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Rock en Seine, retour sur l'édition 2010

 

IMGP5290.JPGD'abord une impression de brume au loin, en arrivant à quelques centaines de mètres du Pont de St Cloud. Brume qui s'avère plus qu'humide... Première averse et sortie de l'équipement de pluie. On continue, bravement, on gare le scooter dans le parc. Moins de nuages, pas d'averse. On cache nos yeux derrière des Wayfarer, façon Jake et Elwood Blues. On replie majeur et annulaire, index et auriculaires tendus! Rock'n'roll!

Rock en Seine / Day 1 - Premier concert, All Time Low, gamins insolents, niveau pipicacaprout, pour punk-pop efficace. Le tout dans la bonne humeur... "J'aimeuh la chatta" hurle le chanteur, trop fier d'avoir ajouté une phrase en français à son vocabulaire... Les filles montrent leurs seins, le groupe hurle "boobs!", dans la bonne humeur générale.

 

Quelques heures plus tard, Blink 182, grosse pointure de la première soirée, délivrera un concert, certes très pro, mais sans grand intéret. Le punk rock doit reste primitif, sans tomber dans la prétention. Blink 182 a tellement professionnalisé son show qu'il n'impressionne que les ados. Musique banale, réduite à la performance d'un batteur surpuissant. Pauvre...

Band of Horses, belle pop, envolées de guitares, pas vraiment un groupe de festival, de la musique qui s'écoute allongé dans l'herbe.

King of Conspiracy, power trio français, du punk brutal, un peu lassant sur la distance.

Foals, rien à signaler, une sorte de clone de The Cure, période Let's Go To Bed... Synthés vintage. Des efforts en fin de trimestre, mais ensemble un peu laborieux...

Kele, je zappe. Bloc Party m'a gonflé l'an passé. Je ne peux rien pour le chanteur en solo. Il parait, dixit la presse spécialisée que le gars s'en sort bien. Je fais l'impasse.

IMGP5357.JPGLa première claque du jour: Skunk Anansie. Un groupe dont j'avais petit à petit oublié l'existence, malgré une écoute intensive d'un de leurs premiers albums Stoosh, vers 1994. Skin déboule sur scène, c'est brutal. La version méchante des Noisettes, vues l'année dernière sur la meme scène. Show puissant, présence scénique intense. Le concert qui fait du bien.

Meme impression peu de temps plus tard devant Black Rebel MotocycleIMGP5397.JPG Club, BRMC. Du lourd, du brutal de chez brutal. Son crade, mais pure intensité, quelque chose de fiévreux, qui vous paralyse sur place. Un petit quelque chose (le mojo?) qui fait oublier la prestation des Kooks, groupe surestimé qui a manifestement tout donné dans son premier album et qui décline la formule en mode service minimum. Cela étant, je réalise que la Britpop m'emmerde et que, les années filant,  j'adhère de plus en plus à un rock américain, bien graisseux.

IMGP5370.JPGMouvement vers la Grande Scène pour le show de Cypress Hill. Du lourd, du très lourd, avec un groove incroyable, laidback à mort. B-Real sort un tarpé, l'allume. Le public chante I wanna get high. High. High. Balancement de la foule, transe. High. Le quatuor aux tronches de tueurs emballe l'affaire. 

Rock en Seine - Day 2

Meme impression de brume sur le pont de St Cloud. Meme averse. Meme scénario que la veille. Mais soleil pour le concert de K'naan, dont ma fille N°2, pas sur place m'a dit le plus grand bien. Un bon p'tit gars ce K'naan, hip hop sympa avec guitariste virtuose. Il finit son set par son tube, illustration sonore de la pub Coca de la Coupe du Monde. On est tous contents. On zappe Plan B, dont ma fille N°2 m'avait dit le plus grand bien. En bruit de fond ça a l'air sympa. Mais l'essentiel n'est pas là. Il y a du lourd, un peu plus tard. Stereophonics. Encore des grosses guitares pour un show enlevé. Il fait presque beau. On s'allonge dans l'herbe. Ca dépote, le son est lourd, les guitares bien grasses. Yummy! 

Zappage de Paolo Nutini. Ecoute d'une oreille distraite de Two Door Cinema Club. Intéressant. A réécouter. Jonsi, chanteur de Sigur Ros, se produit en solo. Une partie de son matos est resté au Portugal. Il annonce qu'il fera un show acoustique. Et déclenche une vague de narcolepsie. Sigur Ros, cela n'engage que moi, mais j'aime pas. Jonsi à la guitare sèche vous donne envie de vous ouvrir les veines après avoir ouvert le gaz avant d'aller vous jeter sous un train en gobant une boite de Valium. Ambiance. Et fuite vers la Grande Scène pour le show des QOTSA!

IMGP5468.JPGQueens Of The Stone Age. Encore du lourd. Josh Homme, habitué des lieux et son gang, parmi lesquels, Mark Lanegan! Mark Lanegan qui vient envoyer le bois, histoire de montrer qu'il est toujours affuté malgré ses (belles) escapades folk avec Isobel Campbell. Et ça dépote. Potards sur 11. Ca slamme, ça moshpitte, ça pogote, la bière vole, les guitares déchirent. Concert énormissime qui réveille le parc de Saint Cloud. Dense, intense, fièvreux. (Edit 02/09/2010: une hallucination nous a fait voir Mark Lanegan... C'eut été trop beau, le retour d'un des membres anciens des QOTSA... Bref, confusion, avec Troy Van Leuwen, le guitariste en costard - Merci à Cédric, cf. commentaires, pour son observation).

La programmation provoque parfois des dilemmes. Rien de vital comme slip ou caleçon, Ricard ou Pastis 51, Coca ou Pepsi, peste ou choléra, Sarko ou Ségo, Beatles ou Stones... Ce soir du deuxième jour de Rock en Seine, choix crucial: Massive Attack ou Jello Biafra and the Guantanamo School of Medicine. Ma fille N°1 et moi nous concertons rapidement. Massive Attack on a déjà donné, quelques années plus tot. Jello Biafra, c'est une pure légende. L'homme qui a écrit une page mémorable du punk et a pondu cette phrase: Don't Hate The Media, Be The Media, étincelle initiale de mon activité bloguesque.

IMGP5548.JPGDonc Jello Biafra. Nous laissons nos potes, dont Sala Laloute. Et filons vers la petite Scène de l'Industrie. Jello débarque. Punk rock hardcore basique. Jello est un comédien. Il parle, harangue. Il est politique. Il invective Sarko et le gouvernement français à propos de la politique d'immigration et les expulsions de Roms. Il balance sur Obama et le gouvernement américain. Les majeurs se tendent. En backstage, on aperçoit Josh Homme et les QOTSA, hilares. California uber alles, où Schwarzenegger a remplacé Jerry Brown dans les lyrics. Final sur Too Drunk Too Fuck, Holiday in Cambodia. Le public reprend en coeur. Petit bonheur simple. Jello Biafra est à la hauteur de sa légende

A part ça... Bu deux verres de Monster Energy, pour ne pas mourir idiot, un peu tard dans l'après-midi, et pas dormi avant 3 heures du matin... C'est malin...

Rock en Seine - Day 3

Pas de flotte sur le chemin du Parc de Saint Cloud, ça relève du miracle. On est dimanche. Ca se tient.IMGP5582.JPG Arrivés trop tard pour The Temper Trap, translation vers la Scène de la Cascade pour The Black Angels. Du rock psyché, lourd, plein de guitares. Un peu répétitif et au final bof, bof... Téléportation vers la Grande Scène pour Eels. sans aucun a priori. Eels est un groupe que j'ai zappé, pendant des années. Pas convaincu par l'unique morceau que j'avais entendu au plus fort de la hype. E. le chanteur, masqué par une barbe, un bandana des lunettes noires est parait-il un grand dépressif. Il n'en montre rien. Show impeccable, belles guitares, groupe classieux et magnifique cover du Summer in the City de Lovin' Spoonful.

Petit détour par le set de Wayne Beckford. Y'a du groove, y'a de la soul. Zappage, pour prendre une mousse avec GirlButGeek. Le meilleur reste à venir. Beirut, The Ting Tings, Roxy Music et Arcade Fiiiiiiiiire!

IMGP5593.JPGBeirut... Zach Conlon, s'adresse au public dans un français délicieux, presque sans accent. Le gars n'est pas un grand expansif. Sa fanfare balkanique conquerra-t-elle le coeur des festivaliers amateurs de guitares saturées et beats électroniques? Pari gagné. Pour avoir déjà vu le groupe dans un cadre plus intimiste, lors du Festival des Inrocks, le constat est sans appel: Beirut est taillé pour la scène. Le groupe occupe l'espace. Superbe show. J'aurais aimé entendre leur version du Moribond de Jacques Brel. La prochaine fois?

IMGP5607.JPGTing Tings, bon show. Le duo est impeccable. Le vent se lève. Jules de Martino matraque les futs. Katie White se déchaine sur ses guitares, claviers, pédales d'effets. Ca glisse tout seul. Le feel good concert. Shut Up and Let Me Go, énorme. Mais les meilleurs choses ont une fin, il faut filer vers la scène où Roxy Music donne son show. Roxy Music, une légende. Ferry, McKay, Manzanera. Alléchant à mort... Et décevant. Faut-il réveiller certaines légendes? J'ai vu Bryan Ferry. So what? Tout est impeccable dans le show. Les guitares ont un son parfait. Les jupes des choristes révèlent des jambes fuselées, comme sur les pochettes mythiques des albums du groupe. Et pourtant, on s'emmerde ferme. Pas de la zik de festival. Surtout quand il fait frais. Pas envie de s'allonger dans l'herbe, de fermer les yeux et de se laisser embarquer par les solos de Phil Manzanera. Bref, déception.

IMGP5662.JPGFuite vers la Grande Scène pour prendre position, pour l'apothéose: Arcade Fire. La foule s'accumule, par strates. La nuit est tombée. Le public se densifie. De plus en plus. Foule compacte, entre bière et fumée de quelques pétards ça et là. 22h00. Le groupe prend possession de la scène. Les morceaux de The Suburbs sont taillés pour la scène. Arcade Fire est LE groupe live par excellence. Plongées dans Funeral, dans Neon Bible. Neighbourhood, Haiti, Intervention. Toujours autant de plaisir à entendre ces tounes. La pluie s'immisce dans le show. Elle s'intensifie. Le vent s'est levé. Electricité et eau ne font jamais bon ménage. C'est connu.IMGP5708.JPG La pluie aura raison d'Arcade Fire au bout d'une heure de concert. Les baches recouvrent le matériel. Régine est désolée. Break de quelques minutes. Le public est trempé. Façon lave-linge. Trempage, lavage, rinçage, essorage en panne. Le public n'est qu'une masse compacte de parapluies. Moment de flou. Le show est fini. La foule prise au dépourvu s'éloigne à regret. On aperçoit un roadie qui place les micros sur leurs pieds, dégage un espace sur la scène, installe une grosse caisse. Le groupe revient sur scène. Avec guitare acoustiques. Et c'est parti pour un Wake up d'anthologie! La foule danse sur place, hystérique. Arcade Fire est un groupe généreux, j'avais déjà pu le constater en 2007 à l'Olympia. Dernières mesures. Fin du show. Quel show.

Retour sur Paris. Scooter.

Enjoy!

Lien permanent Catégories : Musiques 5 commentaires

Commentaires

  • Thanks Mr DUBUC !
    M'en veux d'avoir loupé Arcade Fire !
    D'autres concerts essentiels sur Paris en septembre ?

    Bises.

  • Il y a Ozzy Osbourne à Bercy, le 20 je crois... Ozzy, c'est comme aller au musée... ;)

  • Bonjour Mr Dubuc ! OK je regarde et m'y prépare religieusement, rock sexy evidemment !

  • Mark Lanegan a été viré des qotsa depuis un moment par Homme (... trop de drogues), comme Nick Oliveri (... qui battait sa femme). Enfin moi je dis ça ...

    ;)

    (suis-je le seul à me plaindre de la sono lamentable de la grande scène ?)

  • @Cedir: l'habitude des surprises de Rock en Seine... Confondu désirs et réalité... Bref, Troy Van Leuwen est un bon guitariste quand meme... ;)

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