qui est du téléchargement légal, l'offre de la FNAC en termes de fichiers utilisables sur n'importe quel lecteur mp3 est relativement faible... 150 000 fichiers téléchargeables vs plus d'un million en écoute illimitée. Autant dire, une parcelle du catalogue. Pas de quoi séduire l'amateur exigeant aux goûts très pointus.
     
    On peut saluer l'effort de la FNAC, mais considérer qu'il n'est qu'une réponse partielle à la problématique de la musique en ligne et qu'il ne résoudra pas la question épineuse des échanges P2P.
    Côté écoute illimitée, les webradios à la demande comme Pandora ou Last FM (avec toujours une préférence très personnelle pour Pandora) représentent toujours une offre séduisante du fait de leur gratuité, du fait de la richesse de leur inventaire et du fait de leur capacité à faire émerger des artistes inconnu ou méconnus. Certes, l'utilisateur ne maîtrise pas la programmation, mais il peut se porter acquéreur sur iTunes des titres ou artistes qu'il aura découvert via la webradio.
     
    A observer de près, en partant du principe qu'il doit s'agir d'une première étape en attendant mieux...
     

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