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art

  • Béton

    Le béton est consubstantiel à l'homo urbanus. Il l'occulte dans son esprit. Il vit avec, il l'oublie. Il ne font qu'un. Béton de bunker, la joie du militaire. Beton sagt man auf Deutsch. Concrete in English. Intéressant ce mot. Concrete. Proche de concret. Le béton est là, il s'impose. Lourd puissant. Il est l'ennemi de l'être de nature. L'ennemi de Gaïa, la Terre nourricière. Il sait parfois se faire léger, audacieux, mêlé à l'acier ou au verre.


    Il est art. Il est beau. C'est l'affirmation des organisateurs de l'exposition Beton Art.7 qui se tient jusqu'au 13 juillet dans la galerie Claude Samuel. Audace de l'affirmation. Des plasticiens - ne faudrait-il pas dire bétonniciens? - s'en approprient la matière. Pour la détourner de sa vocation utilitaire. Lui donner des formes allant jusqu'à imiter la nature.

     

    Béton et Art... Etonnant mélange. Einstürzende Neubauten me donne la touche musicale finale. Au volume, à la couleur, il faut ajouter le son. Rien de tel que Blixa Bargeld et son gang.

     

     

     

    Enjoy!

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  • David Lynch chez Cartier

    medium_lynch_cartier.jpgLynch s'expose à la Fondation Cartier. Etonnant. "The Air is on Fire". Un univers de cauchemars, un certain humour noir, des choses absconses, des choses sombres, des sons, des images, des sculptures, des toiles... Un univers riche, une manifestation surprenante. Pas d'optimisme. Un univers très personnel de chair et de sang, de situations absurdes. De grandes toiles, variations de gris et noirs. Des photographies, bonhommes de neiges, nus, photos érotiques retouchées à l'aide de Photoshop, corps mutilés, décapités, floutés... Des accumulations d'oeuvres et oeuvrettes du maître, dessins sur des post-it, des serviettes de restaurant, en papier, des blocs notes d'hôtels. Graffitis, grifonnages, dessins automatiques. Je ne suis pas un inconditionnel de Lynch, je n'ai pas vu tous ses films, et le peu que j'ai vu m'a laissé perplexe. J'ai donc abordé cette visite avec curiosité. La curiosité du béotien. Comme souvent, lorsqu'on est confronté aux travaux de plasticiens contemporains, on est partagé entre l'adhésion totale - et certaines oeuvres sont très fortes et dégagent une forme d'émotion - on hurlerait presque au génie; et le rejet face à la facilité avec laquelle la note des courses sur laquelle l'artiste à tenté de réveiller ses stylos-bille asséchés est offerte au public comme ébauche ou partie prenante incontournable de la démarche artistique... Bref, on marche à pas comptés sur le fil du rasoir, génie absolu ou escroquerie intellectuelle? Il y a des deux. C'est peut-être pour cela que je recommande cette exposition. Plongée dans la folie (?) d'un homme.
     
     Enjoy! 

    Sans transition, ni lien avec l'expo, un spot publicitaire mis en scène par Lynch, déniché sur Youtube... Flippant!!!




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