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violence

  • Kitano vs Rodriguez - Outrage vs Machete

    Deux films, deux réalisateurs que rien ne rapproche sinon le goût exacerbé pour la violence.

    Outrage-p2.jpgKitano Takeshi, japonais, connu aussi sous le nom de scène de Beat Takeshi. Le kid d'Asakusa, quartier populaire de Tokyo. Outrage, son dernier opus, plein de Yakuzas, de froide brutalité, de coups de feus, de morts violentes, filmées de façon presque glaciale, dépassionnée. La critique n'a pas aimé. Trop clinique, gratuit parfois. Une violence qui rappelle celle des films de Scorsese, celle qui vous met dans l'inconfortable position du voyeur impuissant. Outrage est un film âpre. Pas le meilleur de Kitano a-t-on pu lire ça et là. Peut-être s'est-on trompé sur Kitano depuis des années. Du moins en Europe. En France où il est adulé par la presse spécialisée. Elle y a vu un peut-être héritier d'un certain cinéma de qualité - la même presse qui a dénoncé Clint Eastwood comme un infâme faciste avant de le réhabiliter et de l'étouffer sous fleurs et hommages. Chez Kitano cohabitent le bouffon, animateur de jeux télévisés bas du front, et l'auteur. Ses films poétiques ne sont pas les plus intéressants. Dolls exhalait un certain ennui. Hana-bi et Sonatine, détonnaient par l'alternance de poussées de fièvre et de moment de poésie ou de farce. Outrage ne montre qu'une face de Kitano, la brutale. Peut-être la plus proche d'une réalité japonaise qui s'efface tout en influant sur le fonctionnement de la société, avec cette cohabitation permanente entre traditions séculaires et modernité. Peut-être Outrage, avec ses Yakuzas vieillissant, est-il finalement un film sur la perte des repères?

    Machete-Wallpaper-machete-14695551-1680-1050.jpgRobert Rodriguez, mexicain. Proche de Tarantino, avec cette commune passion pour le cinéma de pur divertissement. A ce titre, Machete est un pur produit à déguster sur le pouce en sachant qu'on n'y trouvera pas de réflexion profonde sur le pourquoi du comment, sur les racines du Mal ou que sais-je encore. L'approche est outrancière, filmée nerveusement. La violence est gore, mais un gore réjouissant, car ne se prenant jamais au sérieux. Pas de critique sociale, même si on la sent poindre, le film pourrait être "la revanche des Wetbacks", tant la culture chicano est citée, et exprimée comme presque consubstantielle à la culture des états du Sud des Etats-Unis partageant frontière commune avec le Mexique. Machete est un film d'hommes, et un film féministe. Les femmes manient le flingue, le couteau, féminité exacerbée, sensualité, leadership, elles ne sont pas la récompense du mâle pour le repos du guerrier. Elles règlent leurs comptes, leur vie à tombeaux ouverts, à donf'. Brutales comme des mecs. La vision des mecs chez Rodriguez est binaire, good guys vs bad guys. Le Good Guy, Danny Trejo, dans le rôle-titre a une tête de tueur. Les Bad Guys ont des bonnes têtes d'All American Boys, un peu bourrins, tellement vus dans les films et séries qu'il est réjouissant de les savoir du mauvais côté. Et que tôt ou tard dans le film, leur destin sera contrarié à coup de lames, de lattes, de battes ou de balles... Réjouissant.

    Au final, match nul, avec une petite préférence pour le film de Rodriguez, moment de détente jubilatoire.

    Enjoy!

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  • Bloc-note express N°97

    Enfin, les affaires reprennent... Août est un enfer pour le business. Personne nulle part. Processus de décision au ralenti. Septembre pointe son nez. Rentrée pour tous. Rentrée des classes. Paperasses, chèques, réinscriptions, fournitures, couverture des livres scolaires... Tous au taquet, avec perspectives de pandémie, PCA, masques et gel désinfectant... Top! La parano gagne, le voisin qui éternue est suspect d'emblée... ;)

    Le mois des choix. Quand une boîte se retire de France, et réduit la voilure dans toute l'Europe. Se réfugie sur son marché le plus mûr. On peut comprendre la logique. Financière. L'heure du choix donc. Créer ex-nihilo. Ou reprendre une entreprise. Donner libre cours à sa créativité rédactionnelle. Se plonger dans les âffres, les affreux de la création, comme les chantait Gainsbarre (Hmm, hmm, hmm in "Love on the Beat"). Le truc qui fait sécreter de l'adrénaline dans la journée et réveille la nuit. Lovely! :) Affaire à suivre... Du changement dans l'air!

    Inglorious Basterds... Pas un film génial, ce serait trop simple. La critique, unanime l'a déjà dit. Pas si simple. Parce que même un Tarantinobasterds.jpg moyen est largement supérieur à la production moyenne. Parce que le film est jubilatoire. Parce que le film est , à l'heure du grand mashup, indispensable. Un western à la Sergio Leone, une comédie avec des nazis façon Mel Brooks, un film de cinéphile. L'histoire est remixée. Hitler meurt, le SS est cultivé, véritable psychopathe. On pourrait presque faire un parallèle entre Max Aue, le héros des Bienveillantes et Hans Landa. Sauf que Jonathan Littell nous décrit un anti-héros qui ne met pas ses mains dans le cambouis. Il observe les Einsatzgruppen, ne tient pas le flingue. Landa passe à l'acte, entre deux considérations poétiques, en anglais, allemand, français ou italien... Film, déclaration d'amour au cinéma... Clouzot, Pabst, Jannings, Riefenstahl sont cités...

    prophete.jpgUn Prophète... Le deuxième film à voir en ce début septembre. Virtuose, réaliste, brillant. Pas de virtuosité gratuite, pas de superficialité. Apre, violent, fort. Pas un mot de trop, pas un geste ou un regard. La vie carcérale, crade, brutale, où les instincts tribaux prennent le dessus. Un film qui répond à notre curiosité. que se passe-t-il derrière les murs des Centrales? Pas de voyeurisme. Du grand cinéma. On est dans une fiction, qui est l'antithèse de Scarface. Le film de Brian de Palma pêche par son outrance. Chez Audiard, pas besoin de rectifier les voyous à la troçonneuse, de plonger le nez dans des montagnes de coke. La violence est sèche. Par flashes brefs. Un film majeur, dans le fond et la forme. Et un constat terrifiant sur la prison, monde darwinien, où le plus intelligent survivra, au prix des bonnes alliances, de sa capacité à apprendre, à s'adapter, à comprendre le monde dans lequel il vit. La conclusion du film sera perçue comme optimiste ou pessimiste selon le côté de la loi d'où on se situe...

    Balle au pied... La France au bord de la relégation... Tant mieux. Ca nous fera des vacances en 2010. Balle dans le pied, pied de nez. Domenech, poil au cake... lol

    La violence est bonne pour l'impact des pub dans les jeux vidéo. Les scènes violentes attirent l'attention du gamer. Il est plus attentif, plus impliqué. J'adore cette idée. On en parle, ici... Une bonne claque aux idées reçues... qui fera flipper 90% du marché publicitaire, et les ligues de vertu si d'autres études viennent corroborer ce premier constat... ;)

    060.JPGUn chat... Chez moi... Un chat, d'à peine 4 mois... Elvis. Rien à dire. On peut relire Baudelaire. Une boule de poils qui ronronne façon tronçonneuse, et mordille les orteils au travers de la couette. De préférence le matin, vers 5h45...

    Une nouvelle rubrique à venir dans la grille de programmation de Dubuc's blog... Le best of spam... Le spam de la semaine... Une façon de garder en mémoire les efforts créatifs considérables des emmerdeurs, au delà du simple élargissement du pénis et de l'achat de fausses Rolex...

    Rappel de la grille, by the way: Lundi, le Bloc-note express; mercredi, l'intermède politico-musical; vendredi, le best of spam; samedi, dans mon iPod... Et dans les trous, miscellanées et chroniques aléatoires...

    Enjoy!

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