Les japonais bloguent! Jusque-là rien de spécial. On pouvait s'en douter... Mais le japonais est-il différent du blogueur américain ou français? Selon le Japan Journal, 80 millions de japonais sont utilisateurs d’Internet soit 62% de la population. En mars 2005, 3.35 millions de Japonais avaient ouvert un blog, ce chiffre passant à 4.73 millions fin septembre. La tendance: pratiquement 8 millions de blogs à la fin 2007. 
Qu’est-ce qui motive ce phénomène? Selon une étude menée par le Ministère des Affaires Internes et de la Communication, et publiée en juin 2005, 50% des blogueurs interrogés déclarent le faire pour laisser une trace de leur vie quotidienne, 32% pour partager des informations, 27% pour exposer leur point de vue et opinion à l’attention du plus grand nombre. Pour ce qui est du contenu, 61% décrivent leur blog comme un journal intime relatant leur vie quotidienne, 24% parlant de leur hobbies, de sport, de cinéma, de télévision ou de leurs animaux de compagnie… En mars 2005, on estime à plus de 16 millions le nombre de personnes ayant visité un blog au moins une fois.
Côté économique, The Affiliate Marketing Association a fait une enquête l’année dernière d’où il ressort que 27% des blogueurs n’avaient pas perçu le moindre yen et 43% moins de 1000 yen, soit 7 Euro… A peine de l’argent de poche…
Le blogging n’a donc pas encore fait la fortune de ses pratiquants...
Finalement, une approche classique du blogging: soif d'expression, besoin de communication... Le blogueur japonais se fond dans la blogosphère mondiale...
Côté contenu, une fonction du média a émergé lors de catastrophes naturelles: sa capacité à véhiculer des informations pratiques en temps réel – si tant est que le réseau soit opérationnel. Une expérience grandeur nature a été réalisée en juillet 2005 dans la ville de Nagaoka, le Nagaoka Seikatsu Joho Koryu Netto (Nagaoka Daily Life Information Exchange Network). Le site web de la ville ayant été rendu inaccessible du fait d’inondations, un blog indépendant a été mis en place afin de donner des informations pratiques, des consignes de sécurité, des directives d’urgence, la carte des zones inondées, etc… sans oublier les liens avec les sites du gouvernement… Un succès selon les autorités avec 10 000 visites la première semaine. Un blog d’urgence similaire a été mis en place 3 mois plus tard, dans la même région, suite à un tremblement de terre avec le même succès. (Pas pu vérifier n'étant pas sur place! L'idée mérite d'être approfondie!)
bien culturel, de la hype, ou de l'information), "Une Presse sans Gutenberg" de Bruno Patino et Jean-François Fogel (Grasset). La notion de gratuité y est largement évoquée: Internet a provoqué une disruption pour la presse d'information. Elargissons le débat: pas uniquement pour la presse. Internet donne l'illusion de la gratuité et nous confronte à la perte du sens de la valeur de l'objet. Pourquoi paierais-je un bien, un service, une information, un film, un morceau de musique alors que je sais qu'il est quelque part sur la Toile, et que je peux y accéder facilement? Et que le fait de payer mon abonnement à mon FAI est pour moi le droit d'accès à un univers où tout est disponible, la licence globale en quelque sorte...
On est chez Alien... "dans l'espace, nul ne vous entend crier..."... Le produit de presse payant est condamné à n'être qu'un média de niche. Le gratuit est le media de masse.