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Absence

Note d'hommage. A un ami, un poto, un confrère. Qui a eu le mauvais goût ou l'élégance suprême, qui sait, de décider de nous fausser compagnie, définitivement. Fatalement. Appelons-le JB, JiBi, JayBee, on n'est pas loin de la vérité. Appelons-le Oliver Niven, son double. Disons que c'était un pro de l'international. De la pub internationale. Nous faisions le même job, dans la vie vraie. Dans des titres concurrents. Et complémentaires. Dans nos métiers, loin de la blogosphère, nous sommes peu nombreux, sur la place de Paris. Dans les médias français. A commercialiser l'espace publicitaire de nos titres de presse auprès de marques internationales. Nous sommes peu nombreux. A la limite de la secte... Un groupuscule qui parcours la planète. Qui aime l'odeur de kérosène des aéroports, le goût du saké bu à Tokyo, les bas-fonds de Hong Kong, les retards de l'Eurostar, les programmes de fidélité des compagnies aériennes... Un réseau social à part entière. Quelque chose de réel. D'humain aussi.
Parlons du double, d'Oliver Niven, fils spirituel de l'acteur dandy britannique. Journaliste pour Senso, Série Limitée. Passionné de belles choses. Esthète. Avec qui, chaque déjeuner était un happening permanent... Où l'on cause publicité, quelques minutes, puis où l'on compare les qualités des interprétations des chansons de Burt Baccharach, de Dusty Springfield à Elvis Costello... Des choses essentielles... Des moments où l'interessé d'une voix de stentor réinterprétait le scat de Michel Legrand, entre un verre de sancerre rouge et le café gourmand... Inoubliables instants.
So long, man.
 

Lien permanent 3 commentaires

Commentaires

  • Bonjour,

    cela m'a fait très plaisir de lire votre papier sur Oliver Niven. Je ne le connaissais que de loin, que le plaisir de le lire dans Senso - pour moi c'était l'un des meilleurs - toujours subtil et élégant - entre autres (Je suis icono pour ce magazine) . J'ai bavardé et ri une seule fois avec lui à une soirée. Mais je ne l'oublierais pas et d'une certaine manière - je n'ai aucune raison légitime de dire cela - ils (ses écrits et lui) vont beaucoup me manquer. Alors merci de cet hommage. Sophie

  • Je voulais juste vous dire qu'un hommage à Jibi aura lieu le 17 octobre à la Trnité 18H
    La nièce de Jean baptiste

  • Noël. Jean-Baptiste (Oliver) me manque. Son humour, son goût, ses rêves, son intelligence, sa sensiblité. Oui. Il me manque. Nos appels téléphoniques qui duraient des heures. Déjeuner dans un hôtel. Sa gentillesse..

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