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Somewhere, lost in California

affiche-de-somewhere-de-sofia-coppola-4724807lzjdw.jpgSomewhere est un film plaisant car Sofia Copola a un talent inné pour filmer le vide, la solitude. Il y a des similitude profonde entre les personnages de Marie-Antoinette, des vierges suicidaires, de Bob Harris et aujourd'hui de Johnny Marco, acteur adulé. Des personnages en plein désarroi. Des déracinés, qu'ils vivent en pleine Americana, à la cour de Versailles, à Tokyo en plein décalage horaire ou au Chateau Marmont à L.A.


Et pourtant, je suis ressorti frustré de ma séance dominicale. Somewhere est un film d'atmosphère. Mais dont les personnages demeurent désespérément lisses. Johnny Marco s'ennuie. Il traine dans sa chambre d'hôtel. Il a tout, il ne veut rien de spécial. Comme Bob Harris à Tokyo. Encore que Bob Harris, avec le merveilleux regard de cocker triste de Bill Murray nous prenait aux tripes d'emblée, avec son côté has-been obligé d'aller tourner des pubs au Japon pour entretenir son aura défaillante. Johnny Marco arpente les freeways de Los Angeles dans sa Ferrari. Joli bruit. Johnny Marco a une fille de 12 ans, avec qui il joue à Guitar Hero, qui cuisine des oeufs Benedict pour lui, qui s'initie aux joies du patin à glace. Séquence émotion.

So what?


Sofia Coppola donne dans la redite. Des séquences issues d'un copier-coller de Lost in Translation, sans la délicieuse ambiguité de la relation tendre entre Bill Murray et Scarlett Johansson. Somewhere est un film froid qui tente de déclencher l'émotion sans jamais y parvenir, malgré le jeu touchant de Elle Fanning, incarnant avec justesse la fille du héros. Stephen Dorff est impeccable en acteur au top, qui ne désire rien. Barbe de trois jours permanente, tatouages, look parfaitement déglingué.


Somewhere est un film frustrant car on en ressort avec le sentiment que le film était intégralement dans sa bande-annonce. Pas mémorable. Un peu paresseux. Le film flemmard d'une réalisatrice qui semble décliner un procédé.


Télérama a adoré. Un peu par principe. Parce que Sofia Coppola. J'ai vu le film, parce que Sofia Coppola. J'ai été déçu par un film, qui ressemble par ailleurs à la musique de Phoenix, dont Thomas Mars, chanteur, partage la vie de Miss Coppola. Phoenix, adulé par la critique branchée, qui produit une pop molle et sans aspérités, dont on ne peut que constater la qualité de la production sans qu'elle déclenche autre chose que de l'ennui...
Voilà, tout est dit...


Enjoy!

Lien permanent 2 commentaires

Commentaires

  • Dommage que Somewhere soit décevant... je vais tout de même y aller pour me faire un avis, parceque Coppola...
    Mais t'entendre dire que Phoenix est une pop molle, je suis outrée! ^^
    A bientôt

  • Pourquoi n'accroché-je pas à la musique de Phoenix, pas plus qu'à celle de Syd Matters ou celle de Sébastien Tellier? Pourquoi Radiohead m'ennuie? Pourquoiiiiiii? ;)

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