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Langueur estivale

Je voulais au départ écrire une note pour rien. Les vacances approchent. Mes enfants sont eux déjà en vacances. Grand moment de calme dans un Paris étouffant. L'occasion de faire un premier bilan de ce blog et d'en remettre à plat la ligne éditoriale. 

L'occasion de revoir le fond et la forme, de suivre les préceptes d'Henri Kaufman, de se mettre en abyme comme disent les critiques cinématographiques...

L'occasion de faire un point sur les sujets qui me passionnent...

L'international: depuis dix ans, je parcours le monde pour le compte de divers journaux et magazines. Ma Mission (avec un grand M, n'ayons pas peur de l'emphase): développer le chiffre d'affaires publicitaire des titres dont j'ai la responsabilité. La presse demeure, l'un des médias de prédilection des annonceurs internationaux dès qu'il s'agit de toucher des cibles sélectives ou haut de gamme (décideurs, top managers, C-level, hauts revenus, etc...). On observe toutefois un intérêt croissant des annonceurs pour le online, tant pour des raisons économiques que pour les nouvelles solutions de communication qu'il propose.

L'ouverture vers l'international demeure malheureusement marginale dans les médias français. Pour des réussites écrasantes, comme les éditions internationales de Elle, peu de déclinaisons internationales de marques média françaises. C'est dommage. Espérons que France 24 (ex CFII) sera le déclic qui donnera une meilleure visibilité aux médias français (et non pas francophones) à l'étranger! Et de fait donnera aux passionnés de la cause internationale la visibilité dont ils ont besoin.

La presse: j'ai toujours une grand affection un peu irrationnelle pour la presse, même si, c'est un fait certain, le média va mal et doit s'adapter à la surabondance de l'offre, la fragmentation des audiences, le désamour des lecteurs pour certaines formes de presse, l'évolution des goûts et de la demande... La presse reste une expérience sensuelle: vue, odorat, toucher... Nos sens sont stimulés, avouons-le: un magazine ça sent bon l'encre fraîche, la colle et le papier glacé. Un magazine neuf, dont la reliure n'a pas été cassée par une lecture avide, dont les pages ne sont pas imprégnées d'eau de mer de sable et de crème solaire, c'est beau, non?
 
Les médias: grâce au web, si l'on est positif, ou à cause du web, si l'on est plus circonspect, la presse a entrepris son aggiornamento... Mais rien n'est jamais gagné d'avance. La technologie ira toujours beaucoup plus vite que les négociations syndicales... On est dans l'ère du Do or Die, soit on s'adapte soit on meurt. A l'heure où la France peut s'enorgueillir d'avoir le plus fort taux de connections à l'internet haut débit d'Europe, où le jeu de la concurrence a permis au primo-accédant à l'internet de connaître les joies de la quasi-instantanéité, une fois de plus l'offre s'enrichit à la vitesse grand V: information, loisirs, images, sons, le pire et le meilleur, livrés en vrac.
Les modèles économiques ne sont pas encore bien arrêtés. La redistribution des investissements publicitaires s'amorce. La communication intègre les nouveaux vecteurs. L'ère est au grand chambardement, et c'est bon!!! Viva la revolucion! 
 
Les nouveaux médias et la mobilité: étant nomade, sinon par nature, du moins par profession, je suis devenu un addict des nouveaux totems de la mobilité... Ma récente virée japonaise m'a démontré combien la vie était pénible, au pays de la technologie omniprésente sans gsm ni Blackberry... Dès qu'on a goûté aux nouvelles techno, on en veut encore plus, un débit plus rapide, des connections sans fil partout, la synthèse intégrale de mon téléphone, de mon PDA, de mon Ipod, de mon appareil photo et de mon ordinateur... Je rêve du jour où je parcourrai le monde quasiment les mains dans les poches... Aujourd'hui, Netvibes me garantit le stockage de mes données et l'accès à mes sites et blogs favoris, Google calendar, l'accès à mon agenda (si tant est que l'import de données provenant d'Outlook soit facilité, ce qui n'est pas le cas à ce jour...), g mail, une messagerie efficace et l'accès à mon carnet d'adresse... Ne me manque qu'un périphérique de stockage de poche me permettant de faire de n'importe quel ordinateur, MON ordinateur...
 
Début août, je tente une désintoxication techno-médiatique en m'isolant sur une île quasi-déserte d'1 km 500 sur 500 m, en pleine Baie du Mont Saint Michel... L'accès à internet est analogique et le débit, via les lignes téléphoniques, atteint péniblement 28kb dans les bons jours... Le gsm nécessite de se placer sur un rocher en se penchant dans le vide pour améliorer la qualité de réception... L'eau atteint parfois 20°, en période de canicule... Et je redécouvre chaque année la réalité des réseaux sociaux non-virtuels, peuplés de vrais gens avec qui on prend l'apéro et avec qui on discute jusqu'au bout de la nuit... On refait même le monde, parfois.
 
Septembre: reprise avec un séminaire à Copenhague, organisépar Connect Alliance consacré à l'avenir de la presse dans un monde numérique... Je vous raconterai! 
 

Lien permanent 2 commentaires

Commentaires

  • Bravo pour ta bannière sur le Blogging Accompagné. !!
    Blogosphère = Solidaire
    J'ai en projet une note sur la comparaison des blogs et de la presse. (en gros, à quel journal vous identifiez-vous ?)
    ça t'intéresse ?
    Henri

  • @ henri: definitely yes!!! peux-tu m'en dire plus?

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