13/12/2009
Ah que... le jour de la mort de Johnny...
Un cri primal pour commencer... Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrgh!
Ca va déjà mieux... Un peu saturé de Johnny, j'évacue.
Merci aux Fatals Picards pour cette contribution gentiment ironique à ma catharsis dominicale. Le Jour de la mort de Johnny...
Et cette interview de l'idoleudéjeuneuh, sur Antenne 2, au siècle dernier... Qui tendrait à prouver que la mort de Johnny est un marronnier médiatique au même titre que le spécial Francs-Maçons, immobilier, salaire des cadres, et classement des hopitaux...
Enjoy!
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11/03/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°15
U2... U2 sort un album... So what?
Faut-il le flinguer tout de suite? Faut-il lui laisser une chance? Il se vendra. Il a peut-être déjà été piraté à des dizaines de milliers d'exemplaires, voire des centaines...
Qu'est-ce que U2 aujourd'hui? Saint Bono... Avec Bono, le rock s'est racheté une conscience. Il ne sent plus des dessous de bras. Il n'est plus lubrique, il est un truc adulte. On joue toujours très fort, mais on fait gaffe à la planète... On éteint la lumière en sortant de la pièce... On est concerné par la situation du monde... Tu vois, les n'enfants qui n'ont pas a manger, la dette du tiers-monde, on rencontre les puissants, on leur tape sur l'épaule en leur disant de faire un effort... Les puissants sont comblés, ils rencontrent une star du showbiz, tellement rassurante qu'ils leur présentent leur mère, leurs enfants en bas âge... Bono, Chris Martin, même combat. La dent blanche, le poil luisant, un grand bol de céréales bio le matin. Un verre d'eau dans la journée. Entre deux séances de prêchi-prêcha. La guerre c'est moche, la paix c'est mieux... Il ya aurait moins la faim dans le monde si les gens étaient bien nourris. La pluie ça mouille. On se couche tôt le soir, après avoir bordé les enfants, et leur avoir raconté une histoire. De temps en temps, on passe un coup de fil à ses vieux potes, avec qui on a débuté sur les planches, avec qui, au commencement du commencement on a fait semblant de carburer au speed et à la bière, pour faire genre... Quand on s'emmerde trop dans sa villa cossue. Alors on annonce au monde entier qu'on a retouvé le plaisir de jouer de la musique ensemble, que l'alchimie était intacte, bla, bla, bla... Le directeur financier vient vous présenter le business plan des mois à venir... Album+tournée. Un joli compte d'exploitation. On rentre dans les détails. Bon, voyons, quelques destinations sympa. Quelques stades. Bilan positif. Dollars, dollars, dollars... On défiscalise, patron? Ouaip, délocalise-moi ça dans un pays ami!!!
Et la musique?... Bon, on prend un producteur... Le genre qui va nous faire coller à l'air du temps... Eno? Lanois? Fait chier. Pas hype. Ca c'était bon pour les années 90! Lillywhite? L'est pas mort, lui? Arrête, on va nous prendre pour Simple Minds!!! lol !!! La libération de Mandela les a plombés!!! Nous avec la faim dans le monde et la dette, on a un positionnement d'enfer!!! Durable, comme le développement!!! Ah, ah! Producteur? Rick Rubin? Pas tout de suite! Soit on vire metal, mais on hyper-segmente le marché... Soit on fait des albums solo... Et puis chuis trop jeune! Ni Neil Diamond, ni Johnny Cash! Dans dix ans, on verra...
Bon allez, on recycle les vieux plans du précédent album... Baillements...
Alors U2? Le grand barnum, la méga-tournée des stades sold-out, pour entendre un best of...
Baillements du rédacteur de ces lignes... Quand ai-je décroché de U2? Achtung Baby? Ouaip! A jeter. Malgré la hype qui accompagna sa sortie. Le mégatrip habituel sur la capacité de remise en question du combo. On va à Berlin, comme Bowie. On sent les vibes... Ouaip... Inécoutable 17 ans plus tard. On sauvera "One".
Zoo? Beurk. How to Dismantle an Atomic Bomb? Urk!
Flashback. Retour sur début de carrière. Le rock héroïque, Bono brandissant des drapeaux dans une posture très adolescente... Coupe mulet, façon footballeur allemand... Jeune, crédibles, acnéiques, irlandais. Les hymnes, Sunday Bloody Sunday, New Year's Day... Les albums fondateurs... War, The Unforgettable Fire, The Joshua Tree... Joshua Tree, le début de la fin? Bel album... Mais comme un album de REM, pas écoutable de bout en bout... Tous ces groupes ont succombé à la tentation du remplissage de CD... Il est vrai qu'au mitan des années 80, le CD offrait plus de capacités de stockage que les bon vieux vinyls... Alors tentation... On remplit la galette au maximum... On ne trie plus. On vous en colle pour plus de 70 minutes... La quantité tue la qualité...
Rattle and Hum, le double, fut une bonne surprise... Quelques duos, du gospel... La fascination pour les racines de la musique américaine... "When love comes to town" avec BB King...
Bono, c'est le syndrome de "plus je m'écoute parler, plus je me trouve intelligent"... Alors on l'interroge sur tout. Et il prend la pose christique. Bon, soit... Mais JC a eu la délicatesse de s'éclipser à 33 ans... Un chouya plus agé que Cobain ou Hendrix... Mais quel héritage! Aujourd'hui, Bono et son orchestre, atteignent la cinquantaine bourgeoise... Et l'héritage? Qui reprend du U2? Les postulants de la Nouvelles Star? Même pas... Citez moi un standard? Citez-moi des covers de U2? Allez! Un beau geste... C'est votre dernier mot? Personne! Même pas Céline Dion! Qui a préféré avoir le mauvais goût de se vautrer sur du AC/DC...
Et c'est bien là le problème... Malgré les millions d'albums vendus, que reste-t-il de U2? Rien sinon la n-ième tournée mondiale... Même Oasis a fait mieux! Même Paul Anka a repris "Wonderwall"!!!
Alors? Toujours fans?
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27/02/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°14
Hier soir, concert de Ray Lamontagne à l'Alhambra... Son moelleux, voix sublime, voilée à souhait et puissante. Un joyau authentique, mélangeant folk, pop, country et soul... A déguster sans modération, moment de grâce absolue...
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26/02/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°13

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25/02/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°12
Pat Benatar... Objectivement, pourquoi exhumer Pat Benatar en 2009. Pourquoi exhumer une icône des années 80 dont tout le monde se contrefout, et dont les plus jeunes d'entre-nous, biberonés à Beyoncé ou Rihanna ignorent l'existence?
Parce que, les p'tits gars, être une fille dans le rock n'a pas toujours été une évidence... Soit tu avais une voix d'enfer, mais un physique bof-bof, comme Janis Joplin... et tu te finissais seule dans ta loge avec tes bouteilles de Southern Comfort... Fin tragique à 27 ans garantie. En plus, aisselles pas nettes, maillot pas fait, poils au pattes et seins lourds qui tombent sous le t-shirt tie & dye... Cheveux pas nets et fleurs dans les cheveux... Soit tu étais black, dans un girls group, sous la houlette d'un Berry Gordy ou Phil Spector... Choucroutes laquées, oeil de biche, minirobes sixties... Harmonies vocales, statut iconique garanti... Ascenseur social... Au final, quarante années plus tard, Michelle Obama à la Maison Blanche, et Condy Rice, quelques années plus tôt. Autre configuration, les jambes, le cheveu lissé, la sensualité exhalée à chaque syllabe chantée, Tina Turner. River Deep, Mountain High... Et Ike qui vous dérouille en coulisses...
Dans le rock, la fille est d'abord un objet décoratif... Le rocker est le marlou, le mauvais garçon, jean, baskets et cuir, qui va tenter de subvertir l'oie blanche tout juste sortie de son collège Ivy League ou du Couvent des Oiseaux... Quand il monte sur scène, il a au mieux quelques choristes sexy et décoratives qui font wop-doo-woop en se trémoussant...
Et puis un jour les filles se sont emparées du micro, ont accaparé la Fender... Renversement des rôles, le frontman met une jupe, un jean ultra-moulant, un cuir... Hyper-féminité... Et reprise en main... Pas toutes des Poison Ivy, résilles, corsets, cravaches et stilettos... Mais tenant d'une main ferme aux ongles parfaits les emblèmes phalliques, le micro, le manche de guitare... Menant la danse. Menant les foules. Alliant hyper-sensualité et postures dominatrices. Le mâle est vaincu. Il se rend. Magie du rock.
Pat Benatar... Menue, frais minois, jambes gainées de cuir ou de latex sur talons aiguille... Bombe d'énergie sur scène sur fond de guitares saturées, elle balance, dans ses 3 premiers albums, un rock dur, agressif et mélodique... des messages bruts de décoffrage, Treat Me Right, You Better Run... Une voix puissante, de formation classique-lyrique.
A la réécoute, ça tient encore la route... Un hard rock basique, mais là où les hardeux mâles brâmaient l'excitation sexuelle, les conquêtes improbables, les performances sexuelles... Qui se rappelle de Animal (Fuck Like A Beast) de WASP? Bref, effet miroir sur les kids... Des chevelus en futes hyper-moulants en lurex, exhalant la testostérone et s'adressant à un public de frustrés binoclards boutonneux... Des velus emballant les groupies et les jetant après usage comme de vieux kleenex... Arrive Pat Benatar... Les mecs s'affolent... Dans le hard rock, il y avait les moches de Girlschool, grandes copines de Lemmy et son gang de psychopathes de Motörhead... Prend un boudin, donne lui une guitare... Les boutonneux du public voient la girl-next-door sur scène, même physique que leur voisine de palier, le cuir et les ongles sales en plus... Affolement, montée d'adré, poussée d'hormones... Parce qu'avec Pat, si le rock n'était qu'efficace, la voix, le look, la silhouette... Raaah lovely!
On la retrouve, ça et là sur le web, on apprend qu'elle tourne encore de temps en temps avec son guitariste de mari, Neil Giraldo. La chirurgie plastique est passée par là, la cinquantaine aussi...
Restent les trois premiers albums de sa discographie, Crimes of Passion, Heartbreaker et Precious Time...
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19/02/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°11
Il y a 29 ans, Bon Scott, ci-devant chanteur d'AC/DC et grand buveur devant l'éternel, rejoignait le territoire des chasses éternelles, le Panthéon des rockeurs morts. Dans la case "étouffé par son vomi", comme quelques années avant lui, l'immense Jimi Hendrix, gaucher flamboyant, grand camé devant l'éternel...
Il y aurait un côté trivial à la mort de ces bêtes de scènes, prêtes à tout pour vivre la grande expérience de la vie rock'n'roll... Destruction de chambres d'hôtels, Rolls plongées dans les piscines, cohortes de groupies, saladiers de coke, murs d'amplis Marshall et potards sur 11. Tout ça pour ça. Vivre vite, pour mourir bêtement sur la siège d'une voiture par une nuit d'hiver. Trop bourré pour rentrer dévaster son hôtel. Tout ça pour ça. Etouffé dans son vomi. Moche, puant, sordide. La face sombre de la légende du rock.
Le paradoxe du rock, soulever les foules, porter 1000, 10 000, 50 000 fans au bord de l'orgasme collectif, et se démolir en coulisses... La musique du diable est terriblement sélective, injuste. Live fast and die young, better burnout than fade away, hope I die before I get old... Les lyrics abondent en fanfaronades... Pour un Iggy Pop ou un Keith Richards, combien de Bon Scott, de Janis, de Jimi, de Tim, de John "Bonzo"...
Pour en revenir à AC/DC, qui connait un retour de flamme hallucinant depuis la sortie de leur dernier opus, lequel reprend la même formule, classique: rythmique de plomb, hurlements, 3-4 accords, et débauche d'énergie testostéronée... tellement classique qu'elle en devient intemporelle... Une question... Pour le fan inconditionnel, le groupe d'origine c'est celui de Bon Scott, soit une carrière de 5 années... Tout comme les vrais Stones, ceux de Brian Jones, soit 6 ans... Comme Pink Floyd, le Floyd de Syd Barrett... 2 ans... Force est de constater que les combos en question ont survécu, ont vécu et bien vécu... Question fondamentale: qu'est-ce qui fait un groupe? Le répertoire? Les interprètes? Quel pourcentage du line-up d'origine doit composer un groupe pour qu'il soit perçu comme authentique? C'est l'alchimie du groupe. Le groupe devient concept par l'osmose de ses membres. Que l'une des composantes disparaissent... Que serait AC/DC sans le son de guitare, le toucher d'Angus? Que seraient les Stones sans le duo Jagger/Richards? Le public ne s'y est jamais trompé, accordant un accueil anecdotique aux albums solo des deux comparses... Vous m'objecterez... "Oui, mais Phil Collins"... Phil qui? Le Genesis de Peter Gabriel et la machine à tubes des eighties n'ont pas grand chose à voir... Quant à la carrière solo de Phil Collins... Il est des mystères qu'il ne faut point chercher à percer...
Il n'y a pas de belle mort. Celles de George Harrison ou de Rick Wright, cancer... Une maladie de "Monsieur Tout-le-monde" qui fait tomber les barrières... Les dieux de la scène sont mortels, ils meurent en fin de chimio ou sans avoir même eu le loisir de l'entamer... Celle de Joe Strummer, arrêt cardiaque, naturelle. Pure, presque austère à l'image du personnage. Celle de John Entwistle, arrêt cardiaque, moins naturelle... Les substances, le côté vieux gamin pervers qui malgré l'âge continue de s'adonner aux addictions de sa folle jeunesse... Les morts qui ont de la gueule, l'assassinat de Lennon... Plus célèbre que le Christ. Revolvérisé, non crucifié. Les morts obscures, celle d'Elvis, dont on murmure qu'elle eût lieu dans ses toilettes... Manque de dignité d'un King bouffi qui avait déjà perdu son lustre... L'étouffement dans le vomi... Pas joli-joli... Et finalement, tellement rock'n'roll... Il vécut sur le fil du rasoir, il tira sur la corde... Le vomi comme clé d'accès à la postérité...
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11/02/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°10
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15:52 Publié dans Je me souviens du rock..., Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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04/02/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°9
Après les mots, le son... En vrac... la première playlist!
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28/01/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°8
Je me souviens des boums de l'adolescence, des soirées étudiantes en école de commerce...
Je me souviens des slows: Whiter Shade of Pale, Hotel California, Still Lovin' You, Couleur Menthe à l'Eau, Eden is a Magic World... le moment préféré des boums...
Je me souviens des rocks... Rock Around the Clock qui fait toujours recette plus de 50 aans après sa sortie...
Je me souviens de l'absence généralisée de goût de mes condisciples en termes de musique... Capables de danser le rock sur les daubes de Gilbert Montagné des années 80...
Je me souviens de la meilleure façon de vider une piste de danse dans les années 80... Passer un morceau ne figurant pas dans le Top 50 de Marc "Salut les p'tits clous" Toesca... Effet garanti!
Je me souviens de la variétoche des années 80... de Michael Jackson ad nauseam, des seins de Samantha Fox...
Je mes souviens avoir passé I Don't Like Mondays de Boomtown Rats, dans une boum, par pure curiosité, ne sachant pas ce qui se cachait derrière le titre et avoir vite réalisé ma boulette... Je me souviens que ce morceau était fondamentalement indansable... Je me souviens toutefois l'avoir inscrit dans mon Panthéon personnel...
Je me souviens des Blues Brothers, du film éponyme, de Dan Aycroyd et John Belushi...
Je me souviens de Rickie Lee Jones, de son béret rouge et son sublime Last Chance Texaco, sur son tout premier album... Je me souviens avoir écouté en boucle pendant des semaines, sur mon walkman les deux premiers disques de l'ex de Chuck E.
Je me souviens avoir écouté en boucle Ashes in my Hand de Marianne Faithful, un soir de déception amoureuse, dans ma chambre de Cité U... Je me souviens du refrain... Living in complete despair... Living in complete despair... Parfait pour entretenir le spleen...
Je me souviens de The Mission, gothique héroïque, grosses guitares et voix caverneuse de Wayne Hussey...
Je me souviens avoir vu Clapton en concert à Bercy, au début des années 2000, racontant l'histoire du blues devant un public assis dans la fosse... Je me souviens du délire final quand il avait repris Crossroads...
Je me souviens de The Wall d'Alan Parker (le film), et des dessins animés hallucinés de Gerald Scarfe...
Je me souviens ne jamais avoir vu les Stones sur scène... et le vivre plutôt bien!
Je me souviens de Goin' Home de Ten Years After.
Je me souviens avoir découvert récemment qu'un générique de France Inter dans les années 70 était un morceau des Allman Brothers, Jessica...
Je me souviens avoir vu Graine de Violence (Blackboard Jungle) et La Blonde et Moi chez Môssieur Eddy, en deuxième partie de La Dernière Séance sur la 3ème chaîne, il ya des siècles...
Je me souviens de Donald Fagen, de son élégaance, de la magnifique pochette en noir et blanc de son premier album solo et d'I.G.Y...
Je me souviens de Mort aux Ramones, l'autobiographie de Dee Dee Ramone... Je me souviens m'être demandé comment les faux frères Ramone avaient pu se supporter toutes ces années...
Je me souviens des soirées karaoke de Tokyo... où, en déplacement professionnel, mon représentant local, m'emmenait dans de petits rades où nous massacrions allègrement les standards du rock et de la pop... Je me souviens m'être attaqué à Bohemian Rhapsody et m'être rendu compte en cours de route que je ne connaissais pas si bien la ligne mélodique...
Je me souviens de Wish You Were Here de Pink Floyd... We're just two lost souls swimming in a fishbowl... Belle image...
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21/01/2009
Je me souviens du rock (30 ans d'addiction) - N°7
Je me souviens avoir lu un article du Monde en 1999 à propos de Napster. Je me souviens avoir immédiatement été sur le site et avoir commencé, du bureau parce que je n'avais pas l'adsl chez moi, à télécharger des fichiers mp3, de façon compulsive en cherchant tout ce qui me passsait par la tête.
Je me souviens avoir retrouvé très vite It's the end of the World de REM. Je me souviens m'être reconstitué un fond de discothèque en mp3 à base de fichiers récupérés sur Napster. je me souviens avoir téléchargé Mexican Radio de Wall of Voodoo...
Je me souviens avoir cherché pendant plusieurs années l'unique album de Taxi Girl, Sepukku. Et l'avoir trouvé finalement avec Soulseek, en P2P. Je me souviens avoir vibré à nouveau sur Les Armées de la Nuit.
Je me souviens de One in A Million des Guns'n'Roses et des ses paroles homophobes et racistes.
Je me souviens des premières fois où je découvrais Megadeth sur une chaîne musicale. Je me souviens avoir eu du mal à comprendre ce type de speed metal aux paroles hurlées d'une voix sépulcrale.
Je me souviens d'un clip de Craddle of Filth qui dégageait une atmosphère malsaine.
Je me souviens des parodies de Weird Al Jankovic qui parodiait Michael Jackson (Eat it), Madonna (Like a Surgeon) ou reprenait Green Day façon polka... Je me souviens qu'il avait une tête de geek.
Je me souviens de Jo Lemaire et Flouze.
Je me souviens de Gogol 1er et La Horde qui chantaient de jolies choses délicates comme J'encule ou Adolf, mon Amour... Dans cette dernière chaanson, les choeurs psalmodiaient Sieg Heil sur fond d'obscénités... Très chic...
Je me souviens des lecteurs des magazines de rock qui s'insultaient par courrier des lecteurs interposé pour des querelles de chapelles.
Je me souviens d'Erudit Rock, la rubrique intello de Rock & Folk où Klaus Blasquiz (accessoirement membre de Magma) publiait des historiques exhaustifs de tous les groupes, y compris les plus obscurs. Je me souviens avoir compris que le rock pouvait AUSSI être un truc sérieux et encyclopédique. Je me souviens en avoir été rassuré!!!
Je me souviens ne jamais avoir compris l'engouement pour Oasis dont les cd manquaient de vraies mélodies.
Je me souviens que Chrissie Hynde des Pretenders avait vécu avec Ray Davies des Kinks avant de se marier avec Jim Kerr des Simple Minds.
Je me souviens m'être abonné à Rolling Stone en 1985 au tarif étudiant de l'ofup. Je me souviens avoir dû être confronté à l'incompréhension de mon père pour qui le rock était une futilité.
Je me souviens y avoir découvert Miami Vice et les rockstars qui jouaient dans les premières saisons de la série, Miles Davis par exemple.
Je me souviens avoir été étonné de voir Frank Zappa et Dee Snyder (Twisted Sisters) en costar allant plaider devant le Sénat américain la cause du rock, alors que les associations parentales et bien pensantes étaient en croisade contre les messages véhiculés par la musique rock.
Je me souviens que ladite croisade était menée par Tipper Gore, mère de famille et accessoirement épouse d'un jeune politicien américain plein d'avenir, Al Gore!!!
Je me souviens des polémiques à propos de paroles d'Ozzy Osbourne incitant soit-disant au suicide.
Je me souviens qu'Ozzy décapitait des chauves-souris avec ses dents, sur scène...
Je me souviens avoir écouté une cassette d'un prêcheur canadien en croisade contre le rock et ses messages sataniques... Il y disait entre autres qu'AC/DC signifiait Anti Christ/Death to Christ... Il y était beaucoup question des disques qui si on les jouait à l'envers laissaient entendre clairement des messages du diable...
Je me souviens des belles pochettes des labels Factory et 4AD...
Je me souviens de Dead Can Dance, Cocteau Twins et This Mortal Coil...
Je me souviens avoir pris une auto-stoppeuse sur le chemin de mon bureau et de l'avoir entendue dire que ce que j'écoutais (This Mortal Coil) ressemblait à Barclay James Harvest... Je me souviens avoir eu l'espace d'un instant l'envie de la débarquer manu-militari...
Je me souviens avoir bloqué sur Cat Stevens quand son alter-ego, Yusuf Islam eût soutenu la fatwa contre Salman Rushdie. Je me souviens avoir revu mon jugement il y a peu de temps, lors de son retour.
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