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finance

  • Largo Winch vs Inside Job

    largo winch, inside jobA ma droite, Largo Winch, milliardaire en baskets. Une presque vingtaine d'aventures au compteur. Le monde des affaires internationales et de la finance à la sauce Van Hamme, scénariste de talent. On s'y bat à coup de couteau, les balles fusent, les filles ont de gros seins et ne sont pas farouches. On dirait du Gérard de Villiers, c'est du roman de gare à la sauce jet set. Deux films au compteur, adaptations plus ou moins fidèles d'une approche éthérée du monde du business. Un monde clivé, les méchants businessmen, hommes en gris, et vieux vs les jeunes loups qui comprennent tout aux subtilités des montage financiers sans pour autant avoir perdu leur temps à Harvard à faire de coûteux MBA... Réalisme proche du zéro absolu, beaux effets pyrotechniques, et même, nous dit-on, casting hollywodien. Sharon Stone, qui ne fait plus rêver grand monde, et qui n'incarne plus qu'elle même, version MILF de Paris Hilton.

    largo winch, inside jobA ma gauche, Inside Job, déjà chroniqué icitte. Le capitalisme, le vrai. Pas besoin de rafales d'Uzi, de combats au corps à corps, de tueurs à gage, de méchants façon James Bond. Des banquiers, des experts en notation, des concepteurs de produits financiers complexes, quelques secrétaires d'Etat au Trésor, une pute de luxe quand même et quelques saladiers de coke. Et de vrais dommages collatéraux, des pays qui s'effondrent sous le poids de leur dette, des milliers de primo-accédants à la propriété expulsés de chez eux. Et des gouvernements à la ramasse qui font tourner la planche à billet et réinjectent des milliards de brouzoufs dans le système pour le maintenr en vie. 

    Je n'irai pas voir Largo Winch 2. Déjà le visionnage de l'épisode 1 m'avais soulevé le coeur, avec cette vision grotesque du monde du business. Dans les années 80, Paul-Loup Sulitzer avait initié ce sous-genre littéraire. Dont le seul antidote qu'aient trouvé les lecteurs traumatisés, fut de se plonger dans les délires new age de Paulo Coelho. 

    Cela étant, la réalité rattrape parfois la fiction. Digne des aventures de Largo, les aventures de MAM... Destination exotique, manipulations, désinformation, conflits d'intérêt, ministre à temps partiel comme Largo est pédégé à temps partiel, affaires de famille, fréquentations sujettes à caution, et art de se trouver là où il ne faut pas être... LOL

    Enjoy!

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  • Inside Job, en apnée dans l'univers de la finance

    inside-job-affiche.jpgEn apnée, car les milieux de la haute finance américaine puent. Puent la désinvolture, le cynisme, l'avidité, la magouille et la corruption. Peu importe que les traders et leurs patrons se fourrent des kilos de coke dans le nez, qu'ils passent leurs nuits avec des escorts et partouzent entre eux, comme l'évoque le film de Charles Ferguson, Inside Job. Peu importe, l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est dans le cynisme absolue de l'ingéniérie financière, dans des mécanismes complexes dont l'unique objectif est de générer des profits considérables, sans création de valeur. L'argent pour l'argent. Dans le seul but d'enrichir la banque, ses dirigeants et affidés. Quitte à destabiliser un pays comme l'Islande. Quitte à ruiner de petits investisseurs, tellement heureux de devenir propriétaires sans le moindre apport initial.

    Inside Job est un reportage au vitriol, qui est aussi dévastateur que Capitalism, a love story, sans la subjectivité de Michael Moore. Des financiers passant de Goldman Sachs à la Maison Blanche. Des agences de notation, comme Fitch, S & P ou Moody's qualifiant leurs évaluations de simples "opinions", et attribuant généreusement des AAA à des banques, des produits financiers douteux en connaissance de cause, en échange de quelques millions de dollars. Des conseillers multipliant les conflits d'intérêts et expliquant benoitement devant la caméra qu'ils ne voient pas où est le problème. Obama ne sort pas indemne de cette peinture au noir-Soulage des moeurs de Wall Street. Il a dans son entourage proche la plupart des acteurs et initiateurs de la crise financière de 2008. Tim Geithner, Larry Summers...

    Inside Job va très loin dans la démonstration, en montrant à quel point la gangrène de l'idéologie de la déréglementation absolue des marchés a infiltré le système éducatif américain. Les gourous de la haute finance, chantre des produits dérivés, conseillers de tous poils tiennent chaire à Harvard, Columbia... Formatent les étudiants dans ce moule oàù le maître mot est, pour citer Oliver "Wall Street" Stone,  Greed is good.

    Un film dont on sort assommé. A tel point qu'on ne serait même pas étonné de trouver des traders accrochés aux lampadaires, en application de la bonne vieille loi de Lynch, par de petits propriétaire énervés.

    Enjoy!

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