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  • Bloc-note express N°110

    Étrange rêve cette nuit... Je fais une présentation des activités de l'agence devant un public de vieux barons de la pub... Je parle des médias sociaux, des stratégies communautaires...Devant des aînés. Qui écoutent interloqués, sceptiques, qui sont de plus en plus nombreux dans la pièce, qui s'esclaffent. Le scepticisme fait place à l'agressivité. Je fais ma présentation à genoux. Fin de la séquence. Fondu au noir suivi d'une conversation en tête à tête avec Maurice Lévy... Qui écoute bienveillant... Oooops, Mr Dubuc est un peu fatigué , non? Ou un peu obsédé par son quotidien... D'aucun rêveraient plutôt de Nadia Vodianova... En tous cas, merci Maurice pour ton écoute attentive, c'est encourageant... ;-)

    Prospection en cours. Passionnant zapping mental, de problématiques en problématiques. Avec travail collaboratif à la clé. A part ça, plein de projets... The best is yet to come!

    Ciné, Le Ruban Blanc. Jamais vu de film de Michael Haneke auparavant. Un film esthétiquement parfait. Ascétique dans la forme. Noir et blanc léché. Musique presque absente. Le fond riche et perturbant. Une communauté villageoise allemande. 1913. Violence des rapports humains, sociaux, familiaux. Raideur des conventions sociales, raideur puritaine. Pas d'amour. Sexe, inceste, obscénité et culpabilité derrière les portes closes. Obsession de la pureté, purification par le fouet ou le meurtre. Pas de rédemption par l'amour du prochain. La purification passe par la mortification ou l'élimination. On peut lire le film à l'aune de l'Allemagne seule, et y voir le terrain qui a permis l'émergence du nazisme. On peut aussi élargir le champs et y voir à quoi conduisent dans toute société humaine des rapports de domination, d'exclusion vaguement masqués par le vernis des conventions...

    Bad news ce matin, Michael, un ami, homme de média, représentant du Monde en Scandinavie. Créatif, entrepreneur, d'un dynamisme incroyable. Cancer. 53 ans. Merde... :-[ Hej då, Mike!


    Enjoy!

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  • Lettre à Jacques Séguéla

    seguela_president_jury.jpgMon Cher Jacques,

    Tu me pardonneras ce tutoiement, nous sommes dans la com' tous les deux. Et dans la com' on se tutoie. Même si on n'a pas été pianistes dans le même bordel... A propos de pianistes, justement, parlons-en.

    Je suis un ado de la fin des 70s. Un étudiant en école de commerce des années 80. Tes années. Les années de la pub flamboyante. Et je dois l'avouer, tu fais partie de ceux qui m'ont donné l'envie de travailler dans la pub. Put-être même es-tu celui qui a déclenché le processus de fascination pour ce monde merveilleux, où l'on faisait décoller des Citroën du pont des porte-avions. Où les filles étaient toujours belles, montraient le haut. Où on écoutait émerveillés Bernard Cathelat aux heures de prime-time nous parler des socio-styles. Les années où les gourous s'appelaient Philippe Michel, Jacques Feldman, Daniel Robert. Les années où tu nous vendais du Mitterrand. Où l'on était tous de gôche, de cette gôche sympa, parisienne, branchée.

    On était cool. On était dans la pub. On voulait faire partie de ce cénacle. De ce milieu de semi-artistes. De demi-dieux, portés au pinacle. Les années où Jean-Paul Goude organisait des célébrations du bicentenaire de la révolution sur les Champs-Elysées. Les plus belles années.

    Les dieux de la finance s'en sont mêlés. Les marchands du temple ont jeté leur dévolu sur la pub. La pub est devenue une industrie. Les hommes en gris formatés par McKinsey, le BCG, Arthur Andersen, ont organisé, formaté, pondu du process. Financiarisation, culture du résultat. Pur business. Les artistes sont devenus des businessmen. Le mojo a changé de mains.

    Côté gourous, on a plutôt pensé à Jean-Claude Dru. La disruption. Les façons de repenser la com'. Les vieux pubards des 80s sont devenus de bons clients des plateaux télé. Des spin doctors, des conseillers-mercenaires, à qu'on demandait ad libitum de décliner la recette qui avait permis à la Force Tranquille d'emporter l'adhésion d'un peuple... Réplication, copier-coller...

    Et le monde a changé. Internet y est pour beaucoup. Le paradigme s'est transformé. Un maelström, un ouragan permanent. Une accélération du temps et des échanges. Finie la communication top-down. Le discours à sens unique des mass-media. Power to the people. Le pouvoir au peuple, qui directement, sans filtre, immédiatement peut exprimer un avis, quel qu'il soit. Tu es resté dans ta posture d'artiste vieillissant, Jacques. Je parle, on m'admire en silence.

    Sauf que... Sauf que tu as oublié que le public soit ne t'écoute plus car occupé à autre chose, tant l'offre et les alternatives sont multiples. Soit va réagir immédiatement. Adulation, tacles. Tout est possible. En quelques minutes, voire quelques heures, tu peux voir détruite une réputation que tu as mis des années à bâtir. C'est le nouveau paradigme. Le coup de la Rolex, c'était un peu crétin, mais rattrapable. Chose faite. Internet, la plus grande saloperie. C'était une réflexion de vieux con, bonne pour des fins de banquets de chasseurs émêchés... Gros tâcle. Et puis la dernière sortie. Yaka boycotter Google. Et pis c'est tout. Du Philippe Lucas dans le texte... Oui Jacques... Yaka. Fokon. Tu nous a fait rêver. Là c'est toi qui est dans le rêve. Dans l'illusion d'un monde que tu ne comprends plus. Pas grave, Jacques. Il faut savoir dire stop.

    pianiste seguela.jpgTu aurais pu devenir un vieux sage, une légende à la Bill Bernbach, à la David Ogilvy.  Mais tu parles trop. Tu pontifies. Tu radotes. Arrête de courir, camarade, le monde t'a dépassé. Tu tentes de courir après. Mais il est trop tard.

    C'est dommage.

    Je garde de toi, le meilleur, d'il y a plus de 20 ans... Une éternité... Et tu sais quoi, Jacques, quand on te cherche sur Google, enséguéla google.jpg associant ton nom à "publicité"... Ta vie, ton oeuvre sont indexés... En revanche, quand on te cherche en tant que "Séguéla" tout seul, tu es associé à tes derniers verbatims, pas vraiment tes meilleures créas... Les mômes ont la mémoire courte. S'ils ne savent pas qui tu étais, ils n'en sauront pas plus sur toi sinon tes derniers "bons mots" chez Ruquier...

    Voila, tout est dit.

    Bien à toi.

    Mr Dubuc, fils de pub 2.0

     

     

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  • 500ème post

    Aujourd'hui, 5 octobre, 500ème billet, post, note, notule, communiqué, élucubration... et rien à dire. Rien au sujet des médias, rien au sujet des nouvelles technologie, rien au sujet de la musique.

    Vendredi, c'est freestyle, annoncé-je plus tôt. Certes, tant de problématiques fondamentales nous assaillent: l'impact réel  d'une simple bannière postée sur un blog pour demander la liberté pour la Birmanie? se demander si Oliviero Toscani récupérera les photos de tongs ensanglantées pour la prochaine campagne de pub d'Havaianas? les tests ADN pour le regroupement familial sont-ils autre chose qu'une concession de plus faite aux idées d'extrême-droite et un accroc supplémentaire dans la simple éthique? Sarkozy va-t-il continuer de hanter nos écrans de télévisions, couvertures de magazines, ad libitum, ad nauseam? la France va-t-elle se faire atomiser par les All Blacks ou saurons-nous avec notre masochisme follement Frenchy considérer la défaite comme une option acceptable tant qu'il n'y a pas de mort sur le terrain et qu'on marque au moins 3 points?

    Pour fêter cette mise en abyme, rien de tel qu'un solo de guitare pour vriller nos cerveaux fatigués... Mesdames, Messieurs... Eddie Van Halen... Eruption!

     



    Enjoy!

     

     

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  • Engagement vs notoriété

    Le maître mot pendant ces deux jours de conférences et de networking à Nice (so nice in Nice!!! :-D) fût "engagement", "engage" (in English, "èn'guèïdge")...  Passer, pour les marques, de la simple recherche de notoriété (ancien paradigme) à l'engagement. Autrement dit, une implication plus forte dans la relation avec un consommateur sursollicité, bombardé en permanence de messages, et aujourd'hui disposant des moyens de donner son avis et de faire savoir au monde entier aussi bien sa satisfaction que son dégoût.

    Un exemple, ce film publicitaire réalisé par Dove. Plutôt que parler de ses produits, ou de se focaliser sur le bénéfice utilisateur, la marque élargit le discours au delà de son simple périmètre pour parler à l'intellect de son consommateur. Et le faire réfléchir sur le sens de ce qu'est la beauté et ses conséquences psychologiques. Pourquoi chercher à être beau/belle? Dove travaille sur l'estime de soi. S'assumer. Evidemment, Dove propose des solutions. La réponse est le message. Mais en attendant, la marque s'engage auprès de ses utilisateurs potentiels.

    Le film:

     

    Enjoy!

     

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  • Bloc-note express estival (suite)

    L'ouverture selon Sarko, c'est offrir à des personnalités de gôche des babioles... FMI, réforme des institutions. Résultats, une crispation des instances dirigeantes du PS. La gôche la plus bête du monde, dans toute sa splendeur... Le cimetière des éléphants. Les mamouths pris dans les glaces sibériennes...

    Toujours pas testé Vélib.

    Lectures d'été: Le marketing de la permission de Seth Godin, Le marketing expliqué à ma mère de Morald Chibout... De bonnes lectures de plage.  Pas encore entamées. Encore 3 semaines de décompte des jours qui me séparent des vacances. L'été est idéal pour la réflexion. Les pieds dans l'eau (17°).

    Demain, aller et retour en Bretagne. Pour la journée. La Bretagne sud. Le Golfe du Morbihan. Pour échapper à la foule des admiratrices lectrices de Stratégies... Bouffée d'air marin.

    Marché publicitaire calme.

     

     

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