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Ciné

  • Mon best of 2017

    IMG_1548.JPGFroid sur Paris, la circulation est dense dans la ville résiliente, inclusive, festive (grilles de bullshit bingo disponibles à l'accueil...). 

    Il est temps de faire le point sur les coups de coeur culturels de l'année, sur les trucs mémorables, sur les films dont on se souvient, les livres qui ont marqué, les albums qui ont résisté à la deuxième écoute, les séries binge watchées... 

    Premier constat, heureusement qu'il y a Netflix... Pour pouvoir enfin avoir le sentiment de regarder les programmes qu'on a vraiment envie de regarder (quoique, je ne suis point dupe du pouvoir des algos... mais j'aime me bercer dans l'illusion de mon libre arbitre en matière de consommation culturelle...). Passons sur le stock de films, le mainstream des 80s n'a pas forcément bien vieilli. Le culte Commando avec l'énorme Schwarzie a des ans souffert l'irréparable outrage. La vie, l'amour, les vaches (City Slickers) se regarde avec gourmandise. Un peu comme Un Jour sans fin. Quoi qu'il en soit, Netflix est l'antidote parfait à l'information en boucle. Ne serait-ce que pour The Crown, Narcos, Ozark ou Mindhunter. Pour n'en citer que quatre. Mention spéciale pour la méga session de rattrapage de 7 saisons de Sons Of Anarchy, tragédie grecques chez les bikers.

    Côté ciné, s'il ne devait rester qu'un seul film, quel serait-il? Le plus marquant, celui qui colle les poils, qui imprime sa marque au tréfonds de l'inconscient? Côté grosse cavalerie, Alien Covenant ou Star Wars VIII? Belle facture. Des univers familiers. Alien est beau mais sans surprise. Rien n'égalera le tout premier volet de la saga, totalement auto-porteur, terrifiant, sans explications inutiles. Star Wars VIII, The Last Jedi, il y a Luke. Il y a des personnages qui gagnent en densité. Il y a du mauvais gras. Il y a des gags pour enfants de 10 ans. Il y a des trouvailles visuelles. mais côté densité, la première trilogie, et l'épisode V (L'Empire contre-attaque) resteront inégalés. Point barre. Le débat est clos. Retour sur Terre, hors blockbusters, sélection totalement subjective : Au revoir là-haut (Albert Dupontel), malin et inspiré. Gimme danger (Jim Jarmush), pour fans d'Iggy & The Stooges exclusivement. Ouvert la nuit (Edouard Baer), pour fans d'Edouard Baer, de légèreté et de poésie loufoque. Dunkerque (Christopher Nolan), glacial, glaçant, formellement magnifique. La Villa (Robert Guédignan), désabusé comme il faut. Un beau soleil intérieur (Claire Denis), pour Juliette Binoche.

    Côté concerts, la palme du choc et de l'envie d'avoir envie d'en reprendre une forte dose, Ho99o9. Vu deux fois cette année, dont la première lors du Festival Afropunk (et la seconde aux Inrocks), quand le hardcore rencontre le hip hop. Brutal. Impitoyable. Non seulement on en redemande, mais on jubile à l'idée de les revoir au Hellfest 2018 (car notre héros tente l'expérience initiatique en juin prochain). L'autre immense sensation, c'est Marquis de Sade, LE concert de réunion du 16 septembre à Rennes. Jamais vus sur scène. Un show à la hauteur d'une attente secrète de plus de 30 ans... MDS repart en tournée en 2018. Jubilation. A part ça il y a eu les Guns, QOTSA, des moments forts. PJ Harvey à Rock en Seine et la Route du Rock. Sans oublier Clara Luciani. Ou Tristesse Contemporaine. Ou The Slow Readers Club à Londres, groupe anglais devant public anglais. Une atmosphère unique.

    Côté albums, que retenir de l'année, hormis l'album live du concert de Marquis de Sade? L'album de Prophets of Rage, RATM sans Zach De La Rocha, avec B-Real de Cypress Hill et Chuck D de Public Enemy. Enervé comme il faut. Villains, retour gagnant de Queens Of The Stone Age. Faut-il retenir quelque chose de la cuvée 2017 d'Arcade Fire. Plaisant, rond en bouche, avec finalement peu de retour. Et au final peu de traces. Quelques vieilleries - attention surprise! - les archives de Dylan et des versions live somptueuses de titres extraits de Slow Train Coming (Trouble No More : The Bootleg series). Une belle surprise française : Black Bones, soit une grande partie de feu les magnifiques Bewitched Hands. L'album, Kili Kili, c'est cette pop mélodieuse, joyeuse, lumineuse, colorée. Pur régal.

    2017 fut aussi l'année du retour au vinyl. Fouiner dans les bacs, de Paris à Tokyo, de Londres à Plouer sur Rance. Et dénicher des pépites. En mode obsessionnel. Uniquement des albums sortis entre 1977 et 1985. Des albums que je n'ai jamais eu qu'en K7 ou plus récemment en version mp3. En vrac, Second Edition de Public Image Ltd, The Nightfly de Donald Fagen, un live de Blue Öyster Cult, un Marc Seberg, un Warren Zevon... Pas de liste détaillée. 

    Côté lectures, j'ai calé sur City On Fire, à la moitié. Bloqué. J'ai adoré Tokyo Vice de Jake Adelstein, une plongée vertigineuse dans le monde des Yakuza. Et puis... j'ai la flemme de finir cette sélection. 

    Car vient le temps des aveux... 

    Ce blog aura 12 ans en mars 2018. Il est peut-être temps de passer à autre chose. 

    Je m'interroge, j'ai moins le temps, moins l'envie (l'envie d'avoir envie...). Affaire à suivre. Les notes se sont raréfiées. La vie est ailleurs.

    Enjoy!

     

     

     

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  • Jour J, wedding planner et catas diverses

    Il y a quelque chose de frais et décomplexé dans le film de Reem Kherici. L'accumulation de gags, les personnages secondaires hauts en couleur, le rythme, la vanne. Parfois un peu décousu, toujours déconnant, un vrai plaisir, l'occasion de se marrer dans une période qui donnerait plutôt envie de se shooter à la mort aux rats.

    A partir du quiproquo initial, les situations abracadabrantesques s'enchainent. Avec un objectif: la grosse marrade. Sans vulgarité. Un film qui peut rivaliser avec les comédies US. La vis comica est là. Reem Kherici impose son personnage de wedding planneuse gaffeuse, avec ce qu'il faut de second degré et d'autodérision. François-Xavier Demaisons, le bon pote nounours, Chantal Lauby, impeccable mère disjonctée, Sylvie Testud, boss foldingue, Julia Piaton, future mariée blogueuse folle des réseaux sociaux, et Nicolas Devauchelle, le mec qui déconne et s'enferre dans la situation ubuesque qu'il a lui-même déclenchée. Ca tient la route, c'est drôle. Sans oublier quelques seconds rôles faisant des apparitions ça et là qui donnent un joli côté foutraque au film.

    A voir pour un moment de pure décontraction cérébrale salutaire. 

    En salles le 26 avril

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  • La La Land, parce que!

    Pas plus tard qu'hier soir, je parlais de La La Land avec des potes. Et je disais que OUI, j'avais aimé ce film, justement pour la raison pour laquelle les critiques et détracteurs le détestent... J'ai aimé parce que c'est un film hyper-référencé. Un peu de Demy (quoique, pas tant que ça), un peu de Donnen, un peu de Gene Kelly, de Cyd Charisse, de Fred Astaire, de l'Age d'Or d'Hollywood, un peu de West Side Story. c'est CA qui fait le charme du film. Un univers totalement - trop? - bordé, qui parle à l'émotion, qui ne se décrypte pas sous l'angle l'intention ou du signifiant. On s'en fout. On entre dedans. Point barre. La première séquence est vertigineusement chorégraphiée. Exercice virtuose. Les esprits chagrins râlent. Z'ont pas aimé les couleurs. Z'ont pas aimé Ryan Gosling. Z'ont pas aimé la fin. Z'ont pas aimé le milieu. C'est pas du jazz, disent-ils. Who cares? C'est un film feelgood, plutôt moins criard et kitsch que les mauvais délires de Baz Luhrman (dont le finalement plutôt très moyen The Get Down sur Netflix). Zéro prétention. Zéro démonstration. Juste une histoire plutôt simple. Mais le pitch de Singing in the rain ou de Tous en scène (The Bandwaggon, de Minelli avec Fred Astaire et Cyd Charisse, film-culte à voir et revoir et re-revoir) était-il plus complexe? C'était pas du Bergman, c'était pas intello, ni torturé ni d'une grande complexité. 

    La La Land ça se déguste, c'est frais, sans fourberie. 

    Et pourtant, il y avait au moins une raison de ne pas y aller : l'affiche et son injonction, cet impératif catégorique insupportable, "Il est impossible de ne pas aimer ce film"... Euh... Je fais encore ce que je veux. Et si je veux ne pas aimer, je n'aime pas. 

    En l'espèce, j'ai aimé. Et quoiqu'en disent mes potes susmentionnés, NON, je ne suis pas bon public. J'y vais à l'instinct. Et je n'écoute plus Le Masque et la Plume. D'ailleurs, en comatant mollement devant la cérémonie des César, j'ai réalisé n'avoir pas vu 90% des films récompensés. Hormis Merci patron et Elle. J'aimé Merci Patron, malgré ses défauts. J'ai détesté Elle, malgré les qualités que lui attribuaient la critique. Pas vu Divines, jamais vu un Dolan. Et je serais même tenté de dire que je m'en fous...

    Pour en revenir à La La Land... ça a été le bon film au bon moment. On verra avec le recul. En attendant, entre deux salves de punk rock et de metal, je m'infuse la BO... et je kiffe.

    Love!

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  • Gimme Danger, Oncle Iggy raconte la geste stoogienne

    Certes parfois un peu verbeux, mais réellement passionnant le documentaire de Jim Jarmusch consacré à la chaotique histoire des Stooges. Racontée par ses protagonistes. Last man standing, Jim Osterberg aka Iggy. Une pure histoire rock, pleine de bruits, de fureur, avec le moins de glam possible. Une histoire de crasse, de dope, d'excès, une tension permanente, des hauts, des plus bas que bas. Une histoire où tout le monde meurt à la fin, ou presque. Mais une histoire où chacun est reconnu à sa juste valeur, pour son apport indéniable à la geste rocknrollienne.

     

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  • Hibou et Ramzy, je est un autre

    Hibou, c'est l'histoire d'un type normal, d'une  telle normalité qu'il en est transparent. On ne le vois pas, on ne l'entend pas, on ne l'écoute pas. Il n'existe pas. Du moins aux yeux des autres. Alors il se déguise en hibou. Et en devenant un autre, il devient lui-même. Son masque lui permet de devenir ce qu'il est au fond de lui-même. De s'affirmer, d'être reconnu, d'atteindre le top de la pyramide de Maslow. Bref, d'exister. Au yeux du monde. En  étant un autre il devient lui, ce qui m'amène à citer Arthur Rimbaud, je est un autre, ce qui tout de suite donne une autre dimension à l'analyse critique d'un film de Ramzy. Je file de ce pas candidater au Masque et la Plume. Ce qui, par association d'idée me semble être l'émission idoine pour Hibou... Masque, plume... Tout ça...  (Rire intérieur pour célébrer ce bon mot).

    Ramzy était là, hier soir, pour présenter ce film très personnel, très intime, léger en apparence, frais, joyeux, imparfait mais sur le fond réjouissant. Il a tombé le masque en se défendant d'avoir fait un film sérieux ou à thèse. Il est Ramzy. On retrouve dans Hibou de franches tranches d'humour régressif, avec Eric d'ailleurs. On y trouve de la déconne, de la gentillesse, de la tendresse. Et même Philippe Katerine. Et sa banane. Qui donne la banane. 

    Que retenir de Hibou sinon une analogie avec le monde des Internets. Et ce faisant, je fais mon auto-analyse. Bloguer, tweeter, c'est aussi une façon de revêtir son costume de hibou. C'est se créer un personnage. C'est projeter à la face du monde un autre soi. Une version augmentée. Améliorée. Authentique... ou pas. C'est être peut-être où on ne vous attend pas. Qui sait. Etre visible dans un monde de bruit et de fureur où domine le chacun pour soi et Gott Mit Uns.

    Je est un autre. Etre hibou, c'est chouette. (Jeu de mots à l'ancienne, visant à la réhabilitation d'expressions surannées... Assez facile qui plus est). 

    Hibou, c'est une réflexion (légère, sans prise de chou, pas besoin de Doliprane) sur la quête d'identité. Qui suis-je? Qui dois-je être? Comment faire coïncider sa nature profonde et ce que l'environnement social attend? Comment paraître et être? L'existence et l'essence. Ce qui nous pousse à construire une représentation acceptable de ce que nous sommes ou de ce à quoi nous aspirons à être. 

    C'est beau ce que je viens d'écrire, j'en ai la larme à l'oeil. Bon, je mets mon costard de hibou et je vous laisse. 

     

    Hibou de Ramzy Bedia sort le 6 juillet en salles.

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  • C'est cool, c'est culte

    Le Festival du Film Culte, c'est cool, non? Parce que Monsieur Karl Zéro a eu la riche idée d'envisager de projeter des films reconnus culte par le poids des ans, la vox populi, le goût des autres (je partirais du postulat qu'à chacun son sale goût, mais que quand même à part les Tontons Flingueurs et le Parrain, il n'y a rien. Je sais déjà qu'en écrivant ces lignes, je prends le risque de me voir opposer toutes sortes d'objections, rien que parce que je fais mine d'ignorer Mon Curé chez les Thaïlandaises, l'intégrale de Max Pécas et Dirty Dancing. Mais c'est comme ça mon p'tit gars. Le culte a ses raisons que la raison ignore).

    Mais l'autre idée folle du festival est de décréter, ou du moins  de tenter de déceler ce qui potentiellement sera culte... demain. Ou après-demain. On dans 50 ans. Et faut sérieusement avoir la tête dans le culte pour se projeter aussi loin. Culte ou pas culte? Telle est la question.

    Affaire à suivre. Pour le reste, les détails, la programmation, et tout le toutim c'est là : www.festivaldufilmculte.com

    Et si tu veux voter pour TON film culte, celui que tu souhaites voir à Trouville pendant la réétrospective, c'est là : www.festivaldufilculte.com/la-retrospective

    C'est du 16 au 19 juin, à Trouville sur Mer.

     

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  • Merci pour le Chocolat

    Chocolat est un beau film. Familial. Avec tout ce qu'il faut d'humanité, de passion, de drame, d'humour. Du vécu avec des vrais gens, avec leurs fractures, leurs passé, leur rage de vivre et de s'en sortir. Destins croisés, destins tragiques de clowns oubliés. L'histoire est belle, la reconstitution signée. Le Paris de la Belle Epoque est reconstitué avec minutie. Omar est Chocolat, il est et reste Omar, ce géant doux au rire lumineux. On y croit. Le film de Roschdy Zem est aussi l'occasion de découvrir James Thierrée qui habite le rôle grave de Footit, le comparse, le mentor, l'inspirateur du duo.

    James Thierrée est magistral. Impossible d'occulter sa lignée fameuse. Etre le petit-fils de Chaplin, porter en soi une part de légende, lourde responsabilité. Impossible de ne pas trouver une ressemblance avec l'immense grand-père, dans le visage, dans la gestuelle. C'est le personnage passionnant du film, dans toute son ambiguïté. A-t-il été le bad guy de l'affaire, celui dont on acceptait comme une évidence, contexte de l'époque coloniale oblige, qu'il donne des coups de pied au cul de son sparring partner noir? Footit a-t-il fait Chocolat, le duo reposant sur les stéréotypes raciaux de l'époque? Chocolat aurait-il pu faire carrière sans Footit? Footit est l'ingrédient indispensable à l'histoire. il en est le metteur en scène. Il est l'incarnation absolue du clown blanc, tout en intériorisation. Torturé. Pas drôle dans la vie réelle.

    L'histoire du duo est belle, bien contée, tirée au cordeau. Le film est un subtil dosage d'humour et d'émotion. On est embarqué, c'est sa force. Alors on veut en savoir plus, on se plonge dans les Internets à la recherche de pistes, de récits, d'anecdotes complémentaires...

    On trouve quelques traces ça et , des indices. Qui amènent au-delà de l'histoire racontée dans le film. La carrière de Footit et Chocolat aurait duré une quinzaine d'années, le film est très elliptique sur le sujet, voire trop, et laisse l'impression d'un succès indéniable mais éphémère. Là où le film dérange, c'est dans son récit de l'après-cirque et de la tentative de Chocolat de faire carrière au théâtre. L'histoire est belle, mais semble s'éloigner de la vérité historique. Certes Chocolat voulut s'orienter vers le théâtre. Mais il semblerait qu'il n'ait décroché que de petits rôles sans réelle envergure. Loin du récit du film qui en fait le premier acteur noir à avoir incarné Othello sur une scène parisienne. C'est dommage. J'aurais aimé que cette scène dramatique fut avérée, car elle fait partie des moments d'intensité dramatique forts du film, les doutes de l'acteurs en son talent, l'interprétation parfaite et le rejet d'un public ouvertement raciste. Petit bémol, mais preuve qu'on adhère à une histoire quand elle est bien racontée... When the legend becomes fact, print the legend, c'est connu. 

    Ce bémol mis à part, Chocolat est un beau film de cinéma. C'est déjà ça. A voir, donc.

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  • Concours! Des places à gagner pour "La Vie en Grand"

    Qu'on se le dise, le film "feel good" du moment, c'est La Vie en Grand. Les cités vues sans misérabilisme. Le sujet de société traité avec un humour léger, à la façon d'une comédie américaine (une comédie, pas un film de Michael Bay), sans démagogie trop visible, sans grosses ficelles. Juste le portrait de deux gamins sympas qui se lancent dans un business peu recommandable. A l'opposé de Dheepan, le film trouve le ton juste, par petites touches, savant dosage, sans tomber dans la caricature outrancière, sans niaisierie. Sans Omar Sy ni Reda Kateb, sans flics à la Olivier Marchal. 

    A voir.

    Et pour le plaisir, il y a ici même 3 places (pour deux personnes, soit 6 places au total quoi) à gagner. Premier arrivé, premier servi. Les 3 premiers qui postent un commentaire ont gagné. Un commentaire répondant à cette simple question: "Et vous, votre vie en grand, c'est quoi?".


     

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  • Bloc-note aléatoire

    Bientôt dix années de blogging... Aors, je fais ce que je veux. Tiens, le bloc-notre express dont la dernière publication date de... euh, je ne sais même plus. Enfin, si, je me suis replongé dans les archives. Le dernier dte du 21 décembre. J'arrête la numérotation. J'ai la flemme. Tu vois. La bonne grosse FLEMME. Je le passe en mode aléatoire.

    Ca c'est dit...

    Côté choses vues. Papa ou Maman. Marina Foïs vs Laurent Laffite (de la Comédie Française. Faut préciser, comme ça on ne le confond pas avec une version jeune de Michel Leeb). Le film où tpus les effets comiques sont concentrés dans la bande-annonce et qui distille un ennui plutôt profond. Manque de rythme. Mou du genou. Et pas vraiment méchant.

    Dans le genre méchant et cruel, Les Nouveaux sauvages, jubilatoire successions de sketches, de situation dopées à l'humour noir réjouissant! A voir!!

    Et dans le genre biopic bien foutu, même si j'ai pu lire ça et là quelques réactions peu enthousiastes de geeks intransigeants, Imitation Game. Bel hommage à Alan Turing, l'un des pères de l'informatique. Il décrypta le système de codage allemand, inventa une machine infernale, un genre de proto-calculateur, à l'origine de tous nos maux modernes (second degré)... De l'ordinateur aux Internets. De Charybde en Scylla. De la Roche Tarpéienne au Capitole. Du tenon à la mortaise. Superbe interprétation de Benedict Cumberbatch et de la délicieuse Keira Knightley.

    Côté choses lues, Ma Vie, l'autobiographie de Simone Veil. Parfois un peu trop didactique, souvent émouvant, toujours intéressant. Une vision nuancée de l'histoire et de la politique, qui apporte un beau contrepoint à nos certitudes manichéennes. 

    Rien d'autre à ajouter, sinon l'affirmation, une fois de plus qu'il faut que je me lance dans l'écriture d'une fiction. Quelques pages déjà rédigées. Le temps à trouver pour poursuivre.

    A part ça... je vous raconterais bien mon passage d'iOS à Android. Quand le gars qui a écrit un bouquin sur Steve Jobs, acheté un Mac, des tablettes, des iPhones et toute la panoplie, décide de faire acte d'apostasie et de faire l'acquisition d'un smartphone, One Plus. Bienvenue en terre inconnue... Android est un truc de geeks. Y'a du bon, et du moins bon. On peut tout customiser. Mais quelle absence d'intuitivité! A moins que Steve J. ce sournois ne nous ait simplement lobotomisés à force de simplification... Affaire à suivre...

    Enjoy!

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  • Peut-on dire du bien de la Famille Belier?

    la famille bélier, damiens, viard, elmosninoJ'ai essayé, je le jure! Oui, je le jure sur la tête de Michel Sardou. Je suis allé voir le film que Télérama avait... OK, je sais, vous me voyez venir... Télérama + ma tronche de parisien, ça sent le snobisme bobo à plein nez. Je vous l'accorde... Oublions Télérama. J'ai joué la carte Intouchables. La carte Nakache-Toledano, plus la carte je-suis-en-vacances-je-n'ai-pas-envie-de-me-prendre-la-tête, esprit ouvert, détendu, avec la vraie envie de me faire plaisir. Et puis j'aime bien Sardou. Et Metallica. Et Baxter Dury. Sardou, je sais, c'est inavouable, comme Mike Brant. Mais ça se brame, en voiture, sous la douche. On connait par coeur. Le plus dur est de se l'avouer et de l'avouer. J'aime (et je préfère) Ferrat. Mais ça me regarde. Sardou, c'est comme une sucrerie, comme une tartine de Nutella. Bref, je suis conscient qu'en faisant cet aveu... Cela dit, j'en connais, des princes du bon goût musical, qui sont fans de Goldman... Yark, yark. Non, je ne balancerai pas de nom... Donc Sardou.

    Damiens, Viard, Elmosnino... un sans faute côté casting sur le papier. Sérieusement. Même si au final c'est Elmosnino qui s'en sort le mieux. Mais son personnage de prof de musique frustré d'être confiné en zone rurale et obsédé par la variété française et Michel Sardou mériterait presque un film entier, un film comique. Viard et Damiens en couple de sourds mériteraient eux aussi un film entier. Le genre de film qui permet de décrocher un César catégorie meilleure interprétation d'un handicap (le type de performance dont raffolent Dustin Hoffman ou Daniel Day-Lewis)... Et l'histoire de la gamine qui vit à la campagne mais qui a une voix d'or mériterait à elle seule un film entier. En fait la famille bélier, c'est comme les poupées russes. Il y a plusieurs histoires dans dans l'histoire. Plusieurs films dans le film. Et un scénariste qui ne s'est pas foulé pour raccorder ces histoires les unes aux autres. Du coup, l'ennui gagne, il ne se passe pas grand chose. Bien sûr on rit. Bien sûr il y a de l'émotion au détour de quelques séquences plutôt bien pensées, mais qui tombent un peu comme un cheveu sur la soupe... Séquences un peu putassières sur le mode, vous voulez de l'émotion, en voici une truelle. 

    La Famille bélier, c'est du cinéma populaire qui se fout un peu du peuple. Du cinéma paresseux qui ne fonctionne que par accumulation de situations sans souci de style ni de vraisemblance, qui aurait pu être bien foutu, ambitieux. Qui est juste malin et presque cynique. Evidemment, à l'aune du succès de Qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ou de Rien à déclarer... on se dit qu'au moins on a vu un film populaire sans Christian Clavier ni Dany Boon. Ca rassure. Ca console. Et on se dit que c'est déjà ça de gagné...

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