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simone Veil

  • Bloc-note aléatoire

    Bientôt dix années de blogging... Aors, je fais ce que je veux. Tiens, le bloc-notre express dont la dernière publication date de... euh, je ne sais même plus. Enfin, si, je me suis replongé dans les archives. Le dernier dte du 21 décembre. J'arrête la numérotation. J'ai la flemme. Tu vois. La bonne grosse FLEMME. Je le passe en mode aléatoire.

    Ca c'est dit...

    Côté choses vues. Papa ou Maman. Marina Foïs vs Laurent Laffite (de la Comédie Française. Faut préciser, comme ça on ne le confond pas avec une version jeune de Michel Leeb). Le film où tpus les effets comiques sont concentrés dans la bande-annonce et qui distille un ennui plutôt profond. Manque de rythme. Mou du genou. Et pas vraiment méchant.

    Dans le genre méchant et cruel, Les Nouveaux sauvages, jubilatoire successions de sketches, de situation dopées à l'humour noir réjouissant! A voir!!

    Et dans le genre biopic bien foutu, même si j'ai pu lire ça et là quelques réactions peu enthousiastes de geeks intransigeants, Imitation Game. Bel hommage à Alan Turing, l'un des pères de l'informatique. Il décrypta le système de codage allemand, inventa une machine infernale, un genre de proto-calculateur, à l'origine de tous nos maux modernes (second degré)... De l'ordinateur aux Internets. De Charybde en Scylla. De la Roche Tarpéienne au Capitole. Du tenon à la mortaise. Superbe interprétation de Benedict Cumberbatch et de la délicieuse Keira Knightley.

    Côté choses lues, Ma Vie, l'autobiographie de Simone Veil. Parfois un peu trop didactique, souvent émouvant, toujours intéressant. Une vision nuancée de l'histoire et de la politique, qui apporte un beau contrepoint à nos certitudes manichéennes. 

    Rien d'autre à ajouter, sinon l'affirmation, une fois de plus qu'il faut que je me lance dans l'écriture d'une fiction. Quelques pages déjà rédigées. Le temps à trouver pour poursuivre.

    A part ça... je vous raconterais bien mon passage d'iOS à Android. Quand le gars qui a écrit un bouquin sur Steve Jobs, acheté un Mac, des tablettes, des iPhones et toute la panoplie, décide de faire acte d'apostasie et de faire l'acquisition d'un smartphone, One Plus. Bienvenue en terre inconnue... Android est un truc de geeks. Y'a du bon, et du moins bon. On peut tout customiser. Mais quelle absence d'intuitivité! A moins que Steve J. ce sournois ne nous ait simplement lobotomisés à force de simplification... Affaire à suivre...

    Enjoy!

    Lien permanent Catégories : Bloc-note, Choses vues, Ciné 0 commentaire
  • Shoah memories

    Monsieur le Président de la République,

    L'autre soir, regardant d'un oeil distrait la narration quotidienne de vos exploits et interventions, je vous vis annoncer ce devoir de mémoire imposé à nos têtes, blondes, brunes, crépues, mal coiffées, à la raie sur le côté... Je me sentis bizarre. Je ne comprenais pas trop. Ma fille est au CE2. Hier, j'entendais la réaction de Simone Veil. Qui est peut-être la seule de votre entourage politique à pouvoir s'exprimer sur le sujet de la Shoah, pour avoir été au coeur de la machine Nacht und Nebel, de lui avoir survécue, de vivre avec cette expérience de vie dans un univers de mort, une vie d'engagement, d'intégrité. Une vraie autorité morale. Et j'abonde dans le sens de Simone Veil. Si le devoir de mémoire est indispensable, doit-on faire porter à nos enfants le poids incommensurable de ces enfants anihilés? Adopter la mémoire d'un enfant mort... Les petites victimes de la Shoah ne se collectionnent pas comme des images Panini. C'est obscène. 

    D'autant plus, qu'au delà de la compassion, de l'émotion, dont vous êtes friand dans votre recherche d'exposition permanente, se posent de questions bien plus complexes. On dit communément, "plus jamais ça". Plus jamais ça. Trois simples mots, comme un mantra. Mais au delà des mots, la mémoire de la Shoah pose des questions très profondes sur la nature humaine. Et tout un chacun devrait se poser au moins une fois la question de savoir ce qu'il aurait fait, dans un contexte similaire. Si on se réfère aux livres de Christopher Browning, les Einsatzgruppen étaient constitués d'hommes ordinaires. Des hommes ordinaires, pas des psychopathes assoiffés de crime. Qui ont appliqué les ordres. Ont fait du zèle. Ont massacré. Et une des questions de fond que soulève la mémoire de cette période noire, est: qu'est-ce que j'aurais fait? Quel est le déclic qui transforme un homme éduqué ou non, un être sociable, un être moral qui connait le distingo entre le bien et le mal en une machine à tuer. Trop complexe pour des enfants. Bouleversant pour un adulte. Car la réponse, j'en ai peur, si l'on est honnête avec soi-même, est qu'on ne doit jamais être certain de ne pas receler dans sa nature profonde, un bourreau en puissance.

    Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, etc, etc...

    Dubuc, blogueur. 

     


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